Fiction
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Celle que je devais devenir — Chapitre 5 · La première rencontre et premier rendez-vous de Malik
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Celle que je devais devenir
Chapitre 5 · La première rencontre et premier rendez-vous de Malik
À peine douze heures.
C'était tout ce qu'il avait fallu à Malik Carter pour revenir dans la vie de Chanelle.
Elle aurait pourtant pu croire que leur rencontre au Casino de Montréal resterait exactement cela : une soirée complètement folle, une parenthèse entre deux inconnus qui s'étaient plu beaucoup trop rapidement et qui, l'espace de quelques heures, avaient oublié tout ce qui existait autour d'eux.
Mais Malik n'avait manifestement pas l'intention de laisser Chanelle devenir un simple souvenir.
La veille encore, elle s'était préparée pour cette soirée VIP sans imaginer une seconde ce qui allait suivre. Elle avait passé un temps fou devant son miroir. Ses longs cheveux bordeaux aux nuances de roux foncé avaient été travaillés en grandes ondulations volumineuses. Son maquillage mettait son regard en valeur, ses lèvres étaient parfaitement dessinées et ses interminables ongles stiletto couleur cerise et bordeaux complétaient le personnage.
Puis il y avait eu cette petite robe noire brillante.
Courte.
Très courte même.
Cintrée sur sa silhouette généreuse, lacée sur le devant et accompagnée de vertigineux talons noirs à plateforme. Chanelle avait ajouté ses bijoux, son parfum et son petit sac noir à chaîne dorée.
Elle était partie au casino avec une seule intention : profiter de sa soirée.
Puis elle avait aperçu Malik.
Il était pratiquement impossible de ne pas le remarquer.
Six pieds huit.
Un physique de basketteur professionnel, des épaules impressionnantes et cette manière de se déplacer propre aux hommes qui savent parfaitement qu'une pièce entière les remarque lorsqu'ils y entrent.
Malik Carter jouait professionnellement à Los Angeles. Il était venu à Montréal pour participer à l'événement avant de retourner en Californie afin de commencer sa saison.
Au départ, leur conversation avait été presque étonnamment normale.
Malik avait fait rire Chanelle.
Et surtout, il ne semblait pas pressé.
Il la regardait lorsqu'elle parlait. Il lui posait des questions. Il revenait sur certaines de ses réponses. Derrière son physique impressionnant et son statut de sportif professionnel, Chanelle découvrait un homme beaucoup plus posé qu'elle ne l'avait imaginé.
Puis leurs regards avaient commencé à durer quelques secondes de trop.
Une main avait frôlé l'autre.
Le ton était devenu plus personnel.
À la sortie du casino, l'attraction qu'ils avaient essayé de contenir pendant une bonne partie de la soirée était devenue impossible à ignorer. Dans l'intimité de la voiture de Malik, leurs premiers baisers avaient rapidement fait disparaître les dernières hésitations.
Cette nuit-là, Chanelle avait découvert une facette de Malik beaucoup plus passionnée.
Le reste appartenait à eux seuls.
Une aventure spontanée, intense, presque irréelle, qui s'était achevée avec deux numéros de téléphone échangés et cette étrange impression que quelque chose venait peut-être de commencer.
Chanelle s'était pourtant couchée en se disant qu'elle ne devait surtout rien imaginer.
Malik repartait pour Los Angeles.
Elle était à Montréal.
Fin de l'histoire.
Du moins, c'était ce qu'elle croyait.
Son téléphone vibra moins de douze heures plus tard.
Malik.
Chanelle fixa son nom quelques secondes avant d'ouvrir le message.
Il ne lui écrivait pas simplement pour lui dire qu'il avait passé une belle soirée.
Il voulait la revoir.
À Los Angeles.
Dès samedi.
Chanelle relut le message.
Puis une deuxième fois.
Puis une troisième.
— Voyons donc...
Malik avait déjà prévu l'essentiel. Il lui réserverait une chambre d'hôtel à Beverly Hills et viendrait personnellement la chercher avant son match.
Mais la dernière partie de son message était celle qui la déstabilisait véritablement.
Après la rencontre, ils décideraient ensemble de la suite.
Soit Chanelle rentrerait chez elle comme prévu.
Soit elle prolongerait son séjour à Los Angeles.
Et, si les choses entre eux continuaient aussi naturellement qu'à Montréal, Malik était même disposé à l'accueillir chez lui pendant le reste de son séjour.
Chanelle posa son téléphone sur son lit.
