00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
✦ PAL L’art professoral XSTORY
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Gays Orientation principale dans ce chapitre

L’art professoral — Chapitre 2 · Chapitre 2 : le bureau des tentations

12 minutes
4
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Photo de profil de PAL
PAL
Histoires publiées
16
Abonnés
4
J'aime cumulés
74

L’art professoral

Chapitre 2 · Chapitre 2 : le bureau des tentations

Léo avait passé les deux heures qui suivaient le cours dans un état second. Assis sur un banc du jardin du Luxembourg, il avait tenté de lire, de réviser, de penser à autre chose, mais chaque fois que son esprit dérivait, il revenait inexorablement à lui. À Adrien. À cette invitation, lancée comme une provocation : « Mon bureau, 17 h. Porte ouverte. »
Il avait marché jusqu'à la faculté en suivant un chemin détourné, comme s'il voulait retarder l'inévitable. Les rues de Paris, habituellement si vivantes, lui semblaient ce jour-là floues, comme vues à travers un voile. Les bruits de la ville — les klaxons, les rires, les conversations — lui parvenaient étouffés, comme s'il était sous l'eau. Seul le tic-tac de sa montre, un vieux modèle à gousset qu'il avait hérité de son grand-père, résonnait avec une clarté cristalline. 16 h 47. 16 h 48. 16 h 49.
Quand il arriva enfin devant la porte du bureau d'Adrien, il marqua une pause. Le couloir était désert, silencieux, baigné dans une lumière dorée qui filtrait à travers les hautes fenêtres. Les murs, tapissés de bois sombre, semblaient absorber les sons, comme si l'univers tout entier retenait son souffle. Il leva la main pour frapper, mais hésita. Et s'il avait mal compris ? Et s'il n'était pas le bienvenu ? La porte était entrouverte, comme promis.
Léo poussa doucement la porte, et une odeur l'enveloppa immédiatement. Un mélange de cuir ancien, de papier jauni, de café noir et de cette pointe de tabac froid qui collait à Adrien. L'air était chargé, presque épais, comme s'il était saturé de toutes les conversations, de tous les secrets que ces murs avaient entendus au fil des années. Le bureau était un espace à la fois austère et sensuel. Les étagères, en acajou massif, ployaient sous le poids des livres, certains si vieux que leur reliure menaçait de se désagréger au moindre contact. Le bureau lui-même, un meuble imposant en chêne foncé, était recouvert de piles de copies, de dossiers entassés et d'un ordinateur portable dont l'écran était éteint. Une lampe en cuivre, au design vintage, diffusait une lumière chaude et tamisée, créant des ombres dansantes sur les murs.
Et puis, il y avait lui. Adrien était assis derrière son bureau, la tête penchée sur un livre ouvert, un stylo à la main. Il portait toujours son costume trois-pièces, mais il avait enlevé sa veste, et ses manches de chemise étaient relevées jusqu'aux coudes, révélant des avant-bras musclés, couverts d'une fine toison brune et parcourus de veines saillantes. Ses doigts, longs et agiles, tournaient les pages avec une lenteur calculée, comme s'il voulait savourer chaque mot.
Léo resta immobile sur le seuil, le cœur battant à tout rompre. Il est là. Il m'a vraiment invité. Adrien leva enfin les yeux, et un sourire — lent, presque paresseux — se dessina sur ses lèvres.
— Tu es à l'heure.
Sa voix était plus grave que d'habitude, comme s'il avait passé les dernières heures à murmurer des secrets.
— Je... je ne savais pas si je devais frapper, balbutia Léo, sentant ses joues s'embraser. Putain, pourquoi je bafouille comme un gamin ?
Adrien posa son stylo et se cala contre le dossier de son fauteuil en cuir.
— La porte était ouverte.
Il fit un geste vers la chaise en face de lui.
— Assieds-toi.
Léo s'avança, les jambes légèrement tremblantes. La chaise en cuir craqua sous son poids quand il s'assit, et il se surprit à serrer les accoudoirs pour se donner une contenance. Ne montre pas que t'es nerveux. Ne montre pas que t'es excité. Ne montre RIEN. Adrien l'observait avec une intensité déconcertante, comme s'il cherchait à lire en lui comme dans un livre ouvert.
— Alors, Léo... Tu veux parler des Bacchanales ?
Son ton était légèrement moqueur, mais ses yeux, eux, étaient sérieux, presque sombres.
— Oui. Enfin...
Léo s'éclaircit la voix.
— Je veux dire, votre cours m'a... interpellé.
Interpellé ? Vraiment, Léo ? C'est le meilleur que t'as trouvé ? Adrien sourit, et Léo vit ses dents, blanches et parfaites, briller sous la lumière de la lampe.
— Interpellé, hein ?
Il se leva, contournant le bureau avec une grâce féline.
— C'est un euphémisme, je pense.
