Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
C'est votre faute ! — Chapitre 7 · Discussion et massage
Auteur
C'est votre faute !
Chapitre 7 · Discussion et massage
Les courses une fois faites, retour au camping. Carole a fait l’achat d’une de ces tentes qui se déplient toutes seules. J’ai comme l’impression que ce sera plus dur de la replier.
Puis direction la caravane de Véronique et de là, nous partons pour la pizzeria. Nous sommes d’humeur guillerette. Véronique et moi marchons main dans la main et parfois Caro s’empare de mon autre bras. Quelques passants nous jettent des regards étonnés. Chez certains mecs, je pense qu’il y a aussi un brin d’envie. Il faut dire qu’avoir deux jolies filles au bras, ça n’est pas désagréable. Et puis je soupçonne les demoiselles d’en rajouter un peu, multipliant les baisers sur mes joues ou sur ma bouche.
Le repas est tout aussi joyeux, un peu arrosé pour les filles, ce qui fait monter le niveau des rires d’un cran. Nous papotons gaiement. Véro caresse ma jambe, sa cuisse collée contre la mienne. J’ai posé ma main droite sur son genou et la gauche sur la table. De temps à autre Carole s’en saisit, la caresse doucement. Je sais que ce moment restera dans ma mémoire quoiqu’il nous arrive ensuite.
Nous sommes sereins, complices, unis. Les yeux de Véro brillent de désir, les miens aussi sans doute. Carole nous observe, et je peux voir dans son regard plein d’affection comme une bénédiction. Pas de doute, je suis le plus heureux et le plus chanceux des hommes.
Au moment du café, Véro nous demande :
Puis direction la caravane de Véronique et de là, nous partons pour la pizzeria. Nous sommes d’humeur guillerette. Véronique et moi marchons main dans la main et parfois Caro s’empare de mon autre bras. Quelques passants nous jettent des regards étonnés. Chez certains mecs, je pense qu’il y a aussi un brin d’envie. Il faut dire qu’avoir deux jolies filles au bras, ça n’est pas désagréable. Et puis je soupçonne les demoiselles d’en rajouter un peu, multipliant les baisers sur mes joues ou sur ma bouche.
Le repas est tout aussi joyeux, un peu arrosé pour les filles, ce qui fait monter le niveau des rires d’un cran. Nous papotons gaiement. Véro caresse ma jambe, sa cuisse collée contre la mienne. J’ai posé ma main droite sur son genou et la gauche sur la table. De temps à autre Carole s’en saisit, la caresse doucement. Je sais que ce moment restera dans ma mémoire quoiqu’il nous arrive ensuite.
Nous sommes sereins, complices, unis. Les yeux de Véro brillent de désir, les miens aussi sans doute. Carole nous observe, et je peux voir dans son regard plein d’affection comme une bénédiction. Pas de doute, je suis le plus heureux et le plus chanceux des hommes.
Au moment du café, Véro nous demande :
— Comment vous vous êtes connus ?
D’un simple sourire, Carole me confirme que je peux raconter notre histoire. Ce que je fais, sans l’édulcorer. Je parle d’Isa, de son départ, de Pierre, de son départ. Et de l’arrivée de Carole. Celle-ci serre sa main dans la mienne. Pour me donner du courage, pour m’en prendre aussi. C’est la première fois que nous évoquons toute cette histoire de bout en bout sans verser quelques larmes.
— Je m’en doutais un peu.
— Pardon ? Tu te doutais de quoi ?
— Que tu aimais les mecs et aussi que tu es un grand couillon sentimental qui est prêt à tout pour dépanner une jeune fille en détresse.
— Merci pour le couillon.
— Et toi, Véro, c’est quoi ta blessure ?
— Pardon ? Tu te doutais de quoi ?
— Que tu aimais les mecs et aussi que tu es un grand couillon sentimental qui est prêt à tout pour dépanner une jeune fille en détresse.
— Merci pour le couillon.
— Et toi, Véro, c’est quoi ta blessure ?
Carole reste fidèle à elle-même : droit au but.
Véronique n’hésite même pas à nous conter ses malheurs.
Véronique n’hésite même pas à nous conter ses malheurs.
— Rien de bien passionnant. Un amour de jeunesse qui vous largue comme une vieille chaussette au bout de dix années de vie commune.
Cette fois c’est la main de mon amante que je prends pour lui communiquer un peu de chaleur humaine et de tendresse.
Un sourire et Véro enchaîne :
Un sourire et Véro enchaîne :
— Ensuite, la poisse qui s’attache à mes basques. Tous les hommes auxquels je me suis attachée étaient soit mariés, soit de fieffés salauds qui s’intéressaient plus à mon cul qu’à ce qu’il peut y avoir dans ma tête. J’ai donc enchaîné les ruptures, les désillusions et les aventures d’un soir.
J’ai touché le fond l’année dernière après les vacances quand au lendemain d’une énième déception, j’ai eu trois semaines de retard. Je me voyais déjà enceinte d’un parfait inconnu avec lequel j’ai juste passé quelques heures en sortant de boîte. Pourtant on avait utilisé de jolis capuchons mais bon… j’ai fait un test, heureusement négatif.
