Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Regard Interdit — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Regard Interdit
Chapitre 1
Je me prénomme Guillaume, j'ai 37 ans, célibataire, grand, blond, carrure athlétique. Sportif, (ancien handballeur, j'ai joué plus jeune à un assez bon niveau). Aujourd'hui je m'entretiens à la salle et en courant régulièrement.
Sur le plan professionnel, je suis ingénieur de formation et je travaille pour un grand groupe aéronautique de la région bordelaise.
Côté loisirs, en dehors du sport, je suis passionné de photo et de musique.
Sentimentalement parlant, j'ai passé quelques temps avec une copine, mais s'étant connu très jeune au lycée, après quelques années de vie commune, nous nous sommes séparés.
Depuis, sans attache je profite intensément de la vie et sort avec des femmes lorsque
j'en ai envie.
j'en ai envie.
Passionné par la découverte d'autres pays et d'autres cultures, je mets à profit mes vacances pour voyager, ce qui me permet d'assouvir ma passion pour la photo.
Un soir devant mon ordinateur, je découvre par hasard en faisant défiler les pages sur un site de photographie, un compte qui présente des photos d'un modèle féminin asiatique. La plupart sont en noir et blanc, genre “photos de boudoir”, très esthétiques, toutes en sensualité. Tout est soigné, le cadrage, l'éclairage, les poses du modèle, la composition.
Intéressé par ce que je vois, je me rends sur la page de présentation de ce photographe et je découvre alors que c'est un photographe amateur passionné, vivant à Taïwan, ingénieur comme moi, vouant un véritable culte pour son épouse qui est sa muse. Il se prénomme Liang et son épouse Meilin, ils sont tous les deux dans le milieu de la trentaine et adorent voyager. Son épouse travaille comme commerciale chez l'importateur taïwanais d'une marque de voitures de luxe japonaise. A la fin de cette présentation, je remarque un lien vers leur compte Instagram.
Curieux, je clique sur ce lien et découvre une page avec de très nombreuses photos, la plupart prise au cours de voyages. J'y découvre un autre genre de photos, mais sur la majorité d'entre elles, c'est encore Meilin dans différents contextes. Devant des monuments, sur des plages paradisiaques, dans les chambres d'hôtels luxueux ou autour de magnifiques piscines à débordements. Visiblement ce couple semble assez aisé et en profite pleinement.
Mais ce qui me frappe alors, c'est que la femme est très souvent vêtue extrêmement sexy. Crop-tops moulants, mini-shorts ou jupe très courtes, leggings très moulants. Chaque fois son corps est mis en valeur, et lorsqu'elle est prise au bord de la piscine, Meilin apparaît sur la plupart des photos, vêtue de maillots de bains extrêmement minimalistes. Les poses sont sexy, de dos ou de trois-quarts, parfois de face. Jamais rien de vulgaire, mais sur beaucoup de photos on peut à loisir admirer une jolie paire de fesses bien rondes et paraissant bien fermes.
Mon œil de photographe n'est plus seulement attiré par le côté technique des photos que je commente à plusieurs reprises, mais cette fois par cette femme, son charme indéniable, ce sourire radieux qui éclaire son visage, ses yeux pétillants, son corps assumé offert sans détour aux regards.
Je me fends alors de quelques commentaires sur certaines photos, qui n'ont plus aucun rapport avec la technique, mais uniquement sur ce que je ressens en voyant le corps de cette femme ainsi exposé, tout en restant courtois et mesuré dans mes propos.
Quelques jours passent et je reçois des notifications sur mon compte Instagram. Il s'agit de réponses faites à la suite de mes commentaires sur les photos de Meilin.
Plusieurs sont de simples “like” mais l'un d'entre eux est une réponse formulée en anglais, qui se termine par un lien m'invitant à rejoindre un autre site photographique que je ne connais pas.
Tout d'abord méfiant, je me décide tout de même à cliquer sur ce lien.
Dès les premières images, je comprends que je viens de franchir un cap.
Toujours la même femme, mais cette fois, les poses sont plus affirmées, les vêtements plus rares. Certaines photos la montrent simplement topless, la poitrine libre, captée par une lumière douce, jamais crue. Sur d'autres, elle est entièrement nue ou partiellement recouverte d'un drap. Le cadrage reste précis, évitant toute frontalité inutile. Ce n'est pas de la provocation, c'est de l'esthétisme pur.
Ce qui me trouble n'est pas la nudité en elle-même, mais ce qu'elle révèle :
une autre forme d'intimité, une confiance absolue, un abandon consenti, un jeu assumé entre celui qui regarde et celle qui se laisse voir.
Je referme la galerie, sans vraiment quitter l'image, mais je sais que désormais, je ne regarderai plus les photos de cette femme avec le même œil… L'excitation qui règne dans mon boxer en est une preuve évidente.
En quelques jours, les échanges avec Liang se sont intensifiés. D'abord quelques messages espacés, puis des discussions plus longues, souvent tard dans la nuit pour moi compte tenu du décalage horaire.
On parle de photo, de lumière, de composition, de matériel bien sûr, mais également de ce que les photos de Meilin montrent et suggèrent.
