Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Julie, maman et moi — Chapitre 4
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Julie, maman et moi
Chapitre 4
Notre moment à nous, Julie et moi, comme tous les matins, dans la baignoire.
Elle m'a jeté un petit regard mutin.
‒ Tu me demandes pas où j'ai passé l'après-midi d'hier ?
‒ Où t'as passé l'après-midi d'hier ?
‒ Avec Estelle. Au magasin où elle travaille. À te préparer le terrain. Si ça t'intéresse toujours.
Évidemment que ça m'intéressait toujours ! Évidemment ! Elle avait de ces questions !
‒ Et alors ? Ben, dis-moi, quoi !
‒ Alors, t'avais raison. Ça use, le mariage, à force.
‒ Oh, que voilà une nouvelle qu'elle est bonne ! Et donc ?
‒ Et donc, ça s'est quelque peu étiolé, son Romain et elle. Enroutiné. Pas de heurts. Pas de vagues. Non. Elle n'a rien à lui reprocher, mais elle s'ennuie ferme avec. Elle s'ennuie au quotidien. Elle s'ennuie au lit. Ils se connaissent par cœur. Plus de surprises. Plus de nouveautés. Plus vraiment de plaisir. Le truc classique, quoi ! Seulement le temps passe. Ses plus belles années s'envolent. Et ça la mine. Si bien qu'elle ne rejette plus avec horreur, comme c'était le cas jadis, l'idée de prendre un amant.
‒ Et l'idée que ce soit moi ?
‒ Je ne lui ai pas posé la question. J'ai juste fait une allusion ou deux à toi. Comme ça. Sans avoir l'air d'y toucher. Sans plus. Je suis pas idiote. Ça aurait été cousu de fil blanc. Et ça t'aurait vraisemblablement complètement grillé. Non. Par contre, rien ne t'empêche d'aller faire un petit tour à son magasin. Sous prétexte de renouveler un peu ta garde-robe. Et d'en profiter pour lancer une opération séduction.
Elle m'a jeté un petit regard mutin.
‒ Tu me demandes pas où j'ai passé l'après-midi d'hier ?
‒ Où t'as passé l'après-midi d'hier ?
‒ Avec Estelle. Au magasin où elle travaille. À te préparer le terrain. Si ça t'intéresse toujours.
Évidemment que ça m'intéressait toujours ! Évidemment ! Elle avait de ces questions !
‒ Et alors ? Ben, dis-moi, quoi !
‒ Alors, t'avais raison. Ça use, le mariage, à force.
‒ Oh, que voilà une nouvelle qu'elle est bonne ! Et donc ?
‒ Et donc, ça s'est quelque peu étiolé, son Romain et elle. Enroutiné. Pas de heurts. Pas de vagues. Non. Elle n'a rien à lui reprocher, mais elle s'ennuie ferme avec. Elle s'ennuie au quotidien. Elle s'ennuie au lit. Ils se connaissent par cœur. Plus de surprises. Plus de nouveautés. Plus vraiment de plaisir. Le truc classique, quoi ! Seulement le temps passe. Ses plus belles années s'envolent. Et ça la mine. Si bien qu'elle ne rejette plus avec horreur, comme c'était le cas jadis, l'idée de prendre un amant.
‒ Et l'idée que ce soit moi ?
‒ Je ne lui ai pas posé la question. J'ai juste fait une allusion ou deux à toi. Comme ça. Sans avoir l'air d'y toucher. Sans plus. Je suis pas idiote. Ça aurait été cousu de fil blanc. Et ça t'aurait vraisemblablement complètement grillé. Non. Par contre, rien ne t'empêche d'aller faire un petit tour à son magasin. Sous prétexte de renouveler un peu ta garde-robe. Et d'en profiter pour lancer une opération séduction.
Je suis monté l'après-midi même à l'assaut. Il me fallait un nouveau jean. De marque. C'était impératif. J'ai poussé la porte du magasin. Elle m'a reconnu, m'a souri.
‒ J'ai vu ta sœur hier !
J'ai feint l'ignorance.
‒ Ah, oui ?
‒ Elle a l'air en pleine forme.
‒ Oh, ben maintenant qu'elle s'est débarrassée de ce type qui lui pourrissait l'existence, elle revit.
Elle a hoché la tête.
‒ C'est ce que j'ai cru comprendre, oui ! Bon, mais tu voulais quelque chose ?
‒ Un jean. C'est pas original, je sais…
Elle s'est enquise de ma taille, m'a sorti cinq ou six modèles. Est allée s'occuper d'une autre cliente qui était malencontreusement entrée derrière moi. J'ai pris tout mon temps pour essayer, réessayer. Réessayer encore. Fini par faire mon choix.
