Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Chasseuse de trésor — Chapitre 2 · Repos
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Chasseuse de trésor
Chapitre 2 · Repos
Le lendemain matin, le commissariat de Paris était déjà en ébullition. Les nouvelles de la libération inattendue d'Agathe Landais et de son colosse de garde du corps circulaient dans les couloirs comme une traînée de poudre. Lefèvre, le visage fermé, arpentait le bureau du capitaine comme un lion en cage.
— C'est une folie, Moreau ! Une folie pure et simple ! s'écria-t-il dès que son supérieur entra dans la pièce. Tu as laissé partir deux criminels notoires en échange d'une promesse vague et d'une nuit…
Moreau leva la main, coupant court à sa tirade.
— J'ai obtenu ce que je voulais, Lefèvre. Un nom. Et pas n'importe lequel.
— Un nom ? ricana le lieutenant. Elle t'a probablement baladé avec le premier venu à son esprit. Ces gens sont des menteurs professionnels !
— Karim Lazaar, dit simplement Moreau, observant avec une satisfaction secrète le changement d'expression de son subordonné. Député de la neuvième circonscription de Paris, membre de la commission des affaires étrangères.
— Un nom ? ricana le lieutenant. Elle t'a probablement baladé avec le premier venu à son esprit. Ces gens sont des menteurs professionnels !
— Karim Lazaar, dit simplement Moreau, observant avec une satisfaction secrète le changement d'expression de son subordonné. Député de la neuvième circonscription de Paris, membre de la commission des affaires étrangères.
Lefèvre s'assit lourdement, abasourdi.
— Lazaar ? Mais… c'est impossible. Il est réputé pour son intégrité, son engagement contre la corruption…
— Les meilleures couvertures sont souvent celles qui semblent les plus authentiques, commenta Moreau en s'asseyant à son bureau. Agathe m'a assuré que c'était lui le cerveau derrière son réseau. Il utilise son immunité parlementaire pour faire passer des marchandises, et des gens comme elle pour faire le sale boulot.
— Et tu crois sur parole une criminelle avec qui tu viens de… de… Lefèvre ne put finir sa phrase, le visage rouge de colère et d'humiliation.
— De coucher ? compléta Moreau avec un calme déconcertant. Oui, Lefèvre, c'est exactement ce que j'ai fait. Et c'est précisément pour ça qu'elle m'a donné la vérité. Dans ces moments-là, les masques tombent.
— Les meilleures couvertures sont souvent celles qui semblent les plus authentiques, commenta Moreau en s'asseyant à son bureau. Agathe m'a assuré que c'était lui le cerveau derrière son réseau. Il utilise son immunité parlementaire pour faire passer des marchandises, et des gens comme elle pour faire le sale boulot.
— Et tu crois sur parole une criminelle avec qui tu viens de… de… Lefèvre ne put finir sa phrase, le visage rouge de colère et d'humiliation.
— De coucher ? compléta Moreau avec un calme déconcertant. Oui, Lefèvre, c'est exactement ce que j'ai fait. Et c'est précisément pour ça qu'elle m'a donné la vérité. Dans ces moments-là, les masques tombent.
Le lieutenant secoua la tête, dégoûté.
— Tu as tout sali, Moreau. Tout ce pour quoi nous travaillons. La loi, la justice…
— La loi est un outil, Lefèvre, pas une religion, répéta Moreau, se souvenant des paroles qu'il avait prononcées la veille. Et parfois, pour obtenir un plus grand bien, il faut savoir être flexible.
— Flexible ? s'écria Lefèvre en se levant brusquement. Tu appelles ça être flexible ? Tu t'es mis au lit avec une criminelle ! Tu lui as donné ton adresse ! Tu as mis ta vie, ta carrière, et peut-être même la mienne en danger pour… pour quoi ? Pour un nom ?
— Pour démanteler un réseau qui trafique des trésors nationaux depuis des années, rétorqua Moreau, sa voix s'enhardissant. Pour arrêter un homme qui se sert de sa position politique pour s'enrichir illégalement. C'est ça, le plus grand bien, Lefèvre. Pas l'arrestation de deux petites mains, même si elles sont dangereuses.
