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Inspiré du réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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L'amour de l'art et l'art de l'amour — Chapitre 3 · Révélations

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L'amour de l'art et l'art de l'amour

Chapitre 3 · Révélations

L’amour de l’art et l’art de l’amour
Résumé de l’épisode précédent : Sébastien, jeune électricien, accepte de donner de temps à autre un coup de main à Bérénice, une séduisante quinquagénaire propriétaire d’une galerie d’art moderne. Un jeu de séduction hésitant s’installe, Sébastien embrasse Bérénice mais le regrette aussitôt. Il est un peu perdu face à cette femme mature qui semble vouloir le séduire mais ne se montre pas très cohérente, entre peur et désir.
Quelques longues secondes se sont écoulées, Bérénice dans mes bras, son souffle chaud dans mon cou, ses mains crochées à mon t-shirt.
— Ne dis pas des choses pareilles, Sébastien, tu es jeune, plein de qualités, tu as comblé mon ignorance et j’ai besoin de toi pour mes projets d’exposition. Pourtant, je me comporte un peu de manière possessive et ridicule au vu de mon âge, en plus tu as une compagne, alors je dois rester raisonnable… Mais c’est difficile quand je suis dans tes bras… très difficile…
Il était évident que nous avions une attirance mutuelle, même si chacun essayait de trouver des raisons de ne pas la laisser s’exprimer, alors que la frustration devenait de plus en plus insupportable. Mes mains sont descendues lentement jusqu’à la taille si fine de Bérénice, puis ont saisi ses hanches pour les caresser lentement.
— Oh Sébastien… Attention… C’est dangereux ce que tu fais… Je risque de…
Je ne l’ai pas laissé terminer sa phrase et ma bouche s’est collée à la sienne, nous nous sommes embrassés follement, mes mains désormais sur ses petites fesses que j’avais empaumées pour plaquer contre mon corps celui de Bérénice, mon désir est devenu incontrôlable. C’est en l’embrassant dans le cou, qu’elle me tendait sans retenue, que j’ai déboutonné la ceinture de sa jupe et fait glisser la fermeture éclair qui la retenait.
— Sébastien… Non !... Tu es fou… Tu ne dois pas faire ça….
Le vêtement a glissé au sol, formant dans la pénombre une tache claire sur le parquet. J’ai saisi Bérénice par la taille et l’ai portée jusqu’à un mur contre lequel je l’ai appuyée. Elle tremblait de tout son corps, ses bras enroulés autour de mon cou et sa bouche cherchant avidement la mienne.
Lentement je me suis agenouillé, mes yeux habitués à la semi-obscurité ont pu contempler le magnifique tableau vivant de cette femme mûre, portant encore son chemisier mais dont les bas et la culotte de dentelle ont élevé mon désir au point de non-retour. J’ai embrassé la délicieuse bande de chair tiède qui sépare la lisière des bas de celle de son shorty, je l’ai léchée avec gourmandise, mes mains tenant fermement les fesses de Bérénice.
— Sébastien… Qu’est-ce que tu fais ?... Tu es complètement fou… Non, arrête…. Oh Sébastien… Ce n’est pas une bonne idée… Pas là…
Descendre sa culotte a nécessité un peu de patience, Bérénice luttant contre son propre désir en serrant ses jambes et en m’exhortant à rester raisonnable, mais ma langue léchant le fin tissu sous lequel je sentais frémir ses chairs les plus sensibles a fait céder le dernier rempart, le shorty s’est échoué lui aussi sur le parquet.
— Tu vas me rendre folle moi aussi… Sébastien…. Il est encore temps de…
En fait c’est elle qui a écarté ses jambes et fléchi un peu les genoux, m’offrant à la dégustation son intimité odorante. Emportée par son excitation, elle a saisi mes cheveux à pleine main et a guidé ma tête vers son plaisir, que j’ai reçu dans la bouche très rapidement dans un râle impressionnant de profondeur lorsque l’orgasme l’a emportée.
Encore tremblante, le souffle saccadé, elle a bredouillé quelques mots quasi incompréhensibles.
— Oh Sébastien… oublié… jouir si fort… femme dévergondée comme… toute mouillée…
Je ne lui ai pas laissé le temps de récupérer. Rapidement j’ai débouclé la ceinture de mon pantalon et l’ai descendu ainsi que mon sous-vêtement, libérant mon érection que j’ai rapidement habillée d’un préservatif.
