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Celle que je devais devenir — Chapitre 10 · Une place pour Chanelle
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Celle que je devais devenir
Chapitre 10 · Une place pour Chanelle
Le réveil fut particulièrement lent ce jour-là.
Après la nuit complètement déjantée qu'elle venait de vivre, Chanelle avait profité de quelque chose qu'elle ne s'accordait presque jamais : une véritable grasse matinée.
Lorsqu'elle ouvrit finalement les yeux, la lumière de Los Angeles traversait déjà largement les rideaux de la chambre. Pendant quelques secondes, elle resta immobile, encore à moitié endormie, essayant presque de se rappeler où elle était.
Puis elle regarda autour d'elle.
La chambre de Malik.
Los Angeles.
La veille.
Un sourire se dessina immédiatement sur son visage.
— Seigneur... quelle semaine...
Malik, lui, était debout depuis longtemps.
Avec un autre match prévu le soir même, sa journée était beaucoup moins tranquille. Réunion d'équipe, préparation physique, traitement, séance vidéo, échauffement : il devait rejoindre l'aréna plusieurs heures avant le début de la rencontre.
Lorsqu'il revint dans la chambre, complètement prêt à partir, il trouva Chanelle assise sur le bord du lit.
— Alors, ma chérie... tu viens au match ce soir ou tu préfères l'écouter ici à la télé ?
Chanelle releva la tête vers lui.
— Oh non. Je veux venir. Maintenant que j'ai vu un match sur place, tu ne réussiras plus à me faire regarder ça dans ton salon.
Malik éclata de rire.
— C'est ce que je pensais.
Chanelle fit cependant une petite grimace.
— J'ai juste un problème.
— Quoi ?
Elle désigna les quelques vêtements qu'elle avait apportés avec elle.
— Je n'ai pratiquement rien ici. Certainement rien pour faire une autre soirée comme hier.
Malik la regarda quelques secondes avant de sortir quelque chose de sa poche et de le déposer devant elle.
Des clés.
Puis une carte noire.
Chanelle regarda d'abord les clés.
Puis la carte.
Puis Malik.
— Malik...
— Quoi ?
— C'est ta Black Card ?
— Oui.
— Pourquoi est-ce que tu me donnes ça ?
Il haussa tranquillement les épaules.
— Parce que tu vas aller magasiner.
— Avec ta carte ?
— Chanelle...
Il vint se placer devant elle.
— Après hier soir, je peux bien te gâter un peu. Et avant que tu commences à te faire des idées : non, je n'essaie pas de t'acheter. Je suis simplement comme ça avec les gens qui comptent pour moi. J'aime gâter mes proches.
Cette dernière phrase fit davantage réagir Chanelle que la carte elle-même.
Les gens qui comptent pour moi.
Elle baissa brièvement les yeux vers la carte.
— Tu réalises quand même que tu viens de donner une Black Card à une fille qui adore les vêtements, les chaussures et les bijoux ?
— Je prends le risque.
— Courageux.
— Et puis...
Malik prit un ton presque absurdement détaché.
— J'ai reçu un appel du GM ce matin. Mon nouveau contrat est prêt.
Chanelle leva immédiatement les yeux.
— Sérieux ?
— Je signe aujourd'hui.
— Et ?
Malik eut un petit sourire.
— Je pense que je ne suis pas près de quitter Los Angeles.
— Combien d'années ?
— Cinq.
— Wow. Félicitations ! Et combien ?
— Trente-neuf millions par année.
Silence.
Chanelle le fixa.
— Pardon ?
— Trente-neuf.
— Millions ?
— Par année.
Elle cligna plusieurs fois des yeux.
— Malik Carter...
Il riait maintenant franchement devant son expression.
— Et normalement, lorsque je signe aujourd'hui, mon bonus devrait largement couvrir ta journée de magasinage.
Chanelle croisa les bras.
— Attends. Il est de combien, ton bonus ? Si tu veux me le dire, évidemment.