— C'est n'importe quoi ! insista Lefèvre. On ne peut pas te laisser faire ça. C'est contre toutes les procédures. Je vais en parler au commissaire.
— Fais-le, dit Moreau, le regardant droit dans les yeux. Mais avant, demande-toi si tu es prêt à assumer les conséquences. Parce que si Lazaar est vraiment ce qu'elle dit qu'il est, il a des contacts partout. Y compris dans la police. Et il ne se laissera pas faire.
— La loi est un outil, Lefèvre, pas une religion, répéta Moreau, se souvenant des paroles qu'il avait prononcées la veille. Et parfois, pour obtenir un plus grand bien, il faut savoir être flexible.
— Flexible ? s'écria Lefèvre en se levant brusquement. Tu appelles ça être flexible ? Tu t'es mis au lit avec une criminelle ! Tu lui as donné ton adresse ! Tu as mis ta vie, ta carrière, et peut-être même la mienne en danger pour… pour quoi ? Pour un nom ?
— Pour démanteler un réseau qui trafique des trésors nationaux depuis des années, rétorqua Moreau, sa voix s'enhardissant. Pour arrêter un homme qui se sert de sa position politique pour s'enrichir illégalement. C'est ça, le plus grand bien, Lefèvre. Pas l'arrestation de deux petites mains, même si elles sont dangereuses.
— C'est n'importe quoi ! insista Lefèvre. On ne peut pas te laisser faire ça. C'est contre toutes les procédures. Je vais en parler au commissaire.
— Fais-le, dit Moreau, le regardant droit dans les yeux. Mais avant, demande-toi si tu es prêt à assumer les conséquences. Parce que si Lazaar est vraiment ce qu'elle dit qu'il est, il a des contacts partout. Y compris dans la police. Et il ne se laissera pas faire.
Un silence lourd s'installa entre les deux hommes, seulement troublé par le bourdonnement des ordinateurs. Lefèvre regarda son supérieur, le cœur partagé entre le devoir et une loyauté vacillante.
— Je veux bien, dit Lefèvre finalement, mais si ça tourne mal, c'est ta responsabilité.
— Entendu, dit Moreau, soulagé. Maintenant, laisse-moi travailler.
— Entendu, dit Moreau, soulagé. Maintenant, laisse-moi travailler.
Pendant ce temps, Agathe se dirigeait vers le commissariat, le cœur battant. Elle avait passé une nuit mouvementée, partagée entre le plaisir et la peur. Moreau l'avait crue, il l'avait acceptée. Mais pour combien de temps ? Et que ferait Lazaar quand il apprendrait qu'elle avait parlé ?
Elle trouva Viktor dans le hall d'entrée, l'air renfrogné, les bras croisés. Le colosse avait enfilé un t-shirt noir qui moulait ses muscles impressionnants, et ses yeux balayaient la foule avec une méfiance palpable.
Elle trouva Viktor dans le hall d'entrée, l'air renfrogné, les bras croisés. Le colosse avait enfilé un t-shirt noir qui moulait ses muscles impressionnants, et ses yeux balayaient la foule avec une méfiance palpable.
— C'est toi ? demanda-t-il dès qu'il la vit. C'est toi qui m'as sorti de là ?
Agathe hocha la tête, un sourire fatigué aux lèvres.
— Oui, Viktor. C'est moi.
— Comment tu as fait ? insista-t-il, sa voix grave comme un orage. Ils m'ont dit que j'étais bon pour un long séjour.
— Comment tu as fait ? insista-t-il, sa voix grave comme un orage. Ils m'ont dit que j'étais bon pour un long séjour.
Agathe évita son regard, se tournant vers la sortie.
— J'ai… négocié.
— Négocié ? ricana Viktor. Avec qui ? Avec ces flics ? T'as fait quoi, Agathe ? T'as couché avec l'un d'eux ?
— Négocié ? ricana Viktor. Avec qui ? Avec ces flics ? T'as fait quoi, Agathe ? T'as couché avec l'un d'eux ?
Le visage d'Agathe durcit.
