Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Léa et Sara — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Léa et Sara
Chapitre 2
Sous les néons de la fac de médecine
L'après-partiel
Les partiels passèrent dans un flou épuisant. Les épreuves se suivaient à un rythme effréné laissant à peine le temps de respirer à des étudiants à la limite de l'affolement et convaincus que les sujets proposés n'avaient pas d'autre but que celui de les égarer. Quand tout fut terminé, Léa et Sara sortirent de l'amphi presque en même temps, encore engourdies.
L'après-partiel
Les partiels passèrent dans un flou épuisant. Les épreuves se suivaient à un rythme effréné laissant à peine le temps de respirer à des étudiants à la limite de l'affolement et convaincus que les sujets proposés n'avaient pas d'autre but que celui de les égarer. Quand tout fut terminé, Léa et Sara sortirent de l'amphi presque en même temps, encore engourdies.
— J'ai l'impression d'avoir tout raté, souffla Léa.
— Moi aussi, répondit Sara. Donc soit on est nulles, soit on est normales.
— Moi aussi, répondit Sara. Donc soit on est nulles, soit on est normales.
Elles rirent, un rire un peu trop nerveux, puis décidèrent de marcher sans but précis. Le campus semblait différent, plus léger, comme si l'air lui-même avait relâché la pression.
Elles s'assirent sur un banc. Le soleil d'hiver réchauffait à peine leurs mains
Elles s'assirent sur un banc. Le soleil d'hiver réchauffait à peine leurs mains
— Merci d'avoir été là, dit soudain Léa.
Sara la regarda. Léa ne se livrait pas souvent.
— Pareil.
Leurs doigts se frôlèrent par hasard. Aucun des deux ne s'écarta.
Le silence s'installa, chargé mais doux. Cette fois, il ne tremblait plus. Il attendait.
Ce qui s'avoue à demi
Les jours suivants, quelque chose avait changé. Pas de façon spectaculaire, non. C'était plus subtil. Un regard qui s'attarde. Un message envoyé sans raison précise. Une excuse pour travailler ensemble.
Un soir, à la bibliothèque presque vide, Sara murmura :
Le silence s'installa, chargé mais doux. Cette fois, il ne tremblait plus. Il attendait.
Ce qui s'avoue à demi
Les jours suivants, quelque chose avait changé. Pas de façon spectaculaire, non. C'était plus subtil. Un regard qui s'attarde. Un message envoyé sans raison précise. Une excuse pour travailler ensemble.
Un soir, à la bibliothèque presque vide, Sara murmura :
— Tu as déjà eu l'impression que quelque chose d'important était en train de se passer, sans savoir quoi faire ?
Léa inspira profondément.
— Oui. En ce moment.
Sara sourit, mais son regard était sérieux.
— Moi aussi.
Elles ne dirent rien de plus. Mais dans cet aveu incomplet, il y avait déjà beaucoup de vérité.
Le trac
Léa se surprit à anticiper chaque moment passé avec Sara. Non pas avec une joie pure, mais avec une légère tension dans la poitrine. Elle pesait ses mots avant de parler, relisait ses messages avant de les envoyer, craignait soudain de trop en dire ; ou pas assez.
Le trac
Léa se surprit à anticiper chaque moment passé avec Sara. Non pas avec une joie pure, mais avec une légère tension dans la poitrine. Elle pesait ses mots avant de parler, relisait ses messages avant de les envoyer, craignait soudain de trop en dire ; ou pas assez.
En amphi, elle n'osait plus se tourner vers elle comme avant. Comme si la regarder trop longtemps risquait de trahir quelque chose qu'elle n'était pas prête à assumer.
Elle se demanda à plusieurs reprises : Et si je me trompe ?Cette question revenait, insistante, entre deux schémas d'anatomie.
Les gestes retenus
Sara aussi avait changé, mais autrement. Elle était plus attentive, presque prudente. Elle proposait moins spontanément de s'asseoir tout près. Comme si elle respectait une frontière invisible, qu'elle n'avait pourtant jamais vue.
Elle se demanda à plusieurs reprises : Et si je me trompe ?Cette question revenait, insistante, entre deux schémas d'anatomie.
