Réel
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La soirée de Maëlys — Chapitre 12
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La soirée de Maëlys
Chapitre 12
La soirée de Maëlys – Chapitre 12 : Le retour
(Narré par Maëlys)
La voiture avançait dans la nuit.
J’étais allongée sur la banquette arrière, la tête sur les genoux de Rox. Une couverture sur moi. Ju conduisait en silence. Personne ne parlait. Il n’y avait que le bruit du moteur et, de temps en temps, la main de Rox qui caressait mes cheveux encore humides.
J’étais allongée sur la banquette arrière, la tête sur les genoux de Rox. Une couverture sur moi. Ju conduisait en silence. Personne ne parlait. Il n’y avait que le bruit du moteur et, de temps en temps, la main de Rox qui caressait mes cheveux encore humides.
Je n’avais pas de regrets.
Mais il y avait ce vide étrange. Cette tristesse sourde qui cohabitait avec la plénitude. Comme si mon corps avait reçu exactement ce qu’il avait demandé… et qu’il en portait maintenant le poids.
Quand on est arrivés, Ju m’a portée jusqu’à la chambre.
Il m’a allongée sur le lit, a regardé Rox, et a dit simplement :
« Je m’occupe de tout le reste. Toi, reste avec elle. »
La porte s’est refermée.
Quand on est arrivés, Ju m’a portée jusqu’à la chambre.
Il m’a allongée sur le lit, a regardé Rox, et a dit simplement :
« Je m’occupe de tout le reste. Toi, reste avec elle. »
La porte s’est refermée.
Rox n’a presque plus quitté la chambre pendant tout le week-end.
Puis pendant les semaines qui ont suivi.
Elle dormait collée à moi. Elle me faisait manger. Elle m’aidait à me doucher quand mes jambes tremblaient encore. Elle mettait de la crème sur les marques. Elle ne posait presque pas de questions. Elle était juste là. Obstinément là.
Les premiers soirs, je pleurais. Parfois sans raison précise. Parfois en essayant d’expliquer.
Elle dormait collée à moi. Elle me faisait manger. Elle m’aidait à me doucher quand mes jambes tremblaient encore. Elle mettait de la crème sur les marques. Elle ne posait presque pas de questions. Elle était juste là. Obstinément là.
Les premiers soirs, je pleurais. Parfois sans raison précise. Parfois en essayant d’expliquer.
« À un moment… pendant la soirée… je suis partie. Mon esprit n’était plus là. Je n’étais plus qu’un corps qui encaissait. Et quand je suis revenue, quand j’ai vu mon corps dans le miroir… ça m’a fait un truc. »
Rox me tenait plus fort.
« Je t’ai vue. Je t’ai vue partir. Et je t’ai vue revenir. »
Les larmes revenaient. Ma voix se brisait.
« Je l’ai voulu. De toutes mes forces. C’était mon fantasme le plus profond. Et je ne regrette pas. Mais j’ai compris quelque chose. Oui, j’aime être soumise. Oui, j’aime parfois être réduite à un objet. Mais pas comme ça. Pas avec n’importe qui. Pas avec une cinquantaine de gens. C’était trop. Trop de corps. Trop d’anonymat. Trop de tout. »
Je sanglotais contre elle.
Rox me tenait plus fort.
« Je t’ai vue. Je t’ai vue partir. Et je t’ai vue revenir. »
Les larmes revenaient. Ma voix se brisait.
« Je l’ai voulu. De toutes mes forces. C’était mon fantasme le plus profond. Et je ne regrette pas. Mais j’ai compris quelque chose. Oui, j’aime être soumise. Oui, j’aime parfois être réduite à un objet. Mais pas comme ça. Pas avec n’importe qui. Pas avec une cinquantaine de gens. C’était trop. Trop de corps. Trop d’anonymat. Trop de tout. »
Je sanglotais contre elle.
« Rox… je t’aime.
Je t’aime d’une façon qui me fait peur.
Je t’aime plus que ma propre peau. Plus que mes fantasmes. Plus que cette putain de soirée.