Malik ramassa son téléphone.
— Vingt et un millions.
Puis, comme s'il venait simplement d'annoncer qu'il avait trouvé vingt dollars dans une vieille veste, il tourna les talons et partit vers la cuisine.
Chanelle resta bouche bée.
— VINGT ET UN MILLIONS ?
De la cuisine, elle entendit :
— Ouais !
— ET TU DIS ÇA COMME SI TU VENAIS DE RECEVOIR UN COUPON-RABAIS ?
Le rire de Malik résonna dans la maison.
Quelques minutes plus tard, Chanelle le rejoignit.
Elle avait encore les clés dans une main et la carte dans l'autre.
— Sérieusement, Malik... merci. Pas juste pour ça.
Elle souleva légèrement la carte.
— Pour tout. Tu m'accueilles chez toi alors qu'on se connaît depuis tellement peu de temps. Tu me fais sentir incroyablement bien ici.
Cette fois, Malik ne plaisanta pas.
— Ça me fait plaisir que tu sois là.
Chanelle regarda alors les clés.
— Bon. Question importante. C'est quoi, la voiture ?
— Tu verras.
— Malik.
— Ma deuxième voiture. Rien de bien extravagant.
Elle plissa les yeux.
— Avec toi, cette phrase m'inquiète énormément.
— Tu trouveras.
Il regarda ensuite l'heure.
— Pour ce soir, sois prête à dix-huit heures. Un Uber viendra te chercher ici et t'amènera directement à l'aréna. Après le match, on revient ensemble.
— Parfait.
Malik regarda son téléphone.
— Bon, il est déjà quatorze heures. Je dois vraiment partir.
Il s'approcha, passa une main autour de sa taille et l'embrassa.
— Amuse-toi.
— Tu vas regretter ces mots-là.
— J'en doute.
— On verra.
Puis Malik quitta la maison.
Et soudain, le silence.
Seule chez Malik
Chanelle demeura quelques instants au milieu du salon.
Seule.
Chez Malik.
Elle contempla l'immense maison et sentit quelque chose d'étrange monter en elle.
Une semaine.
Il avait suffi d'une semaine pour que sa vie prenne une direction qu'elle n'aurait jamais imaginée.
Quelques jours auparavant, Malik Carter n'existait même pas dans son univers.
Maintenant, elle se réveillait dans son lit, vivait temporairement dans sa maison de Los Angeles et tenait les clés de l'une de ses voitures dans une main et sa carte bancaire dans l'autre.
Son téléphone vibra.
Malik <3
Elle ouvrit immédiatement le message.
« Je suis arrivé à l'aréna. Je veux que tu achètes le linge que tu veux. Et en plus, ce matin pendant que tu dormais, je t'ai vidé la commode de gauche dans le walk-in de ma chambre. Tu peux mettre tes trucs là. J'ai aussi mis des cintres si tu en as besoin. Bien sûr, seulement si tu veux bien t'installer... »
Chanelle relut le message.
Une fois.
Deux fois.
Trois fois.
Elle retourna lentement dans la chambre et ouvrit le walk-in.
Effectivement.
Toute une section était vide.
Des tiroirs.
Une partie de la penderie.
Des cintres neufs.
Il lui avait fait une place.
Une vraie place.
Chanelle passa doucement les doigts sur les cintres avant de prendre son téléphone.
Chanelle :
« Parfait... alors je crois que je vais devoir informer mon université que je vais faire mes cours à distance pour le moment, à moins que tu prévoies me jeter dehors bientôt ahahah :-* »
« Parfait... alors je crois que je vais devoir informer mon université que je vais faire mes cours à distance pour le moment, à moins que tu prévoies me jeter dehors bientôt ahahah :-* »
La réponse arriva presque immédiatement.
Malik :
« J'ai vidé une commode entière. Ça serait beaucoup de travail pour rien si je comptais te mettre dehors demain :'D »
« J'ai vidé une commode entière. Ça serait beaucoup de travail pour rien si je comptais te mettre dehors demain :'D »
Chanelle sourit.
