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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Gays Orientation principale dans ce chapitre

Le charpentier et le voisin — Chapitre 4 · Le serment brisé

16 minutes
1.9k
Écriture avec assistance partielle d'une IA — Cette information est librement déclarée par l'auteur, elle n'a pas été vérifiée.

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Matthew_237
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Ce chapitre joue brillamment sur le quotidien le plus ordinaire — un repas de famille, une tondeuse à gazon, un croissant de peinture écaillée au plafond — pour rendre le désir presque insupportable. La tension passe par des détails minuscules : la serviette de Léa sur l'épaule, le « Précis » de Théo qui résonne longtemps après. Et puis il y a ce regard de Théo, « fixe, la bouche à peine souriante » — une économie de mots qui en dit infiniment plus que n'importe quelle déclaration.

Le charpentier et le voisin

Chapitre 4 · Le serment brisé

La porte de la salle de bain s'ouvrit d'un centimètre. Juste assez pour laisser passer un filet de lumière du couloir et le visage inquiet de Léa.
— Je suis aux toilettes, dit Marc. Va te coucher.
Sa voix était rauque, méconnaissable. Il passa une main sur sa bouche, frotta, frotta encore.
— Tu es sûr que ça va ?
— Oui. Va dormir.
Un silence. Léa hésita derrière le battant — il le sentit, cette hésitation qui durait parfois trois secondes, parfois dix. Puis, doucement :
— Merci d'avoir fait arrêter la musique. Emma s'est rendormie.
— Mmh.
— Bonne nuit.
Ses pas s'éloignèrent dans le couloir. Marc resta assis contre la baignoire jusqu'à ce que le plancher cesse de grincer, jusqu'à ce que la maison entière retombe dans son silence de nuit, et il se leva enfin, les jambes molles, et il se rinça la bouche au lavabo, longtemps, jusqu'à ce que le goût de bière et de sucre et de sel disparaisse.
Il ne disparut pas.
Il dormit par plaques, deux heures, trois heures, réveillé par des images qui ne lui demandaient pas la permission. La nuque mouillée. La goutte qui descendait du sternum. La paume chaude sur son cœur. Quand l'aube blanchit les rideaux, il resta allongé, immobile, à écouter Léa respirer à côté de lui.
Il ne sortit pas de la maison.
La matinée passa comme ça. Le café qu'il but debout dans la cuisine, sans goût. Les jumeaux qui réclamèrent un dessin animé, qu'il leur mit sans un mot. Emma dans ses bras pendant une heure entière, sa petite main agrippée à son col, sa tête contre son épaule — et il resta là, assis dans le fauteuil, à regarder le mur, à respirer l'odeur de shampoing pour bébé, comme si ça pouvait le laver.
À midi, la sonnette tinta.
Marc se leva lentement. Le poids d'Emma glissa de sa poitrine, et il la déposa sur le canapé, avec un coussin contre elle. Il traversa le couloir, les jambes lourdes, et il ouvrit.
Théo était là.
Il portait un t-shirt gris à manches courtes et un jean propre. Les cheveux peignés, les mains vides, le regard calme. Il avait l'air d'un gamin venu demander pardon pour un ballon cassé.
— Salut, dit-il.
Marc resta dans l'embrasure, le corps en travers, une main sur le chambranle.
— Va-t'en.
— Je peux te parler une minute ?
— Non.
— Marc.
— Je t'ai dit va-t'en, répéta-t-il. Et ne reviens plus jamais ici. Tu as compris ? Plus jamais.
Sa voix tremblait à la fin. Il le sentit, ce tremblement, et il serra les dents.
Théo le regarda. Sans colère. Sans surprise. Comme s'il attendait exactement ce mur, comme s'il savait que le mur n'était pas la vérité.
— Léa ?
La voix de sa femme venait de la cuisine. Marc se retourna, le cœur en chute.
Léa était dans l'embrasure, la petite sur sa hanche, un torchon sur l'épaule. Elle regarda Théo, puis Marc, puis Théo encore, et son visage s'éclaira.