Tu es la seule… toi et Ju… vous êtes les seuls avec qui je peux me permettre d’être détruite. Parce que vous me ramenez. Parce que vous me voyez. Parce que vous m’aimez même quand je suis réduite à rien.
Avec les autres… j’ai disparu. Avec toi… je reste.
Je peux être ton objet. Je peux être ton trou. Je peux être ta salope. Mais seulement la tienne. Seulement la vôtre. Pas celle de tout le monde.
Cette soirée m’a appris ça. Dans la douleur. Dans le trop-plein. Dans le vide qui est venu après.
Je t’aime, Rox. Je t’aime tellement que ça me fait mal. Je t’aime tellement que je pourrais encore tout te donner… mais seulement à toi. Seulement à vous. »
Elle me berçait. Elle caressait mes cheveux. Elle posait ses lèvres sur mon front encore et encore.
« Je sais. Je t’aime plus que tout. Plus que ma propre vie. Tu es mon grand amour. Tu es brisée ce soir… et tu es plus claire que jamais. »
Tu es la seule… toi et Ju… vous êtes les seuls avec qui je peux me permettre d’être détruite. Parce que vous me ramenez. Parce que vous me voyez. Parce que vous m’aimez même quand je suis réduite à rien.
Avec les autres… j’ai disparu. Avec toi… je reste.
Je peux être ton objet. Je peux être ton trou. Je peux être ta salope. Mais seulement la tienne. Seulement la vôtre. Pas celle de tout le monde.
Cette soirée m’a appris ça. Dans la douleur. Dans le trop-plein. Dans le vide qui est venu après.
Je t’aime, Rox. Je t’aime tellement que ça me fait mal. Je t’aime tellement que je pourrais encore tout te donner… mais seulement à toi. Seulement à vous. »
Elle me berçait. Elle caressait mes cheveux. Elle posait ses lèvres sur mon front encore et encore.
« Je sais. Je t’aime plus que tout. Plus que ma propre vie. Tu es mon grand amour. Tu es brisée ce soir… et tu es plus claire que jamais. »
Les semaines ont passé ainsi.
Lentement.
Rox restait. Ju gérait le quotidien. Le petit venait parfois s’asseoir au bord du lit et me montrait ses dessins. Petit à petit, les marques ont disparu. Le vide s’est atténué. Quelque chose de plus dense s’est installé entre nous trois. Plus conscient. Plus précieux.
Aujourd’hui, je peux le dire clairement.
J’ai fait cette expérience. Au fond, elle était belle. Je l’ai appréciée globalement.
Mais je ne le referai plus. Plus jamais.
Ma vie est ailleurs, ailleurs que dans un sexe extrême et sans limites. Elle est auprès de la femme la plus merveilleuse du monde, et de l’homme, du pilier, qui compte le plus dans ma vie.
Rox et Ju sont mes piliers, et dans une vie bizarre quoi de plus normal que d’avoir deux amours de ma vie qui vivent quotidiennement avec moi.
Et ce p’tit gars, ce n’est pas mon fils biologiquement parlant, mais ça l’est dans mon cœur. Et cette famille, bizarre pour le monde extérieur, un tantinet perverse, est mon tout. Mon équilibre dans ce monde fou.
Je vis pour eux trois.
J’ai fait cette expérience. Au fond, elle était belle. Je l’ai appréciée globalement.
Mais je ne le referai plus. Plus jamais.
Ma vie est ailleurs, ailleurs que dans un sexe extrême et sans limites. Elle est auprès de la femme la plus merveilleuse du monde, et de l’homme, du pilier, qui compte le plus dans ma vie.
Rox et Ju sont mes piliers, et dans une vie bizarre quoi de plus normal que d’avoir deux amours de ma vie qui vivent quotidiennement avec moi.
Et ce p’tit gars, ce n’est pas mon fils biologiquement parlant, mais ça l’est dans mon cœur. Et cette famille, bizarre pour le monde extérieur, un tantinet perverse, est mon tout. Mon équilibre dans ce monde fou.
Je vis pour eux trois.
Fin.
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