— Ce n'est pas de tes affaires, Viktor. Ce qui compte, c'est qu'on soit sortis. Maintenant, on va bouger.
— Bouger où ? demanda-t-il, la suivant dans la rue. Et qu'est-ce qu'on fait de la marchandise ?
— On la laisse, dit Agathe, hélant un taxi. L'affaire est terminée. On passe à autre chose.
— Bouger où ? demanda-t-il, la suivant dans la rue. Et qu'est-ce qu'on fait de la marchandise ?
— On la laisse, dit Agathe, hélant un taxi. L'affaire est terminée. On passe à autre chose.
Viktor la regarda, incrédule.
— On laisse tomber ? Comme ça ? Après tout ce qu'on a fait pour…
— Ce n'est pas une discussion, Viktor, coupa Agathe, sa voix laissant transparaître une autorité que le colosse connaissait bien. On fait ce que je dis. Point final.
— Ce n'est pas une discussion, Viktor, coupa Agathe, sa voix laissant transparaître une autorité que le colosse connaissait bien. On fait ce que je dis. Point final.
Le taxi s'éloigna dans le trafic parisien, laissant derrière lui le commissariat et ses secrets. Agathe savait que Viktor avait raison. Abandonner la statuette était une perte considérable. Mais sans qu'elle s'y attende, une petite éclaircie vint égayer sa journée.
Son téléphone vibra alors qu'elle traversait le pont d'Iéna, le bruit lointain des sirènes de Paris résonnant dans le silence de l'habitacle. Elle regarda l'écran. Numéro inconnu, mais elle reconnut la sonnerie instantanément. Elle décrocha avant même que la voiture ne franchisse la limite du 16ᵉ arrondissement.
Son téléphone vibra alors qu'elle traversait le pont d'Iéna, le bruit lointain des sirènes de Paris résonnant dans le silence de l'habitacle. Elle regarda l'écran. Numéro inconnu, mais elle reconnut la sonnerie instantanément. Elle décrocha avant même que la voiture ne franchisse la limite du 16ᵉ arrondissement.
— Bonjour ?
— Mademoiselle Landais ? Je vous appelle au sujet de cette proposition que m'a faite votre amie, Sophie. Je suis Henri Halloway, professeur d'histoire à l'University College de Londres. Bien que je sois archéologue amateur, je dirige régulièrement des fouilles pour le compte de villes, d'associations ou d'organismes européens. J'ai une piste passionnante qui pourrait vous intéresser.
— Mademoiselle Landais ? Je vous appelle au sujet de cette proposition que m'a faite votre amie, Sophie. Je suis Henri Halloway, professeur d'histoire à l'University College de Londres. Bien que je sois archéologue amateur, je dirige régulièrement des fouilles pour le compte de villes, d'associations ou d'organismes européens. J'ai une piste passionnante qui pourrait vous intéresser.
Agathe sourit amèrement, son doigt caressant la vitre froide du taxi.
— Un professeur à Londres qui veut que je gère des fouilles au Guatemala ? Vous avez de la chance, M. Halloway. J'en ai assez de la France pour le moment.
— Je sais que vous êtes occupée, je ne veux pas perdre de temps. Il s'agit d'un site potentiel au Guatemala, dans une région reculée où la culture aztèque a laissé des traces inexplorées. Selon mes recherches, il pourrait s'agir d'une ancienne colonie templière cachée. Une réserve de trésor qui pourrait éclairer un pan entier de l'histoire méconnue de l'Ordre du Temple. Et, par la même occasion, peut-être de l'or.
— Je sais que vous êtes occupée, je ne veux pas perdre de temps. Il s'agit d'un site potentiel au Guatemala, dans une région reculée où la culture aztèque a laissé des traces inexplorées. Selon mes recherches, il pourrait s'agir d'une ancienne colonie templière cachée. Une réserve de trésor qui pourrait éclairer un pan entier de l'histoire méconnue de l'Ordre du Temple. Et, par la même occasion, peut-être de l'or.
Agathe fronça les sourcils, son scepticisme professionnel s'activant.