— J’ai trop envie de toi, Bérénice, tu es si belle, si excitante… remets tes bras autour de mon cou… Vite !
Tout est allé très vite. J’ai soulevé Bérénice par ses petites fesses, elle était plutôt légère et fragile en comparaison de ma Véro bien plus dodue, et l’ai lentement fait descendre contre moi. J’ai senti mon gland toucher sa vulve encore toute suintante et s’y glisser, provoquant un rugissement de mon amante lorsque je l’ai laissé retomber d’un coup, s’embrochant jusqu’à la garde sur mon membre dressé.
— Ohhh… Sébastien… tu vas me transpercer…
Ses jambes enroulées autour de ma taille, mes mains la soutenant sous les fesses je lui ai fait l’amour avec force, chacun de mes coups de rein la collant contre la cloison que l’on entendait vibrer, Bérénice se lâchant complètement.
— Oh Mon Dieu… Tu me cloues au mur… Jamais on ne m’a prise comme ça…! Je vais jouir Seb… …Ouiii… Ouiiiii….
Mon dernier coup de reins l’a soulevée et c’est profondément planté en elle que j’ai expulsé toute ma semence, sa jouissance criée en même temps que la mienne.
Avec douceur j’ai reposé par terre ma mince amante, dont les jambes ont eu de la peine à la soutenir. Ses bras toujours autour de mon cou elle a pris ma bouche, sa langue m’a léché les lèvres.
— Sébastien… Je ne me reconnais plus… Je suis une autre femme… Qu’est-ce que tu m’as fait pour que je m’abandonne à toi ? J’ai perdu le contrôle… C’est fou… Jamais je n’ai eu l’impression de m’être autant lâchée… Oh Mon Dieu Sébastien… Je vais devenir quoi ?
— Tu vas simplement rester une femme follement séduisante, brillante, et qui sait prendre le plaisir là où il se trouve sans se culpabiliser. C’est tout. Et si je peux t’y aider, dois-je préciser que ce sera avec enthousiasme ?
Je l’ai aidée à remettre sa jupe, en profitant au passage pour embrasser brièvement son petit cul pommé désormais privé de sous-vêtement.
— Oh Sébastien… Tu exagères, là… Mais j’aime tellement quand tu m’embrasses… Oh Mon Dieu..
Je me suis rhabillé aussi, et nous sommes allés nous asseoir sagement à son petit bureau.
— Je vais faire au plus vite la liste du matériel pour mieux équiper ta salle « Mondrian » (je ne savais pas encore qui était ce Mondrian) et je t’envoie une estimation du coût. Ensuite tu me diras quand il est possible d’installer tout ça.
— Oui… oui… Donc tu vas revenir ? C’est vrai ? Mais… enfin c’est un peu délicat… tu vis en couple… alors si Véronique apprend que… j’ai honte de moi Sébastien… elle a le droit de me détester… On va faire comment ?
— Bérénice, je ne t’ai pas encore tout raconté, mais crois-moi tu n’as rien à craindre de Véro, bien au contraire, parce que même si nous vivons en couple nous ne sommes pas mariés, conservant chacun une certaine liberté.
— Comment ça « bien au contraire » ? Je ne comprends rien à ce que tu me racontes… Elle est ta compagne, tu l’as trompée…
— C’est normal, je ne suis pas un expert des mots, moi, mais je t’expliquerai mieux une autre fois parce que c’est un peu… compliqué disons.
Se dire au revoir a été un moment fort en émotions, j’ai dû lutter contre mon envie folle de rester avec Bérénice, cette femme si douce, si sensible, son corps menu et gracile… tellement loin de ce à quoi m’avait habitué Véro, qui m’attendait à la maison.
— Tiens, le serviteur de la bourgeoisie ! Vous avez fait affaire, alors ? Tu vas lui changer ses loupiotes, à ta Bérénice ?
— Exactement, on a fait une sorte de bilan et de plan d’intervention parce qu’on ne pourra pas tout faire en même temps, la galerie ne peut pas fermer trop souvent.
— Tu y retournes quand ?
— Je sais pas, je dois lui faire une offre, avec des prix, et là elle me dira.
— En attendant, j’espère qu’elle t’a au moins fait une avance en nature ? Une petite pipe baveuse comme tu les aimes ?