Quand il s'appuya contre le bord du bureau, juste en face de Léo, ce dernier put sentir la chaleur qui émanait de son corps. Adrien avait croisé les bras, et ses biceps saillaient sous le tissu de sa chemise, tendu par la position. Léo ne pouvait s'empêcher de regarder la façon dont ses pectoraux se soulevaient à chaque inspiration, la façon dont sa ceinture en cuir soulignait la fine taille avant de s'évaser vers des hanches étroites.
— Tu sais, murmura Adrien, les Bacchanales étaient des fêtes... très libres.
Il marqua une pause, les yeux rivés sur Léo.
— Des fêtes où les gens laissaient parler leurs désirs les plus profonds.
Léo sentit un frisson lui parcourir l'échine. Il me drague. Il me drague VRAIMENT.
— Et... et vous pensez que c'est mal ?
demanda-t-il, la voix légèrement tremblante.
Adrien sourit, puis se pencha légèrement en avant, réduisant encore la distance entre eux.
— Je pense que le désir, Léo, est une force... primale.
Son regard glissa lentement sur le visage de Léo, puis plus bas, s'attardant sur ses lèvres, son cou, avant de redescendre vers son torse.
— Une force qui ne se contrôle pas toujours.
Léo sentit son souffle se bloquer. Il me regarde comme si j'étais... un repas.
Adrien tendit la main et effleura le genou de Léo. Juste un contact léger, presque accidentel. Mais Léo sut immédiatement que ce n'était pas un accident.
— Tu as froid ?
demanda Adrien, faussement innocent.
Léo secouait la tête, incapable de parler. Non, j'ai chaud. Trop chaud. Brûlant. Adrien laissa sa main sur le genou de Léo, et commença à tracer des cercles lents avec son pouce.
— Tu es tendu.
— C'est...
Léo avalait sa salive, la gorge soudain sèche.
— C'est juste... nouveau.
— Nouveau ?
Adrien haussa un sourcil, mais son sourire était tout sauf naïf.
— Tu veux dire... excitant ?
Léo ferma les yeux un instant, essayant de reprendre le contrôle de son corps. Mais c'était impossible. Chaque effleurement du pouce d'Adrien envoyait des ondes de chaleur à travers son jean, directement vers son sexe, déjà dur et tendu. Il serra les poings, les ongles s'enfonçant dans ses paumes. Ne bouge pas. Ne recule pas. Ne... ne jouis pas ici, putain. Adrien se rapprocha encore, et Léo put sentir son souffle chaud sur son visage.
— Tu sais, Léo...
murmura-t-il,
— les Romains avaient raison sur une chose. Le désir... ça se partage.
Et puis, sans avertissement, Adrien posait sa main sur la nuque de Léo et l'attirait vers lui.
Leurs lèvres se rencontrèrent dans un bruit sourd, comme si le monde entier avait retenu son souffle avant de lâcher d'un coup. Adrien embrassait avec une intensité qui coupa le souffle à Léo. Ses lèvres charnues étaient chaudes, presque brûlantes, et sa langue, douce mais insistante, pénétrait sa bouche avec une audace qui fit trembler Léo. Il goûtait le café, le tabac, et cette saveur unique qui n'appartenait qu'à Adrien. Son goût. Son odeur. Lui.
Léo répondit avec avidité, ses mains se crispant sur les épaules d'Adrien, sentant les muscles sous ses doigts. Il osait enfin explorer ce corps qui le hantait depuis des semaines : la dureté de ses pectoraux, la chaleur de sa peau à travers la chemise, la fine toison qui chatouillait ses paumes. Adrien gémissait contre sa bouche, un son rauque et profond qui fit vibrer Léo jusqu'aux os.
— Putain...
murmura-t-il en s'écartant légèrement, les yeux brillants d'un désir à peine contenu.
— Tu embrasses comme tu poses des questions, Léo...
Il sourit, essoufflé.
— Avec audace.
Léo rit, nerveux mais excité.
— Et vous, vous embrassez comme vous donnez des cours, monsieur.
Il osa glisser une main sous la chemise d'Adrien, effleurant sa peau nue.
— Avec... précision.
Adrien ferma les yeux, un frisson lui parcourant le corps.
— Tu es...
Il marqua une pause, comme s'il cherchait ses mots.
— Tu es dangereux, Léo.
— Pourquoi ?
demanda Léo, tout en continuant à explorer ce torse musclé et chaud. Adrien l'attira à nouveau contre lui, leurs fronts se touchant.
— Parce que tu me donnes envie...
Il s'interrompit, puis murmura, presque contre les lèvres de Léo :
— ...de tout casser.
Adrien se leva brusquement, entraînant Léo avec lui.
— Viens.
Sa voix était rauque, chargée d'une urgence que Léo comprenait parfaitement. Il le poussa doucement contre le bureau, et Léo se retrouva assis sur le bord, Adrien debout entre ses jambes.
— On est...
Léo cherchait ses mots, le cerveau embrouillé par le désir.
— On est dans votre bureau.
— Et ?
Adrien sourit, les mains posées sur les cuisses de Léo.
— Personne ne nous voit.
Il se pencha, mordillant légèrement le cou de Léo, là où la peau était la plus sensible.
— Personne ne nous entend.