Un soir, j'ose une phrase plus personnelle :
— Tu photographies ta femme comme si tu voulais la montrer, la... partager avec nous !!!
La réponse ne tarde pas.
— Parce que c'est exactement cela, écrit Liang. Je l'aime et j'aime la montrer.
Je relis la phrase plusieurs fois, surpris par sa franchise.
— Et elle ? Elle semble tellement à l'aise devant l'objectif.
— Elle aussi, aime être regardée, admirée, répond Liang sans détour. Par moi, mais aussi par les autres.
Et il ajouta presque aussitôt :
— À condition que ce regard soit respectueux. Nous ne cherchons pas la provocation, nous aimons le désir maîtrisé, l'admiration.
— Je crois que je vois ce que tu veux dire, il y a une différence entre prendre et recevoir un regard.
Liang répondit par un simple :
— For sure.
À partir de ce moment, la conversation change de nature, je sens que quelque chose est en train de se nouer entre nous.
On ne parle plus seulement de technique, mais de confiance, de couple, de liberté partagée. Liang se confie sans détour, évoquant le plaisir qu'ils ressentent, Meilin et lui, à savoir qu'elle est désirée, admirée, sans jamais être possédée.
— Parfois, j'aimerais voir Meilin à travers un autre regard que le mien.
Je reste longtemps devant l'écran avant de répondre, relisant cette dernière phrase pour en comprendre le sens exact.
— Si je venais un jour à Taïwan, aurais-je l'honneur de pouvoir photographier Meilin ?
La réponse arrive presque immédiatement.
— J'apprecierais beaucoup que tu viennes et que tu photographies ma femme.
…….
Ce vol me paraît interminable. Entre deux films, je n'arrive pas vraiment à dormir. J' essaye d'imaginer ce séjour. C'est bien la première fois de ma vie que je m'apprête à rencontrer un couple à l'autre bout du monde pour photographier la femme à la demande de son mari !!!
Les images de Meilin se bousculent dans ma tête. Je revois ce petit bout de femme, son joli visage, son sourire radieux, parfois ingénu mais toujours charmeur, ses yeux pétillants de malice, et ce corps !!! Impossible de penser à autre chose.
Ce corps si féminin, si fragile en apparence mais qui semble sculpté par des heures en salle de gym. Une jolie poitrine, parfaitement proportionnée au gabarit de Meilin, un cou et des épaules sensuelles, un dos que d'emblée on a envie de masser. Et que dire de ce joli petit ventre plat, de ses cuisses musclées sans excès, de ses jambes fines, si parfaitement galbées.
Je sens une excitation sourde monter en moi, mêlée d'un trouble inattendu. Meilin n'est encore qu'une image sur mon écran, et pourtant son souvenir a déjà un effet bien réel sur moi. Et puis il y a lui, Liang, son mari. Sa confiance, implicite mais totale, ajoute à mon désir une dimension nouvelle, plus profonde, presque dérangeante.
L'avion se pose enfin sur le tarmac de l'aéroport Taoyuan. Une fois passées les formalités douanières, je me retrouve dans le hall des arrivées. Je cherche du regard mes hôtes, mais c'est lui qui me trouve en premier.
— Guillaume…
C'est Liang qui m'a interpellé. Il est tel que je l'ai vu sur les quelques photos où il apparaît dans ses albums. Silhouette élancée, allure discrète, cheveux bruns coupés courts, petites lunettes fines. Il s'approche de moi en souriant, visiblement content de me rencontrer.
— Bienvenue à Taïwan, dit-il dans un anglais fluide, légèrement teinté d'accent.
Sa poignée de main est franche et chaleureuse.
— Et je te présente Meilin.
Légèrement en retrait, Meilin apparaît affichant un magnifique sourire illuminant son visage, discrètement maquillée, vêtue d'un pull blanc crème léger découvrant totalement ses épaules, et d'une jupe volantée marron très courte, qui me permet d'apprécier la beauté de ses jambes.
Je tente alors un “Nĭ hăo” mais qui a surtout pour effet de faire éclater de rire mes deux nouveaux amis. Moi même en le prononçant, j'ai davantage eu l'impression d'émettre un miaulement !!!
— Enchantée de te rencontrer Guillaume, dit-elle doucement.
— Tout le plaisir est pour moi.
Je parviens à lui répondre en m'efforçant de soutenir son regard pétillant de malice, car mes yeux sont plus attirés par la beauté de son corps, tandis que Liang nous observe silencieusement.
Nous avançons vers la sortie. Meilin se tient entre Liang et moi. Nos épaules se frôlent parfois en marchant, provoquant chez moi une décharge électrique.
— Le voyage n'a pas été trop fatigant ? me demande-t-elle.
— Long… mais ça en valait la peine, dis-je en la regardant droit dans les yeux.
Elle sourit, comprenant parfaitement ce que je veux dire.
La voiture s'engage sur l'autoroute, Taipei se dessine au loin. Liang reste concentré sur la conduite au milieu d'une circulation dense.
L'habitacle est calme. Seul le ronronnement du moteur et la musique douce diffusée à faible volume troublent cette atmosphère feutrée.
Installé sur la banquette arrière, je m'avance et me penche entre les deux sièges avant. Je peux ainsi parler avec mes hôtes, observer le paysage, mais surtout laisser mon regard s'attarder, discrètement, sur Meilin. Il se perd entre la courbe de son décolleté et la douceur de ses cuisses à peine recouvertes par la jupe. Son parfum, subtil et terriblement sensuel, enveloppe l'habitacle.
Meilin assise sur le siège passager avant, se retourne légèrement vers moi pour me parler.
— Tu verras, Taïwan est très différent de l'Europe, mais je crois que tu t'y sentiras bien, me dit-elle en me regardant droit dans les yeux.
- J'en suis déjà convaincu.
Nos regards s'attardent quelques secondes, un charmant sourire se dessine sur son visage qui, sans être provoquant, n'a rien d'innocent non plus.
Arrivés chez eux, Meilin, parfaite maîtresse de maison, me conduit dans ma chambre. En ouvrant la porte, je reste un instant immobile. Il ne s'agit pas d'une chambre, c'est une véritable suite : l'espace est baigné de lumière, un lit king size aux draps impeccables, une baie vitrée donnant sur la ville de Taipei qui s'étend en contrebas, entre immeubles et collines verdoyantes.
Meilin s'avance pour m'indiquer la terrasse, frôle mon bras sans y prendre garde. Pendant une seconde, le silence s'installe. Elle se retourne vers moi, nos regards se croisent, nos yeux ne se quittent pas. L'air semble soudain plus dense, comme si la pièce venait de se refermer sur nous.
Meilin me montre ensuite la salle de bain attenante. Marbre clair, miroirs immenses, lumière douce qui se reflète sur les surfaces impeccables. Elle fait couler l'eau un instant pour m'expliquer le fonctionnement de la douche. Je me tiens derrière elle, trop près sans l'avoir voulu. Son reflet apparaît dans le miroir, puis le mien, nos regards se croisent à nouveau, cette fois sans échappatoire. Elle coupe l'eau, le silence retombe, lourd, presque palpable.
Meilin ajuste machinalement une mèche de cheveux derrière son oreille d'un geste lent, presque appliqué. Sa main s'attarde près de son cou, glisse sur sa poitrine puis s'arrête sur sa jupe qu'elle fait mine de défroisser.
Elle s'appuie ensuite contre le plan vasque, réduisant encore la distance entre nous. Nous sommes si proches que je sens la chaleur de son corps, son parfum plus présent. Aucun de nous ne bouge. Le miroir nous renvoie cette image troublante : deux silhouettes immobiles, trop proches pour n'être que de simples reflets. Je m'approche de Meilin, pose une main sur sa taille, effleure du bout des doigts de mon autre main son visage. Nos bouches se rapprochent et nous échangeons un premier baiser timide. Puis nos lèvres s'attirent de nouveau et notre baiser se fait plus profond, alors que je la serre un peu plus contre moi, passant une main dans ses cheveux.
La voix de Liang résonne soudain depuis le couloir. Il nous appelle, simplement, presque gaiement.
Meilin se redresse aussitôt, fait un pas en arrière. Nos corps se détachent. L'instant se brise net. Elle répond à son mari d'une voix parfaitement neutre, comme si rien ne s'était passé.
Avant de me quitter, Meilin m'invite à me reposer un moment, le voyage a été long. Elle me précise qu'elle viendra me chercher pour le repas, puis se retire en refermant doucement la porte derrière elle, me laissant seul dans la suite, encore chargé de sa présence.
La salle à manger est élégante, dominée par une grande table au plateau de verre. Meilin s'installe en face de moi, Liang prend place en bout de table.
Le dîner s'installe dans une conversation naturelle presque anodine. On parle de Taïwan, de voyages, de photographie bien sûr. Liang a lancé la conversation. Meilin m'écoute parler de mon travail, de mes voyages, de mon rapport à l'image.
Par moments, nos regards se croisent, un peu trop longtemps peut-être. Mais mon esprit est pourtant attiré ailleurs. Sous le plateau de verre, les jambes de Meilin agissent comme des aimants sur moi.
Elle les croise et les décroise lentement. Le geste semble naturel, presque innocent, mais mon regard reste captif de ses jambes et mon trouble s'accentue.
Je relève les yeux un instant : Liang observe la scène en silence, attentif, sans jamais intervenir. Un léger sourire passe sur son visage avant qu'il ne reporte son attention sur son assiette.
Lorsque plus tard je me retire dans ma chambre, j'ai beaucoup de mal à trouver le sommeil. Avant de la rencontrer, j'étais déjà conquis par son charme se dégageant sur les photos. Mais maintenant, je suis subjugué par sa beauté, par cette sensualité qu'elle distille naturellement. L'épisode dans la salle de bain me laisse perplexe…
Que se serait-il passé entre nous, si Liang ne nous avait pas appelé à ce moment-là ?
Je finis par m'endormir, non sans m'être masturbé vigoureusement pour me soulager, mais mon sommeil cette nuit restera agité.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Le 2ème chapitre doit être publié le 1er mai