— Théo ! Tu n'avais pas dit que ta mère t'avait appris à faire la tarte aux pommes ? Entre, entre, on mange justement.
— Il ne reste pas, dit Marc.
Léa lui jeta un regard. Un vrai. Pas le regard fatigué de tous les jours. Le regard qui ne comprenait pas.
— Marc. Tu es malade ? Tu es blanc comme un linge, tu n'as pas mis le nez dehors de la matinée, et tu veux renvoyer ce gamin chez lui quand sa mère est en week-end ? Il reste.
— Il a sa maison.
— Il y est seul.
— Tant mieux pour lui.
— Marc.
Elle prononça son nom comme on pose une main sur l'avant-bras de quelqu'un qu'on aime et qu'on ne reconnaît plus.
— Sois gentil.
Le torchon pendait sur son épaule. La petite tirait une mèche de ses cheveux. Derrière, dans le salon, un jumeau cria pour un jouet.
Et dans l'embrasure, Théo attendait. Un gros sourire. Lent. Installé. Le sourire d'un type qui a gagné quelque chose sans jouer.
— D'accord, dit Marc.
Sa voix était morte. Il recula pour laisser passer le gamin, et quand Théo franchit le seuil, il le frôla à cinq centimètres — la chaleur qui sortait de ce corps, cette chaleur qui n'avait rien de celle d'une femme, et le parfum de savon, et cette odeur de peau propre juste en dessous.
À table, Léa fit asseoir Théo à sa droite. En face d'elle. Marc se retrouva à côté de sa femme, les yeux dans l'axe, obligé de regarder en face.
— Alors, tu as quel âge, maintenant ? Dix-huit, c'est ça ?
— Dix-huit depuis mars.
— Et tu finis le lycée en juin ?
— En juillet. Mais c'est presque fait. Je veux bosser dans la menuiserie.
— Pas charpentier ? demanda Léa en servant les pâtes.
— Je voudrais essayer le travail du bois d'intérieur. Les meubles. C'est plus... précis.
Marc tordit sa serviette sous la table. Précis. Le gamin avait dit précis, et tout ce qu'il entendait depuis, c'était cette voix basse sur la terrasse, et cette bouche molle, et ce souffle court contre sa joue.
— Tu es fils unique ? Enfin, chez tes parents, chez tes—
— J'ai une sœur, elle a vingt-quatre ans, elle vit à Lyon.
— Et ça ne te dérange pas, la maison tout seul quand ils partent ?
Théo sourit. Il regarda Marc en souriant.
— Non.
— Raconte-moi. Tu fais quoi de tes week-ends, quand ils ne sont pas là ?
— Je bosse sur mon corps. Je lis. Je répare des trucs dans le garage. Et je vois des gens.
— Tu as une petite amie ?
— Pas en ce moment.
Léa coupa une carotte, la piqua de sa fourchette, et jeta un regard circulaire à la table. Elle souriait, animée pour la première fois depuis des jours, ravie d'avoir à qui parler.
— Et si tu veux un conseil, pour la menuiserie, demande à Marc. Il fait ça depuis vingt ans. Il a refait toutes les chambres de la maison. La cuisine, c'est lui aussi.
— C'est vrai ? demanda Théo, tourné vers Marc.
— Mmh.
— Vous feriez quoi, pour un gamin qui veut apprendre ? Le bois, c'est quoi, le vrai secret ?
Marc planta ses pâtes. La question était simple. Tout était simple, ce midi. Le gamin faisait la conversation comme un gamin bien élevé, et Léa ne voyait rien, absolument rien, parce qu'il n'y avait rien à voir — c'était ça, le pire, cette facilité avec laquelle le mensonge tenait debout.
— C'est le galbe, dit-il tout bas.
— Le galbe ?
— Une pièce. Tu la sens dans la paume avant de la voir.
Il releva les yeux. Il n'aurait pas dû. Théo le regardait en face. Fixe. La bouche à peine souriante, et quelque chose dans les yeux qui disait voilà. C'est ça que je voulais entendre.
