Réel
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Merci Leboncoin — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Merci Leboncoin
Chapitre 1
Marseille, 2007
Quand j’ai déménagé, ce n’était pas pour recommencer à zéro.
C’était pour alléger.
Nouvel appartement, plus petit, plus lumineux... mais impossible d’y faire rentrer toute ma vie d’avant. Alors j’ai trié. Jeté. Donné. Et vendu.
C’est comme ça que je me suis retrouvé à poster une annonce pour cette étagère Ikea — celle que tout le monde connaît.
Quelques heures plus tard, je reçois un message.
— Bonsoir, intéressé par l’étagère. Je finis tard, je peux passer après 21h ?”
Iann.
Je ne réfléchis pas trop.
— Oui, pas de souci.
—--
—--
À 21h passées, ça sonne.
J’ouvre.
Et immédiatement, je le reconnais.
Un gars du quartier.
Toujours près du métro Cinq-Avenues.
Appuyé contre un mur, souvent seul, parfois entouré... mais jamais vraiment accessible.
Appuyé contre un mur, souvent seul, parfois entouré... mais jamais vraiment accessible.
De près, il est encore plus impressionnant.
Grand. Large d’épaules.
La peau hâlée, comme chauffée par le soleil même en hiver.
Des yeux verts qui accrochent, presque troublants.
Et ces cheveux épais, indisciplinés.
La peau hâlée, comme chauffée par le soleil même en hiver.
Des yeux verts qui accrochent, presque troublants.
Et ces cheveux épais, indisciplinés.
Un beau Kabyle, sans discussion.
— Salut... c’est pour l’étagère.
Sa voix est posée. Mais quelque chose cloche.
Je m’écarte.
— Entre.
Il passe la porte. Regarde autour de lui, rapidement. Comme s’il analysait tout... mais sans s’attarder.
Je lui montre l’étagère.
Et là, je vois le moment exact où il réalise.
Son regard change.
Il mesure.
Il doute.
Il mesure.
Il doute.
Puis il souffle légèrement.
— Ah... ouais.
Je souris.
— T’imaginais plus petit ?
Il lâche un petit rire nerveux, passe sa main dans ses cheveux.
— J’avoue... j’ai pas bien capté la taille.
Il s’approche, touche le bois, regarde la hauteur.
Puis il recule.
— Je vais jamais réussir à descendre ça seul...
Un silence.
Puis, presque gêné :
— Désolé.
Et là, ça me frappe.
Ce mec, que j’ai toujours vu comme sûr de lui, presque inaccessible... est en train de rougir.
— Hé... c’est pas grave.
Je lui fais signe de s’asseoir.
— Bois un verre d’eau. Tu peux revenir avec quelqu’un.
Il hésite, puis s’assoit.
Ses gestes sont un peu maladroits, comme s’il ne savait pas trop quoi faire de son corps dans cet espace.
Ses gestes sont un peu maladroits, comme s’il ne savait pas trop quoi faire de son corps dans cet espace.
Je lui tends le verre.
— Merci.
Pour détendre l’atmosphère, je propose :
— Si tu veux, je te montre les autres meubles. J’en ai encore quelques-uns à vendre.
Il relève les yeux vers moi.
— Ouais... pourquoi pas.
—--
—--
On fait le tour.
Le salon.
La cuisine.
La cuisine.
Puis la chambre.
Et là... sans prévenir :
— Le New Cancan...
Je me retourne vers lui.
— Quoi ?
Il me regarde, droit dans les yeux.
— C’est vraiment une boîte que pour les hommes ?
Un silence tombe.
Je le fixe.
— Pourquoi ?
Il hausse les épaules, mais son regard ne bouge pas.
— Je t’ai déjà vu en sortir.
Je laisse échapper un rire.
— Marseille...
Puis je réponds, simplement :
— Oui.
Il ne dit rien.
Mais quelque chose change.
Dans sa posture.
Dans sa façon de respirer.
Dans sa façon de respirer.
Il fait un pas vers moi.
Puis un autre.
— Je me suis toujours demandé...
Sa voix est plus basse maintenant.
— Si c’était vraiment ça.
— Et maintenant ?
— Maintenant... je sais.
— Et maintenant ?
— Maintenant... je sais.
Le silence revient.
Mais ce n’est plus le même.
Je sens mon cœur accélérer.
Pas de peur.
Autre chose.
Pas de peur.
Autre chose.
Une tension.
Il s’approche encore.
Très près.
Je peux sentir sa chaleur.
Son regard descend un instant, puis remonte.
— Et toi...
Il hésite à peine.
— Tu regardes aussi les gars comme moi ?
Je souris légèrement.
— Comme toi... c'est-à-dire ?
Il penche la tête, un peu amusé.
— Tu sais très bien.
Je ne réponds pas.
Mais je ne recule pas non plus.
Et ça suffit.
Sa main vient se poser sur mon bras.
Ferme.
Pas brusque.
Ferme.
Pas brusque.
Il me pousse légèrement.
Je recule d’un pas.
Puis un autre.
Le lit derrière moi.
Je m’assois presque malgré moi.
Et lui reste debout, face à moi.
Il me regarde comme s’il avait pris une décision.
Plus de timidité.
Plus de doute.
Juste quelque chose de direct.
— J’arrive pas à t’enlever de la tête... depuis que je t’ai vu sortir de là-bas.
Mon souffle se coupe légèrement.
Je n’ai pas le temps de répondre.
Il s’approche.
Sa main glisse dans ma nuque.