Chanelle :
« Donc officiellement j'ai un territoire chez toi maintenant ? »
« Donc officiellement j'ai un territoire chez toi maintenant ? »
Malik :
« Une commode et une section du walk-in. N'abuse pas. »
« Une commode et une section du walk-in. N'abuse pas. »
Chanelle :
« Trop tard. Dans trois jours tes souliers vont être dans le garage. »
« Trop tard. Dans trois jours tes souliers vont être dans le garage. »
Malik :
« :'D:'D:'D »
« :'D:'D:'D »
Chanelle :
« Et après ça je vais coloniser ta salle de bain. »
« Et après ça je vais coloniser ta salle de bain. »
Malik :
« Là on va devoir négocier. »
« Là on va devoir négocier. »
Chanelle :
« Aucune négociation. Je pars faire les magasins. Dernière question importante : ta carte a une limite ? Ahahahah »
« Aucune négociation. Je pars faire les magasins. Dernière question importante : ta carte a une limite ? Ahahahah »
Quelques secondes passèrent.
Puis :
Malik :
« Oui. Ta capacité à tout ramener dans la voiture. Bonne chance. ;-)<3 »
« Oui. Ta capacité à tout ramener dans la voiture. Bonne chance. ;-)<3 »
Chanelle éclata de rire.
— Très mauvaise réponse, monsieur Carter.
« Rien de bien extravagant »
Elle attrapa son sac, ses lunettes de soleil et partit vers le garage.
La porte s'ouvrit.
Chanelle s'arrêta net.
— Oh... espèce de menteur.
La Lamborghini de Malik était là.
Mais à côté se trouvait sa fameuse « deuxième voiture ».
Une McLaren.
Basse, agressive, spectaculaire, dans une configuration assortie à la Lamborghini de Malik, comme si les deux voitures avaient été commandées pour former une paire.
Chanelle tourna lentement autour.
— Rien de bien extravagant, hein ?
Elle prit une photo et l'envoya à Malik.
Chanelle :
« T'es vraiment un imbécile :'D C'EST ÇA ta petite deuxième voiture pas extravagante ??? »
« T'es vraiment un imbécile :'D C'EST ÇA ta petite deuxième voiture pas extravagante ??? »
La réponse arriva :
Malik :
« Elle a quatre roues et elle roule. Je ne vois pas le problème. »
« Elle a quatre roues et elle roule. Je ne vois pas le problème. »
— Insupportable...
Mais Chanelle souriait de toutes ses dents.
Quelques minutes plus tard, la McLaren quittait la propriété.
Et Chanelle avait une mission.
Refaire pratiquement toute sa garde-robe de Los Angeles.
La grande virée
Elle décida d'être méthodique.
Enfin...
Aussi méthodique qu'une femme munie d'une Black Card sans limite raisonnable pouvait l'être.
Son objectif était de créer environ dix ensembles complets.
Pas simplement dix robes.
Dix looks.
Pour chacun, elle voulait déjà savoir quels sous-vêtements porter, quels souliers, quel sac, quels bijoux et quel maquillage utiliser.
Look nº1 — Soirée noire.
Une robe noire courte parfaitement ajustée, décolleté élégant mais audacieux, avec lingerie noire coordonnée, escarpins noirs très hauts, petite pochette structurée et bijoux dorés minimalistes. Le genre de tenue capable de fonctionner aussi bien dans un restaurant cinq étoiles que dans une soirée privée.
Une robe noire courte parfaitement ajustée, décolleté élégant mais audacieux, avec lingerie noire coordonnée, escarpins noirs très hauts, petite pochette structurée et bijoux dorés minimalistes. Le genre de tenue capable de fonctionner aussi bien dans un restaurant cinq étoiles que dans une soirée privée.
Look nº2 — Rouge fatal.