— Oh Véro, tu es vulgaire des fois…
— Vulgaire ? Non mais attends, tu me prends pour une conne ou quoi ? Tu empestes le parfum de ta bourgeoise parce que tu l’as baisée, j’en suis sûre, et c’est moi qui suis vulgaire ? T’as peur de rien, toi… Alors ? Crache !
— Oui oui, on… on a baisé, voilà… mais tu m’as assez encouragé à le faire, non ?
— C’est pas tout faux… Mais tu vois, je te l’avais dit ! Elle n’attendait que ça ta « Dame de grande classe ». Raconte maintenant, c’était bien ?
J’ai raconté, Véro m’écoutait, l’œil malicieux, une main glissée sous sa jupe.
— Eh ben, pour une première fois tu l’as gâtée la princesse, une langue et une baise à la hussarde, debout… Elle a joui à chaque fois ?
— Oui, assez vite même, elle devait être un peu en manque.
— Pourtant, une belle pouliche comme elle doit quand même être entourée de queutards, c’est bizarre… Elle a une toute petite chatte, en rapport avec son cul de gamine mal nourrie ?
— Véro… mais qu’est-ce que ça peut bien te foutre comment elle est sa moule… ? T’as l’intention de la lui bouffer ou quoi ?
— T’es pas si con mon Seb, t’as une jolie trique mais aussi un cerveau qui fonctionne bien !
— Quoi, pas si con ? Tu veux dire quoi ?
— Je veux dire que je vais pas te laisser tout seul la faire grimper aux rideaux ta « milf ! » (anglicisme utilisé pour désigner les femmes matures sexuellement attractives - Mother I’d Like to Fuck)
— C’est quoi ces conneries ? On avait dit que…
— Attends, t’emballes pas… on avait dit… on avait dit… peut-être que je t’avais pas tout dit, justement.
— Ah ouais ? Ça serait peut-être le moment de balancer alors. Y a quoi que je sais pas et que je devrais savoir pour te comprendre ?
— Calme-toi mon Seb, je suis sérieuse là… Écoute-moi maintenant…
Véro a poussé un long soupir, et ses mains se tortillaient. Je n’étais pas tranquille.
— Quand je tournais encore dans le X, une fois, on m’a proposé un film de lesbiennes, un truc où je devais jouer la jeune chubby (grassouillette) innocente séduite par une cougar brouteuse de cinquante piges qui l’attire dans son lit. Ça me branchait pas trop, surtout que j’avais déjà joué dans un film du même genre où une gonzesse sinistre m’avait léché le cul comme un clébard pendant une heure, nul à chier. Mais j’avais besoin de fric, alors j’ai accepté. Tournage à Prague, hôtel minable, studio mal chauffé, j’étais à deux doigts de les envoyer chier et de renoncer à mon cachet, mais Zuzana a débarqué et là, tout a changé.
— C’était qui, cette Zuzana ?
— La milf avec qui je devais tourner. J’attendais une vieille peau aux boobs en berne et au cul ramolli qui allait me léchouiller l’abricot et l’entrée de service comme un robot, mais j’ai été scotchée. Une beauté mon Seb, un canon comme t’imagines même pas. Grande, très fine, habillée mannequin avec une classe folle, un visage d’ange et des yeux qui m’ont hypnotisée. Sans déconner, franchement, Bérénice m’a fait le même effet que Zuzana, la grande classe, une vraie Dame, maintenant je le reconnais.
— Oh… tu te calmes ! Elle tourne pas du porno, Bérénice, elle gagne sa vie avec sa tête, elle, pas avec son cul. Mélange pas tout, s’il te plaît.
— Oh ta gueule… Fais pas exprès de pas piger. Quand elle s’est désapée j’ai flashé sur ses deux petits nibards dressés comme deux framboises, et son petit cul de majorette. Le réalisateur a dû lui dire que je voulais me casser alors elle m’a caressé le visage, m’a prise dans ses bras et baragouiné quelques mots dans sa langue auxquels j’ai rien compris puis elle m’a embrassée avec délicatesse, une galoche profonde, sa langue était partout dans ma bouche, j’ai adoré son approche. La suite a été un pur moment de bonheur, de douceur et de tendresse, pas vraiment courantes dans ce monde-là. Zuzana m’a léchée, sucée, engodée, broutée de partout, une langue de ouf, agile, épaisse, et pour la première fois j’ai joui sur un plateau, sa langue enfoncée dans mon cul et ses doigts dans ma chatte. J’ai giclé, ce qui est rare chez moi, et alors même que la séquence de tournage était finie le réalisateur a laissé tourner la caméra quand, à mon tour, j’ai léché et doigté tous les orifices de Zuzana comme une furie, jusqu’à la faire jouir elle aussi. Le lit était dévasté et les draps saturés de mouille, j’étais hors d’haleine mais heureuse.
