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✦ Exorium Ma vie amoureuse XSTORY
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Ma vie amoureuse — Chapitre 6

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Exorium
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Ma vie amoureuse

Chapitre 6

On avait prévu de partir tôt.
‒ Qu'on roule pas en pleine chaleur.
Et, à cinq heures, ce matin-là, la voiture d'Isabelle était devant ma porte.
Elle en est descendue, m'a ouvert le coffre. J'y ai jeté mes deux sacs. Voulu monter à l'arrière.
‒ Non, non. Passe devant !
‒ Mais…
‒ Elle y est pas, Catherine. Elle vient pas.
Je me suis installé à ses côtés.
‒ Qu'est-ce qu'il se passe ? Pourquoi elle vient pas ? Elle est malade ?
Elle a ri.
‒ Oh, non ! Non ! Mais elle a rencontré un mec. Ça fait deux jours. Et elle veut pas laisser passer sa chance. Des fois que ce soit le bon. Celui qu'elle attend depuis toujours. Et donc, elle est désolée, mais elle nous fait faux bond.
Elle a démarré.
‒ Tu devras te contenter de moi.
J'ai poussé un gros soupir.
‒ Faudra bien…
‒ Oh, toi, tu vas me payer ça.
Et elle m'a expédié, en riant, une petite tape sur la cuisse.
On s'est arrêtés, sur le coup de quatre heures de l'après-midi, dans un petit village à quelques kilomètres d'Annot.
‒ On serait pas mal, là.
D'autant qu'il y avait un grand camping ombragé le long duquel courait une petite rivière.
‒ Allez !
On a planté la tente, un peu à l'écart des autres, et on est allés faire quelques courses de première nécessité. On a dîné, vite fait, de charcuterie, de jambon, de chips et de fromage.
‒ Demain on cuisinera. Au moins un minimum.
Et on s'est voulu une première petite randonnée. Histoire d'apprivoiser un peu notre environnement immédiat.
Un sentier en pente douce. Étroit. Caillouteux. Un gros tronc d'arbre nous barrait la route. Elle m'a tendu la main pour que je l'aide à l'escalader. Je l'ai gardée. Elle ne l'a pas retirée. Je l'ai serrée dans la mienne.
‒ Je suis content d'être là avec toi.
‒ Moi aussi.
On s'est arrêtés, fait face. Regardés.
Et elle a été dans mes bras.
Et nos lèvres se sont jointes. Encore. Et encore.
Quand on est rentrés, la nuit tombait.
Sous la tente, dans la pénombre, on a été l'un contre l'autre. On s'est encore embrassés. Nos peaux nues. Nos caresses. Les pointes de ses seins se sont dressées sous mes doigts. Ma queue a palpité contre sa hanche. Nos souffles se sont emballés. Et j'ai été en elle. Ses jambes se sont refermées sur moi. Son plaisir a surgi. Et puis le mien. On les a haletés ensemble.
On est restés noués l'un à l'autre.
Elle a soupiré.
‒ Depuis le temps que j'espérais ça !
Elle s'est serrée plus fort contre moi.
‒ Jamais je croyais que ça arriverait en vrai…
* * *
Quand j'ai ouvert les yeux, le lendemain matin, il faisait grand jour. Et soleil au-dehors. J'étais nu sur mon sac de couchage. Appuyée sur un coude, Isabelle me regardait.
‒ J'en profite. Parce qu'il faisait nuit hier soir. J'ai pas pu vraiment te la voir.
Elle s'en est rapprochée. Un peu plus près encore.
‒ C'est trop attendrissant, quand c'est tout petit, tout fragile comme ça.
Elle a ri.
‒ Oui, mais ça dure pas. La preuve !
‒ Ah, ben ça, forcément ! Avec tes yeux dessus, ça peut pas être autrement.
Elle y a posé la main.
‒ Oui, oh, ben alors là, je réponds plus de rien.
Elle s'est faite rêveuse.
‒ Je l'imaginais à peu près comme ça. Peut-être un peu moins longue. Et pas aussi épaisse. Les couilles, par contre, j'avais tout faux.
Elle a refermé ses doigts dessus.
‒ Quel salaud tu fais, n'empêche, de m'avoir obligée à me caresser toute seule, comme ça, pendant des semaines et des semaines, en pensant à toi alors qu'on aurait pu… C'était pas faute de t'avoir tendu la perche pourtant !
‒ Ben oui, mais…
‒ Mais t'étais complètement coincé. Ah, ça, j'ai vu ! Et, si ça tombe, toi aussi, de ton côté, tu te donnais du plaisir en pensant à moi. Non ?