Une mini-robe rouge profond cintrée à la taille, lingerie assortie, talons noirs vernis et petites boucles d'oreilles dorées. Chanelle avait immédiatement décidé que celui-là serait réservé à une soirée où elle voulait que Malik ait énormément de difficulté à regarder ailleurs.
Une mini-robe rouge profond cintrée à la taille, lingerie assortie, talons noirs vernis et petites boucles d'oreilles dorées. Chanelle avait immédiatement décidé que celui-là serait réservé à une soirée où elle voulait que Malik ait énormément de difficulté à regarder ailleurs.
Look nº3 — Denim glamour.
Jean taille haute parfaitement ajusté, body satiné crème, veste courte, lingerie nude sans coutures, sandales à talons et sac à main cognac. Plus décontracté, mais toujours extrêmement féminin.
Jean taille haute parfaitement ajusté, body satiné crème, veste courte, lingerie nude sans coutures, sandales à talons et sac à main cognac. Plus décontracté, mais toujours extrêmement féminin.
Look nº4 — La petite robe blanche.
Robe blanche courte et structurée, sandales dorées, lingerie couleur peau, bracelets fins et petit sac crème. Une tenue lumineuse pensée pour les restaurants et les soirées estivales de Los Angeles.
Robe blanche courte et structurée, sandales dorées, lingerie couleur peau, bracelets fins et petit sac crème. Une tenue lumineuse pensée pour les restaurants et les soirées estivales de Los Angeles.
Look nº5 — Rose assumé.
Mini-jupe rose framboise, body noir satiné, lingerie noire, escarpins noirs et bijoux dorés. Très Chanelle : féminin, provocant, assumé, sans tomber dans le déguisement.
Mini-jupe rose framboise, body noir satiné, lingerie noire, escarpins noirs et bijoux dorés. Très Chanelle : féminin, provocant, assumé, sans tomber dans le déguisement.
Look nº6 — Après-midi chic.
Pantalon blanc taille haute, petit haut ajusté couleur champagne, blazer léger, sandales à talons plus modestes et grand sac élégant. Chanelle voulait aussi pouvoir accompagner Malik quelque part sans nécessairement avoir l'air de partir en boîte de nuit.
Pantalon blanc taille haute, petit haut ajusté couleur champagne, blazer léger, sandales à talons plus modestes et grand sac élégant. Chanelle voulait aussi pouvoir accompagner Malik quelque part sans nécessairement avoir l'air de partir en boîte de nuit.
Look nº7 — Bordeaux nocturne.
Robe portefeuille bordeaux arrivant à mi-cuisse, escarpins noirs, lingerie coordonnée, collier fin et pochette noire. Une silhouette plus mature, mais qui mettait merveilleusement ses formes en valeur.
Robe portefeuille bordeaux arrivant à mi-cuisse, escarpins noirs, lingerie coordonnée, collier fin et pochette noire. Une silhouette plus mature, mais qui mettait merveilleusement ses formes en valeur.
Look nº8 — California Girl.
Short en denim haut de gamme, petit haut blanc près du corps, veste légère, sneakers impeccables et lunettes de soleil oversize. Même Chanelle devait parfois accepter de ne pas porter des talons.
Short en denim haut de gamme, petit haut blanc près du corps, veste légère, sneakers impeccables et lunettes de soleil oversize. Même Chanelle devait parfois accepter de ne pas porter des talons.
Look nº9 — Dîner prestigieux.
Une longue robe vert émeraude fendue avec goût, taille très marquée, lingerie adaptée invisible sous le tissu, talons dorés et bijoux plus sophistiqués. Celui-là était destiné aux galas, événements officiels ou soirées liées à la carrière de Malik.
Une longue robe vert émeraude fendue avec goût, taille très marquée, lingerie adaptée invisible sous le tissu, talons dorés et bijoux plus sophistiqués. Celui-là était destiné aux galas, événements officiels ou soirées liées à la carrière de Malik.