‒ Celui-là !
Elle s'est accroupie à mes côtés. A retroussé les jambes du jean, planté des épingles dans l'une d'entre elles.
‒ Ce sera prêt demain.
Je suis allé le retirer, me suis un peu attardé à la caisse.
‒ Ça doit pas être marrant tous les jours, hein !
‒ Quoi donc ?
‒ D'être rivée là, à sa caisse, du matin au soir.
Elle a haussé les épaules.
‒ On s'y fait. Et puis, il faut bien gagner sa vie.
‒ Tu te rattrapes les jours de fermeture, j'imagine !
‒ Oui, oh !
‒ Si je me souviens bien, t'adorais le jogging dans le temps.
‒ T'as bonne mémoire. J'adore toujours. Seulement…
‒ Seulement ?
‒ Disons que j'ai eu des expériences malheureuses. Plusieurs. Une nana qui court toute seule, ça attire les abrutis.
‒ Je vois… Et donc, t'as renoncé…
Elle a haussé les épaules.
‒ J'y vais bien un peu. Dans des endroits fréquentés. Mais courir au milieu des voitures ou te heurter aux gens sur les trottoirs, c'est pas vraiment l'idéal.
‒ Oh, mais je pourrai t'accompagner si tu veux. Ça me fera le plus grand bien. Je commence à m'empâter. Et on ne viendra pas s'y frotter.
‒ Je ne dis pas non.
‒ On va mettre ça au point alors ! C'est quand ton jour de congé ?
‒ Ça dépend. Mais cette semaine ce sera jeudi.
‒ Bon, mais je repasserai n'importe comment. Je repasse et on en reparle.
Je me suis frotté intérieurement les mains. C'était en bonne voie. En très bonne voie.
‒ J'ai vu ta sœur hier !
J'ai feint l'ignorance.
‒ Ah, oui ?
‒ Elle a l'air en pleine forme.
‒ Oh, ben maintenant qu'elle s'est débarrassée de ce type qui lui pourrissait l'existence, elle revit.
Elle a hoché la tête.
‒ C'est ce que j'ai cru comprendre, oui ! Bon, mais tu voulais quelque chose ?
‒ Un jean. C'est pas original, je sais…
Elle s'est enquise de ma taille, m'a sorti cinq ou six modèles. Est allée s'occuper d'une autre cliente qui était malencontreusement entrée derrière moi. J'ai pris tout mon temps pour essayer, réessayer. Réessayer encore. Fini par faire mon choix.
‒ Celui-là !
Elle s'est accroupie à mes côtés. A retroussé les jambes du jean, planté des épingles dans l'une d'entre elles.
‒ Ce sera prêt demain.
Je suis allé le retirer, me suis un peu attardé à la caisse.
‒ Ça doit pas être marrant tous les jours, hein !
‒ Quoi donc ?
‒ D'être rivée là, à sa caisse, du matin au soir.
Elle a haussé les épaules.
‒ On s'y fait. Et puis, il faut bien gagner sa vie.
‒ Tu te rattrapes les jours de fermeture, j'imagine !
‒ Oui, oh !
‒ Si je me souviens bien, t'adorais le jogging dans le temps.
‒ T'as bonne mémoire. J'adore toujours. Seulement…
‒ Seulement ?
‒ Disons que j'ai eu des expériences malheureuses. Plusieurs. Une nana qui court toute seule, ça attire les abrutis.
‒ Je vois… Et donc, t'as renoncé…
Elle a haussé les épaules.
‒ J'y vais bien un peu. Dans des endroits fréquentés. Mais courir au milieu des voitures ou te heurter aux gens sur les trottoirs, c'est pas vraiment l'idéal.
‒ Oh, mais je pourrai t'accompagner si tu veux. Ça me fera le plus grand bien. Je commence à m'empâter. Et on ne viendra pas s'y frotter.
‒ Je ne dis pas non.
‒ On va mettre ça au point alors ! C'est quand ton jour de congé ?
‒ Ça dépend. Mais cette semaine ce sera jeudi.
‒ Bon, mais je repasserai n'importe comment. Je repasse et on en reparle.
Je me suis frotté intérieurement les mains. C'était en bonne voie. En très bonne voie.
C'est sur le chemin du retour que je me suis brusquement rappelé. Ludo. Ludo à qui j'avais demandé de passer sous prétexte de jeux vidéo, mais, en réalité, pour permettre à Julie d'arriver à ses fins. Je me suis empressé de rentrer. Il n'était peut-être pas trop tard. Il n'était peut-être pas encore arrivé.
