Réel
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La soirée de Maëlys — Chapitre 11
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La soirée de Maëlys
Chapitre 11
La soirée de Maëlys – Chapitre 11 : Le miroir
(Narré par Maëlys)
Je n’avais pas encore vu mon corps.
Mais je le sentais.
Une brûlure diffuse, profonde, qui ne venait pas seulement de la peau. Mon vagin me semblait ouvert comme rarement, sensible, battant, presque étranger. Mon cul me faisait mal à chaque micro-mouvement, une douleur sourde et insistante. Mes seins n’étaient plus que douleur : les tétons pulsaient, gonflés, brûlants. J’étais vide. Vide de toute énergie. Mes muscles ne répondaient plus.
Mais je le sentais.
Une brûlure diffuse, profonde, qui ne venait pas seulement de la peau. Mon vagin me semblait ouvert comme rarement, sensible, battant, presque étranger. Mon cul me faisait mal à chaque micro-mouvement, une douleur sourde et insistante. Mes seins n’étaient plus que douleur : les tétons pulsaient, gonflés, brûlants. J’étais vide. Vide de toute énergie. Mes muscles ne répondaient plus.
Pourtant, au milieu de cet épuisement total, il y avait autre chose. Une plénitude lourde. Étrange. Presque sacrée. Je me sentais aussi vivante que j’étais brisée.
Ju et Rox m’ont aidée à me lever. Mes jambes n’ont pas tenu. Elles ont flanché aussitôt. Ils m’ont littéralement traînée. Mes pieds frottaient le sol. Je n’arrivais même pas à relever la tête.
Ju et Rox m’ont aidée à me lever. Mes jambes n’ont pas tenu. Elles ont flanché aussitôt. Ils m’ont littéralement traînée. Mes pieds frottaient le sol. Je n’arrivais même pas à relever la tête.
En traversant le grand salon, mon regard a glissé malgré moi vers le matelas.
Il était maculé. Des plaques sombres de fluides mélangés. De la transpiration. Du sperme. De la cyprine. Les draps noirs étaient froissés, trempés par endroits. Les jouets traînaient çà et là, abandonnés après usage : un gode encore brillant, le fouet posé en travers, les pinces ouvertes, un vibro éteint. L’odeur de la pièce m’a frappée de plein fouet. Une odeur épaisse, animale, sexuelle, saturée de corps. Une odeur de trop.
Mon estomac s’est retourné.
Ils m’ont conduite jusqu’à la salle de bain et m’ont placée face au grand miroir.
Et j’ai vu.
Il était maculé. Des plaques sombres de fluides mélangés. De la transpiration. Du sperme. De la cyprine. Les draps noirs étaient froissés, trempés par endroits. Les jouets traînaient çà et là, abandonnés après usage : un gode encore brillant, le fouet posé en travers, les pinces ouvertes, un vibro éteint. L’odeur de la pièce m’a frappée de plein fouet. Une odeur épaisse, animale, sexuelle, saturée de corps. Une odeur de trop.
Mon estomac s’est retourné.
Ils m’ont conduite jusqu’à la salle de bain et m’ont placée face au grand miroir.
Et j’ai vu.
Le choc a été d’une violence inouïe.
Mon visage était rouge, marqué. Des traces de doigts sur les joues. Mon maquillage avait coulé, étalé, mélangé à la salive et au sperme séché. Mes cheveux collaient en mèches épaisses et sales. Je portais encore des restes blancs sur le menton, dans le cou, sur les clavicules.
Mon corps était pire.
Mes tétons étaient rouge vif, gonflés, profondément marqués par les pinces. Mon ventre portait des stries du fouet, certaines encore rosées, d’autres plus sombres. Du sperme avait séché en plaques irrégulières sur ma peau, sur mes seins, dans mon nombril, le long de mes cuisses. Mon cul était rouge. Certaines marques étaient plus profondes. L’une d’elles saignait légèrement.
C’est à cet instant précis que tout est revenu.
Pas progressivement. D’un seul coup.
Ce que j’avais accepté. Ce que j’avais demandé.