Les gestes retenus
Sara aussi avait changé, mais autrement. Elle était plus attentive, presque prudente. Elle proposait moins spontanément de s'asseoir tout près. Comme si elle respectait une frontière invisible, qu'elle n'avait pourtant jamais vue.
Quand leurs épaules se frôlaient par inadvertance, elle retenait sa respiration une fraction de seconde Elle avait peur d'aller trop vite. Peur aussi de reculer.
Le soir, seule, elle repensait aux silences partagés avec Léa. Ils lui semblaient plus éloquents que de longues conversations. Mais le silence, parfois, lui faisait peur.
Presque rien
Un après-midi pluvieux, elles travaillèrent ensemble dans une salle presque vide. La pluie battait contre les vitres. Le monde semblait réduit à cette table, ces feuilles, leurs deux présences.
Le soir, seule, elle repensait aux silences partagés avec Léa. Ils lui semblaient plus éloquents que de longues conversations. Mais le silence, parfois, lui faisait peur.
Presque rien
Un après-midi pluvieux, elles travaillèrent ensemble dans une salle presque vide. La pluie battait contre les vitres. Le monde semblait réduit à cette table, ces feuilles, leurs deux présences.
— Tu vas bien ? demanda Sara sans lever les yeux.
— Oui. Enfin… oui.
— Oui. Enfin… oui.
Ce n'était pas un mensonge. Pas tout à fait.
Léa observa la main de Sara qui écrivait, concentrée. Elle eut envie de la toucher. Juste une seconde. Elle ne le fit pas. Elle n'osa pas.
À la place, elle sourit. Ca, elle pouvait.
Sara qui avait levé la tête à sa réponse, répondit à ce sourire par un autre sourire qui semblait dire ‘' je ne te crois pas, mais c'est gentil de le dire''. Rien ne se passa. Et pourtant, tout était là.
Léa observa la main de Sara qui écrivait, concentrée. Elle eut envie de la toucher. Juste une seconde. Elle ne le fit pas. Elle n'osa pas.
À la place, elle sourit. Ca, elle pouvait.
Sara qui avait levé la tête à sa réponse, répondit à ce sourire par un autre sourire qui semblait dire ‘' je ne te crois pas, mais c'est gentil de le dire''. Rien ne se passa. Et pourtant, tout était là.
Ce qui attend
Elles comprirent, sans se le dire, qu'elles étaient dans un entre-deux fragile. Trop proches pour être indifférentes. Trop prudentes pour être honnêtes.
Le doute n'effaçait pas le lien. Il le rendait plus tendu, plus précieux.
Il y aurait un moment pour parler. Un moment pour oser.
Pas encore.
Pour l'instant, elles attendaient.
En silence.
Ensemble.
Le malentendu
Ce fut un simple détail. Presque rien.
À la sortie d'un TD, Léa aperçut Sara rire avec une autre étudiante. Trop près, pensa-t-elle aussitôt. Le genre de proximité qui n'avait pas besoin de mots. L'autre posa une main brève sur l'avant-bras de Sara. Sara ne se recula pas.
Elles comprirent, sans se le dire, qu'elles étaient dans un entre-deux fragile. Trop proches pour être indifférentes. Trop prudentes pour être honnêtes.
Le doute n'effaçait pas le lien. Il le rendait plus tendu, plus précieux.
Il y aurait un moment pour parler. Un moment pour oser.
Pas encore.
Pour l'instant, elles attendaient.
En silence.
Ensemble.
Le malentendu
Ce fut un simple détail. Presque rien.
À la sortie d'un TD, Léa aperçut Sara rire avec une autre étudiante. Trop près, pensa-t-elle aussitôt. Le genre de proximité qui n'avait pas besoin de mots. L'autre posa une main brève sur l'avant-bras de Sara. Sara ne se recula pas.
Léa ralentit. Puis s'arrêta. Elle se dit qu'elle exagérait. Que Sara avait le droit. Qu'elles n'avaient rien défini. Rien promis.
Mais la jalousie, sourde et inattendue, s'installa quand même. Une chaleur désagréable derrière les yeux. Une pointe dans la poitrine. Une absurde envie de hurler.
Quand Sara la rejoignit plus tard, souriante, Léa fut plus distante qu'elle ne l'aurait voulu.
Mais la jalousie, sourde et inattendue, s'installa quand même. Une chaleur désagréable derrière les yeux. Une pointe dans la poitrine. Une absurde envie de hurler.
Quand Sara la rejoignit plus tard, souriante, Léa fut plus distante qu'elle ne l'aurait voulu.
— Ça va ? demanda Sara.
— Oui, répondit Léa trop vite.
— Oui, répondit Léa trop vite.
Le mot tomba mal. Il créa une distance.
Ce qui déborde
Les jours suivants furent maladroits. Messages plus courts. Silences mal interprétés. Sara sentait que quelque chose lui échappait.
Ce qui déborde
Les jours suivants furent maladroits. Messages plus courts. Silences mal interprétés. Sara sentait que quelque chose lui échappait.
— J'ai fait quelque chose de travers ? finit-elle par demander, un soir, dans un couloir presque désert.
Léa baissa les yeux.
— Non.
Encore ce mot. Encore un mensonge.
Sara inspira profondément.
Sara inspira profondément.
— Alors pourquoi tu t'éloignes ?
La question fissura quelque chose.
— Parce que ça fait mal, lâcha Léa.
Sa voix trembla. Elle n'avait pas prévu de dire ça.
Sara resta immobile.
Sara resta immobile.
— Qu'est-ce qui te fait mal ?
Léa releva la tête. Ses yeux brillaient déjà de larmes.
— Te voir avec elle. L'autre jour.
Le silence s'abattit, lourd.
Les larmes
Sara comprit trop vite. Et trop fort.
Les larmes
Sara comprit trop vite. Et trop fort.
— Léa… c'était juste une amie. Je ne pensais pas que…
Sa voix se brisa.
— Je ne pensais pas que ça comptait autant pour toi.
Ces mots, pourtant doux, firent céder la retenue de Léa. Les larmes montèrent, incontrôlables.
— Justement, murmura-t-elle. Ça compte trop.
Sara sentit ses propres yeux la trahir. La peur accumulée, les silences, l'attente ; tout remonta d'un coup.
— J'avais peur, dit-elle en pleurant à son tour. Peur de me tromper. Peur de te perdre.
Elles pleuraient maintenant ensemble, sans se cacher. Pas de sanglots dramatiques. Des larmes franches, nécessaires.
Sara s'approcha. Hésita une seconde. Puis prit Léa dans ses bras et Léa s'y abandonna.
Après la pluie
Elles restèrent longtemps ainsi. Le monde extérieur semblait suspendu.
Quand les larmes se tarirent, quelque chose avait changé. Pas encore une déclaration. Mais une vérité mise à nu.
Sara s'approcha. Hésita une seconde. Puis prit Léa dans ses bras et Léa s'y abandonna.
Après la pluie
Elles restèrent longtemps ainsi. Le monde extérieur semblait suspendu.
Quand les larmes se tarirent, quelque chose avait changé. Pas encore une déclaration. Mais une vérité mise à nu.
— On ne sait pas encore où ça va mener, dit Sara doucement.
— Non, répondit Léa. Mais on sait que ça existe.
— Non, répondit Léa. Mais on sait que ça existe.
Elles se sourirent, fatiguées, apaisées.
Ce n'était pas une fin.
C'était un soulagement.
Ce n'était pas une fin.
C'était un soulagement.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Je ne répondrai qu'une chose pour ma défense : reste en alerte...... ;)
Petit malin ! @Semyaza 👋🏻
Et tu nous écris quand une gentille romance comme "la Brigade de la Tendresse" aime tant à en lire ? 🥹
Pfff... lâcheur ! 💔
Pourquoi je suis pas surpris de croiser @Iznogood dans le coin ? :D ;)
(Si je peux me permettre juste une petite remarque : ça pourrait être pas mal de passer une ou deux lignes supplémentaires avant chaque titre en gras... Ça aèrerait un peu les paragraphes et donnerait un petit confort de lecture supplémentaire ;) )
C’est doux. Merci merci
Quand l'auteur ne réagit jamais, le lecteur ne se fatigue plus et se gomme.
on aime...en tout cas moi j'adore