À peine avais-je poussé la porte, hors d'haleine, que je les ai entendus. Des gémissements là-haut. Des plaintes. J'ai intérieurement souri. Ah, ben, ils n'avaient pas perdu de temps ! Ils avaient trouvé très vite un terrain d'entente tous les deux. Et ça donnait ! Pour donner, ça donnait ! Je suis allé me servir un café que je me suis tranquillement mis à siroter à la table de la cuisine. Non, mais comment ça y allait ! Impressionnant !
La porte d'entrée soudain. Et puis Julie dans l'embrasure de celle de la cuisine.
‒ Toi ! Toi ! Mais qu'est-ce que tu fais là ? T'es pas là-haut ?
‒ Ah, ben, non ! Je suis pas là-haut, non ! La preuve ! Je suis là.
Elle a froncé les sourcils. Tendu l'oreille.
‒ Mais qu'est-ce que ? Ah, mais c'est maman qui s'envoie en l'air ! Et elle y met tout son cœur ! C'est qui avec elle ?
‒ Ludo, je suppose, vu qu'il devait me retrouver ici cet après-midi !
‒ Et que je devais en profiter. Bon, ben t'as plus qu'à m'en trouver un autre. Bien monté de préférence. À moins que… maman soit partageuse.
Au-dessus ça s'est emballé. Elle a mugi son plaisir. Julie m'a posé la main sur le bras.
‒ Oh, mais fais pas cette tête-là ! Elle jouit, oui, et alors ? C'est une femme, maman ! Une femme avec des désirs de femme. Ça te choque ?
Ça me choquait pas, non, mais…
‒ Mais tu ne l'avais jamais entendue en pleine action… Bon, ben voilà ! Tu te coucheras moins con ce soir…
La porte d'entrée soudain. Et puis Julie dans l'embrasure de celle de la cuisine.
‒ Toi ! Toi ! Mais qu'est-ce que tu fais là ? T'es pas là-haut ?
‒ Ah, ben, non ! Je suis pas là-haut, non ! La preuve ! Je suis là.
Elle a froncé les sourcils. Tendu l'oreille.
‒ Mais qu'est-ce que ? Ah, mais c'est maman qui s'envoie en l'air ! Et elle y met tout son cœur ! C'est qui avec elle ?
‒ Ludo, je suppose, vu qu'il devait me retrouver ici cet après-midi !
‒ Et que je devais en profiter. Bon, ben t'as plus qu'à m'en trouver un autre. Bien monté de préférence. À moins que… maman soit partageuse.
Au-dessus ça s'est emballé. Elle a mugi son plaisir. Julie m'a posé la main sur le bras.
‒ Oh, mais fais pas cette tête-là ! Elle jouit, oui, et alors ? C'est une femme, maman ! Une femme avec des désirs de femme. Ça te choque ?
Ça me choquait pas, non, mais…
‒ Mais tu ne l'avais jamais entendue en pleine action… Bon, ben voilà ! Tu te coucheras moins con ce soir…
Il y a eu un pas dans l'escalier. Ludo. Qui est apparu à la porte de la cuisine, très à l'aise. Qui n'a pas fait la moindre allusion à quoi que ce soit. Ludo à qui Julie a proposé un café. Qu'il a accepté sans façons. Il s'est installé face à elle.
‒ Alors comme ça t'es revenue dans le coin.
‒ Comme tu vois.
‒ Et c'est définitif ou bien…
Alors ça, elle n'en savait rien du tout.
‒ Ça dépend. De tout un tas de choses. Et, avant tout, du boulot.
‒ Tu fais quoi ?
‒ Je tenais la comptabilité du père de mon ex, mais bon, maintenant, évidemment…
‒ Je crois que la comptable du garage Marvel prend sa retraite. Alors peut-être que tu pourrais te manifester…
Je les ai laissées discuter tous les deux. Je suis monté dans ma chambre. Maman était dans la salle de bains à côté. Elle s'y est attardée longtemps.
‒ Alors comme ça t'es revenue dans le coin.
‒ Comme tu vois.
‒ Et c'est définitif ou bien…
Alors ça, elle n'en savait rien du tout.
‒ Ça dépend. De tout un tas de choses. Et, avant tout, du boulot.
‒ Tu fais quoi ?
‒ Je tenais la comptabilité du père de mon ex, mais bon, maintenant, évidemment…
‒ Je crois que la comptable du garage Marvel prend sa retraite. Alors peut-être que tu pourrais te manifester…
Je les ai laissées discuter tous les deux. Je suis monté dans ma chambre. Maman était dans la salle de bains à côté. Elle s'y est attardée longtemps.
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Commentaires ()
P.s. combien de séries écrit tu pour le moment ?
Julie sera un peu plus "ciblée" par la suite. C'est prévu.
Je mène plusieurs récits de front, c'est vrai. Cela dépend de l'inspiration du moment.