Ce que mon corps avait enduré pendant des heures. Les queues. Les mains. Les bouches. Le fouet. Les pinces. Le vibro qui n’arrêtait pas. Le fait d’avoir été ouverte, utilisée, remplie, vidée, recommencée. Encore et encore. Jusqu’à ne plus savoir qui j’étais.
La plénitude s’est brisée.
Il n’est resté que le choc.
Je me suis mise à pleurer. Puis à hurler.
Un son rauque, animal, qui m’est sorti des tripes. Je suis tombée à genoux, le visage dans les mains, incapable de supporter mon propre reflet. Ma respiration s’est emballée. Trop vite. Trop courte. Je n’arrivais plus à remplir mes poumons. Le monde tournait.
J’ai entendu Ju et Rox autour de moi, leurs voix cherchant quoi dire, quoi faire. Puis des pas rapides. Isabelle est entrée en courant.
« C’est normal. Elle revient à la réalité. Je m’en occupe, ne vous inquiétez pas. »
Mais j’ai réussi à articuler un seul mot, cassé, presque inaudible :
« Rox… reste avec moi. »
Il y a eu un silence d’une seconde.
Puis la voix de Rox, ferme, immédiate :
« C’est bon. Je vais m’occuper d’elle. Laissez-nous. »
Mon visage était rouge, marqué. Des traces de doigts sur les joues. Mon maquillage avait coulé, étalé, mélangé à la salive et au sperme séché. Mes cheveux collaient en mèches épaisses et sales. Je portais encore des restes blancs sur le menton, dans le cou, sur les clavicules.
Mon corps était pire.
Mes tétons étaient rouge vif, gonflés, profondément marqués par les pinces. Mon ventre portait des stries du fouet, certaines encore rosées, d’autres plus sombres. Du sperme avait séché en plaques irrégulières sur ma peau, sur mes seins, dans mon nombril, le long de mes cuisses. Mon cul était rouge. Certaines marques étaient plus profondes. L’une d’elles saignait légèrement.
C’est à cet instant précis que tout est revenu.
Pas progressivement. D’un seul coup.
Ce que j’avais accepté. Ce que j’avais demandé.
Ce que mon corps avait enduré pendant des heures. Les queues. Les mains. Les bouches. Le fouet. Les pinces. Le vibro qui n’arrêtait pas. Le fait d’avoir été ouverte, utilisée, remplie, vidée, recommencée. Encore et encore. Jusqu’à ne plus savoir qui j’étais.
La plénitude s’est brisée.
Il n’est resté que le choc.
Je me suis mise à pleurer. Puis à hurler.
Un son rauque, animal, qui m’est sorti des tripes. Je suis tombée à genoux, le visage dans les mains, incapable de supporter mon propre reflet. Ma respiration s’est emballée. Trop vite. Trop courte. Je n’arrivais plus à remplir mes poumons. Le monde tournait.
J’ai entendu Ju et Rox autour de moi, leurs voix cherchant quoi dire, quoi faire. Puis des pas rapides. Isabelle est entrée en courant.
« C’est normal. Elle revient à la réalité. Je m’en occupe, ne vous inquiétez pas. »
Mais j’ai réussi à articuler un seul mot, cassé, presque inaudible :
« Rox… reste avec moi. »
Il y a eu un silence d’une seconde.
Puis la voix de Rox, ferme, immédiate :
« C’est bon. Je vais m’occuper d’elle. Laissez-nous. »
Tout le reste a disparu.
Isabelle. Ju. Les bruits du loft.
Il n’y a plus eu qu’elle.
Rox s’est agenouillée face à moi. Elle a pris mon visage entre ses mains avec une douceur infinie et a forcé, très lentement, à ce que je la regarde. Ses yeux bleus étaient calmes. Présents. Solides. Elle n’avait pas peur de ce qu’elle voyait.
« Je suis là », a-t-elle dit. « Je ne bouge pas. Tu m’entends ? Je suis là. »
Mes sanglots secouaient tout mon corps. Elle a posé son front contre le mien.
« Tu es belle. Même maintenant. Surtout maintenant. Tu es la femme la plus belle que j’aie jamais vue. »
Elle a essuyé mes larmes avec ses pouces, encore et encore.