Léo renversa la tête en arrière, un gémissement lui échappant. Les lèvres d'Adrien étaient chaudes et humides sur sa peau, et chaque baiser, chaque morsure lui arrachait un frisson.
— Adrien...
murmura-t-il, les doigts agrippés à la ceinture de son pantalon.
— On... on devrait peut-être...
— Chut.
Adrien l'interrompit, glissant une main sous son t-shirt.
— Laisse-toi faire.
Et Léo obéit. Les doigts d'Adrien étaient chauds et calleux, et ils exploraient son torse avec une lenteur torturante. Quand il pinça légèrement un téton, Léo s'arqua, un cri étouffé lui échappant.
— Putain...
— Tu aimes ça ?
demanda Adrien, un sourire dans la voix. Léo hoche la tête, incapable de parler. Oui. Oui, j'aime. J'aime TOUT. Adrien descendit plus bas, effleurant son ventre, puis s'arrêtant juste au-dessus de la ceinture de son jean.
— Et ça ?
Il appuya légèrement avec son pouce, juste là où Léo était le plus dur. Léo ferma les yeux, le souffle court.
— Adrien... s'il te plaît...
— S'il te plaît... quoi ?
Adrien murmurait, son souffle chaud contre son oreille.
— Dis-moi ce que tu veux, Léo. Dis-le-moi.
Léo n'en pouvait plus. Il attrapa la nuque d'Adrien et l'attira dans un baiser fougueux, ses hanches se soulevant instinctivement pour frotter son érection contre celle, déjà visible, d'Adrien. Ce dernier gémissait contre sa bouche, ses mains agrippant les hanches de Léo pour le maintenir en place.
— Putain, Léo...
Il s'écarta, haletant.
— On ne peut pas... pas ici.
— Pourquoi ?
Léo était essoufflé, les yeux brillants.
— Personne ne nous voit.
Adrien sourit, un sourire à la fois tendu et amusé.
— Parce que...
Il glissa une main dans ses cheveux, les ébouriffant légèrement.
— Parce que je veux plus. Et pas sur mon bureau.
Léo comprit. Il hoche la tête, un sourire se dessinant sur ses lèvres.
— Alors... où ?
Adrien se pencha, mordillant sa lèvre inférieure.
— Chez moi.
Il regarda sa montre.
— Dans une heure. J'ai... des choses à finir ici.
Il fit un geste vers les copies entassées sur son bureau.
— Mais après...
Son regard devint sombre, chargé de promesses.
— Après, tu seras à moi.
Léo sentit un frisson lui parcourir tout le corps. À lui. Entièrement à lui.
— D'accord,
murmura-t-il, la voix rauque.
— Mais...
Il osa glisser une main sur la braguette d'Adrien, sentant sa dureté à travers le tissu.
— ... tu es sûr que tu vas tenir une heure ?
Adrien ferma les yeux, un grognement lui échappant.
— Non.
Il ouvrit les yeux, le regard brûlant.
— Mais je vais essayer.
Il se redressa, ajustant sa cravate avec une main tandis que l'autre restait sur la cuisse de Léo.
— Maintenant, sors. Avant que je ne change d'avis.
Léo rit, se levant lentement.
— Tu ne changeras pas d'avis.
Adrien le fixa, un sourcil levé.
— Non.
Il fit un pas en arrière, les mains dans les poches.
— Mais va. Avant que je ne te prenne ici, sur ce bureau.
Léo sourit, se dirigeant vers la porte.
— Ce serait...
Il s'arrêta, se retournant pour faire face à Adrien.
— ... pas la pire des idées.
Adrien éclata de rire, secouant la tête.
— Dégage, Léo.
Mais son sourire disait autre chose. Il avait hâte, lui aussi.
En quittant le bureau, Léo ne pouvait s'empêcher de se retourner pour jeter un dernier regard à Adrien. Ce dernier était appuyé contre son bureau, les bras croisés, le regard rivé sur lui. Il me mate. Il me mate VRAIMENT. Léo ferma la porte derrière lui, s'appuyant un instant contre le bois pour reprendre son souffle. Putain. Putain, putain, putain. Il ferma les yeux, revivant chaque instant :
— L'odeur de son bureau, bois et cuir et lui.
— Le goût de sa bouche, café et tabac et quelque chose de plus doux.
— La sensation de ses mains, chaudes et fortes, sur son corps.
— Le son de sa voix, rauque et pleine de promesses.
Il ouvrit les yeux, regardant le couloir désert. Une heure. Une putain d'heure à attendre. Il ajusta son jean, toujours aussi serré, et se mit en route vers la sortie. Mais son esprit, lui, restait là-bas. Chez Adrien. Dans une heure.
Et cette fois, il savait, rien ne les arrêterait...
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Chapitre suivant
Chapitre 3 · Chapitre 3 : la rencontre chez Adrien
Léo a quitté le bureau de son professeur Adrien avec le cœur en feu et une invitation qu'il ne peut pas refuser. Dans le dédale des rues de Paris, il tente de reprendre son souffle avant de sonner à la porte d'un hôtel particulier du Marais. Derrière cette façade en pierre de taille se cache un appartement à l'image de son propriétaire : élégant, sensuel, troublant. Entre deux verres de Saint-Émilion et des mots soigneusement choisis, la distance entre l'étudiant et son professeur s'efface… et quelque chose d'interdit commence vraiment.
11 minutes
3
0
0
Chapitre suivant

