00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
Couverture de La petite blonde du pallier, par Ju-bi-69
Couverture de La petite blonde du pallier, par Ju-bi-69
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Bi Orientation principale dans ce chapitre

La petite blonde du pallier — Chapitre 4 · L’espoir qui s’effondre

9 minutes
23.3k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Photo de profil de Ju-bi-69
Ju-bi-69
Histoires publiées
71
Abonnés
115
J'aime cumulés
7.5k

La petite blonde du pallier

Chapitre 4 · L’espoir qui s’effondre

La petite blonde du palier – Chapitre 4 : L’espoir qui s’effondre

(Narré par Roxanne)
Jeudi après-midi. Le petit était à la crèche jusqu’à 17h, Ju était au boulot. Maëlys et moi, on avait la maison pour nous. On en a profité.
On était dans la chambre, fenêtres entrouvertes, soleil qui filtrait à travers les rideaux. Maëlys était allongée sur le dos, nue, jambes écartées, ses cheveux noirs étalés sur l’oreiller comme une auréole sombre. J’étais à califourchon sur elle, mes seins qui effleuraient les siens à chaque mouvement. Je l’embrassais lentement, langue contre langue, pendant que mes doigts glissaient entre ses lèvres, déjà trempées. Elle gémissait doucement dans ma bouche, ses hanches qui montaient à ma rencontre.
J’ai descendu ma bouche sur ses seins, sucé un téton, puis l’autre, pendant que je la doigtais plus profondément. Elle a attrapé mes cheveux, tiré un peu, comme elle sait que j’aime.
« Rox… oui… plus fort… »
J’ai accéléré, courbé mes doigts pour venir frotter ce point précis qui la fait trembler. Elle a commencé à haleter, ses cuisses qui se serraient autour de ma main. J’ai glissé un troisième doigt, lentement, elle a gémi plus fort, son corps qui se cambrait. J’étais en train de descendre pour la lécher quand mon téléphone a vibré sur la table de nuit.
C’était Chloé.
J’ai hésité une seconde, mais j’ai décroché. Sa voix était lumineuse, presque excitée.
« Rox ! Salut… ça y est, il m’a répondu. Il veut bien qu’on se voie demain après-midi. On va se balader au parc, discuter calmement. Il a dit qu’il regrettait un peu ses mots de l’autre soir. »
J’ai souri malgré moi, même si Maëlys me regardait avec un air faussement vexé que je sois au téléphone.
« C’est super, Chloé ! Vraiment. Tu vois, parfois il suffit d’ouvrir la porte. »
« Ouais… je suis contente. J’ai un peu d’espoir là. Mais… euh… je sais pas trop quoi mettre. Je veux pas être trop… provocante, tu vois ? Juste me sentir bien, un peu jolie. Sans en faire trop. Tu pourrais m’aider ? »
Maëlys a levé un sourcil amusé. J’ai mis le haut-parleur.
« Bien sûr. Viens quand tu veux cet aprèm, on regarde ensemble dans ma garde-robe. On va trouver un truc qui te met en valeur sans que ça crie “je veux te séduire”. »
« Merci… vraiment. J’arrive dans 20 minutes ? »
On a raccroché. Maëlys m’a tirée vers elle.
« T’as vu ? Elle reprend confiance. »
« Ouais. Ça fait plaisir. »
On a repris là où on s’était arrêtées. J’ai plongé entre ses cuisses, langue sur son clito, doigts toujours en elle. Elle a joui vite, fort, en criant mon nom, son corps secoué de spasmes. J’ai remonté pour l’embrasser, partager son goût sur mes lèvres. Elle m’a retournée, s’est mise sur moi, ses doigts en moi, sa bouche sur mes seins, et j’ai joui à mon tour, longuement, en m’accrochant à ses épaules.
On était encore essoufflées, enlacées, quand on a frappé à la porte.
Chloé était là, sac à main sur l’épaule, toujours en jogging mais avec un peu de gloss sur les lèvres. Petit signe d’espoir. On l’a fait entrer, on s’est installées dans la chambre – Maë a sorti quelques fringues de l’armoire.
« OK, montre-moi ce que t’as en tête », ai-je dit.
Chloé a haussé les épaules, timide.
« Je sais pas… un jean, un haut simple ? Je veux pas qu’il pense que je fais des efforts pour le draguer. Juste… me sentir normale, mais un peu mieux. »
Maëlys a sorti un jean slim bleu foncé, pas trop moulant.
« Ça, par exemple. C’est confortable, ça met en valeur tes jambes sans être trop serré. Et avec ça… » Elle a pris un chemisier blanc léger, col V discret. « Pas décolleté profond, mais ça ouvre un peu le cou, ça te donne de l’air. Et tes épaules sont jolies, ça les mettra en valeur sans forcer. »
J’ai ajouté un cardigan fin, gris clair.
« Et ça par-dessus si t’as froid. C’est doux, féminin, sans être sexy. Et pour les chaussures, des baskets propres ou des ballerines ? Ça reste décontracté pour une balade au parc. »
Chloé a essayé le tout devant le miroir. Elle tournait sur elle-même, un peu hésitante, mais on voyait qu’elle se redressait.
« Vous trouvez que ça fait pas trop… ? »
« Non », a dit Maëlys. « Ça te va super bien. Ça met en valeur ton corps sans rien montrer. T’as des hanches sympas, des jambes fines – ça souligne sans crier. Et le blanc te donne bonne mine. »
