Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Léa et Sara — Chapitre 3
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Léa et Sara
Chapitre 3
Sous les néons de la fac de médecine
Les jours d'après
Les jours suivants furent étonnamment simples. Pas plus légers, mais plus clairs. Léa et Sara reprirent leurs habitudes : la bibliothèque, les cafés trop longs, les révisions côte à côte. Pourtant, quelque chose avait changé dans la façon dont elles se regardaient.
Il n'y avait plus cette peur constante de mal faire. Seulement une attention nouvelle, plus douce.
Parfois, leurs mains se touchaient. Cette fois, elles ne s'en excusaient pas.
Les jours d'après
Les jours suivants furent étonnamment simples. Pas plus légers, mais plus clairs. Léa et Sara reprirent leurs habitudes : la bibliothèque, les cafés trop longs, les révisions côte à côte. Pourtant, quelque chose avait changé dans la façon dont elles se regardaient.
Il n'y avait plus cette peur constante de mal faire. Seulement une attention nouvelle, plus douce.
Parfois, leurs mains se touchaient. Cette fois, elles ne s'en excusaient pas.
Ce qui se dit sans mots
Un soir, alors qu'elles marchaient lentement vers la sortie du campus, Sara s'arrêta.
Un soir, alors qu'elles marchaient lentement vers la sortie du campus, Sara s'arrêta.
— Tu sais… je ne suis pas toujours très douée pour dire les choses.
Léa sourit.
— Moi non plus.
Sara inspira, puis tendit la main.
— Mais je crois qu'on peut au moins faire ça.
Léa regarda cette main offerte. Elle ne réfléchit pas longtemps. Elle la prit.
Le geste était simple. Évident.
Elles reprirent leur marche, mains liées, sans rien ajouter.
Il n'y eut pas de grande déclaration ce jour-là. Pas de promesses formulées à voix haute.
Il y eut plus tard des révisions encore difficiles, des doutes parfois, des examens à venir.
Mais il y eut aussi cette certitude tranquille : elles n'étaient plus seules dans le trac.
Sous les néons de la fac de médecine, au milieu de l'incertitude et de la fatigue, quelque chose de solide avait pris racine.
Pas une fin.
Une continuité.
Les résultats
Les résultats tombèrent un matin de juin, brutalement, comme tout ce qui comptait vraiment cette année-là.
Elles étaient côte à côte devant le panneau d'affichage, entourées d'autres étudiants retenant leur souffle. Les noms s'alignaient, froids, impersonnels.
Sara trouva le sien en premier.
Le geste était simple. Évident.
Elles reprirent leur marche, mains liées, sans rien ajouter.
Il n'y eut pas de grande déclaration ce jour-là. Pas de promesses formulées à voix haute.
Il y eut plus tard des révisions encore difficiles, des doutes parfois, des examens à venir.
Mais il y eut aussi cette certitude tranquille : elles n'étaient plus seules dans le trac.
Sous les néons de la fac de médecine, au milieu de l'incertitude et de la fatigue, quelque chose de solide avait pris racine.
Pas une fin.
Une continuité.
Les résultats
Les résultats tombèrent un matin de juin, brutalement, comme tout ce qui comptait vraiment cette année-là.
Elles étaient côte à côte devant le panneau d'affichage, entourées d'autres étudiants retenant leur souffle. Les noms s'alignaient, froids, impersonnels.
Sara trouva le sien en premier.
— Léa… je suis prise.
Sa voix tremblait.
Léa chercha à son tour, le cœur battant trop vite. Puis elle vit son nom.
Elle resta figée une seconde. Puis sourit. Un sourire immense, presque incrédule.
Léa chercha à son tour, le cœur battant trop vite. Puis elle vit son nom.
Elle resta figée une seconde. Puis sourit. Un sourire immense, presque incrédule.
— Moi aussi.
Elles se regardèrent. Plus rien d'autre n'existait. Pas les classements, pas la foule, pas le bruit. Juste cette victoire partagée.
Elles s'étreignirent, longtemps, sans retenue cette fois.
L'été qui approche
La joie laissa rapidement place à une autre réalité. L'été arrivait. Avec lui, les retours dans les familles, les kilomètres, les silences à venir.
Elles en parlèrent peu, au début. Comme si nommer la séparation la rendait plus réelle.
Elles s'étreignirent, longtemps, sans retenue cette fois.
L'été qui approche
La joie laissa rapidement place à une autre réalité. L'été arrivait. Avec lui, les retours dans les familles, les kilomètres, les silences à venir.
Elles en parlèrent peu, au début. Comme si nommer la séparation la rendait plus réelle.
— Je pars dans le sud, dit Sara un soir.
— Moi aussi… mais ce n'était pas au même endroit.
— Moi aussi… mais ce n'était pas au même endroit.
Elles sourirent faiblement.
La distance s'installa dans leurs pensées avant même de le faire dans les faits.
Le dernier jour
Le dernier jour avant les vacances, le campus était presque vide. Les néons s'éteignaient plus tôt. Les couloirs semblaient trop larges.
Elles s'assirent sur le même banc que des mois plus tôt.
La distance s'installa dans leurs pensées avant même de le faire dans les faits.
Le dernier jour
Le dernier jour avant les vacances, le campus était presque vide. Les néons s'éteignaient plus tôt. Les couloirs semblaient trop larges.
Elles s'assirent sur le même banc que des mois plus tôt.
— J'ai peur, avoua Sara.
— Moi aussi.
— Moi aussi.
Le mot n'était plus un aveu honteux. Juste une vérité.
Sara prit une inspiration profonde.
Sara prit une inspiration profonde.
— Léa… je crois que je t'aime depuis longtemps. J'ai juste mis du temps à l'accepter.
Le monde sembla se resserrer autour d'elles.
Les yeux de Léa se remplirent de larmes, mais elle souriait.
Les yeux de Léa se remplirent de larmes, mais elle souriait.
— Moi aussi. Je t'aime.
Le dire ne fit pas disparaître la peur. Mais cela la rendit supportable.
Se quitter
Elles se serrèrent l'une contre l'autre, comme pour graver l'instant. Leurs fronts se touchèrent.
Se quitter
Elles se serrèrent l'une contre l'autre, comme pour graver l'instant. Leurs fronts se touchèrent.
— On va s'écrire, dit Sara.
— Tous les jours.
— Même quand ce sera difficile.
— Surtout quand ce sera difficile.
— Tous les jours.
— Même quand ce sera difficile.
— Surtout quand ce sera difficile.
Elles échangèrent un baiser lent, tendre, sans urgence. Un baiser de promesse plus que d'adieu.
Quand elles se séparèrent enfin, rien n'était terminé.
l'été
L'été serait long. La distance réelle. Les doutes parfois présents.
Mais elles avaient traversé une année de trac, de peur et de silence.
Elles avaient appris à attendre.
Et maintenant, elles savaient aimer.
La rentrée viendrait.
Et avec elle, la suite.
Septembre
La rentrée arriva sans fracas, presque timidement. Les mêmes bâtiments, les mêmes néons, mais un air différent. Léa reconnut immédiatement cette sensation : tout recommençait, mais rien n'était identique.
Sara l'attendait devant la fac. Quand elles se virent, elles sourirent avant même de se dire bonjour. Elles s'embrassèrent brièvement, sans se cacher. Le geste était nouveau, encore un peu maladroit, mais il avait le goût rassurant de l'évidence.
Quand elles se séparèrent enfin, rien n'était terminé.
l'été
L'été serait long. La distance réelle. Les doutes parfois présents.
Mais elles avaient traversé une année de trac, de peur et de silence.
Elles avaient appris à attendre.
Et maintenant, elles savaient aimer.
La rentrée viendrait.
Et avec elle, la suite.
Septembre
La rentrée arriva sans fracas, presque timidement. Les mêmes bâtiments, les mêmes néons, mais un air différent. Léa reconnut immédiatement cette sensation : tout recommençait, mais rien n'était identique.
Sara l'attendait devant la fac. Quand elles se virent, elles sourirent avant même de se dire bonjour. Elles s'embrassèrent brièvement, sans se cacher. Le geste était nouveau, encore un peu maladroit, mais il avait le goût rassurant de l'évidence.
— On est en deuxième année, murmura Sara, comme pour vérifier que c'était réel.
Léa hocha la tête.
— Ensemble.
L'appartement
L'idée était née presque par hasard. Une annonce, un loyer abordable, deux chambres trop mal fichues pour être séparées.
Le jour de la visite, elles se regardèrent longuement, sans parler.
L'idée était née presque par hasard. Une annonce, un loyer abordable, deux chambres trop mal fichues pour être séparées.
Le jour de la visite, elles se regardèrent longuement, sans parler.
— On pourrait… tenta Sara.
— Oui, répondit Léa avant même la fin de la phrase.
— Oui, répondit Léa avant même la fin de la phrase.
L'appartement n'était pas parfait. Un parquet qui grinçait, une cuisine étroite, une fenêtre donnant sur une rue bruyante. Mais il y avait de la lumière. Et surtout, la possibilité d'un quotidien partagé.
Elles emménagèrent une semaine plus tard, entourées de cartons et de fatigue joyeuse.
Vivre ensemble
Habiter ensemble ne fut ni miraculeux ni compliqué. Juste réel.
Il y eut des matins silencieux, des cafés pris à la hâte, des soirées à réviser côte à côte sur la table du salon. Elles découvrirent les habitudes de l'autre : la façon de Léa de tout noter, celle de Sara de réfléchir à voix haute.
Parfois, la fatigue rendait les mots plus secs. Mais jamais l'écoute ne disparaissait.
Le soir, elles s'endormaient l'une contre l'autre après avoir fait l'amour tout doucement, en apprenant , conscientes que ce calme était une construction patiente.
Le binôme
Très vite, elles travaillèrent ensemble. Officiellement.
Elles emménagèrent une semaine plus tard, entourées de cartons et de fatigue joyeuse.
Vivre ensemble
Habiter ensemble ne fut ni miraculeux ni compliqué. Juste réel.
Il y eut des matins silencieux, des cafés pris à la hâte, des soirées à réviser côte à côte sur la table du salon. Elles découvrirent les habitudes de l'autre : la façon de Léa de tout noter, celle de Sara de réfléchir à voix haute.
Parfois, la fatigue rendait les mots plus secs. Mais jamais l'écoute ne disparaissait.
Le soir, elles s'endormaient l'une contre l'autre après avoir fait l'amour tout doucement, en apprenant , conscientes que ce calme était une construction patiente.
Le binôme
Très vite, elles travaillèrent ensemble. Officiellement.
— Vous êtes toujours en binôme ? demanda un chargé de TD, amusé.
— Oui, répondit Sara.
— Oui, répondit Sara.
Léa sourit.
Travailler ensemble n'était plus une échappatoire au stress, mais une force. Elles se complétaient sans effort apparent. Quand l'une doutait, l'autre stabilisait.
Leur complicité attirait parfois des regards. Elles n'y prêtaient plus attention.
Le couple
Un soir d'octobre, alors qu'elles rangeaient des fiches éparpillées sur le canapé, Sara s'arrêta.
Travailler ensemble n'était plus une échappatoire au stress, mais une force. Elles se complétaient sans effort apparent. Quand l'une doutait, l'autre stabilisait.
Leur complicité attirait parfois des regards. Elles n'y prêtaient plus attention.
Le couple
Un soir d'octobre, alors qu'elles rangeaient des fiches éparpillées sur le canapé, Sara s'arrêta.
— Tu sais… vivre avec toi, travailler avec toi… ça ne m'effraie plus.
Léa leva les yeux.
— Moi non plus.
Elles n'avaient plus besoin de grandes phrases. Leur couple existait dans les détails : une main sur une nuque tendue, un repas préparé tard, un silence partagé sans inquiétude.
L'amour n'était plus une question.
C'était un choix, renouvelé chaque jour.
L'amour n'était plus une question.
C'était un choix, renouvelé chaque jour.
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Commentaires ()
Tu as si bien tout résumé que je ne sais plus quoi dire de plus...