Véro a marqué une pause, l’air passablement secouée par son propre récit.
— Après ce tournage fusionnel, on a habité ensemble six mois, chez elle à Prague, on faisait l’amour trois fois par jour et à chaque fois c’était le feu d’artifice, entre elle la maigrelette de cinquante balais toute en douceur et moi la dodue plus brutale qui en avait presque trente de moins. J’étais complètement accro tellement elle était adorable, elle m’a appris à jouir comme personne, à me servir de mon corps et on se foutait de notre différence d’âge. Malheureusement, elle ne pensait qu’à baiser et a commencé à se taper d’autres meufs, jeunes et moins jeunes, sans se cacher puisque des fois elle les ramenait même chez nous. Je n’ai pas supporté, alors je l’ai larguée, en pleurs, et suis rentrée en France. Voilà. Tu vois, moi aussi j’ai eu une expérience avec une femme plus âgée que moi, et j’en mouille encore rien que d’y repenser. Tu comprends mieux maintenant pourquoi je m’intéresse un peu à ta jolie bourgeoise et à son adorable petit cul dans sa robe griffée, surtout que toi tu l’as amenée au plaisir. J’aime les femmes matures, sexuellement épanouies, je l’avoue… ça motiverait sûrement un psychiatre qui me bassinerait avec la relation à la mère et ci et ça, mais je m’en branle complètement, j’assume.
J’en suis resté muet. Ma Véro, bisexuelle ? Branchée milf ? Pourquoi ne m’avait-elle jamais rien dit ? C’est à la mode maintenant, la moitié des actrices disent qu’elles aiment autant les hommes que les femmes… et tout le monde applaudit, bravo, femme libérée, super…
— Là j’en suis sur le cul… Toi ? Tu as baisé avec des femmes plus âgées et tu as aimé ça ? Tu m’as pourtant dit assez souvent qu’une bonne queue entre les cuisses il n’y a rien de meilleur… Pourquoi tu m’as jamais raconté ça ? Tu te gênes ? C’est parce que avec cette Zuzana il y avait pas que le cul, tu étais un peu… disons… un peu amoureuse ?
— Bingo mon Seb, tu vois, t’es pas le dernier des cons ! J’avais vingt-deux ans, un peu conne, partie de la baraque à dix-huit en insultant ma mère et en claquant la lourde, embarquée dans le porno par un mec un peu véreux… Zuzana elle avait l’âge de ma mère, et elle a bien compris que j’étais paumée alors elle y a été mollo, adorable, douce, protectrice même, mais… mais…
Pour la première fois j’ai vu ma Véro pleurer, sa grande gueule et sa voix de camelot du marché sont devenues un souffle timide entrecoupé de sanglots, la secouant de la tête aux pieds.
— …mais elle voulait pas jouer à l’assistante sociale… normal… ou à la nounou… son business c’était le cul, pas l’Armée du Salut …
Je me suis précipité pour la serrer dans mes bras, essuyant les larmes qui roulaient sur ses joues.
— Oh bordel… Quelle histoire… T’as fait quoi, alors, après cette rupture douloureuse ?
— J’ai cherché du boulot, et petit à petit j’ai laissé tomber le X, c’était pas pour moi, trop incertain, brutal parfois, souvent mal payé, et comme j’étais la ronde de service on m’a refilé que des rôles sordides. Je passais mes journées à me faire limer par des bourrins en rut, défoncés à la coke, qui me crépissaient de foutre sans aucun égard ni pour mon corps ni pour ma personne. En plus de ça, comme j’ai toujours refusé de me faire enculer devant une caméra – en privé j’accepte des fois, tu le sais – ma « cote de salope » est vite retombée à zéro, les contrats avec. Honteuse et déprimée, je suis retournée habiter chez ma mère qui, sans jamais poser de questions ni commenter mes conneries, m’a hébergée et aidée à financer une formation en emploi, pendant trois ans. J’en ai chié, j’avais des lacunes scolaires, mais au final j’ai été acceptée pour ce poste de secrétaire à la Sécu, là où je t’ai rencontré mon Seb, et ça c’est ce que j’ai fait de mieux dans ma vie jusqu’à présent.