— Des Templiers au Guatemala, murmura-t-elle. Vous parlez d'un mystère qui a fait couler beaucoup d'encre. C'est historiquement… hasardeux.
— Je ne suis pas un érudit académique, mademoiselle, répondit-il avec un enthousiasme mal placé. Je suis un explorateur. J'ai une carte, des fonds, et une équipe prête à partir. Mais je n'ai pas l'œil d'un professionnel de votre envergure pour superviser le chantier. Je voulais vous proposer ce poste de chef de mission.
— Et vous me paieriez pour ça ? demanda-t-elle, sceptique.
— Absolument. Je suis prêt à verser un tarif fixe. Mais je dois être clair : nous aurons besoin de votre expertise pour valider les trouvailles, mais la direction du chantier restera la mienne.
— Combien de monde ? demanda Agathe, essayant de garder la discussion professionnelle.
— Six personnes au total, vous exclu. Une équipe de terrain expérimentée, un assistant, et moi-même. Le chantier doit durer deux semaines. Et c'est là que ça devient délicat, Mademoiselle Landais. Cela doit rester le plus secret possible. Pas de presse, pas de communiqués officiels jusqu'à la fin.
— Je ne suis pas un érudit académique, mademoiselle, répondit-il avec un enthousiasme mal placé. Je suis un explorateur. J'ai une carte, des fonds, et une équipe prête à partir. Mais je n'ai pas l'œil d'un professionnel de votre envergure pour superviser le chantier. Je voulais vous proposer ce poste de chef de mission.
— Et vous me paieriez pour ça ? demanda-t-elle, sceptique.
— Absolument. Je suis prêt à verser un tarif fixe. Mais je dois être clair : nous aurons besoin de votre expertise pour valider les trouvailles, mais la direction du chantier restera la mienne.
— Combien de monde ? demanda Agathe, essayant de garder la discussion professionnelle.
— Six personnes au total, vous exclu. Une équipe de terrain expérimentée, un assistant, et moi-même. Le chantier doit durer deux semaines. Et c'est là que ça devient délicat, Mademoiselle Landais. Cela doit rester le plus secret possible. Pas de presse, pas de communiqués officiels jusqu'à la fin.
Agathe réfléchit rapidement. Deux semaines, six personnes, un tarif fixe. C'était risqué, mais elle avait besoin de distractions, et peut-être de cet or qu'il prétendait trouver.
— Je suis intéressée, dit-elle finalement. Mais à partir de mes connaissances historiques, j'en doute fort. Je veux des détails précis : le lieu exact, la superficie, l'équipement fourni.
— Tout sera fourni. L'équipe est déjà sur place. Le lieu est désigné sur ma carte. Je peux vous envoyer les coordonnées par e-mail dès ce soir. Et pour le tarif ?
— Fixe, dit-elle fermement. Payable à 80 % quel que soit le résultat des fouilles. Sans avance, bien sûr. Et si vous ne trouvez rien, vous ne me payez rien.
— Tout sera fourni. L'équipe est déjà sur place. Le lieu est désigné sur ma carte. Je peux vous envoyer les coordonnées par e-mail dès ce soir. Et pour le tarif ?
— Fixe, dit-elle fermement. Payable à 80 % quel que soit le résultat des fouilles. Sans avance, bien sûr. Et si vous ne trouvez rien, vous ne me payez rien.
Halloway hésita une seconde, pesant le pour et le contre, mais la peur de perdre ce trésor potentiel l'emporta.
— Entendu, 80 %, payable à la fin. À ce soir.
Elle raccrocha, l'esprit déjà tourné vers le Guatemala. Le téléphone sonna de nouveau, quelques minutes plus tard. C'était Viktor.
— On va où ? demanda-t-il, sa voix toujours aussi brumeuse.
— On va chez moi, répondit-elle. On se repose.
— On va chez moi, répondit-elle. On se repose.
***
Le soir tombait sur Paris, peignant le ciel de nuances violettes et rouges. Agathe attendait dans son salon, en robe d'été légère, le téléphone à la main. La sonnette retentit. Elle l'ouvrit sans attendre. Le capitaine Moreau était là, son uniforme légèrement défait, son regard tourmenté.