Il n’y a plus eu qu’elle.
Rox s’est agenouillée face à moi. Elle a pris mon visage entre ses mains avec une douceur infinie et a forcé, très lentement, à ce que je la regarde. Ses yeux bleus étaient calmes. Présents. Solides. Elle n’avait pas peur de ce qu’elle voyait.
« Je suis là », a-t-elle dit. « Je ne bouge pas. Tu m’entends ? Je suis là. »
Mes sanglots secouaient tout mon corps. Elle a posé son front contre le mien.
« Tu es belle. Même maintenant. Surtout maintenant. Tu es la femme la plus belle que j’aie jamais vue. »
Elle a essuyé mes larmes avec ses pouces, encore et encore.
« Je t’aime. Plus que tout au monde. Plus que ma propre peau. Tu es forte, Maë. Tellement forte. Tu as traversé ça. Tu es revenue. Et je suis là. Je serai toujours là. »
Elle m’a aidée à me relever. Mes jambes tremblaient tellement qu’elle a dû me soutenir entièrement. Elle m’a conduite sous la douche. L’eau a coulé. Chaude. Presque trop chaude. Rox est entrée avec moi, encore habillée. Elle a pris le pommeau et a commencé à me laver.
Lentement. Méthodiquement. Avec une attention quasi religieuse.
Elle a fait couler l’eau sur mon visage d’abord, a effacé les traces de mascara, de sperme, de salive. Elle parlait tout bas pendant qu’elle le faisait.
« Je suis là… je t’aime… tu es belle… tu es rentrée… »
Puis sur mon cou, mes épaules, mes seins douloureux. Elle a passé ses mains sur ma peau avec une douceur infinie, frottant parfois un peu plus fort, comme si elle voulait faire partir non seulement les fluides, mais aussi l’empreinte de toutes ces heures. Elle a lavé mon ventre, mes hanches, l’intérieur de mes cuisses. Quand elle est arrivée entre mes jambes, elle a été d’une délicatesse extrême. L’eau chaude a coulé sur mon sexe battant, sur mon cul marqué. Elle a rincé longtemps, encore et encore.
Elle m’a aidée à me relever. Mes jambes tremblaient tellement qu’elle a dû me soutenir entièrement. Elle m’a conduite sous la douche. L’eau a coulé. Chaude. Presque trop chaude. Rox est entrée avec moi, encore habillée. Elle a pris le pommeau et a commencé à me laver.
Lentement. Méthodiquement. Avec une attention quasi religieuse.
Elle a fait couler l’eau sur mon visage d’abord, a effacé les traces de mascara, de sperme, de salive. Elle parlait tout bas pendant qu’elle le faisait.
« Je suis là… je t’aime… tu es belle… tu es rentrée… »
Puis sur mon cou, mes épaules, mes seins douloureux. Elle a passé ses mains sur ma peau avec une douceur infinie, frottant parfois un peu plus fort, comme si elle voulait faire partir non seulement les fluides, mais aussi l’empreinte de toutes ces heures. Elle a lavé mon ventre, mes hanches, l’intérieur de mes cuisses. Quand elle est arrivée entre mes jambes, elle a été d’une délicatesse extrême. L’eau chaude a coulé sur mon sexe battant, sur mon cul marqué. Elle a rincé longtemps, encore et encore.
Je pleurais toujours.
Mais plus en hurlant.
Juste des larmes silencieuses qui se mêlaient à l’eau.
Rox a posé ses lèvres sur mon front, sous le jet.
« C’est fini, mon amour. Tu es rentrée. Je te ramène. Je te ramène avec moi. »
J’ai refermé les yeux.
Rox a posé ses lèvres sur mon front, sous le jet.
« C’est fini, mon amour. Tu es rentrée. Je te ramène. Je te ramène avec moi. »
J’ai refermé les yeux.
La plénitude était encore là, quelque part, au fond.
Mais la réalité venait de me frapper avec une violence que je n’avais pas anticipée.
Et seule la voix de Rox, ses mains, sa présence, m’empêchaient de basculer complètement.
Et seule la voix de Rox, ses mains, sa présence, m’empêchaient de basculer complètement.
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