Puis vint le dixième.
Celui qui comptait aujourd'hui.
Look nº10 — Game Night
Pour le match de ce soir, Chanelle voulait quelque chose de complètement différent de la veille.
Elle voulait être glamour.
Sexy.
Provocante.
Mais surtout, elle voulait que lorsqu'elle entrerait dans l'aréna, personne ne puisse se demander qui elle était venue voir.
Elle construisit donc le look autour des couleurs de Los Angeles.
Une mini-robe moulante violet profond, confectionnée dans un tissu satiné légèrement brillant qui épousait sa silhouette sans l'écraser. La taille était parfaitement définie et le décolleté suffisamment audacieux pour donner à la tenue son caractère, tandis que la longueur mi-cuisse conservait cette allure de véritable tenue de soirée.
Par-dessus, une veste varsity haut de gamme aux couleurs de l'équipe, portée ouverte.
Mais Chanelle ajouta son détail personnel.
Dans une boutique spécialisée, elle fit personnaliser le dos.
CARTER
Et dessous :
18
Le numéro de Malik.
— Voilà.
Elle se regarda dans le miroir.
— Là, on parle.
Pour les jambes, rien.
Pas de collants.
Elle voulait garder la silhouette nette.
Aux pieds : des escarpins dorés à talons aiguilles, suffisamment spectaculaires pour transformer immédiatement la tenue.
Un petit sac violet à détails dorés complétait l'ensemble.
Pour la lingerie, elle choisit un ensemble parfaitement coordonné et surtout invisible sous la coupe de la robe.
Puis vinrent les bijoux.
Créoles dorées.
Bracelet fin.
Quelques bagues élégantes.
Et une chaîne délicate qui attirait subtilement le regard vers son décolleté.
Sa manucure serait bordeaux-violet avec quelques détails dorés.
Pour le maquillage, Chanelle acheta pratiquement une nouvelle trousse complète.
Fond de teint.
Correcteur.
Poudre.
Palette d'ombres.
Eye-liner.
Mascara.
Faux cils.
Produits pour les sourcils.
Illuminateur.
Contour.
Blush.
Plusieurs rouges à lèvres.
Et pour ce soir, elle choisit immédiatement la combinaison : regard smoky brun-violet, cils très définis, teint lumineux et bouche nude légèrement brillante.
Glamour.
Très glamour.
Elle voulait cependant éviter que tout se batte pour attirer l'attention.
La robe et les chaussures feraient déjà suffisamment de bruit.
L'addition
Après plusieurs heures, Chanelle contempla l'accumulation de sacs.
Elle avait effectivement réussi.
Dix ensembles complets.
Plusieurs ensembles de lingerie.
Dix paires de chaussures ou presque.
Sacs.
Bijoux.
Maquillage.
Produits capillaires.
Quelques vêtements supplémentaires qu'elle n'avait évidemment pas réussi à laisser en magasin.
Et deux achats imprévus dont elle avait décidé qu'ils ne comptaient techniquement pas puisqu'ils n'appartenaient à aucun des dix looks.
Une logique absolument irréprochable selon elle.
Au moment de régler ses derniers achats, elle regarda le montant final.
Ses yeux s'agrandirent.
— Oh...
Elle regarda la Black Card.
Puis de nouveau l'écran.
— Oooooh.
La vendeuse lui demanda :
— Tout va bien ?
Chanelle resta silencieuse deux secondes.
Puis un sourire presque diabolique apparut.
— Parfaitement.
Elle tendit la carte.
Paiement accepté.
Chanelle rangea soigneusement le reçu.
Malik ne saurait rien.
Pas maintenant.
Elle allait lui annoncer le montant après son match.
Et elle voulait voir son visage lorsqu'elle le ferait.
Retour à la maison
Lorsqu'elle reprit la McLaren, Chanelle comprit enfin la véritable limite dont Malik avait parlé.
L'espace.
— Merde.