Elle resta silencieuse.
Tout allait beaucoup trop vite.
Et pourtant...
Elle souriait.
Le samedi arriva avec une rapidité déconcertante.
Los Angeles.
Beverly Hills.
Quelques jours auparavant, ces mots n'avaient absolument rien à voir avec sa vie.
Maintenant Chanelle se trouvait dans une chambre du Beverly Hills Hotel, entourée de vêtements, de produits de beauté et d'accessoires, avec un seul problème en tête :
Qu'est-ce qu'on porte lorsqu'un joueur professionnel de six pieds huit vient vous chercher avant son match ?
Certainement pas quelque chose de discret.
Chanelle avait finalement décidé de jouer avec les couleurs de Los Angeles.
Violet.
Or.
Mais elle refusait catégoriquement de ressembler à quelqu'un qui venait simplement d'acheter une tenue de supportrice.
Elle voulait quelque chose qui lui ressemblait.
Féminin.
Assumé.
Provocateur.
Mais sophistiqué.
Lorsqu'elle termina ses cheveux, Chanelle recula légèrement devant le miroir.
Ses longues mèches bordeaux et roux foncé descendaient généreusement autour de ses épaules en grandes ondulations glamour. Elle avait insisté sur le volume, particulièrement autour du visage.
Puis vint le maquillage.
Cette fois, aucun effet mouillé.
Aucun gloss.
Son teint était impeccable et mat. Ses pommettes soigneusement sculptées. Autour de ses yeux, elle avait travaillé un mélange de prune et de violet profond, renforcé de noir, avec seulement quelques touches champagne-or extrêmement discrètes.
Ses cils donnaient encore davantage d'intensité à son regard.
Ses lèvres étaient nude rosé, légèrement plus foncées sur leur contour.
Chanelle approcha son visage du miroir.
— Ça... oui.
Mais la véritable transformation commença lorsqu'elle s'habilla.
Son crop top violet satiné était extrêmement court, s'arrêtant environ deux pouces sous sa poitrine. Sa construction interne structurée créait un décolleté spectaculaire tout en maintenant parfaitement l'ensemble.
Son ventre restait complètement découvert.
Au centre de son nombril brillait un minuscule bijou fixe.
Juste au-dessus de ses hanches, une fine chaîne dorée encerclait sa taille.
Puis venait la jupe.
Violette elle aussi.
Ajustée et droite, elle commençait légèrement sous le nombril et descendait jusqu'aux trois quarts de ses cuisses. Une petite fente latérale accompagnait chacun de ses mouvements sans transformer la tenue en costume.
Sous celle-ci, Chanelle avait choisi des bas noirs extrêmement fins avec une couture arrière.
Certains détails du porte-jarretelles devenaient perceptibles lorsque la jupe bougeait suffisamment, mais jamais au point de dominer l'ensemble.
Et finalement...
Les chaussures.
Chanelle regarda ses vertigineux talons aiguilles à plateforme.
— Malik fait six pieds huit. Pour une fois, je peux me permettre ça.
Elle éclata de rire toute seule.
Ses bijoux étaient dorés, généreux mais soigneusement coordonnés.
Sa manucure constituait presque un accessoire à elle seule : de longs stilettos très pointus, véritables petites griffes de tigresse, travaillés dans les mêmes tons violet et or que sa tenue.
Elle enfila ses derniers bracelets.
Une vaporisation de parfum.
Puis elle se regarda entièrement.
Cheerleader VIP.
Femme sophistiquée.
Tigresse.
Les trois à la fois.
Son téléphone vibra.
Malik : Je suis devant.
Le cœur de Chanelle accéléra immédiatement.
— Bon...
Elle prit son sac.
— On y va.
L'air de Los Angeles était encore chaud lorsqu'elle franchit les portes de l'hôtel.
Le soleil commençait à descendre et donnait à Beverly Hills cette lumière dorée presque cinématographique.
Chanelle avança de quelques pas.
Puis elle le vit.
Malik.
Et sa voiture.
Un Lamborghini Urus entièrement noir mat attendait devant l'hôtel.
Noir signifiait réellement noir.
Carrosserie noir mat.
Jantes noires.
Détails noirs.
Aucun chrome.
Même les vitres limousine semblaient absorber la lumière.
À côté du véhicule se tenait Malik.
La portière passager était déjà ouverte.
Chanelle ralentit légèrement.
Pendant une seconde, elle oublia presque qu'elle était censée continuer à marcher.
Mais quelque chose d'encore plus satisfaisant venait de se produire.