En trois ans de vie commune, elle ne m’en avait jamais raconté autant, je me sentais tout con. Nous n’avions que deux ans d’écart, puisqu’elle avait vingt-huit ans et moi vingt-six, mais son expérience de la vie comptait double !
— Tu crois ? Quand j’entends tout ce que tu as déjà vécu, la vie ne t’a pas fait de cadeau, à toi… je me demande bien ce que tu as pu me trouver…
— Tout ce que je n’avais encore pas vécu. Seb. L’amour, le vrai, celui qui vient du cœur et pas de la bite, la stabilité, le sérieux d’un mec qui bosse et ne claque pas son fric en dope ou en beuveries avec des potes de foot, qui sait m’embrasser sans sortir sa gaule pour me fourrer comme une dinde et qui me laisse ma liberté, qui me respecte tout le temps, qui fait à manger et la lessive autant que moi, bref l’homme dont rêvent plein de femmes. Ça te suffit ?
Nous avons fait l’amour tendrement, j’ai pris le temps d’embrasser partout le corps pulpeux de ma Véro, avec douceur, écoutant et regardant monter son désir, me retenant le plus possible pour que notre plaisir explose en même temps.
Véro s’est endormie dans mes bras, moi j’ai eu de la peine à trouver le sommeil. Tromper Véro, après ce qu’elle avait vécu… Pas de quoi être fier, même si ma compagne semblait voir les choses autrement. D’ailleurs, maintenant, comment gérer mon engagement auprès de Bérénice si Véro souhaitait « s’en mêler ? » Était-elle vraiment sérieuse ? Je voyais mal la distinguée galeriste toujours tirée à quatre épingles se laisser « séduire » par ma Véro sanglée dans sa minijupe en cuir et son croptop débordant de mamelles… son vocabulaire de charretier…. Quel cirque…
Le lendemain soir, Véro était au cinéma avec sa mère, j’ai établi la liste du matériel et me suis connecté aux sites de deux ou trois distributeurs avec qui on travaillait pour m’informer des prix, le total était moins élevé que je l’avais estimé. J’ai envoyé un message à Bérénice, qui m’a répondu dans les dix minutes.
Tu es d’une efficacité remarquable dans tout ce que tu entreprends, Sébastien… J’apprécie énormément. Peux-tu déjà venir samedi prochain mettre en place une partie de ce nouvel éclairage ? Le matin je serai absente mais je te laisserai une clé. Par contre, je serai à ton entière disposition tout l’après-midi si tu as besoin de quoi que ce soit, et le soir tu es mon invité.

Ta dévouée Bérénice.
Je l’ai lu et relu, les subtilités de la langue française et le choix des mots ce n’est de loin pas ma spécialité, mais là il m’a semblé distinguer des choses à double sens, qui m’ont à la fois réjoui et perturbé.
Avant que je lui réponde il fallait absolument que Véro m’explique un peu ce qu’elle avait l’intention de faire suite à ses propos ambigus sur Bérénice, je n’imaginais pas la voir débarquer à l’improviste à la galerie. Bien sûr que je l’adore, ma Véro, mais des fois son côté « sans filtre » qui la pousse à dire tout ce qu’elle pense et à faire tout ce qu’elle dit nous a mis dans des situations très inconfortables. Dans mon cas, la situation de départ n’était guère favorable, j’avais donc toutes les raisons de m’inquiéter de ce qui allait suivre.
Quand Véro est rentrée, j’ai fait semblant de finir la liste de matos.
— Voilà, j’ai fini ma liste. Il faudrait que je puisse aller poser ça samedi, parce que la semaine prochaine il y a le nouvel accrochage. Tu avais prévu quelque chose, ce samedi ?
Son sourire m’a fait comprendre que je n’allais pas m’en sortir comme ça. Sa voix douce et posée ne me disait rien de bon.
— Mais non mon amour, rien du tout. Comme ça je peux t’accompagner et voir sur place comment tu mets en œuvre toutes tes idées avec la belle Bérénice.
Bon, manifestement elle était déterminée à saboter l’affaire, inutile d’insister et de générer des tensions inutiles.
