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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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L'amour de l'art et l'art de l'amour — Chapitre 4 · Séduction

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L'amour de l'art et l'art de l'amour

Chapitre 4 · Séduction

Partie 1 - Sébastien et Bérénice
Résumé de l’épisode précédent : Sébastien, jeune électricien, accepte de donner de temps à autre un coup de main à Bérénice, une séduisante quinquagénaire propriétaire d’une galerie d’art moderne. Un jeu de séduction hésitant s’installe, Sébastien embrasse Bérénice mais le regrette aussitôt. Il est un peu perdu face à cette femme mature qui semble vouloir le séduire mais ne se montre pas très cohérente, entre peur et désir. Lors de leur rencontre suivante, ils font l’amour, passionnément. Sébastien l’avoue à sa compagne Véronique, ex-actrice de X qui, à son tour, lui révèle une partie cachée de son existence.
Comme convenu, je suis arrivé à neuf heures à la galerie, où m’attendait Bérénice. Il y avait au moins un point sur lequel Véro et moi étions d’accord, c’est la classe naturelle et la beauté de notre connaissance commune. Jupe au genou, talons, blazer cintré sur un caraco en dentelles, l’élégance faite femme se tenait face à moi, ses boucles d’oreille oscillant légèrement captaient parfois la lumière et lançaient de brefs éclairs.
— Tu es de plus en plus belle, tu sais, les hommes doivent te manger dans la main…
— Oh Sébastien… Les hommes… J’ai appris à m’en méfier, enfin je croyais… Excuse-moi mais je dois y aller, rendez-vous avec l’avocat qui gère mon divorce, quatre ans que ça dure, j’en ai marre… Tiens, les clés. Je serais plus détendue en revenant, je te le promets mon… mon électricien.
Pas un baiser… rien… Le stress sans doute. J’ai déchargé la voiture et commencé le boulot, le temps a passé très vite et je n’ai même pas entendu la porte s’ouvrir doucement, ni Bérénice se glisser discrètement dans mon dos puisqu’elle avait enlevé ses chaussures. Je terminais la déclaration des nouveaux spots au Wifi quand ses bras m’ont ceinturé la taille et que sa bouche s’est posée dans mon cou.
— Tu as fait des miracles, on dirait… C’est une habitude, chez toi… Je ne t’ai pas embrassé ce matin… Est-ce que tu es d’accord pour un rattrapage avant que Véronique n’arrive, ou est-ce que tu penses que je ne suis qu’une vieille bourge dépravée croyant que tu vas céder à tous ses caprices ?
Je l’ai embrassée longuement, à nouveau envoûté par son parfum, la douceur de sa bouche et son corps si fin entre mes bras.
— Tu me montres ce que tu as fait ce matin, « mon trésor » ?
Bérénice a été impressionnée par le fait que depuis son smartphone elle puisse gérer tout un tas de paramètres d’éclairage, sachant déjà comment elle allait en tirer parti lors du prochain accrochage. Nous avons un peu discuté technique, chacun de nous résistant à l’envie d’enlacer l’autre et de se laisser entraîner bien plus loin.
— Moi j’ai faim. Tu as le temps de grignoter quelque chose ? Tu sais à quelle heure arrive ton amie ?
— Pas vraiment, elle doit m’envoyer son horaire de train… je t’invite ?
— Non, mais… je ne sais pas comment dire… Une omelette et une salade ça irait ?
— Oui, bien sûr, mais…
Bérénice m’a pris par la main et m’a juste dit : Viens
J’ai découvert avec étonnement qu’elle habitait le même immeuble que sa galerie, qui en fait appartient conjointement à elle et sa sœur, héritage familial. Troisième étage sans ascenseur car bâtiment classé, appartement époustouflant. Une hauteur de plafond vertigineuse, d’immenses fenêtres, des tapis et des meubles selon moi dignes d’un musée, une cuisine étonnamment ultra-moderne et, bien entendu, des tableaux partout !
— Tu habites un palais, Bérénice… C’est comme dans les magazines !
— Disons que j’ai de la chance d’avoir hérité, sinon ce serait impossible. Je prépare vite une omelette et le temps qu’elle cuise je te fais visiter. OK ?
— Je ne crois pas t’avoir dit une seule fois « non » depuis que je te connais…
La visite a fini de m’ébahir, pour moi qui vivais avec Véro dans à peine soixante-dix mètres carrés de banlieue. Chez Bérénice on aurait facilement logé deux familles, je trouvais presque indécent qu’elle y vive seule d’après ce que je savais.
— Sébastien, je ne te montre pas ma chambre, parce que… enfin tu comprends si Véronique arrive… et puis je ne suis pas comme ça… même si tu m’as… je ne veux pas que…
— Bérénice, tu ne me dois aucune explication. Nous sommes des adultes, consentants et responsables, ta vie t’appartient alors ne te torture pas inutilement.
Elle s’est jetée dans mes bras.
— J’ai peur de rencontrer ta copine, Seb, je n’ai jamais connu pareille situation. Tu seras là ? Près de moi ? Si elle s’en prend à moi physiquement je ne suis pas de taille à me battre, tu le vois bien, je fais quoi ?
— Tu n’as rien à craindre, je te l’ai déjà dit. Véro sait que nous avons fait l’amour, notre couple fonctionne comme ça, on ne se cache rien, et la violence ne fait pas partie de notre mentalité.
— Oh là là… Mais on nage en pleine folie là… Tu la trompes avec moi et… et elle est d’accord ? Elle vient ici mais pas pour me dérouiller ?
— Oui, c’est ça. Tu l’as impressionnée, et elle comprend parfaitement que moi aussi je sois séduit par une aussi belle femme que toi, même si elle est quand même un petit peu jalouse !
Nous avons mangé rapidement, Bérénice voulait se changer pour une tenue moins « bourge » mais je l’en ai dissuadée, lui répétant qu’elle était d’une élégance parfaite au service de sa beauté lumineuse et qu’il ne fallait surtout rien modifier.
Nous étions redescendus à la galerie depuis dix minutes que Véro annonçait son arrivée prochaine. Bérénice était tendue, agitée, j’ai essayé de la rassurer, la prenant dans mes bras mais elle a refusé, tournant en rond dans la pièce. J’ai repris mon boulot puisque je ne pouvais rien faire d’autre.
À la sonnerie de la porte, Bérénice m’a jeté un regard angoissé. Elle a inspiré profondément et est allée ouvrir. Je ne voyais rien, étant dans une pièce sans vue sur l’entrée. Des surprises avec Véro j’en avais déjà vécu quelques-unes, mais là… mes yeux ont failli se déciller ! De prime abord, j’ai failli ne pas la reconnaître, tant le style de la jeune femme qui se tenait à côté de Bérénice ne pouvait être celui de Véro.
Jupe crayon, bas ou collants, chemisier blanc avec joli plastron en dentelle, collier, boucles d’oreilles, mocassins vernis… Il a fallu qu’elle vienne m’embrasser pour que je sois certain que cette jeune femme bien habillée, aux formes pleines, était bien Véronique, ma Véro à moi.
— Alors mon chéri (jamais elle ne m’appelait comme ça…) tu as bien travaillé ?
— Euh… oui… oui, tu es en beauté dis-donc, j’ai failli ne pas te reconnaître ! Tu as renouvelé ta garde-robe ?
— Disons que j’ai fait un petit effort, je ne voulais pas te faire honte devant Bérénice qui incarne la beauté et l’élégance de manière si éblouissante.
Des mots pareils dans la bouche de ma compagne relevaient de l’exceptionnel, les efforts ne portaient pas que sur sa tenue vestimentaire. Bérénice, qui se tenait à côté d’elle, semblait un peu plus détendue, mais comme je n’avais pas entendu ce que les deux femmes s’étaient dit lorsque Bérénice était allée l’accueillir, j’ignorais les raisons de ce relâchement.
— Oh Véronique… Je vous trouve excessive ! Tu sais Sébastien, j’ai dit à Véronique que je me souvenais d’elle comme d’une ravissante jeune femme, et c’est une femme dans toute sa beauté, séduisante en diable que j’ai accueillie à l’instant ! Vous faites un couple magnifique, je vous envie !
Le sourire de Véro ne laissait guère de doute sur son interprétation du compliment, mais elle n’a rien ajouté, ce qui m’a étonné. Elle m’a juste demandé :
— Tu en as encore pour combien de temps, Seb ?
— En tout cas deux heures au minimum, et la dernière heure j’aurais certainement besoin d’un petit coup de main pour tenir la rampe à chaque bout le temps de la fixer au plafond.
— Ok. Je fais une petite visite guidée avec Bérénice, qui va m’expliquer vos projets, artistiques ou pas, et on revient voir où tu en es.
Elles ont quitté la pièce, et je n’entendais plus que des bribes de voix, souvent couvertes par le bruit de ma perceuse ou du marteau.
Partie 2 - Véronique et Bérénice
— Il faut rendre à César ce qui lui appartient, Véronique, les projets sont ceux proposés par Sébastien pour mieux mettre en valeur les œuvres exposées. Moi je n’ai pas ses compétences techniques.
— Je pense quand même, si j’en crois mon Seb, que la plus belle des œuvres ici, celle qu’il préfère, c’est vous, et je ne peux pas lui en vouloir de l’avoir mise en valeur à sa façon car vous êtes très belle, et là c’est moi qui vous envie.
Bérénice est devenue écarlate, manifestement gênée et mal à l’aise, bafouillant ses mots.
— Bon, Véronique, je sais que… que vous savez… C’est une situation qui… qui… me perturbe complètement. Votre… — On se tutoie ? Ce sera peut-être plus facile… — Ton compagnon t’a trompée avec moi, la vieille bourge plate, et toi, la pulpeuse aux appas magnifiques qui doit faire baver d’envie tous les mâles, tu viens ici me faire des compliments à m’en faire monter le rouge au front… Où est la logique dans tout ça ? Tu devrais m’arracher les cheveux et me rouer de coups, et tu… tu…
— Ouais… J’imagine bien que c’est pas dans tes habitudes ! D’abord, je dois préciser que « mes appas pulpeux » comme tu dis joliment pour mon large cul et mes gros nichons, peut-être que ça fait bander les mecs, mais je te jure que quand faut courir pour attraper le bus ou acheter un maillot de bain, c’est pas un avantage. Tu sais — Ok, on se tutoie alors — quand j’étais ado, déjà assez ronde tu t’en doutes, c’était pas facile. J’ai eu droit à tous les surnoms possibles, La Vache qui Rit, Madame Cochonou, Bibendumette etc. À la piscine, les filles qui me détestaient parce que leur mec me reluquait le cul m’ont dit les pires vacheries, style « Faut pas que tu plonges toi, sinon tes nibards vont t’assommer »… ou encore au prof de gym « Monsieur, Véronique elle peut pas mettre la tête sous l’eau, faudrait lui mettre un sac de sable dans le dos ! » En salle de sport, le pire endroit quand on est comme moi, une petite salope jalouse avait décroché une corde à grimper et devant tout le monde me l’a apportée en minaudant « Tiens Véro, j’ai retrouvé ton string ». Tu vas rire Bérénice, mais moi jusqu’à dix-huit ans je rêvais d’être comme toi, grande, mince, et qu’on arrête de me mater le cul et de fantasmer qu’on me gicle du sperme sur les seins ! Toi tu peux porter n’importe quelle robe avec classe, moi j’ai toujours l’air boudinée… Alors ouais, je suis jalouse que mon Seb il t’ait embrochée parce que j’ai bien compris que tu lui plais beaucoup, et que moi je serai jamais comme toi… jamais… ni dans ma tête et encore moins dans mon corps.
Bérénice me regardait avec des yeux ronds, écarquillés, incrédule, nageant sûrement en pleine béchamel, la bourgeoise… Mais quand elle a repris la main, c’est moi qui en suis restée comme deux ronds de flan.
— Véro… C’est terrible ce que tu me racontes, mais j’ai envie d’en rire parce que toi comme moi on a vécu la même chose à un quart de siècle près, alors que je suis physiquement ton exact contraire : des os et de la peau, aucun relief chez moi ! Figure-toi que des surnoms j’en ai eu aussi, Jane Birkin, la planche à repasser, recto-verso… Les garçons me fuyaient, disant que chez moi, comme il n’y avait aucune différence entre l’envers et l’endroit, dans le noir ils avaient peur de se tromper de trou… Un jour, en camp de ski, une fille de ma classe à la poitrine très développée et qui se vantait d’avoir couché avec tous les mecs, a débarqué dans le dortoir en tenant une ficelle sur laquelle elle avait collé deux timbres-poste. Fière de sa plaisanterie, en riant connement elle l’a brandie et a hurlé « Eh Béré, t’as oublié ton soutif dans les douches, tiens ma chérie ! » Tu vois, Véro, moi je rêvais toutes les nuits d’avoir un vrai cul comme les autres filles, des seins qui nécessitent un vrai soutif, qu’on me drague et que l’on ait envie de me baiser… J’ai même consulté un chirurgien esthétique aux USA pour me faire rembourrer les fesses et la poitrine, mes parents disaient que, au final, ça leur coûterait moins cher que le psychiatre chez qui ils m’avaient envoyée, comme ils ne me voyaient qu’avec des filles ils avaient peur que je vire goudou, j’avoue que ça m’a tenté… surtout que… Bref, chez les bourges, c’est impensable, les femmes sont faites pour procréer et perpétuer le nom… Point. Tu vois, toi et moi même combat… ou presque. Mais je suis quand même une vieille salope d’avoir fait l’amour avec ton Seb, tu ne mérites pas ça… Comment me faire pardonner ?
Elle m’a sidérée la bourge en dentelles, classe dans ses fringues mais aussi dans sa tête, j’ai dû me retenir de pas la plaquer au mur pour lui rouler une pelle et lui arracher son haut pour lui sucer les bouts, comme avec Zuzana. J’étais toute humide entre les cuisses…
— Eh ben… Tu es pas du tout celle que je croyais… J’aurais pas cru qu’on ait presque des trucs en commun… Sauf que… moi j’ai pas été chez un psy, mais que j’ai fait des films avec des femmes… surtout avec une…
Bérénice m’a dévisagée, j’ai soutenu son regard dans lequel il y avait de la peur, ça j’étais sûre, mais pas que…
— Que veux-tu dire par « des films avec des femmes », tu es actrice ?
— Oh… actrice… c’est un peu prétentieux. J’ai pas de raison de te raconter des salades, alors oui j’ai été actrice, mais actrice du X. Et j’ai eu une aventure dingue avec une femme de ton âge, Zuzana, une « actrice » tchèque à qui tu ressembles beaucoup. Seb est au courant de mon passé un peu glauque, mais il me fait confiance et me juge pas, je suis libre et lui aussi, d’ailleurs on se raconte tout.
— Oh Mon Dieu… Tu dois avoir une drôle d’image de moi…
— Disons que j’ai la même que lui.
— Attends… je ne comprends pas…
— Si, mais tu oses pas te l’avouer, parce que moi aussi je te trouve très séduisante. Montre-moi où il t’a fait jouir, ce queutard de Seb !
— Oh Véronique, mais… mais quelle importance ? Je suis désolée de ce qui est arrivé, et c’est entièrement de ma faute, je n’ai pas su dire non… et puis…
— Tu as eu raison. Il ne faut jamais manquer une bonne occasion de baiser. Alors, c’était où ? Je veux voir.
L’air honteuse, Bérénice m’a montré du doigt l’endroit, dans une salle d’exposition dont les lumières étaient éteintes. Je l’ai prise par le bras, doucement, et lui ai demandé de s’appuyer contre le mur, elle tremblait comme une feuille.
— Tu as peur ? Peur de moi ?
— Oui, un peu… enfin non mais… mais… oh je ne sais pas… je ne sais plus…
Je l’ai sentie prête à tout pour se faire pardonner, c’est dégueulasse de ma part mais j’en ai profité. Je me suis approchée d’elle, tout près, son parfum que je connaissais m’a enveloppée. Avec douceur, j’ai glissé ma main sous sa jupe et l’ai remontée lentement, elle était tétanisée. Quand j’ai effleuré sa culotte, elle a sursauté.
— C’est là qu’il t’a mis la langue ?
— Oui…
— Et tu as aimé ?
— Véronique, s’il te plaît…
J’ai accentué la pression de mes doigts, elle s’est crispée encore plus.
— Tu as aimé ? Dis-le ! Ne fais pas ta timide !
— Oui… oui, j’ai aimé…
— Donc tu as aimé que mon mec te lèche la chatte, c’est ça ?
— Oh Véronique… pourquoi ?
— Parce que si je suis d’accord de t’avoir prêté mon homme et qu’il t’a fait jouir, je pense que moi aussi j’ai droit à une petite récompense, tu ne crois pas ?
— Mais… mais… je ne…
— Détends-toi ma beauté, laisse-toi aller… Ferme les yeux et savoure…
Je me suis collée à son corps frêle, mes gros seins écrasés contre sa minuscule poitrine. Je sentais son souffle court, il s’est arrêté net quand j’ai posé mes lèvres sur les siennes.
— Embrasse-moi Bérénice, et caresse-moi les seins !
Ma langue a un peu forcé ses lèvres qui se sont rapidement ouvertes, alors de ma main libre j’ai saisi la sienne et l’ai plaquée sur mes seins. J’ai senti son corps se relâcher, sa langue est venue à la rencontre de la mienne, ma main s’est glissée dans sa culotte, provoquant un gémissement entre plaisir et reproche.
— Ohhh Véronique… Non… ce n’est pas…
Et puis soudain tout s’est accéléré. Bérénice s’est mise à me dévorer la bouche en me malaxant les seins avec force, elle a relevé une jambe et son bassin est venu au-devant de mes doigts qui la fouillaient profondément dans un clapotis obscène provoqué par un écoulement abondant entre ses cuisses.
— Fais-moi jouir ! Oh tes seins Véro… Oh oui… oui… Je viens !!!
Sa petite chatte serrée a écrasé mes doigts, ses mains m’ont empoigné les seins avec force et sa bouche s’est ouverte comme pour chercher de l’air, avant de laisser échapper un rugissement profond. Un ou deux spasmes l’ont secouée, puis elle a mis ses bras autour de mon cou comme pour se retenir de tomber, sa respiration encore haletante.
Ni elle ni moi n’avions remarqué la présence de Sébastien à l’entrée de la pièce, impassible, attendant la fin de nos ébats, et nous avons sursauté.
— On dirait que vous vous entendez bien, les filles… C’est super… ! Vous pensez pouvoir quand même m’aider quelques minutes ?
J’ai doucement libéré Bérénice de mes doigts, les léchant goulûment juste devant son visage.
— Tu as un goût exquis, et tu es encore plus belle quand tu jouis ! Tu viens avec moi donner un coup de main à Seb ?
Bérénice semblait zombifiée, elle a vaguement répondu oui et m’a suivie, j’ai eu l’impression qu’elle ne savait plus où elle allait, marchant lentement, d’un pas peu assuré. Elle a regardé Seb fixement, puis moi, comme si elle attendait des explications sur ce qui venait de se passer.
— Bon, Bérénice tu tiens ici, Véro tu fais pareil là, moi je vais visser au plafond le plus vite possible. Essayez d’abord et dites-moi si c’est trop lourd.
C’était tout à fait à ma portée, Bérénice a semblé plus hésitante mais a finalement réussi. Sébastien redescendu de son escabeau est allé prendre Bérénice dans ses bras, avec une tendresse qui m’a émue.
— Tu vois, je t’avais dit que tu n’avais rien à craindre de ma Véro. Je t’ai entendu crier quand tu as joui, bien plus fort qu’avec moi !
Bérénice a fondu en larmes, accrochée à Seb comme une moule à son rocher. Je me suis approchée doucement d’elle, lui ai caressé les cheveux et murmuré des choses douces à l’oreille.
— J’ai adoré quand tu m’as embrassée, et quand tes mains ont pris mes seins j’étais au bord de l’orgasme. Tu es magnifique Bérénice, et je crois que j’ai encore très envie de toi, mon Seb aussi, c’est ça qui te choque ? Tu nous prends pour des pervers, des cinglés, des obsédés sexuels ?
Elle a relevé la tête, ses yeux encore inondés de larmes, et a essayé de nous dire, entre deux sanglots, ce qu’elle ressentait.
— Non… Oh non… Mais avec vous je découvre des choses… inimaginables hier encore… J’ai honte de m’offrir comme ça… sans résister, mais… ma vie était tellement triste… et puis il y a eu Sébastien, si gentil, si curieux que j’ai craqué… et maintenant toi… vous allez croire que je suis une sacrée salope… oh misère… mais qu’est-ce que je vous ai fait ? Je suis une… une…
J’ai éclaté de rire ! Comment elle, la bourgeoise distinguée, galeriste mondaine, pouvait-elle savoir ce qu’est une salope ?
— Bérénice, tu déconnes là ! Moi je suis une ancienne actrice de porno ma chérie, alors crois-moi qu’une salope je sais ce que c’est, et tu n’as aucune chance d’en devenir une un jour ! D’accord que tu as fait l’amour avec mon mec et que moi je t’ai embrassée et doigtée un peu la moule, mais tu crois que ça suffit pour faire une salope ? Tu es une femme comme on n’en connaît pas d’autre Béré, tu nous éblouis, tu pourrais nous mépriser tellement tu nous surpasses en tout mais en fait tu nous parles normalement, tu nous ouvres l’esprit, et comme si c’était pas assez tu es belle à en tomber à genoux et tu nous rends fous de désir pour toi. Il est où, alors, le problème ? Si tu veux pas de nous on va pas te forcer, rassure-toi, mais si ton désir est aussi fort que le nôtre, ça va être sympa !
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