Malik l'avait vue.
Et il ne bougeait plus.
Chanelle remarqua immédiatement son expression.
Ses yeux descendirent brièvement vers elle avant de revenir sur son visage.
Une seconde passa.
Puis deux.
Un sourire apparut lentement sur les lèvres de Chanelle.
Elle savait exactement ce que ce regard signifiait.
Elle continua d'avancer.
Ses talons claquaient doucement sur le sol. La petite fente de sa jupe s'ouvrait légèrement à chaque pas. Sa chaîne dorée attirait parfois la lumière au-dessus de ses hanches tandis que ses cheveux ondulaient derrière elle.
Lorsqu'elle arriva suffisamment près, Malik secoua doucement la tête.
— Chanelle...
— Quoi ?
Il la regarda encore.
— Tu vas vraiment venir à mon match habillée comme ça ?
Elle leva légèrement une épaule.
— Tu n'aimes pas ?
Malik eut un petit rire incrédule.
— C'est exactement ça le problème.
Chanelle sourit.
— Quel problème ?
Il se rapprocha.
Même avec ses plateformes, elle devait encore lever les yeux vers lui.
— Je suis supposé penser au basketball dans quelques heures.
Elle passa lentement une main sur le devant de son crop top, faisant volontairement apparaître ses longues griffes violet et or.
— Ça, Malik Carter, ce n'est vraiment pas mon problème.
Il éclata de rire.
— Oh, je vois.
— Tu voulais que je vienne à Los Angeles.
— Absolument.
— Alors assume.
— J'assume parfaitement.
Il lui tendit la main.
Chanelle posa la sienne dans la sienne.
La différence était presque comique.
— Tes ongles...
— Attention.
Elle fit mine de sortir ses griffes.
— Tigresse.
— J'avais compris.
Malik l'attira légèrement vers lui.
Pendant un instant, Chanelle crut qu'il allait l'embrasser immédiatement.
Il s'arrêta pourtant à quelques centimètres.
— Tu sais ce qui est différent ?
— Entre quoi et quoi ?
— Montréal et maintenant.
Son sourire disparut légèrement.
— Quoi ?
— Au casino, je t'avais rencontrée par hasard.
Il regarda brièvement sa tenue avant de revenir dans ses yeux.
— Ce soir, je t'attendais.
Cette simple phrase fit davantage d'effet à Chanelle qu'elle ne voulait l'admettre.
Elle répondit avec un sourire plus doux :
— Alors j'espère que ça valait l'attente.
Malik regarda une nouvelle fois Chanelle de la tête aux pieds.
— Regarde-moi et pose encore cette question.
Elle éclata de rire.
Puis Malik lui indiqua la portière ouverte.
— Madame.
— Ah ! En plus monsieur est gentleman.
— Seulement quand ça vaut la peine.
Chanelle lui donna une petite tape sur le torse.
— Fais attention.
Elle se retourna pour monter dans l'Urus.
— Chanelle ?
Elle regarda par-dessus son épaule.
Malik avait encore cette expression.
Exactement celle qu'elle espérait provoquer lorsqu'elle avait choisi sa tenue.
— Oui ?
— Rien.
— Malik !
Il sourit.
— Je profite de la vue.
Chanelle secoua la tête en riant et monta dans le véhicule.
Quelques minutes plus tard, l'Urus traversait Los Angeles.
Chanelle regardait les palmiers et les lumières défiler derrière les vitres teintées.
Elle avait encore du mal à réaliser qu'elle était réellement là.
Malik conduisait d'une main, parfaitement détendu.
— Alors ? demanda-t-il.
— Alors quoi ?
— Première impression de Los Angeles.
Chanelle regarda autour d'elle.
— Complètement différente de Montréal.
— Bonne différente ?
Elle réfléchit.
— Je ne sais pas encore.
Puis elle tourna la tête vers lui.
— Ça dépendra peut-être de mon guide.
Malik sourit.
— Ah, maintenant j'ai de la pression.
— Beaucoup.
Quelques secondes de silence passèrent.
Puis Chanelle demanda :
— Pourquoi tu m'as vraiment fait venir ?
Cette fois, Malik ne répondit pas immédiatement.
— Parce que j'avais envie de te revoir.
— Ça, tu me l'as déjà dit.
— Et ce n'est pas suffisant ?
— Pour prendre un avion jusqu'à Los Angeles ?
Il jeta brièvement un regard vers elle.
— Non.
Chanelle attendit.
À suivre
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()