Le soir tombait sur Paris, peignant le ciel de nuances violettes et rouges. Agathe attendait dans son salon, en robe d'été légère, le téléphone à la main. La sonnette retentit. Elle l'ouvrit sans attendre. Le capitaine Moreau était là, son uniforme légèrement défait, son regard tourmenté.
— Je sais que je n'ai pas le droit de venir ici, commença-t-il, balayant le salon du regard. Mais j'ai besoin de voir tes yeux. Lefèvre a mené une réunion ce midi. La direction est furieuse.
Agathe le laissa entrer et referma la porte.
— Tu as fait des vagues, Moreau ? demanda-t-elle en le faisant entrer dans le salon. C'était prévisible.
— Elle était en colère. Il m'a reproché mon jugement, ma naïveté. Ils parlent de me remplacer, d'envoyer une commission d'enquête pour voir si Lazaar est vraiment impliqué. C'est tout ce que j'ai construit, Agathe. Et c'est en partie grâce à toi.
— Elle était en colère. Il m'a reproché mon jugement, ma naïveté. Ils parlent de me remplacer, d'envoyer une commission d'enquête pour voir si Lazaar est vraiment impliqué. C'est tout ce que j'ai construit, Agathe. Et c'est en partie grâce à toi.
Elle s'approcha de lui, ses pas mesurés, calmes.
— Tu es un homme de confiance, Moreau. Ils t'ont choisi parce que tu es incapable de voir les choses en noir et blanc. C'est un défaut, c'est vrai, mais c'est aussi ce qui te rend utile. Si tu avais été rigide comme Lefèvre, nous ne serions pas là. Et Lazaar serait probablement encore en liberté.
Le capitaine soupira, lâchant ses vêtements sur le canapé. Il avait l'air épuisé, comme si le poids du monde reposait sur ses épaules.
— Lazaar… Il est partout, murmura-t-il en regardant Agathe. J'ai peur pour toi. Et pour moi.
— N'aie pas peur, dit-elle, de sa voix douce mais autoritaire. J'ai une autre piste. Une piste qui me fait bouger. Mais pour l'instant, je dois me reposer.
— N'aie pas peur, dit-elle, de sa voix douce mais autoritaire. J'ai une autre piste. Une piste qui me fait bouger. Mais pour l'instant, je dois me reposer.
Elle le regarda droit dans les yeux, un sourire en coin.
— Viens avec moi.
Elle le conduisit dans sa chambre, un espace spacieux et sombre, éclairé seulement par la lueur des lampes. Elle ferma la porte et se tourna vers lui.
— Asseyez-vous, ordonna-t-elle.
Moreau obéit, le cœur battant la chamade. Il ne l'avait jamais vue aussi… dominatrice. Elle s'approcha de lui, s'accroupissant devant lui sur le tapis. Ses mains, froides, se posèrent sur ses genoux, les faisant glisser doucement vers ses cuisses.
— Tu as peur, Moreau ? demanda-t-elle, ses doigts massant ses muscles tendus.
— Oui, dit-il, sa voix rauque.
— De quoi ? De perdre ton travail ? Ou de quelque chose d'autre ?
— Oui, dit-il, sa voix rauque.
— De quoi ? De perdre ton travail ? Ou de quelque chose d'autre ?
Elle se pencha et ses lèvres rencontrèrent les siennes, mais ce n'était pas un baiser tendre. C'était une attaque, une demande de possession. Elle enfonça sa langue dans sa bouche, la forçant à ouvrir les dents, à la suivre. Sa main droite remonta, saisissant fermement sa cravate, tirant sa tête vers l'arrière pour accentuer l'intensité. Il grogna, ses mains se faisant avides sur son corps, essayant de la prendre, mais elle recula, ses yeux noirs brillants de défi.
— C'est toi qui dois me faire plaisir ce soir, capitaine, murmura-t-elle en se levant et en recommençant à le dévorer du regard. Tu as pris des risques pour moi. Maintenant, tu vas payer.