Et il m’embrasse.
Sans détour.
Un baiser plein, appuyé, qui ne demande pas la permission, mais qui ne force pas non plus.
Je réponds immédiatement.
Comme si c’était évident.
Ses mains se posent sur moi, explorent, serrent légèrement.
Les miennes remontent dans son dos, sentent sa force, sa présence.
Les miennes remontent dans son dos, sentent sa force, sa présence.
Il me fait basculer doucement en arrière.
Le matelas sous mon dos.
Son corps au-dessus du mien.
Tout devient plus dense.
Plus réel.
Il y a quelque chose de brut chez lui.
Mais aussi une retenue étrange. Comme s’il testait les limites, sans vouloir les franchir trop vite.
Mais aussi une retenue étrange. Comme s’il testait les limites, sans vouloir les franchir trop vite.
Je le regarde.
Il me regarde.
— Ça te va ?
Je hoche la tête.
— Oui.
Il enlève son t-shirt, je découvre des abdos parfaitement dessinés et ce chemin de poils dense du nombril et qui se perd sous sa ceinture.
Je décide de faire tomber son pantalon, et là, son boxer est déformé par une érection. Son membre est tellement tendu qu'on devine chaque veine, chaque forme à travers le tissu.
Je laisse tomber cet ultime rempart entre son sexe et moi, il se dresse devant moi, lourd, épais, son gland humide.
J'ouvre la bouche et avale ce que je peux de ce morceau.
Iann lève la tête au ciel et gémit.
Pendant que je le suce, je le caresse, lui masse ses grosses boules.
Iann finit par se baisse, m'enlève mon t-shirt.
Me demande également de me mettre nu.
Je m'exécute.
Je me relève, fais tomber mon short et mon caleçon.
Iann hésite un instant, mais commence à me masturber, sa main bien que maladroite, est chaude, il fait quelques allers-retours sur ma bite, et la fait glisser jusqu'à mes fesses, comme pour me demander l'autorisation.
Je décide de faire tomber son pantalon, et là, son boxer est déformé par une érection. Son membre est tellement tendu qu'on devine chaque veine, chaque forme à travers le tissu.
Je laisse tomber cet ultime rempart entre son sexe et moi, il se dresse devant moi, lourd, épais, son gland humide.
J'ouvre la bouche et avale ce que je peux de ce morceau.
Iann lève la tête au ciel et gémit.
Pendant que je le suce, je le caresse, lui masse ses grosses boules.
Iann finit par se baisse, m'enlève mon t-shirt.
Me demande également de me mettre nu.
Je m'exécute.
Je me relève, fais tomber mon short et mon caleçon.
Iann hésite un instant, mais commence à me masturber, sa main bien que maladroite, est chaude, il fait quelques allers-retours sur ma bite, et la fait glisser jusqu'à mes fesses, comme pour me demander l'autorisation.
J'écarte alors légèrement mes fesses en signe d'accord.
Je lui dis que dans la table de chevet qui est aussi à vendre, avec un clin d'œil, il trouvera du lubrifiant.
Il se dirige alors, saisit le tube, étale le gel sur son gland et masse sa verge gonflée.
Je me mets alors à quatre pattes sur le lit, mais Iann ne voit pas ça comme ça, il me retourne d'une main, met mes jambes sur ses épaules et me pénètre en me regardant de ses yeux verts.
Je sens chaque centimètre de son membre rentrer en moi...
Il est chaud, c'est énorme, mais il a déjà tout rentré. Je suis tellement excité que je n'ai pas eu mal.
Il me pénètre, seulement voilà il a joui.
Iann redevient l'être timide, s'excuse.
Je le sens très mal à l'aise.
Je lui dis que ce n’est pas grave, je suis flatté de l'avoir excité à ce point là.
Il se retire, et vient de lui-même entre mes bras.
Je lui dis que dans la table de chevet qui est aussi à vendre, avec un clin d'œil, il trouvera du lubrifiant.
Il se dirige alors, saisit le tube, étale le gel sur son gland et masse sa verge gonflée.
Je me mets alors à quatre pattes sur le lit, mais Iann ne voit pas ça comme ça, il me retourne d'une main, met mes jambes sur ses épaules et me pénètre en me regardant de ses yeux verts.
Je sens chaque centimètre de son membre rentrer en moi...
Il est chaud, c'est énorme, mais il a déjà tout rentré. Je suis tellement excité que je n'ai pas eu mal.
Il me pénètre, seulement voilà il a joui.
Iann redevient l'être timide, s'excuse.
Je le sens très mal à l'aise.
Je lui dis que ce n’est pas grave, je suis flatté de l'avoir excité à ce point là.
Il se retire, et vient de lui-même entre mes bras.
Et ça suffit.
Le temps disparaît un peu.
Je ne sais pas combien de minutes passent.
Peut-être plus.
Peut-être moins.
—--
Plus tard, on est allongés.
Le souffle encore irrégulier.
La pièce silencieuse.
Puis un petit sourire apparaît sur ses lèvres.
— Je vais trouver un moyen pour l’étagère.
Dehors, Marseille vibre encore.
Le métro n’est plus là.
Mais la ville ne dort jamais vraiment.
Mais la ville ne dort jamais vraiment.
Et dans cet appartement encore en transition, entre ce que je garde et ce que je laisse...
je comprends que certaines rencontres ne se vendent pas.
je comprends que certaines rencontres ne se vendent pas.
Elles s’imposent.
Sans prévenir.
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