— Véro, ok, j’ai dérapé avec Bérénice mais on avait dit qu’en cas d’infidélité on s’en informait, que si c’était que de la baise on acceptait mais que s’il y avait de l’amour on négocierait. Bérénice elle a le double de mon âge, il est clair que je ne vais pas te quitter pour elle ! Je l’apprécie, elle est franche, honnête et bien plus cultivée que toi et moi réunis, et j’ai juste accepté de lui donner un coup de main…
— …et un coup de queue aussi…
— Oh Véro… oui bien sûr… mais je me suis engagé à faire ce boulot. J’ai peur que si tu t’en mêles, te connaissant, tout parte en vrille et qu’elle se retrouve dans la merde avec sa galerie. Tu ne crois pas que la meilleure solution est que je trouve un pote qui peut faire le taf à ma place et que j’oublie Bérénice ?
— Oh Seb, tu me déçois là… C’est un peu trop facile comme sortie. Toi tu lui as léché le bourgeon, tu l’as défoncée le long du mur, et moi je devrais juste compter les points ? Entre femmes on va se comprendre, j’en suis sûre, parce que si je lui ai prêté mon Seb qui l’a fait jouir deux fois, ta Bérénice peut bien imaginer que j’attends une petite compensation de sa part… surtout si elle aime les petits jeunes… Elle croit peut-être que je veux lui arracher les yeux et la rouer de coups, alors elle sera sur ses gardes mais je vais lui faire une surprise !
— Mais, Véro, tu ne la connais pas, en plus rien ne dit qu’elle est prête à… à…
— A se faire bouffer la chatte par une gonzesse ?
— Oh Véro… Oui oui, c’est ça… mais on peut aussi dire « se laisser séduire par une femme »…
— D’accord, je vais faire un effort parce que je sens qu’elle déteint un peu sur toi la princesse de l’art, Monsieur surveille ses mots désormais… Alors je vais tout faire pour la « séduire », la jolie Bérénice, et j’espère qu’elle me laissera lui donner autant de plaisir que mon homme afin que nous soyons à égalité.
— Ok, tu as gagné… Bon, moi je vais commencer à poser le matos vers neuf heures, Bérénice n’est disponible que l’après-midi mais elle me laissera une clé. Tu veux me regarder travailler toute la matinée ?
— Oh mon Seb d’amour, ne sois pas si agressif… Non, je ne vais pas tirer des câbles et changer des ampoules avec toi, je vais venir visiter la galerie en début d’après-midi, Bérénice me guidera j’en suis sûre. Et s’il te faut un peu d’aide, on sera deux mon chéri, deux jolies femmes pour toi tout seul, ce n’est pas tous les jours !
Pas la peine d’essayer de la dissuader, ni de raconter des salades à Bérénice, je m’étais foutu dans la merde alors autant jouer franc-jeu et ne rien cacher à personne. J’ai répondu à Bérénice, recommençant dix fois mon message, jamais certain du bon choix des mots.
Bérénice,

C’est d’accord pour samedi, je serai sur place dès neuf heures avec le matériel. L’après-midi, Véronique, que tu as fortement impressionnée et qui me parle souvent de toi, viendra voir les travaux réalisés et compléter en ta compagnie ses connaissances en matière d’art moderne. Merci beaucoup de ta confiance.

Sébastien
J’avais de la peine à imaginer la réaction de Bérénice à mon message, mais je me doutais bien que son intelligence, son habitude à s’exprimer en toutes circonstances face à des gens les plus divers ne constitueraient pas un obstacle pour me répondre. La confirmation est venue très rapidement.
Quelle bonne surprise ! Je me réjouis d’accueillir à nouveau ton amie Véronique dont je garde moi aussi un agréable souvenir, et je ferai tout mon possible pour l’aider à approfondir ses connaissances artistiques. Elle est aussi bien évidemment mon invitée pour le dîner, merci de lui transmettre mes salutations.

Bérénice
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Chapitre 4 · Séduction
Sébastien, électricien discret et amant inattendu, a confié à sa compagne Véronique sa liaison naissante avec Bérénice, galeriste quinquagénaire à l'élégance désarmante. Aujourd'hui, les trois se retrouvent pour la première fois sous le même toit. Bérénice redoute cette rencontre, et la galerie bruisse d'une tension que personne n'ose encore nommer. Comment ce trio improbable va-t-il trouver son équilibre ?
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