Chloé a souri, vraiment souri.
« Merci les filles… je me sens… mieux. J’ai hâte de demain. Peut-être que ça va s’arranger. »
On l’a raccompagnée à la porte, avec des encouragements. Elle est rentrée chez elle de l’autre côté du palier, pleine d’espoir.
Mais une heure plus tard, les cris ont traversé le mur.
D’abord des voix étouffées. Puis un hurlement de Chloé, aigu, brisé. Puis des sanglots, des mots qu’on entendait malgré l’épaisseur du mur :
« T’es qu’une putain de ratée, Chloé ! Regarde-toi dans ton jean ridicule, t’essaies de faire quoi ? T’es pas foutue de garder un mec, t’es une grosse nulle qui pue la défaite ! Ton corps, c’est de la merde, tes seins sont moches, ton cul est flasque, t’es même pas capable de faire bander un aveugle ! Personne te voudra jamais, t’es une erreur ambulante, une loser qui mérite de crever seule ! J’en ai ras le bol de ta tronche de victime, va te pendre si t’es pas contente ! »
La voix du mec, dure, venimeuse, pleine de haine. Il la démolissait, mot après mot, comme pour la réduire en poussière. Puis des bruits de sacs qu’on remplit, de tiroirs qui claquent, une porte qui s’ouvre et se ferme violemment, des pas lourds dans l’escalier. Puis plus rien… sauf les pleurs de Chloé. Des pleurs déchirants, comme si on lui arrachait quelque chose de vivant.
Maëlys et moi, on s’est regardées, figées. On a enfilé vite fait des vêtements, et on a couru chez elle.
J’ai frappé. Pas de réponse. J’ai frappé plus fort.
« Chloé ? C’est Rox… ouvre, s’il te plaît. »
La porte s’est entrebâillée. Chloé était là, visage ravagé, yeux gonflés, joues striées de larmes. Elle s’est effondrée dans mes bras dès que j’ai passé le seuil. On l’a fait asseoir sur le canapé. Elle tremblait, incapable de parler au début. Juste des sanglots qui venaient du ventre.
Maëlys est allée chercher un verre d’eau. Moi je la tenais contre moi, je caressais ses cheveux.
Quand elle a pu articuler, c’était haché, douloureux.
« J’étais rentrée… il était là, en train de packer ses affaires. Il m’a vue dans les fringues qu’on avait choisies… et il a pété un plomb. Il a dit que j’étais ridicule, que j’essayais de faire la pute pour le retenir… et puis tout le reste… que j’étais une merde, une nulle, moche dedans et dehors… que je méritais rien… que je devrais disparaître… »
Chaque mot était un coup. Elle pleurait tellement qu’elle arrivait à peine à respirer. Maëlys s’est assise de l’autre côté, lui a pris la main.
« Chloé… écoute-moi. Ce qu’il t’a dit, c’est pas vrai. C’est lui qui est minable. Il te détruit pour se sentir plus grand. C’est pas toi. »
Mais Chloé secouait la tête.
« Il a raison… regardez-moi… je suis rien… je suis moche… je suis vide… je mérite pas de vivre… »
J’ai senti une colère monter, mais je l’ai ravalée. C’était pas le moment.
« Non. Tu n’es pas rien. Tu es douce, tu es intelligente, tu es belle. Tes yeux, ton sourire, ton corps… tu le caches, mais il est magnifique. Il t’a fait croire le contraire pour te garder sous contrôle. Mais c’est fini. Il est parti. Et c’est une chance, même si ça fait mal maintenant. »
Elle a pleuré encore plus fort. On l’a laissée pleurer. On l’a tenue, on lui a parlé doucement, on lui a répété qu’elle n’était pas seule, qu’on était là. Mais rien ne passait vraiment. Elle était brisée, en miettes.
Vers 22h, elle s’est calmée un peu, épuisée. On l’a mise au lit, on s’est assises de chaque côté. Elle nous a demandé de rester.
J’ai envoyé un message à Ju :
« On reste chez Chloé cette nuit. Son mec l’a massacrée psychologiquement. Elle est au fond du trou. Peur qu’elle fasse une connerie. On t’explique demain. Bisous. »
Il a répondu presque tout de suite :
« OK. Prenez soin d’elle. Je gère le petit demain matin. Je vous aime. Soyez fortes. »
On a passé la nuit là. Chloé s’est endormie entre nous, recroquevillée, comme une enfant. Maëlys et moi, on ne s’est pas lâchées la main au-dessus d’elle.
Le lendemain matin, le soleil s’est levé. Chloé s’est réveillée la première. Elle n’a rien dit. Elle est restée assise sur le bord du lit, regard vide, épaules tombantes. Elle avait l’air six pieds sous terre. Les yeux éteints, la peau pâle, les cheveux plats. Comme si toute lumière en elle avait été soufflée.
Je lui ai touché l’épaule doucement.
« Chloé… on est là. On va pas te laisser comme ça. »
Elle n’a pas répondu. Juste un petit hochement de tête, presque imperceptible.
Mais dans ses yeux, il y avait encore quelque chose. Pas de l’espoir. Pas encore.
Juste une toute petite étincelle qui refusait de s’éteindre complètement.
Et c’était suffisant pour qu’on continue.
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Chapitre suivant
Chapitre 5 · La journée des filles
6 minutes
21.5k
159
4
Chapitre suivant