Il fallut jouer à Tetris avec les sacs.
Le coffre avant fut rempli.
Le moindre espace utilisable dans l'habitacle également.
Chanelle prit finalement une photo de la voiture remplie et l'envoya à Malik.
Chanelle :
« Ta carte a survécu. Ta McLaren beaucoup moins :'D »
« Ta carte a survécu. Ta McLaren beaucoup moins :'D »
Malik ne répondit pas immédiatement.
Il devait probablement être en réunion.
Chanelle reprit donc la route vers la maison.
Lorsqu'elle entra finalement dans le garage, elle regarda l'heure.
Elle devait se dépêcher.
Plusieurs voyages furent nécessaires pour transporter ses achats jusqu'à la chambre.
Puis arriva un moment qui la toucha beaucoup plus qu'elle ne l'aurait imaginé.
Elle entra dans le walk-in.
La section vide que Malik avait préparée quelques heures auparavant était devant elle.
Cette fois, Chanelle commença à la remplir.
Une robe.
Puis une autre.
Les vestes.
Les pantalons.
Les hauts.
Les chaussures parfaitement alignées.
Les tiroirs accueillirent sa lingerie.
Les bijoux trouvèrent leur place.
Son maquillage commença à envahir une section de la salle de bain malgré la prétendue « négociation » de Malik.
Petit à petit, la pièce changeait.
Elle n'avait plus l'air d'être seulement le walk-in de Malik.
Il y avait maintenant une présence féminine évidente.
Une partie de Chanelle existait ici.
Elle recula de quelques pas et observa le résultat.
Son sourire disparut progressivement pour laisser place à une expression beaucoup plus songeuse.
Ce n'était que du linge.
Elle le savait.
Des robes.
Des chaussures.
Quelques tiroirs.
Et pourtant...
Pour quelqu'un qui avait passé une partie de sa vie à chercher où était réellement sa place, voir ses propres robes suspendues à côté des vêtements de Malik avait quelque chose de profondément symbolique.
Son téléphone vibra.
Malik :
« Je viens de voir la photo de la voiture :'D Je commence à penser que j'ai fait une erreur. »
« Je viens de voir la photo de la voiture :'D Je commence à penser que j'ai fait une erreur. »
Chanelle répondit :
« Trop tard. Aucun remboursement. Et je te préviens : tu ne connaîtras pas le montant avant après ton match. Je veux que tu restes concentré :'D »
Quelques secondes plus tard :
Malik :
« Maintenant je vais penser à ça pendant tout le match. »
« Maintenant je vais penser à ça pendant tout le match. »
Chanelle :
« Alors marque beaucoup de points. Tu vas peut-être avoir besoin de ton bonus :'D<3 »
« Alors marque beaucoup de points. Tu vas peut-être avoir besoin de ton bonus :'D<3 »
Elle posa son téléphone.
Puis regarda l'heure.
Presque dix-sept heures.
Son regard se posa sur la robe violette suspendue séparément des autres.
La veste Carter nº18 était juste à côté.
Les escarpins dorés attendaient sous la tenue.
Chanelle sourit.
— Bon...
Elle attrapa sa nouvelle trousse de maquillage.
— Monsieur Carter veut que je sois prête pour dix-huit heures.
Elle regarda son reflet.
Puis la tenue.
— Alors on va lui montrer ce que sa Black Card a financé.
Et pendant qu'à quelques kilomètres de là Malik se préparait à entrer sur le terrain avec un nouveau contrat de près de deux cents millions de dollars qui l'attendait, Chanelle commença tranquillement à se préparer pour sa deuxième soirée dans les gradins de Los Angeles.
Cette fois cependant, quelque chose avait changé.
Hier, elle était venue assister au match de Malik.
Ce soir...
Elle allait entrer dans l'aréna avec CARTER 18 écrit dans son dos.
Et dans le walk-in de sa maison, dix nouvelles tenues attendaient déjà leur prochaine sortie.
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