Elle le poussa doucement vers le lit. Il s'y laissa tomber, le souffle court. Agathe montait sur lui, le regardant avec une intensité qui le glaça de plaisir et d'effroi. Elle commença à se déshabiller lentement, pièce par pièce, ses mouvements fluides et sensuels. Ses mains caressaient sa poitrine, son ventre, ses hanches, le laissant dans un état d'excitation palpable. Elle s'arrêta, sa main libre glissant dans la courbe de son dos, le tirant vers elle.
— Tu es à moi, Moreau, dit-elle, sa voix devenant une promesse de destruction. Aucune réserve.
Elle se pencha et prit son sexe dans sa bouche, ne se donnant pas la peine d'être délicate. Elle le prit en entier, sa langue travaillant avec une intensité dévorante, ses lèvres suçant et mordillant avec une violence feinte. Moreau ferma les yeux, sa tête retournant en arrière, un cri étouffé échappant de sa gorge. Il la saisit par les cheveux, mais elle s'écarta, sa main le massant doucement, le gardant en alerte.
— Regarde-moi, ordonna-t-elle.
Il obéit, les yeux écarquillés, le souffle court.
Elle se redressa et se pencha au-dessus de lui, son corps nu se reflétant dans la lumière tamisée. Elle commença à le pénétrer, lentement, d'abord avec une seule main, puis en s'allongeant, prenant son rythme. Elle le regardait, ses yeux fixés sur les siens, un sourire triomphant aux lèvres. Elle contrôlait chaque mouvement, chaque profondeur, chaque vitesse. Elle était la maîtresse de la scène, et lui, le jouet docile.
Elle se redressa et se pencha au-dessus de lui, son corps nu se reflétant dans la lumière tamisée. Elle commença à le pénétrer, lentement, d'abord avec une seule main, puis en s'allongeant, prenant son rythme. Elle le regardait, ses yeux fixés sur les siens, un sourire triomphant aux lèvres. Elle contrôlait chaque mouvement, chaque profondeur, chaque vitesse. Elle était la maîtresse de la scène, et lui, le jouet docile.
— Tu aimes ça ? demanda-t-elle, ses hanches se balançant avec une cadence maîtrisée.
— Oui… oh, Agathe…, souffla-t-il.
— Tu es mon capitaine, mais ici, tu es mon homme. Et je décide quand tu vas jouir.
— Oui… oh, Agathe…, souffla-t-il.
— Tu es mon capitaine, mais ici, tu es mon homme. Et je décide quand tu vas jouir.
Elle continua, ses mouvements de plus en plus rapides et intenses, ses ongles plantés dans son épaule, le marquant de ses empreintes. Il se débattit, ses muscles se tendant, ses yeux fixés sur elle. Il sentait l'orgasme approcher, une vague inévitable.
— Demande-le-moi, dit-elle, haletante.
— S'il te plaît… Agathe… laisse-moi...
— S'il te plaît… Agathe… laisse-moi...
Elle se pencha et le prit dans sa bouche une dernière fois, son souffle chaud sur sa peau sensible. Le choc fut trop fort. Il éclata en criant son nom, son corps se tordant sous elle, ses muscles se contractant spasmodiquement. Elle le laissa jouir, le laissant fondre, ses yeux toujours fixés sur lui, un regard de triomphe et de satisfaction.
Elle se redressa, soufflant un peu, et se glissa près de lui, le prenant dans ses bras. Il était épuisé, son corps tremblant encore un peu.
Elle se redressa, soufflant un peu, et se glissa près de lui, le prenant dans ses bras. Il était épuisé, son corps tremblant encore un peu.
— C'était… c'était incroyable, murmura-t-il, sa voix calme.
— Tu es un bon capitaine, Moreau. Et je suis sûr que tu sauras trouver un moyen de te débrouiller avec Lazaar. Mais pour l'instant, tu es à moi.
— Tu es un bon capitaine, Moreau. Et je suis sûr que tu sauras trouver un moyen de te débrouiller avec Lazaar. Mais pour l'instant, tu es à moi.
Elle l'embrassa sur le front, et ils restèrent ainsi, dans le silence de la chambre, jusqu'à ce que le sommeil les envahisse tous les deux.
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