Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Céleste — Chapitre 9
Autrice
Céleste
Chapitre 9
Ce texte divisé en une quinzaine de chapitres est ma première publication ici. Quoiqu’écrite à la première personne, c’est une histoire inventée qui, comme toute fiction recèle parfois des éléments autobiographiques de son auteur ou autrice. Ils sont néanmoins assez rares dans le cas présent.
Si la sensualité et l’érotisme sont le sujet de cette histoire, les scènes de sexe n’en composent qu’une partie. Il est même possible qu’elles soient absentes de certains chapitres.
Afin de découvrir les personnages, de mieux comprendre leur évolution et la progression de l’histoire, il est préférable de lire les chapitres dans l’ordre de leur publication, en commençant par le premier.
Les chapitres sont publiés tous les trois jours, à 7 heures du matin, le suivant sera donc disponible à partir du mercredi 4 novembre.
Si la sensualité et l’érotisme sont le sujet de cette histoire, les scènes de sexe n’en composent qu’une partie. Il est même possible qu’elles soient absentes de certains chapitres.
Afin de découvrir les personnages, de mieux comprendre leur évolution et la progression de l’histoire, il est préférable de lire les chapitres dans l’ordre de leur publication, en commençant par le premier.
Les chapitres sont publiés tous les trois jours, à 7 heures du matin, le suivant sera donc disponible à partir du mercredi 4 novembre.
Chapitre 9
J’ai oublié ma nudité. Ou plutôt, j’ignore ma nudité. Mon excitation me rend-elle indifférente aux éventuels regards de passants, de voisins, ou au contraire, fait-elle naître en moi quelques pulsions exhibitionnistes ? À vrai dire, je m’en moque, je ne suis mue que par mon désir, et mon désir est puissant.
— Venez !
J’attends quelques secondes, Dimitri sort à son tour. Je referme la porte de la boutique, fais les quelques pas qui la sépare de celle qui mène chez moi, l’ouvre et monte les marches. Il me suit et je sens son regard sur mes jambes, mes cuisses, mes fesses qui ondulent à chaque pas. Je ralentis, je sais qu’il m’observe. Mes jambes, mes cuisses, mes fesses. Son regard me flatte. Je gravis chaque marche avec lenteur. J’ai envie de l’échauffer, s’il ne l’est pas déjà. Ce qui m’étonnerait.
Sur le palier, je glisse la clé dans la serrure, la tourne, entrouvre la porte, et je me retourne.
— Embrassez-moi, Dimitri. Avant d’entrer, embrassez-moi.
Le baiser est un sésame. Je le veux long, chaud, profond. Il pose la main sur ma joue, caresse de son pouce la commissure de mes lèvres, me regarde au fond des yeux. Lisez-moi, bel amant, lisez mon désir. Il approche son visage. Sa bouche entrouverte comme cette porte, derrière moi, qu’il franchira pour m’aimer. Son odeur, brute, naturelle, envoûtante, celle d’un homme qui ne doute pas, qui sait, qui prendra ce que je lui offre. Son corps, tout proche, plus proche encore, maintenant contre le mien, sa poitrine qui bat, mon cœur qui palpite, nos ventres collés, sa main gauche sur mes reins qui m’attire. Sa main sur ma peau nue. Ses lèvres enfin, d’abord légères. Et sa langue qui vient goûter les miennes. Je ne bouge pas. Je savoure. Sa langue sur mes lèvres, comme un préambule à des ravissements plus secrets. Je murmure encore.
— Embrassez-moi. Embrassez-moi plus.
Mes lèvres s’ouvrent. Nos souffles se mêlent. Nos langues se trouvent. Mon ventre vrille. Je sens maintenant son érection. Elle m’électrise. Son sexe dur dans son pantalon. Et mon sexe. Je le sais trempé entre mes cuisses. Je chancelle. Le baiser se fait plus intense. Plus charnel. Nous sommes désormais totalement collés l’un à l’autre, moi nue, les seins écrasés par sa poitrine, les jambes légèrement écartées, lui, que je ne peux qu’imaginer déshabillé. Sa pilosité, le grain de sa peau, la fermeté de sa chair. La puissance de son membre. Un baiser long, chaud, profond, là, juste à l’entrée de chez moi, avant de franchir la porte, de pénétrer mon intérieur. Je m’y arrache. Il me suit. Nous y sommes. Chez moi.
J’hésite à lui proposer un verre, à le recevoir comme on le ferait d’un invité ordinaire, nonobstant ma nudité. Mais non. Inutile de respecter quelque convenance que ce soit. Je n’ai qu’une envie, désormais, et elle est puissante. Je me dirige vers la chambre — suivez-moi — m’assieds sur le lit et l’observe. Ses yeux se posent aussi sur moi, sur mon corps, sur mes seins, mon ventre, mon pubis, mes lèvres luisantes.
— Savez-vous que vous me faites bander ?
Oui, je le sais, je l’ai éprouvé. Le contraire m’eût fâchée.
— Montrez-moi.
En quelques secondes, chemise envolée, pantalon retiré, caleçon disparu, il est nu, le sexe dressé. Devant moi.
Certes, c’est un bel homme. Je pourrais admirer son torse velu, son ventre agrémenté de seyantes tablettes de chocolat, ses cuisses puissantes et musclées, mais mes yeux ne peuvent se détacher de ce qui sort fièrement d’une touffe de poils noirs et frisés, là, juste devant mes yeux. Son sexe. Son pénis, sa verge, sa bite, son dard, les mots se bousculent dans ma tête. Son phallus triomphant. Je pourrais dire qu’il est long et épais. Je pourrais dire que c’est un mât, je pourrais claironner C’est un roc ! C’est un pic ! C’est un cap ! Je pourrais m’extasier devant ce formidable morceau de chair tendu de désir. Mais non. Je me dis simplement que c’est une belle queue, et qu’elle n’est belle que parce qu’elle va me pénétrer, qu’elle va me remplir, qu’elle va me fouiller au plus profond, et que j’en ai très envie. Il y a tellement longtemps que je n’en ai pas vue, que je n’ai pas ressenti ce premier frisson avant de faire l’amour. Tellement longtemps que croyais en être définitivement privée. Céleste a raison, je suis toujours désirable, et plus encore, je suis désirante. Et j’ai droit au plaisir.
Je contemple l’objet de ma convoitise, je m’en délecte d’avance. Le toucher, et le prendre en bouche, et m’ouvrir à lui. Je tends la main, l’effleure. J’ai l’impression qu’il grossit encore. Je le saisis entre mon pouce et mon index — il est bien ferme — et commence à aller de haut en bas, du gland rond, lisse et violet à la base noyée dans une toison touffue. Et puis je l’enserre dans ma main, accélère légèrement le mouvement. L’objet frémit — il ne va quand-même pas jouir tout de suite ! Non. Je ralentis mon geste. Mon autre main se pose sur ses testicules, je les soupèse, les presse délicatement, les enveloppe de caresses. J’en prends soin, précieuses fioles pleines de liqueur. Il soupire. Je me sens forte. Le sentir là, dans mes mains, la verge palpitante, les gonades pleines, c’est un sentiment de gratitude et une sensation de puissance. Les deux à la fois. Dimitri bande pour Nelly. Cela me chavire.
Son sexe encore. Je sais sa texture, sa solidité, sa forme, je veux sentir son goût. Il émet une petite goutte transparente, je la recueille du bout de la langue. J’en éprouve le bouquet. La déguste. Je tourne autour du gland, gros, rond et souple, le prends entre mes lèvres le sors, le reprends, sur ma langue, mon palais, puis descends le long de la hampe, remonte en suivant la grosse veine palpitante, et l’embouche totalement. Quelle sensation ! J’avais oublié la saveur, la tension, la vibration d’un vit sur mon palais. J’avais aussi oublié le pouvoir de mes lèvres, de ma bouche, de ma langue sur un homme. Dimitri gémit maintenant. Je le garde longtemps, je suce et je lèche, j’aspire et je tête. Je le prends loin, le plus loin que je peux, jusqu’à la luette, et je ressors, et je reviens, encore, encore. Je vis entièrement dans ce geste, tout mon être, j’oublie tout ce qui n’est pas succion, aspiration, langue, bouche, lèvres, palais, salive. Je le sens vibrer. Il pourrait jouir, là, maintenant, dans ma bouche. Je m’immobilise. Il se retient. J’apprécie. Et je veux plus. Je ne tiens plus. Je le veux dans mon sexe suintant de cyprine. Maintenant. Je veux qu’il me prenne, qu’il m’ouvre, me pénètre, qu’il me remplisse, qu’il m’investisse totalement. Je le veux là, au plus profond de moi. Impatience. Urgence. Je m’allonge sur le lit.
— Venez.
Il avance, se baisse, sa langue, goûter ma liqueur, lécher mon clitoris. Non. Je le retiens et lui tends un préservatif.
— Non. Pas votre bouche. Votre sexe.
Il me regarde. C’est moi qui décide, il le sait. Je l’observe sortir la capote de son emballage, la dérouler sur sa verge. Je suis étendue devant lui, sur le lit, jambes écartées, vulve offerte, trempée, totalement impudique.
— Lentement, s’il vous plaît.
Je veux le sentir s’introduire, me percer, me visiter, je veux éprouver son intromission millimètre après millimètre. Je veux ressentir à plein chaque sensation. Je ferme les yeux et, immobile, je le reçois, l’accueille entièrement. Totalement remplie, je commence à ondoyer. Mes hanches se soulèvent légèrement, mon bassin vient à sa rencontre. Le sien se met au diapason, nos ondulations prennent de l’ampleur, il se retire jusqu’à l’entrée de mon vagin, puis revient, vite, fort, vigoureusement. Il recommence, plus vite, plus fort, puis se retire. Je halète. De puissantes vibrations envahissent mon ventre et de là, se répandent dans tout mon corps. Encore. Il revient, ne semble plus devoir s’arrêter, ne plus pouvoir contrôler son ardeur. Pourtant…
Au bord de l’orgasme, il stoppe tout mouvement.
— Retournez-vous, dit-il.
À son tour, il prend l’initiative. Je lui cède le pouvoir. Je me mets sur le ventre. Sa main. Il soulève mon bassin. Je suis quatre pattes, les fesses relevées. Quelques secondes. Il saisit mes hanches et me pénètre à nouveau, lentement. Profondément. J’accueille sa verge, toute sa longueur, son épaisseur, sa solidité. Il me possède à son tour, il me colonise, je lui appartiens. Là, à ce moment-là, je suis à lui. Toute à lui. Je m’abandonne. Ses coups de reins sont puissants, violents. Je gémis, je crie, de longs spasmes montent de mes reins, de mon ventre, cette queue qui me baise remonte dans mes entrailles, ma poitrine, ma bouche, je l’éprouve dans tout mon corps, de la pointe des cheveux au bout des orteils et très vite, je jouis, je jouis, je jouis interminablement. Cela ne s’arrête pas. Jamais cela ne s’arrêtera…
Je reprends conscience en entendant le buissement produit par le caoutchouc lorsque Dimitri se débarrasse de la capote. Je jette un coup d’œil, elle est pleine. Il noue, la pose sur la table de nuit, m’embrasse tendrement.
Nous restons un moment immobiles, nous savourons les sensations qui nous traversent, qui se prolongent. Nos respirations s’accordent, nous nous lovons l’un contre l’autre. Nous baignons dans un bien-être serein. Son corps contre le mien, sa présence nue et abandonnée, les dernières effluves du plaisir partagé. Dimitri contre moi, sa main sur ma poitrine. Elle frémit, se déplace légèrement, se pose sur mon téton, le caresse, le titille. Il durcit. Sa bouche, ses lèvres se posent sur l’autre mamelon. Sa langue. Mon appétit se réveille, qui était loin d’être apaisé. Je me redresse, je cherche sa bouche, trouve ses lèvres, je les effleure, les lèche, les ouvre. Nos langues s'entremêlent à nouveau, nos souffles se mélangent. Je me déplace, j’explore son corps, je m’attarde sur son torse, ses abdominaux, puis plus bas. Sa verge est à nouveau dure, dressée. Je la prends en main, l’enlace lentement, l’étreint. Je regarde. C’est magnifique, mes doigts longs, mes ongles vernis, et ma main qui va et vient sur ce pieu luisant. Je resterais des heures à observer cette chair vivante, vibrante sous mes caresses. Une émotion esthétique autant qu’érotique. Dimitri soupire, ses hanches bougent en rythme. Je descends sur son ventre, ma bouche remplace ma main. Je le suce longuement, profondément. Ma langue tourbillonne autour de son gland, descend le long de sa tige, en explore chaque atome. Ses mains dans mes cheveux accompagnent mes mouvements. Je le prends plus profondément, je l’absorbe, ma bouche et ma gorge s'ouvrent pour l'accueillir totalement. J’ai un léger hoquet mais qu’importe, c’est là, c’est ainsi que je le veux. Ses mouvements deviennent plus rapides, plus urgents. J’aime ça. Oh que j’aime ça. Je le tète avec avidité, ma langue travaille en harmonie avec mes lèvres, je palpe ses testicules, les masse, les pétris. Il veut se retirer, s’extirper de la fellation, mais je le retiens. Non, restez là. Jouissez dans ma bouche. Cette fois, je ne veux pas qu’il s’arrête. Je veux sentir son sperme gicler dans ma gorge, connaître son goût sur ma langue, sur mon palais. Mes papilles palpitent. Je veux le boire. Il comprend, il me parle.
— Nelly, savez-vous comme c’est bon ? Imaginez-vous le plaisir que je ressens, que vous me procurez ? Comprenez-vous que je ne peux ni ne veux échapper à la jouissance qui vient ? Votre bouche est brûlante, vos lèvres sont brillantes, votre langue enivrante. C’est une sensation unique, prenante, entêtante. Encore, continuez, vous êtes à moi, et je suis à vous. Mon corps, mon sexe, ma jouissance sont à vous. Buvez, buvez mon jus.
Et son sperme jaillit, chaud, épais, puissant. Envoûtant. Je tente de tout avaler, mais quelques gouttes débordent sur mes lèvres. Je les recueille du bout de la langue, avec gourmandise. Il se détend, s’abandonne, ferme les yeux. Je le regarde. Il est beau. Le visage apaisé, le corps alangui, le sexe adouci. Je m’allonge contre lui. Peut-être nous sommes nous assoupis quelques minutes…
(à suivre)
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Commentaires ()
Céleste a donc cédé à son désir. A voir ce que cela donnera pour elle
J’attend de lire la suite avec impatience
Vous redoutiez peut-être ce passage à l'acte explicite, mais le résultat est magistral.
Nelly est souveraine : elle guide, choisit, s'abandonne et reprend les rênes avec une gourmandise et une sensualité éclatantes.
Les sensations sont décrites avec une vérité désarmante, sans jamais perdre cette élégance et ce regard habité qui font votre signature.
Un très grand moment pour votre héroïne, bravo !