— Je vais me servir, dit Marc, et il se leva avant d'avoir fini.
Dans la cuisine, il resta debout devant l'évier, une main sur le rebord, à respirer par la bouche.
— Il est timide, votre mari, dit Théo, derrière.
— Il est fatigué, excuse-le, dit Léa doucement. Il a beaucoup de travail en ce moment.
— Je comprends.
Est-ce qu'il comprenait ? Est-ce que le gamin assis à sa table comprenait quoi que ce soit, avec sa bouche qui savait embrasser, ses mains qui savaient poser pile à l'endroit où ça brûlerait ?
Marc revint. Il n'ouvrit plus la bouche. Les jumeaux racontèrent l'école. Emma barbouilla sa compote. Léa rit de quelque chose que Théo rapportait de son père, un truc sur le voisin qui tond son pré à huit heures le dimanche matin, et Marc les regarda de loin, tous les trois, sa femme et ce gamin, rire à la même table.
À quatorze heures, Théo se leva.
— Merci beaucoup, madame. C'était très bon.
— Léa. Appelle-moi Léa, voyons.
— Merci, Léa.
Il serra la main de Marc à la porte. Longtemps. Le regard ne cilla pas une seule fois.
— À bientôt, Marc.
— Non, dit Marc.
Et il ferma la porte.
Derrière lui, Léa montait avec la petite. Les jumeaux avaient filé au jardin. Il y eut un silence, deux secondes, puis sa voix tomba de la première marche.
— Marc, tu peux venir une minute ?
Il monta. Elle était debout dans le couloir, la petite au lit déjà, les bras croisés, et ce n'était plus le regard fatigué. C'était autre chose. De l'usure.
— Qu'est-ce que tu lui as fait ?
— Rien.
— Ne me mens pas. Il est arrivé à midi, tu voulais le jeter à la porte, tu lui as parlé comme à un chien devant sa mère, tu n'as pas dit trois mots de tout le repas. Qu'est-ce qu'il t'a fait ?
— Rien.
— Marc.
— J'ai dit rien.
Il descendit. Dans la cour, les jumeaux se tapaient dessus avec les coussins du salon. Marc s'assit sur la marche, les coudes sur les genoux, la tête dans les mains, et il resta là, sans bouger, jusqu'à ce que le soir tombe.
Le dimanche fut gris.
Léa partit au supermarché avec les trois enfants juste après dix heures. La voiture disparut au coin de la rue, et la maison — enfin — se vida de tout ce qui tenait Marc debout.
Il sortit la tondeuse.
Le bruit, l'herbe, la ligne droite à suivre entre les massifs : des gestes qu'il avait faits mille fois, qui ne pensaient pas, qui l'occupaient. Il poussa la machine, tête baissée, une gorgée d'air à chaque passage, la sueur qui descendait dans le col de son t-shirt. Dix minutes. Vingt. Il ne regardait pas en face. Il ne regardait pas de l'autre côté de la haie. Il ne—
— Marc.
La voix vint du côté de la barrière.
Il coupa le moteur. Le silence tomba dans le jardin comme une pierre, et l'herbe coupée sentait fort, écœurant, vert.
Théo était là. Un short de sport, un vieux t-shirt décoloré. Les pieds dans des chaussures de randonnée défaites.
— Non, dit Marc.
— Je veux te parler.
— Je t'ai dit vendredi. Plus jamais. Je ne veux rien avoir à faire avec toi.
— Marc—
— Je ne suis pas gai.
Théo posa une main sur la barrière. Il ne souriait pas.
— Ça tombe bien.
— Quoi ?
— Ni moi. Je ne suis pas gay. Je ne suis attiré que par toi.
Marc resta planté dans son herbe coupée. La tondeuse ronronnait encore un peu, s'éteignit. Quelque part derrière les volets fermés d'une fenêtre, une télévision parlait à personne.
— Tu te fous de moi.
— Non. Je regarde les filles depuis que j'ai treize ans. J'en ai jamais eu honte. Toi, tu as débarqué dans ce quartier, avec tes putains de mains et ta gueule de chien battu, et je ne sais pas ce qui s'est passé. Je sais juste que c'est toi. Pas un homme. Toi.
— Tu ne sais pas ce que tu racontes.
— Alors pourquoi tu restes ?
Marc baissa les yeux. Ses chaussures de sécurité. La boue de l'herbe dessus.
— On peut parler à l'intérieur, dit Théo. Cinq minutes. Je te promets rien, après. Juste cinq minutes.
— Non.
— Marc.
— Non.
Théo passa la barrière. Trois pas dans l'allée de gravier, et Marc recula d'un pas, d'un autre, sans savoir qu'il reculait.
— Si tu ne me fais pas entrer, dit le gamin, je t'embrasse ici. Devant ta maison. Dans la rue. Maintenant.
Marc eut un rire sans air.
— Tu ne feras pas ça.
Théo avança.
— Théo.
— Je le fais.
Sa main se leva. Elle allait se poser sur la joue de Marc, exactement comme l'autre fois, exactement là, sous la lèvre, et Marc sentit arriver ce contact — cette chaleur précise qu'il connaissait déjà, cette chaleur qui rendait ses jambes molles avant même de toucher — et il attrapa le poignet du gamin à deux centimètres de sa peau.
Ses doigts se refermèrent sur l'os fin.
— Entre, dit-il.
Ils traversèrent la cuisine. Le salon était baigné de cette lumière grise de dimanche. La porte d'entrée claqua doucement derrière eux, et le cliquetis du pêne retentit dans la maison silencieuse comme une petite mort.
Marc se retourna.
— Qu'est-ce que tu veux ?
Théo resta à un pas.
— Toi.
— Je suis marié. J'ai quatre enfants. Je suis un père de famille, tu comprends ce que ça veut dire ? Tu es un gamin, tu sors, tu bois, tu—
— Tu as trente-huit ans. Je sais. Tu me l'as répété dans ta tête trois fois vendredi.
— Tu ne sais rien de moi.
— Je sais tout de toi.
Théo avança. Cette fois, Marc ne recula pas. Il le sentit approcher — l'odeur de savon et de peau, la chaleur à trente centimètres, puis à vingt. La main se posa sur sa nuque, le pouce derrière l'oreille, et Marc ferma les yeux comme un homme qui tombe.
La bouche de Théo trouva la sienne.
Molle. Tiède. Un peu tremblante, cette fois — pas la patience de la terrasse, pas le jeu. Le gamin poussait sa langue comme s'il avait peur. Marc avait les deux mains crispées le long du corps. Il sentit qu'il cédait — les hanches d'abord, un centimètre vers l'avant, puis sa bouche s'ouvrait toute seule, puis sa langue répondait, et leurs lèvres claquèrent, mouillées, et un son monta dans la gorge du plus vieux, ce son qu'il n'avait pas autorisé vendredi, qu'il n'autoriserait jamais.
Sa main monta seule sur la taille du gamin. Et il le tira.
Un poil de rien, un poids entier de corps contre le sien, l'os de la hanche contre son bassin, et ce frottement-là, à travers deux tissus, fut comme un clou qu'on arrache. Marc serra. Il serra la taille fine à deux mains, comme il serrait un madrier avant de le lever, la sensation d'un truc qui a du poids et qui va tenir.
Théo rompit le baiser.
— Attends.
Il s'accroupit.
Marc ouvrit les yeux. Le plancher, la lumière grise, et ce crâne brun en dessous de lui. Les doigts de Théo trouvèrent la boucle de sa ceinture, tirèrent le cuir de l'anneau, ouvrirent le bouton, baissèrent la fermeture — sans se presser, malgré les mains qui tremblaient au-dessus de sa tête.
— Théo—
— Chut.
Le jean tomba. Le slip suivit. Marc se retrouva le dos au mur de l'entrée, le pantalon aux chevilles, le ventre découvert dans l'air du dimanche, et il posa une main sur l'épaule de Théo — pas pour l'arrêter. Pour ne pas tomber.
La première chose qu'il sentit, ce fut le souffle. Chaud, humide, contre sa peau, et ce souffle-là lui fit fermer les yeux plus fort que le baiser. Puis la langue. À plat, sur le dessous, lentement, du bas vers le haut. Marc cogna sa nuque contre le mur.
Le gamin le prit en bouche. Pas tout entier — pas la première fois, jamais la première fois — juste la tête, les lèvres refermées, la langue qui appuyait dessous et tournait. Marc regarda le plafond. La peinture s'était écaillée au-dessus de la porte du salon, un petit morceau en forme de croissant, et il fixa ce croissant de peinture comme un homme qui se noie fixe la lumière.
Théo descendit plus bas. La bouche devint humide. Un bruit monta — petit, mouillé, obscène dans la maison vide — et Marc entendit ses propres doigts se crisper sur le crâne, sur ce crâne chaud, et il tira. Il tira d'un coup sec.
Le gamin fit un grondement de gorge et reprit, plus profond cette fois. Marc poussa. Il ne voulait pas pousser. Il poussa quand même, une fois, deux fois, ses hanches qui bougeaient toutes seules, et il pouvait sentir l'intérieur de la joue, le palais, la gorge qui se creusait au fond quand ça allait trop loin. Il cessa. Il souffla. Il regarda en bas.
Théo avait les yeux fermés. Il bougeait au rythme que Marc donnait, et sous le t-shirt décoloré, on voyait rouler une épaule, un dos, une ligne de muscle qui allait de la nuque à la hanche, et Marc tendit la main de l'autre côté, agrippa le bord du meuble de l'entrée, et laissa ce corps le faire.
Ce n'était pas bien. Ce n'était pas propre. C'était quelque chose qui n'avait pas de nom, le cul en l'air au-dessus d'un gamin accroupi, l'estomac qui se tordait à chaque descente, une brûlure qui montait de la base du dos et qui allait se loger sous les côtes — et le mur contre l'omoplate, et les orteils dans le jean, et—
La porte d'une voiture claqua dehors.
— Emma !
Une voix d'enfant. Deux. La clé dans la serrure.
Marc ouvrit les yeux. Le croissant de peinture, la lumière grise, le crâne de Théo et sa bouche encore autour de lui.
— Merde.
Il l'attrapa par les cheveux, tira. Théo se releva, la bouche luisante, le regard perdu deux secondes, puis net.
— Marc—
— Derrière. L'atelier. Va-t'en par la barrière.
— Marc.
— Cours.
Il remonta son jean d'un coup de reins, zigzagua le bouton, poussa Théo par les épaules vers la cuisine, vers la porte de derrière. Dans le couloir, la clé tournait dans la serrure. La porte s'ouvrit sur une bourrasque de voix.
Théo franchit le seuil à reculons. Marc le voyait à peine dans la lumière blanche qui inondait soudain le carrelage. Le gamin avait une main sur le chambranle.
— Je m'en vais. Mais pas comme ça. Tu me promets cinq minutes. Plus tard. Demain. N'importe quand.
— Va-t'en.
— Promets.
— Théo, pour l'amour de—
— Promets-moi cinq minutes.
Derrière Marc, la voix de Lucas hurlait papa et des pas d'enfants couraient déjà dans le couloir. Léa appelait Emma. La porte de la cuisine allait s'ouvrir dans trois secondes, deux, une.
— Promets, dit Théo.
Marc le poussa dehors.
— Je te promets.
La porte de derrière claqua. Marc passa une main dans ses cheveux, tira son t-shirt sur son ventre, et se retourna juste à temps pour voir la tête blonde d'Emma débouler dans la cuisine, son père planté devant la porte, une main encore posée sur le loquet.
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lelivredejeremie
3 novembre 2026 à 23:58
Quand les sous-entendus se perdent dans le vide, quand les non-dits tonitruants ne suffisent plus, Théo doit bien passer à l'intimidation douce... 😶
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kool13013
3 novembre 2026 à 22:24
j aime bien ca promet pour la suite

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