Puis tout est rentré dans l’ordre. Désordre lié au stress, m’a dit ma gynéco. Alors je me suis calmée. Plus d’aventures, plus de maris volages et plein de belles promesses.
Le joli cœur est le premier à qui je cède depuis des mois, ajoute-t-elle en me désignant du menton. Mais je le connaissais depuis pas mal d’années et je pensais qu’il serait un poil moins goujat que beaucoup d’autres.
J’ai touché le fond l’année dernière après les vacances quand au lendemain d’une énième déception, j’ai eu trois semaines de retard. Je me voyais déjà enceinte d’un parfait inconnu avec lequel j’ai juste passé quelques heures en sortant de boîte. Pourtant on avait utilisé de jolis capuchons mais bon… j’ai fait un test, heureusement négatif.
Puis tout est rentré dans l’ordre. Désordre lié au stress, m’a dit ma gynéco. Alors je me suis calmée. Plus d’aventures, plus de maris volages et plein de belles promesses.
Le joli cœur est le premier à qui je cède depuis des mois, ajoute-t-elle en me désignant du menton. Mais je le connaissais depuis pas mal d’années et je pensais qu’il serait un poil moins goujat que beaucoup d’autres.
— T’as intérêt à bien te tenir sinon gare à toi
Le regard de Carole m’indique sans ambiguïté qu’elle ne plaisante pas.
Super, voilà que la ligue des femmes se recrée.
Mais mine de rien, je me rends compte que Carole a une fois de plus raison sur bien des points. Je vais devoir y aller avec des pincettes avec Véronique si je ne veux pas être un abruti de plus sur sa longue liste. Et il ne sera pas si facile que je le pensais de dire au revoir et à l’année prochaine.
Une question me traverse l’esprit : pourquoi moi !
Super, voilà que la ligue des femmes se recrée.
Mais mine de rien, je me rends compte que Carole a une fois de plus raison sur bien des points. Je vais devoir y aller avec des pincettes avec Véronique si je ne veux pas être un abruti de plus sur sa longue liste. Et il ne sera pas si facile que je le pensais de dire au revoir et à l’année prochaine.
Une question me traverse l’esprit : pourquoi moi !
Lorsque nous arrivons devant le camping, Carole nous quitte.
— Je vais aller nager. Et vous avez sûrement mieux à faire que de me regarder faire des longueurs.
Main dans la main, Véro et moi nous dirigeons vers sa caravane.
Depuis la fin de ses confidences sur sa vie sentimentale durant l’année écoulée, elle est presque silencieuse sans que je sache pourquoi. Je pense qu’en effet il n’y a rien que de très banal dans son récit. Elle avait envie de s’amuser, s’est fait une grosse frayeur, s’est calmée, point barre. Pas de quoi fouetter un chat. Par contre, j’ai bien envie de lui mordiller le cou. Ce que je fais. Elle sursaute, glousse un peu. Je la prends par la taille et l’embrasse. Et hop, la magie opère, le baiser qu’elle me rend fait cogner mon cœur, tourner ma tête et grimper ma tension. C’est une surdouée du baiser, pas de doute. Je respire un grand coup. Olivia et Henri ne verraient pas d’un très bon œil que je prenne Véro sauvagement au milieu de l’allée. Et puis ça serait un peu trop acrobatique, je pense. Enfin sauf à m’appuyer contre cet arbre là-bas.
STOP ! Nouvelle inspiration profonde, mon cerveau reprend le contrôle. Mes hormones râlent un peu mais finissent par céder.
Depuis la fin de ses confidences sur sa vie sentimentale durant l’année écoulée, elle est presque silencieuse sans que je sache pourquoi. Je pense qu’en effet il n’y a rien que de très banal dans son récit. Elle avait envie de s’amuser, s’est fait une grosse frayeur, s’est calmée, point barre. Pas de quoi fouetter un chat. Par contre, j’ai bien envie de lui mordiller le cou. Ce que je fais. Elle sursaute, glousse un peu. Je la prends par la taille et l’embrasse. Et hop, la magie opère, le baiser qu’elle me rend fait cogner mon cœur, tourner ma tête et grimper ma tension. C’est une surdouée du baiser, pas de doute. Je respire un grand coup. Olivia et Henri ne verraient pas d’un très bon œil que je prenne Véro sauvagement au milieu de l’allée. Et puis ça serait un peu trop acrobatique, je pense. Enfin sauf à m’appuyer contre cet arbre là-bas.
STOP ! Nouvelle inspiration profonde, mon cerveau reprend le contrôle. Mes hormones râlent un peu mais finissent par céder.
— Tu es un petit coquin, mon cher Sylvain. Et je préfère ne pas savoir ce qui provoque autant d’émoi sous ta ceinture.
— C’est de ta faute (tiens, je m’y mets aussi, moi). Tu me rends dingue à chaque fois que tu m’embrasses.
— C’est de ta faute (tiens, je m’y mets aussi, moi). Tu me rends dingue à chaque fois que tu m’embrasses.