‒ Si !
‒ C'est complètement con, avoue, comme situation ! Bon, ben il y a plus qu'à rattraper le temps perdu.
Et on a encore été dans les bras de l'autre. On s'est pétri mutuellement les fesses. Je lui ai suçoté le bout des seins. Elle a mordillé les miens.
Et j'ai été en elle.
Et elle a éperdument mugi son plaisir.
On est restés enlacés.
Elle m'a couvert les joues, les lèvres, les paupières d'une multitude de petits baisers.
‒ Comment c'était trop bon !
‒ Ah, ça, j'ai vu. Et entendu. Et tout le camping avec.
‒ Oh, quand même pas…
‒ T'as qu'à y croire ! Tu es très expansive…
‒ Ils sont loin. Oh, et puis on s'en fout des autres n'importe comment. Attends ! Écoute ! Écoute !
Quelque part une femme clamait sa jouissance.
‒ Il y en a deux à qui on a donné des idées apparemment…
On a ri.
Et j'ai suggéré qu'on se lève.
‒ Pour quoi faire ?
‒ Aller déjeuner. Marcher.
‒ Oui, ben alors ça, mon cher, n'y compte même pas. Maintenant que je t'ai sous la main…
Elle s'est étendue de tout son long sur moi.
‒ Tu vas pas t'en tirer comme ça ! Ah, non, alors !
Et elle est allée s'emparer de ma queue.
* * *
On a quand même fini par se lever. Par aller déjeuner.
‒ Ça m'a donné une de ces faims, finalement, tout ça !
Par aller se doucher. Faire quelques courses. Parcourir le village de long en large. Sans se presser, main dans la main. Et, une fois revenus, prendre un repas quelque peu consistant devant l'entrée de la tente.
L'après-midi, on est allés marcher.
‒ C'est bien un peu pour ça qu'on est venus, non ?
Six ou sept kilomètres qui nous ont amenés jusqu'à un petit enclos de verdure ensoleillé que bordait la rivière.
‒ On se baigne ?
‒ Allez !
On a quitté nos vêtements. On s'est jetés à l'eau. On s'y est poursuivis, éclaboussés. Dans de grands éclats de rire. On a fini par regagner la berge. On s'est étendus dans l'herbe côte à côte, nus, au soleil.
Elle s'est assoupie.
Appuyé sur un coude, je l'ai regardée dormir.
Je me suis longuement repu de ses seins que je m'étais tant et tant de fois efforcé de deviner sous ses petits hauts, quand on était en Terminale. Ils étaient maintenant à moi. Je les avais. Je les regardais et regardais encore. Je ne m'en lassais pas.
Elle a ouvert un œil.
‒ Je les aime pas.
‒ Quoi donc ?
‒ Mes nénés. Je les aime pas.
‒ Hein ! Mais ils sont mignons comme tout.
‒ Ils sont petits.
‒ Et adorables.
‒ C'est gentil ce que tu me dis là, mais ce qu'ils préfèrent, les mecs…
‒ C'est que ce soit plantureux ? Que ça déborde de partout ? Que ça ballotte dans tous les sens ? Oui, ben alors ça, il y en a, sûrement, je vais pas te dire le contraire, mais c'est loin d'être la majorité.
Elle a fait la moue.
‒ Tu crois ?
‒ Je crois pas. Je suis sûr. Moi, en tout cas, je peux te dire que les tiens, comme ils sont, tout harmonieux, tout attendrissants, je les trouve résolument magnifiques. Ils m'émeuvent. Non, mais comment ils m'émeuvent !
Et je leur ai déposé un petit baiser au bout. À chacun.
Elle m'a souri.
On s'est tus. Dans les arbres, tout autour, des oiseaux s'ébattaient. Il y avait le ronflement d'un tracteur au loin. À nos pieds la rivière clapotait imperturbablement.
Elle m'a pressé la main.
‒ Je suis bien avec toi.
‒ Moi aussi.
Elle s'est redressée sur un coude.
‒ T'as quelqu'un ?
‒ Quelqu'un ?
‒ Ben oui, pour que t'aies changé comme ça, du tout au tout, faut bien qu'il se soit passé quelque chose. Avec quelqu'un. Non ?
‒ Si !
Et je lui ai raconté Margaux. Qui m'avait pris en mains. Qui m'avait tout appris.
‒ Elle a quel âge ?
‒ Quarante-et-un.
‒ Tu la vois toujours ?
‒ Oh, ben oui. Oui. De temps en temps.
Elle s'est absorbée dans ses pensées.
‒ C'est bien. T'as de la chance. Parce que moi…
‒ Toi ?
‒ Oh, ben, c'était plutôt foireux les toutes premières fois. Complètement lamentable, oui. Des types qui savaient pas s'y prendre. Qu'en avaient rien à foutre de moi. Qui se soulageaient. Point barre. Et moi, comme une idiote, j'y retournais. Dès qu'il y en avait un qui s'intéressait à moi, je fonçais, tête baissée. Des fois qu'avec celui-là, ça se passe mieux. Autrement. Tu parles ! J'en arrivais même à leur faire du rentre-dedans aux types…
‒ Oui, ça, j'ai vu.
‒ C'était une espèce d'interminable fuite en avant. Qui ne m'apportait rien. Rigoureusement rien. Mais, heureusement, un beau jour, il y a eu Matthias. C'est en fac que je l'ai rencontré Matthias. L'an dernier. On suivait les mêmes cours. On avait les mêmes TP. Il était uruguayen. Il avait trente ans. J'ai tout de suite senti que je lui plaisais. C'était réciproque, alors, forcément, ça l'a fait. En novembre. Ça ne pouvait pas ne pas le faire. Un véritable feu d'artifice. Un tsunami. Pour la première fois, j'ai su ce que c'était que d'avoir vraiment du plaisir. Pour la première fois, j'ai su ce que c'était que de s'abandonner dans les bras d'un mâle pleinement mâle. Qui fait de toi la femelle que tu ne savais pas que tu étais. Un bloc de jouissance qui en demande et en redemande encore. Pour qui il n'y a plus que ça qui compte. Matthias…
Elle s'est faite songeuse.
‒ Ça durera ce que ça durera.
‒ Peut-être longtemps.
‒ Je crois pas, non. Parce qu'il a été très clair. Dès le début. Il m'a pas prise en traître. Il avait une copine, là-bas, en Uruguay. À laquelle il tenait. Ils devaient se marier tous les deux. Une copine qui est venue le rejoindre ici, en France, début mai.
‒ Et tu le vois plus…
‒ Si ! Mais moins. Beaucoup moins. Presque plus. Et ce sera de moins en moins. Jusqu'au jour où…
Elle a haussé les épaules.
‒ J'en ai bien pris un autre. Ben oui, qu'est-ce tu veux ? Il me faut ma dose maintenant. Je peux plus m'en passer. J'ai eu de la chance. Je suis pas trop mal tombée. Il assure, Baptiste. Et il s'y prend pas trop mal. Mais c'est quand même pas pareil. Ça n'a rien à voir. Rien du tout.
Elle s'est redressée sur un coude.
‒ T'en as une autre, toi ? En plus de ta Margaux. T'en as une autre ?
‒ Oui. Élodie.
‒ Élodie ? Élodie Cardier ?
‒ Elle, oui.
Elle a hoché la tête.
‒ Je vous vois pas vraiment ensemble tous les deux. Quoique…
‒ Pourquoi tu ris ?
‒ Non, pour rien. C'est juste qu'il y a une vedette, là, Élodie.
‒ Comment ça ?
‒ Oh, ben, elle aime montrer comment elle est faite, ça ! Dans les vestiaires ou à la piscine, nous, les filles, on l'a vue, revue et rerevue sous toutes les coutures. Les mecs aussi. Parce qu'il paraît qu'au club de gym où elle va le samedi, ça la gêne pas de se dépoiler devant tout le monde. Ah, elle est nature, Élodie.
Oui, ben ça, j'avais remarqué. Nature. Et plus que nature.
Elle s'est levée.
‒ Bon, mais allez ! Assez parlé d'eux. On s'occupe de nous plutôt.
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Ced6782
15 novembre 2022 à 23:11
Très beau et hôte hummm Bravo
Soyez respectueux
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Exorium
14 novembre 2022 à 20:40
En effet, je me sens plus à l'aise dans l'utilisation du dialogue que dans celle de longues descriptions. Même s'il est parfois nécessaire d'y avoir recours. De la même façon je me sens souvent beaucoup plus "chez moi" dans le suggéré que dans l'explicitement "donné" . C'est la raison pour laquelle, peut-être, j'apprécie surtout les auteurs qui ont les qualités que je n'ai pas
Si tant est que j'en possède.
Modifié 14 novembre 2022 à 20:42
Soyez respectueux
Répondre
Utilisateur supprimé
14 novembre 2022 à 16:46
Sympa comme histoire, autant je suis dans le descriptif dans mes textes, autant vous êtes dans les dialogues. C'est presque des textes de personnages d'un scénario. ca doit vous faire drôle dans les corrections.Amicalement, Laurent
Soyez respectueux
Répondre

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