Commentaires ()

Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à en laisser un !

Histoires similaires

✦ tounet777 La statue, le confident et le désir XSTORY
La statue, le confident et le désir
Chapitre 2
Par tounet777
0
0
3
Gays
✦ tounet777 La statue, le confident et le désir XSTORY
La statue, le confident et le désir
Chapitre 3
Par tounet777
0
0
3
Gays
✦ CharlotteCoquina L’abandon de Charlotte XSTORY
L’abandon de Charlotte
Chapitre unique
Par CharlotteCoquina
102
5
6.5k
Hétéro
✦ tounet777 L'équilibre des corps XSTORY
L'équilibre des corps
Chapitre 4
Par tounet777
0
0
2
Gays
✦ Theau2 Étudiant Indifférent : Une Leçon Torride XSTORY
Étudiant Indifférent : Une Leçon Torride
Chapitre unique
Par Theau2
128
2
6.3k
Hétéro
✦ MoiEmy Léo découvre l’art charnel de Rachel XSTORY
Léo découvre l’art charnel de Rachel
Chapitre unique
Par MoiEmy
233
9
10.6k
Hétéro
✦ tounet777 La statue, le confident et le désir XSTORY
La statue, le confident et le désir
Chapitre 1
Par tounet777
0
0
4
Gays
✦ tounet777 La statue, le confident et le désir XSTORY
La statue, le confident et le désir
Chapitre 4
Par tounet777
0
0
4
Gays
✦ ChroniquesDeMinuit Un week-end festif XSTORY
Un week-end festif
Chapitre unique
Par ChroniquesDeMinuit
64
0
13.6k
Bi
✦ AntoineLRH Romance passionné en gare XSTORY
Romance passionné en gare
Chapitre unique
Par AntoineLRH
157
0
6.6k
Hétéro

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio