Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La soirée de Maëlys — Chapitre 6
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La soirée de Maëlys
Chapitre 6
La soirée de Maëlys – Chapitre 6 : Bellecour
(Narré par Maëlys)
Cette soirée chez Isabelle m’avait détruite.
Pas physiquement. Mentalement.
J’ai passé la nuit entière les yeux ouverts, à revoir les images en boucle. Rox à quatre pattes, les deux hommes, Ju, Isabelle… le sperme sur son visage, ses gémissements, mon propre corps attaché qui n’avait pas le droit de bouger. J’avais les cuisses collées l’une à l’autre, le sexe encore en feu, et une frustration si violente que j’en avais mal au ventre. Putain que c’était dur.
Pas physiquement. Mentalement.
J’ai passé la nuit entière les yeux ouverts, à revoir les images en boucle. Rox à quatre pattes, les deux hommes, Ju, Isabelle… le sperme sur son visage, ses gémissements, mon propre corps attaché qui n’avait pas le droit de bouger. J’avais les cuisses collées l’une à l’autre, le sexe encore en feu, et une frustration si violente que j’en avais mal au ventre. Putain que c’était dur.
Le lendemain, Rox m’avait organisé une journée entière.
« On va te préparer comme il faut », avait-elle dit le matin en m’embrassant. « Tout doit être parfait. »
On a commencé par l’esthéticienne.
Jambes, aisselles, maillot intégral, sourcils. J’étais allongée, les yeux fermés, pendant que la femme s’occupait de moi avec des gestes précis. Rox était assise à côté, regardait, commentait parfois à voix basse.
Quand on est sorties, j’étais entièrement lisse. Ma peau était douce, sensible. Chaque frottement de mon jean me rappelait ce qui m’attendait.
« On va te préparer comme il faut », avait-elle dit le matin en m’embrassant. « Tout doit être parfait. »
On a commencé par l’esthéticienne.
Jambes, aisselles, maillot intégral, sourcils. J’étais allongée, les yeux fermés, pendant que la femme s’occupait de moi avec des gestes précis. Rox était assise à côté, regardait, commentait parfois à voix basse.
Quand on est sorties, j’étais entièrement lisse. Ma peau était douce, sensible. Chaque frottement de mon jean me rappelait ce qui m’attendait.
Ensuite, manucure et pédicure.
Puis on a acheté de la lingerie. Un ensemble noir très fin, presque transparent, avec des attaches qui se détachaient facilement. Rox m’a fait l’essayer. Quand je suis sortie de la cabine, elle m’a regardée longuement, sans parler. Juste un sourire.
« Parfaite. »
« Parfaite. »
Une fois tous les rendez-vous terminés, on s’est retrouvées Place Bellecour.
Rox m’a prise par la main et m’a emmenée au République, ce bar qui nous rappelait notre jeunesse. C’était là qu’on s’était vues pour la première fois, des années plus tôt. On s’est installées dans un coin, deux verres devant nous. L’ambiance était calme, presque feutrée.
Pendant un moment, on n’a rien dit.
On se regardait juste. Elle était magnifique. Cheveux lâchés, yeux bleus, cette présence tranquille et dominante à la fois. Moi j’étais encore un peu dans le brouillard de la nuit précédente, mais en même temps… apaisée d’être avec elle.
C’est elle qui a cassé le silence.
« Dis-moi… ce fantasme. Comment il t’est venu ? »
J’ai tourné mon verre entre mes doigts.
« Je ne sais pas exactement. Ça a toujours été là, quelque part. J’ai toujours aimé être… offerte. Même avant de vous rencontrer. Mais avec toi et Ju, j’ai découvert autre chose aussi. J’ai découvert que j’aimais dominer. Que j’aimais vous prendre, vous faire jouir, vous contrôler parfois. Et j’aime vraiment ça. »
J’ai relevé les yeux vers elle.
« Mais mon vrai kiffe… mon vrai truc… c’est l’abandon. Complet. Ne plus décider. Ne plus voir. Ne plus savoir. Juste sentir des corps qui se servent de moi. Ce fantasme… aussi extrême soit-il… c’est une forme d’aboutissement. Le point le plus loin que je peux atteindre dans cette position. Être réduite à un corps. À une sensation. »
« Dis-moi… ce fantasme. Comment il t’est venu ? »
J’ai tourné mon verre entre mes doigts.
« Je ne sais pas exactement. Ça a toujours été là, quelque part. J’ai toujours aimé être… offerte. Même avant de vous rencontrer. Mais avec toi et Ju, j’ai découvert autre chose aussi. J’ai découvert que j’aimais dominer. Que j’aimais vous prendre, vous faire jouir, vous contrôler parfois. Et j’aime vraiment ça. »
J’ai relevé les yeux vers elle.
« Mais mon vrai kiffe… mon vrai truc… c’est l’abandon. Complet. Ne plus décider. Ne plus voir. Ne plus savoir. Juste sentir des corps qui se servent de moi. Ce fantasme… aussi extrême soit-il… c’est une forme d’aboutissement. Le point le plus loin que je peux atteindre dans cette position. Être réduite à un corps. À une sensation. »
Rox m’a écoutée sans m’interrompre. Puis elle a tendu la main et a posé ses doigts sur les miens. Sa voix, quand elle a parlé, était basse, presque tremblante de quelque chose de trop grand.
« Maë… je t’aime.
Pas un peu. Pas “beaucoup”. Je t’aime d’une façon qui me fait parfois peur.
Je t’aime quand tu ris fort, quand tu es garçon manqué, quand tu traines tes baskets et que tu parles sale.
Je t’aime quand tu te mets une robe et que tu deviens la femme la plus désirée de la pièce sans même t’en rendre compte.
Je t’aime quand tu me domines, quand tu me prends, quand tu me fais supplier.
Et je t’aime encore plus quand tu t’abandonnes. Quand tu te donnes entièrement. Quand tu acceptes d’être vulnérable à ce point.
Tu es la femme la plus courageuse que j’aie jamais connue. Tu oses. Tu te jettes. Tu n’as pas peur de tes désirs, même les plus sombres, même les plus extrêmes.
Et tu nous fais confiance à un niveau que je n’aurais jamais imaginé possible.
Je suis amoureuse de toi. Profondément. Viscéralement. Chaque jour un peu plus. Et même si dans deux jours je vais te regarder te faire prendre par des inconnus, les yeux bandés, le corps offert… je serai là. Et je t’aimerai encore plus après. Parce que tu seras encore toi. Encore plus toi.
Tu es mon amour, Maë. »
J’ai senti ma gorge se serrer. Mes yeux se sont embués. Je n’ai pas pleuré. Mais quelque chose d’énorme m’est monté dans la poitrine, chaud, vaste, presque douloureux.
« Je t’aime aussi », ai-je réussi à dire.
« Toi et Ju… vous m’avez donné un endroit où je peux être tout ce que je suis. Même les parties les plus folles. Même les parties les plus sombres. »
Pas un peu. Pas “beaucoup”. Je t’aime d’une façon qui me fait parfois peur.
Je t’aime quand tu ris fort, quand tu es garçon manqué, quand tu traines tes baskets et que tu parles sale.
Je t’aime quand tu te mets une robe et que tu deviens la femme la plus désirée de la pièce sans même t’en rendre compte.
Je t’aime quand tu me domines, quand tu me prends, quand tu me fais supplier.
Et je t’aime encore plus quand tu t’abandonnes. Quand tu te donnes entièrement. Quand tu acceptes d’être vulnérable à ce point.
Tu es la femme la plus courageuse que j’aie jamais connue. Tu oses. Tu te jettes. Tu n’as pas peur de tes désirs, même les plus sombres, même les plus extrêmes.
Et tu nous fais confiance à un niveau que je n’aurais jamais imaginé possible.
Je suis amoureuse de toi. Profondément. Viscéralement. Chaque jour un peu plus. Et même si dans deux jours je vais te regarder te faire prendre par des inconnus, les yeux bandés, le corps offert… je serai là. Et je t’aimerai encore plus après. Parce que tu seras encore toi. Encore plus toi.
Tu es mon amour, Maë. »
J’ai senti ma gorge se serrer. Mes yeux se sont embués. Je n’ai pas pleuré. Mais quelque chose d’énorme m’est monté dans la poitrine, chaud, vaste, presque douloureux.
« Je t’aime aussi », ai-je réussi à dire.
« Toi et Ju… vous m’avez donné un endroit où je peux être tout ce que je suis. Même les parties les plus folles. Même les parties les plus sombres. »
On est restées longtemps comme ça, main dans la main, à se regarder.
Autour de nous, le bar continuait sa vie.
Des conversations, des rires, le bruit des verres. Mais dans notre bulle, tout était calme. Doux. Sacré.
Rox était rayonnante, dans sa beauté dominante et protectrice. Moi j’étais rayonnante autrement : vulnérable, offerte, aimée.
Dans deux jours, tout basculerait.
Mais ce soir-là, on était juste deux femmes qui s’aimaient. Et ça, c’était plus fort que tout.
Des conversations, des rires, le bruit des verres. Mais dans notre bulle, tout était calme. Doux. Sacré.
Rox était rayonnante, dans sa beauté dominante et protectrice. Moi j’étais rayonnante autrement : vulnérable, offerte, aimée.
Dans deux jours, tout basculerait.
Mais ce soir-là, on était juste deux femmes qui s’aimaient. Et ça, c’était plus fort que tout.
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