Commentaires ()

Passer les 3 commentaires
Photo de profil de Gubbe
Gubbe
20 avril 2026 à 16:11
Roxanne et Maelys vont elles arriver a sauve Chloé?
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Gubbe
Gubbe
20 avril 2026 à 16:10
Roxanne et Maelys vont elles arriver a sauve Chlöe?
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Adrdvn
Adrdvn
20 avril 2026 à 11:56
La pauvre est broyée par un ex destructeur.

J espère que la suite va bien la remettre dans sa tête :)
Soyez respectueux
Répondre

Histoires similaires

✦ Quinto93 La Coloc''' XSTORY
La Coloc'''
Chapitre 14
Par Quinto93
70
3
5k
Hétéro
✦ Exorium Voisines (1) XSTORY
Voisines (1)
Chapitre 14
Par Exorium
229
7
9.6k
Hétéro
✦ Ju-bi-69 Après à deux sans limite XSTORY
Après à deux sans limite
Chapitre 11
Par Ju-bi-69
68
3
3.2k
Bi
✦ Ju-bi-69 La soirée de Maëlys XSTORY
La soirée de Maëlys
Chapitre 6
Par Ju-bi-69
40
0
1.5k
Hétéro
✦ Exorium Voisines (1) XSTORY
Voisines (1)
Chapitre 15
Par Exorium
240
16
10k
Hétéro
✦ Julie-jolie Sous la sueur, le trouble XSTORY
Sous la sueur, le trouble
Chapitre 2
Par
220
7
7.4k
Lesbiennes
✦ Chrystellex Justine - Baby-sitting de rêve XSTORY
Justine - Baby-sitting de rêve
Chapitre 21
Par Chrystellex
139
9
5.7k
Hétéro
✦ Exorium Voisines (1) XSTORY
Voisines (1)
Chapitre 24
Par Exorium
218
8
14.1k
Hétéro
✦ Matt Demon Doctor in love XSTORY
Doctor in love
Chapitre unique
Par Matt Demon
73
3
17k
Lesbiennes

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio