Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Ma vie amoureuse — Chapitre 9
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Ma vie amoureuse
Chapitre 9
Maman m'avait dit que la propriétaire était veuve. Je m'attendais donc à me trouver devant une femme d'un certain âge, à la peau parcheminée, parfumée à la violette et la voix chevrotante. J'avais tout faux. Elle devait avoir aux alentours de la cinquantaine, se maquillait et s'habillait de façon résolument moderne. Couleurs vives et pantalon moulant.
Elle m'a reçu sur la terrasse. Offert le café.
Elle m'a reçu sur la terrasse. Offert le café.
‒ Ta mère t'a dit, je suppose, que tu ne serais pas seul. Que j'ai deux autres locataires. Des étudiants tout comme toi. Vous vous entendrez bien, j'espère. Parce que si ce devait être en permanence conflits et règlements de compte, je ne le supporterais pas. J'y mettrais très vite le holà.
Il n'y avait pas de raison. Aucune espèce de raison. D'autant que j'étais d'un naturel conciliant.
‒ Tant mieux ! Par ailleurs, si on ne veut pas que les choses deviennent très vite invivables, il est nécessaire que tout le monde respecte la tranquillité de tout le monde.
‒ Tant mieux ! Par ailleurs, si on ne veut pas que les choses deviennent très vite invivables, il est nécessaire que tout le monde respecte la tranquillité de tout le monde.
Ça me semblait aller de soi, oui !
‒ Donc pas de musique ni de télé qui braille. Il existe des écouteurs. Quant à ta petite amie, si tu en as une, il est hors de question que tu la reçoives ici. Il est totalement exclu que des feulements de plaisir réveillent toute la maison à n'importe quelle heure du jour et de la nuit. Sans compter que cela finirait forcément par amener des dissensions et des rivalités entre vous. Bon, mais que je te fasse visiter…
‒ Donc pas de musique ni de télé qui braille. Il existe des écouteurs. Quant à ta petite amie, si tu en as une, il est hors de question que tu la reçoives ici. Il est totalement exclu que des feulements de plaisir réveillent toute la maison à n'importe quelle heure du jour et de la nuit. Sans compter que cela finirait forcément par amener des dissensions et des rivalités entre vous. Bon, mais que je te fasse visiter…
D'abord ma chambre. Qui donnait sur le jardin. Qui disposait d'un grand lit, d'un bureau et d'un nombre impressionnant de rangements.
‒ Tu devrais être pas mal, là.
Ça, ça ne faisait pas l'ombre d'un doute.
‒ Tu devrais être pas mal, là.
Ça, ça ne faisait pas l'ombre d'un doute.
La salle de bains.
‒ Faudra que vous voyiez entre vous pour les horaires. Que vous ne vous marchiez pas dessus.
‒ Faudra que vous voyiez entre vous pour les horaires. Que vous ne vous marchiez pas dessus.
La cuisine.
‒ Là, c'est l'espace de convivialité. C'est là qu'aux heures des repas, le plus souvent, tout le monde se retrouve. Tu feras comme tu voudras, mais il ne te sera pas interdit de nous préparer à manger de temps à autre. C'est en tout cas ce que font les autres. C'est aussi ce que je fais. Ça contribue à instaurer un excellent climat. Ce qui n'est pas négligeable. Quand on est amené à vivre sous le même toit autant que ce soit dans les meilleures conditions.
‒ Là, c'est l'espace de convivialité. C'est là qu'aux heures des repas, le plus souvent, tout le monde se retrouve. Tu feras comme tu voudras, mais il ne te sera pas interdit de nous préparer à manger de temps à autre. C'est en tout cas ce que font les autres. C'est aussi ce que je fais. Ça contribue à instaurer un excellent climat. Ce qui n'est pas négligeable. Quand on est amené à vivre sous le même toit autant que ce soit dans les meilleures conditions.
Restait la salle de séjour.
‒ C'est là que, l'an dernier, les garçons venaient regarder les matches ensemble. Bon, mais justement, Julien doit être là, lui ! Que je te présente…
‒ C'est là que, l'an dernier, les garçons venaient regarder les matches ensemble. Bon, mais justement, Julien doit être là, lui ! Que je te présente…
Elle est allée frapper à la porte de sa chambre.
‒ C'est Alexandre. Notre nouveau locataire. Bon, ben je vous laisse faire connaissance, les garçons !
‒ C'est Alexandre. Notre nouveau locataire. Bon, ben je vous laisse faire connaissance, les garçons !
Il m'a fait asseoir au bord de son lit. On a d'abord parlé de choses et d'autres. De la fac. Il faisait des études d'Anglais. De nos goûts musicaux. De cinéma. Et puis enfin d'elle, la propriétaire.
‒ Victoria. Elle s'appelle Victoria. Il y a une vedette, là.
‒ Comment ça ?
‒ Tu verras par toi-même.
‒ Oh, mais si, dis !
‒ Elle ne prend que des locataires masculins. Uniquement.
‒ Ce qui veut dire…
‒ Qu'elle y trouve son compte. Elle a de gros besoins. De très gros besoins. Et qu'il faudra que toi aussi, comme les autres, tu payes de ta personne. Cela étant, c'est loin d'être désagréable. Bien au contraire. Elle est pas mal foutue, elle est ardente et se prête, sans la moindre réticence, à toutes sortes de pratiques toutes plus enivrantes les unes que les autres. Non, on s'amuse bien avec elle, on prend allégrement son pied, tu verras. À condition, évidemment, que tu réussisses l'examen de passage.
‒ Victoria. Elle s'appelle Victoria. Il y a une vedette, là.
‒ Comment ça ?
‒ Tu verras par toi-même.
‒ Oh, mais si, dis !
‒ Elle ne prend que des locataires masculins. Uniquement.
‒ Ce qui veut dire…
‒ Qu'elle y trouve son compte. Elle a de gros besoins. De très gros besoins. Et qu'il faudra que toi aussi, comme les autres, tu payes de ta personne. Cela étant, c'est loin d'être désagréable. Bien au contraire. Elle est pas mal foutue, elle est ardente et se prête, sans la moindre réticence, à toutes sortes de pratiques toutes plus enivrantes les unes que les autres. Non, on s'amuse bien avec elle, on prend allégrement son pied, tu verras. À condition, évidemment, que tu réussisses l'examen de passage.
J'ai froncé les sourcils.
‒ L'examen de passage ?
‒ Oui. Faut d'abord qu'elle sache si le type, il peut assurer. S'il dispose du matériel approprié. C'est pas la peine sinon. En fait, toi, normalement, tu ne devrais pas être là aujourd'hui. Parce qu'elle en avait recruté un autre pour remplacer Kevin. La semaine dernière. Il a juste eu le temps de s'installer. Et elle, elle a rien eu de plus pressé que d'aller vérifier comment il était monté. Ben oui, comme tu pourras le constater, la salle de bains ne ferme pas à clef. Il a pas fait l'affaire. Et, le soir même, elle s'est débrouillée pour s'engueuler avec. Une grosse prise de tête. Le prétexte idéal pour le foutre dehors. Une chance pour toi. À condition que tu disposes d'atouts suffisants.
‒ Ça devrait à peu près le faire. Enfin, je crois…
‒ Alors un conseil… Quand elle se pointera dans la salle de bains, lui tourne pas le dos. Laisse-la bien te mater de face tant qu'elle voudra. Qu'elle puisse te la jauger tout à son aise. Ce sera aussi une façon de lui signifier que t'es pas coincé, qu'elle obtiendra de toi ce qu'elle veut sans trop de difficultés.
‒ Et comment ça se passe après au juste ? C'est à tour de rôle ?
‒ L'examen de passage ?
‒ Oui. Faut d'abord qu'elle sache si le type, il peut assurer. S'il dispose du matériel approprié. C'est pas la peine sinon. En fait, toi, normalement, tu ne devrais pas être là aujourd'hui. Parce qu'elle en avait recruté un autre pour remplacer Kevin. La semaine dernière. Il a juste eu le temps de s'installer. Et elle, elle a rien eu de plus pressé que d'aller vérifier comment il était monté. Ben oui, comme tu pourras le constater, la salle de bains ne ferme pas à clef. Il a pas fait l'affaire. Et, le soir même, elle s'est débrouillée pour s'engueuler avec. Une grosse prise de tête. Le prétexte idéal pour le foutre dehors. Une chance pour toi. À condition que tu disposes d'atouts suffisants.
‒ Ça devrait à peu près le faire. Enfin, je crois…
‒ Alors un conseil… Quand elle se pointera dans la salle de bains, lui tourne pas le dos. Laisse-la bien te mater de face tant qu'elle voudra. Qu'elle puisse te la jauger tout à son aise. Ce sera aussi une façon de lui signifier que t'es pas coincé, qu'elle obtiendra de toi ce qu'elle veut sans trop de difficultés.
‒ Et comment ça se passe après au juste ? C'est à tour de rôle ?
Il a haussé les épaules.
‒ Oui, oh, alors ça, c'est variable. Et complètement imprévisible. C'est comme ça lui chante. Il y a des fois il n'y en aura que pour toi pendant une semaine. Ou que pour moi. Ou que pour Martial. D'autres fois elle changera tous les soirs. Sans que tu puisses jamais savoir à l'avance si c'est à toi qu'elle fera appel ou à un autre. Ce qui arrive aussi assez souvent, c'est que, quand elle en a complètement épuisé un, elle en convoque un deuxième au beau milieu de la nuit. Voire même, quelquefois, un troisième. Ce qu'il y a de sûr en tout cas, c'est qu'il se passe rarement vingt-quatre heures sans qu'il y en ait au moins un qui y ait droit.
‒ Eh ben dis donc ! On se paye du bon temps, à ce que je vois, ici !
‒ Ah, ça, tu peux le dire ! On a tout ce qu'il faut sur place. Pas besoin de s'échiner à aller chercher de quoi se dépanner ailleurs. Et à ce propos justement, si je peux te donner un conseil…Surtout… surtout ne ramène jamais, au grand jamais, aucune nana ici.
‒ Elle m'a dit, oui.
‒ Elle ne te le pardonnerait pas. Elle veut l'exclusivité. Qu'il n'y en ait que pour elle… Et même, quand elle te posera la question, parce qu'elle te la posera régulièrement, réponds toujours que non, non, tu n'as pas de petite amie à l'extérieur. Aucune Nulle part.
‒ Oui, oh, alors ça, c'est variable. Et complètement imprévisible. C'est comme ça lui chante. Il y a des fois il n'y en aura que pour toi pendant une semaine. Ou que pour moi. Ou que pour Martial. D'autres fois elle changera tous les soirs. Sans que tu puisses jamais savoir à l'avance si c'est à toi qu'elle fera appel ou à un autre. Ce qui arrive aussi assez souvent, c'est que, quand elle en a complètement épuisé un, elle en convoque un deuxième au beau milieu de la nuit. Voire même, quelquefois, un troisième. Ce qu'il y a de sûr en tout cas, c'est qu'il se passe rarement vingt-quatre heures sans qu'il y en ait au moins un qui y ait droit.
‒ Eh ben dis donc ! On se paye du bon temps, à ce que je vois, ici !
‒ Ah, ça, tu peux le dire ! On a tout ce qu'il faut sur place. Pas besoin de s'échiner à aller chercher de quoi se dépanner ailleurs. Et à ce propos justement, si je peux te donner un conseil…Surtout… surtout ne ramène jamais, au grand jamais, aucune nana ici.
‒ Elle m'a dit, oui.
‒ Elle ne te le pardonnerait pas. Elle veut l'exclusivité. Qu'il n'y en ait que pour elle… Et même, quand elle te posera la question, parce qu'elle te la posera régulièrement, réponds toujours que non, non, tu n'as pas de petite amie à l'extérieur. Aucune Nulle part.
Il a ri.
‒ De toute façon, elle te met tellement sur les rotules que, la plupart du temps, tu serais bien incapable d'aller en satisfaire une autre ailleurs.
‒ De toute façon, elle te met tellement sur les rotules que, la plupart du temps, tu serais bien incapable d'aller en satisfaire une autre ailleurs.
* * *
Maman m'attendait au portail.
‒ Alors ?
‒ Alors quoi ?
‒ Eh bien, raconte ! Tu l'as vue ? Comment ça s'est passé ?
‒ Elle m'a fait visiter.
‒ Tu n'as pas fait d'impair au moins…
‒ Oh, tu vas pas recommencer, écoute !
‒ On sait jamais. Bon, mais comment t'as trouvé ? C'est bien, hein ?
‒ Ah, ça, faudrait être difficile…
‒ Et les autres étudiants ? Tu les as vus ?
‒ J'en ai vu un, oui ! Sympa. On devrait bien s'entendre.
‒ On n'a plus qu'à aller t'installer alors ! Demain, ce serait l'idéal. Bon, mais je vais l'appeler… Qu'on fixe une heure. Et que je lui dise qu'elle peut encaisser le chèque.
‒ Alors ?
‒ Alors quoi ?
‒ Eh bien, raconte ! Tu l'as vue ? Comment ça s'est passé ?
‒ Elle m'a fait visiter.
‒ Tu n'as pas fait d'impair au moins…
‒ Oh, tu vas pas recommencer, écoute !
‒ On sait jamais. Bon, mais comment t'as trouvé ? C'est bien, hein ?
‒ Ah, ça, faudrait être difficile…
‒ Et les autres étudiants ? Tu les as vus ?
‒ J'en ai vu un, oui ! Sympa. On devrait bien s'entendre.
‒ On n'a plus qu'à aller t'installer alors ! Demain, ce serait l'idéal. Bon, mais je vais l'appeler… Qu'on fixe une heure. Et que je lui dise qu'elle peut encaisser le chèque.
* * *
Margaux m'a à peine laissé le temps d'arriver.
‒ Allez, je t'emmène…
‒ Où ça ?
‒ Tu verras. C'est une surprise.
‒ Allez, je t'emmène…
‒ Où ça ?
‒ Tu verras. C'est une surprise.
On a roulé. L'autoroute. Une nationale. Une petite route. Une autre, toute cahoteuse, tout au bout de laquelle on a débouché sur une petite auberge nichée au cœur d'un grand parc. Elle y avait réservé une chambre. Elle est montée s'y préparer.
‒ J'en ai pas pour longtemps. Va faire un tour dans le parc, toi, pendant ce temps-là !
‒ J'en ai pas pour longtemps. Va faire un tour dans le parc, toi, pendant ce temps-là !
Une heure. Un peu plus d'une heure.
Quand elle est redescendue, elle resplendissait de tous ses feux. Robe rouge somptueuse. Voluptueuse. Maquillage tout en harmonie avec. Parfum subtil et entêtant.
Un maître d'hôtel en livrée nous a escortés jusqu'à une table recouverte d'une nappe parme à laquelle les serviettes étaient assorties ainsi que les deux bougies qu'il s'est empressé d'allumer.
‒ Madame… Monsieur… Je vous souhaite une excellente soirée.
Quand elle est redescendue, elle resplendissait de tous ses feux. Robe rouge somptueuse. Voluptueuse. Maquillage tout en harmonie avec. Parfum subtil et entêtant.
Un maître d'hôtel en livrée nous a escortés jusqu'à une table recouverte d'une nappe parme à laquelle les serviettes étaient assorties ainsi que les deux bougies qu'il s'est empressé d'allumer.
‒ Madame… Monsieur… Je vous souhaite une excellente soirée.
Elle m'a pris la main par-dessus la table.
‒ Ça te plaît ?
‒ Je serais difficile.
‒ J'ai eu envie d'une soirée comme ça. Tous les deux. Rien que nous deux. Qu'on sorte un peu de chez moi.
‒ Ça te plaît ?
‒ Je serais difficile.
‒ J'ai eu envie d'une soirée comme ça. Tous les deux. Rien que nous deux. Qu'on sorte un peu de chez moi.
Je n'y avais jamais prêté vraiment attention, mais oui, effectivement, jusqu'à présent on ne s'était jamais vus que chez elle.
‒ Et puis… Que je t'exhibe un peu ! Qu'on voie que, malgré mon âge, je peux encore prendre dans mes filets de beaux, jeunes et fringants poissons.
‒ Oui, oh, ben si j'en juge par les regards qu'on n'arrête pas de te jeter à la dérobée, il y en a beaucoup qui aimeraient être à ma place. Et de tout âge.
‒ Et puis… Que je t'exhibe un peu ! Qu'on voie que, malgré mon âge, je peux encore prendre dans mes filets de beaux, jeunes et fringants poissons.
‒ Oui, oh, ben si j'en juge par les regards qu'on n'arrête pas de te jeter à la dérobée, il y en a beaucoup qui aimeraient être à ma place. Et de tout âge.
Elle a haussé les épaules.
‒ Mais, ce soir, c'est avec toi que je suis. Et personne d'autre.
‒ Mais, ce soir, c'est avec toi que je suis. Et personne d'autre.
Elle a baissé la voix.
‒ Non, et puis, pour être tout à fait franche, j'avais une idée derrière la tête. Deux, même, pour être précise.
‒ Qui sont ?
‒ La première, c'est que, en t'amenant ici, j'avais l'intention de t'y faire un petit cadeau.
‒ Non, et puis, pour être tout à fait franche, j'avais une idée derrière la tête. Deux, même, pour être précise.
‒ Qui sont ?
‒ La première, c'est que, en t'amenant ici, j'avais l'intention de t'y faire un petit cadeau.
Elle m'a considéré d'un œil amusé.
‒ Tu devines pas ?
‒ Tu devines pas ?
J'ai froncé les sourcils. Je voyais pas, non.
‒ Quelque chose dont tu as très très envie. Et moi aussi d'ailleurs…
‒ Quelque chose dont tu as très très envie. Et moi aussi d'ailleurs…
J'ai brusquement réalisé.
‒ Te venir…
‒ Te venir…
Elle a mis un doigt sur ses lèvres. Et dit tout bas…
‒ Me venir derrière, oui.
‒ Me venir derrière, oui.
Elle a souri.
‒ Comment ils brillent, tes yeux !
‒ Et la deuxième chose ?
‒ La deuxième chose ? C'est au sujet de Florian. C'est aussi pour ça que je voulais qu'on ne soit que tous les deux, ce soir. De toi et de Florian.
‒ Comment ça ?
‒ Disons que j'aimerais beaucoup, mais vraiment beaucoup, vous voir faire des choses ensemble.
‒ Quoi, comme choses ?
‒ Oh, ben, tu dois bien te douter un peu. Par exemple, vous voir vous prendre l'un l'autre dans la bouche. Par exemple… Pour commencer. Ça te poserait problème à toi ?
‒ Comment ils brillent, tes yeux !
‒ Et la deuxième chose ?
‒ La deuxième chose ? C'est au sujet de Florian. C'est aussi pour ça que je voulais qu'on ne soit que tous les deux, ce soir. De toi et de Florian.
‒ Comment ça ?
‒ Disons que j'aimerais beaucoup, mais vraiment beaucoup, vous voir faire des choses ensemble.
‒ Quoi, comme choses ?
‒ Oh, ben, tu dois bien te douter un peu. Par exemple, vous voir vous prendre l'un l'autre dans la bouche. Par exemple… Pour commencer. Ça te poserait problème à toi ?
J'ai haussé les épaules.
‒ Je sais pas. Je crois pas.
‒ T'as jamais rien fait avec des garçons, hein ?
‒ Jamais, non !
‒ Encore un petit pucelage à faire sauter alors…
‒ Ah, et t'aimes, ça, toi, hein !
‒ Je ne m'en suis jamais cachée. Tu serais partant alors ?
‒ Quand il s'agit de te faire plaisir, je suis toujours partant.
‒ Oui, mais à toi ? Est-ce que ça te plairait à toi ?
‒ Si tu veux tout savoir, c'est quelque chose que j'ai déjà envisagé, oui !
‒ Sur quoi t'as fantasmé ?
‒ T'es bien curieuse…
‒ Je connais la réponse de toute façon. Je commence à te connaître. Non, mais là où le bât va blesser, à mon avis, c'est Florian. Qui ne va pas forcément être facile à convaincre. Non, tu crois pas, toi ?
‒ Pris dans le feu de l'action, on peut se laisser aller à beaucoup de choses dont on ne se croyait pas capable.
‒ Ah, ça, c'est sûr !
‒ Je peux essayer de le sonder, si tu veux. Entre mecs…
‒ Oui, mais surtout, ce que j'aimerais savoir, c'est…
‒ S'il est totalement novice en la matière.
‒ Voilà, oui ! T'as tout compris.
‒ Je sais pas. Je crois pas.
‒ T'as jamais rien fait avec des garçons, hein ?
‒ Jamais, non !
‒ Encore un petit pucelage à faire sauter alors…
‒ Ah, et t'aimes, ça, toi, hein !
‒ Je ne m'en suis jamais cachée. Tu serais partant alors ?
‒ Quand il s'agit de te faire plaisir, je suis toujours partant.
‒ Oui, mais à toi ? Est-ce que ça te plairait à toi ?
‒ Si tu veux tout savoir, c'est quelque chose que j'ai déjà envisagé, oui !
‒ Sur quoi t'as fantasmé ?
‒ T'es bien curieuse…
‒ Je connais la réponse de toute façon. Je commence à te connaître. Non, mais là où le bât va blesser, à mon avis, c'est Florian. Qui ne va pas forcément être facile à convaincre. Non, tu crois pas, toi ?
‒ Pris dans le feu de l'action, on peut se laisser aller à beaucoup de choses dont on ne se croyait pas capable.
‒ Ah, ça, c'est sûr !
‒ Je peux essayer de le sonder, si tu veux. Entre mecs…
‒ Oui, mais surtout, ce que j'aimerais savoir, c'est…
‒ S'il est totalement novice en la matière.
‒ Voilà, oui ! T'as tout compris.
* * *
‒ Je reviens.
Et elle a filé à la salle de bains. Dont elle est revenue, entièrement nue, une dizaine de minutes plus tard.
‒ Je suis à toi.
‒ Je suis à toi.
Elle l'a été.
Je lui ai d'abord picoté le front, les paupières, le menton, les lèvres d'une multitude de petits baisers. Le cou. Les seins sur lesquels je me suis longuement attardé. Dont j'ai agacé et suçoté les pointes qui se sont orgueilleusement dressées. Mes doigts y sont restés. À doucement pétrir. Plus bas. Avec ma bouche. En prenant tout mon temps. Le nombril. Effleuré. Contourné. Les premiers contreforts de ses replis nacrés. Leurs senteurs. Leur saveur. J'y ai enfoui ma langue. Je les ai emprisonnés. Léchés. Mordillés. J'ai fait surgir le petit éperon d'amour. Elle a haleté. Doucement gémi. Relevé les jambes.
Plus bas. Encore plus bas. Son petit trou plissé. Offert. Je l'ai cerné. Sollicité du bout de la langue. Je me suis fait pressant. Exigeant. Je l'ai humecté. De ma salive. De sa mouille. J'ai joué à l'entrée avec ma queue. Je m'en suis éloigné. J'y suis revenu.
Je lui ai d'abord picoté le front, les paupières, le menton, les lèvres d'une multitude de petits baisers. Le cou. Les seins sur lesquels je me suis longuement attardé. Dont j'ai agacé et suçoté les pointes qui se sont orgueilleusement dressées. Mes doigts y sont restés. À doucement pétrir. Plus bas. Avec ma bouche. En prenant tout mon temps. Le nombril. Effleuré. Contourné. Les premiers contreforts de ses replis nacrés. Leurs senteurs. Leur saveur. J'y ai enfoui ma langue. Je les ai emprisonnés. Léchés. Mordillés. J'ai fait surgir le petit éperon d'amour. Elle a haleté. Doucement gémi. Relevé les jambes.
Plus bas. Encore plus bas. Son petit trou plissé. Offert. Je l'ai cerné. Sollicité du bout de la langue. Je me suis fait pressant. Exigeant. Je l'ai humecté. De ma salive. De sa mouille. J'ai joué à l'entrée avec ma queue. Je m'en suis éloigné. J'y suis revenu.
‒ Mais viens ! Viens !
Elle a pesé, de ses deux mains, sur mes fesses. Je suis entré. Doucement. Pas à pas. Et j'ai été en elle. Tout entier. Bien à l'étroit. Bien serré.
Ses doigts sur elle. Sur son fendu. Les miens les y ont rejoints. Elle s'est branlée. Je l'ai branlée. J'ai éclaté en elle. Et elle a joui. Et on a joui.
Elle a pesé, de ses deux mains, sur mes fesses. Je suis entré. Doucement. Pas à pas. Et j'ai été en elle. Tout entier. Bien à l'étroit. Bien serré.
Ses doigts sur elle. Sur son fendu. Les miens les y ont rejoints. Elle s'est branlée. Je l'ai branlée. J'ai éclaté en elle. Et elle a joui. Et on a joui.
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