Bien entendu, elle recommence.
— Un petit baiser comme ça et tu es si bien disposé ? Faudra que je vérifie avec d’autres si ça marche aussi bien.
Je lui tire la langue pour lui montrer ce que je pense de ses blagues. Mais au fond de moi, je suis heureux de la voir se dérider.
Arrivés à sa caravane, nous nous jetons sur le lit. Petite bataille pour rire et me voilà à califourchon sur la demoiselle. Je lui bloque les bras, l’embrasse tendrement, puis la tendresse fait place à plus de sauvagerie. Elle se débat, mais ne fait pas le poids. Faut bien qu’avoir quelques kilos de trop offre des compensations de temps à autre.
Je lui tire la langue pour lui montrer ce que je pense de ses blagues. Mais au fond de moi, je suis heureux de la voir se dérider.
Arrivés à sa caravane, nous nous jetons sur le lit. Petite bataille pour rire et me voilà à califourchon sur la demoiselle. Je lui bloque les bras, l’embrasse tendrement, puis la tendresse fait place à plus de sauvagerie. Elle se débat, mais ne fait pas le poids. Faut bien qu’avoir quelques kilos de trop offre des compensations de temps à autre.
— Sylvain ?
— Humm ?
— C’est sérieux entre nous ?
— Humm ?
— C’est sérieux entre nous ?
Jamais je n’aurais dû retirer mes lèvres des siennes.
Ma première réaction est de la bâillonner de nouveau. On parlera plus tard. Si possible après l’amour, quand tout paraît plus facile. Sauf que Véronique n’est pas une fille qui se laisse embobiner ainsi. Nos corps sont affamés, ont faim de plaisir, veulent rattraper le temps perdu à pleurer nos amours passées. Mais ses yeux me disent « parle-moi ».
Ma première réaction est de la bâillonner de nouveau. On parlera plus tard. Si possible après l’amour, quand tout paraît plus facile. Sauf que Véronique n’est pas une fille qui se laisse embobiner ainsi. Nos corps sont affamés, ont faim de plaisir, veulent rattraper le temps perdu à pleurer nos amours passées. Mais ses yeux me disent « parle-moi ».
— Sérieux ? C’est-à-dire ?
— Eh bien, je suppose que nous allons rester ensemble toutes les vacances. Mais après ? Tu m’oublieras sitôt ta tente pliée ?
— Je ne t’ai jamais oubliée d’une année à l’autre alors pourquoi…
— Ne réponds pas à côté de la question, tu sais ce que je veux dire.
— Eh bien, je suppose que nous allons rester ensemble toutes les vacances. Mais après ? Tu m’oublieras sitôt ta tente pliée ?
— Je ne t’ai jamais oubliée d’une année à l’autre alors pourquoi…
— Ne réponds pas à côté de la question, tu sais ce que je veux dire.
Mes hormones ont tenté un dernier baroud d’honneur pour noyer le poisson. Mais il semblerait qu’elles viennent d’essuyer un cinglant revers. C’est curieux, je suis toujours sur Véro mais je viens de me faire retourner comme une crêpe.
— Je ne sais pas ce qui va se passer. On habite à cinq cents kilomètres l’un de l’autre. Ça fait une trotte pour filer le parfait amour.
— Parce que tu es amoureux ?
— Non.
— Parce que tu es amoureux ?
— Non.
Elle attend, me laisse un temps pour en dire un peu plus.
— Je t’apprécie beaucoup. Pour tes baisers brûlants.
— Satyre !
— Et pas qu’un peu, mais ça on le verra tout à l’heure. Non vraiment, je t’aime beaucoup. Parce que tu as autant de qualités qu’à la verticale à l’horizontale.
— Mais pas d’amour « tout court ».
— Et toi ?
— Non, je ne pense pas non plus. J’avais besoin de chaleur et de tendresse. Et la perspective d’une séparation sereine dans quinze jours me paraissait être une bonne chose. Mais aujourd’hui, si tu le demandais, je ferais sans doute assez facilement cinq cents kilomètres fréquemment.
— J’en ferais sans doute autant. Et puis un jour l’un d’entre nous rencontrera quelqu’un d’autre. Et les voyages deviendront moins fréquents.
— Tu crois que c’est ce qui va se passer ?
— Je pense oui. On avait tous les deux des choses à oublier, et d’autres à retrouver. Il se trouve juste que la thérapie prendra un peu plus de deux semaines.
— Bien docteur. Et avec Carole ? Tu vas faire quoi ?
— Rien. On verra ce qui arrivera lorsque ça arrivera.
Ses yeux me sondent.
— Et en plus tu es sincère ! Tu es probablement le plus indécrottable des romantiques ahuris que je connaisse. Et je parie qu’elle est comme toi !
— Je suis aussi un satyre.
— Satyre !
— Et pas qu’un peu, mais ça on le verra tout à l’heure. Non vraiment, je t’aime beaucoup. Parce que tu as autant de qualités qu’à la verticale à l’horizontale.
— Mais pas d’amour « tout court ».
— Et toi ?
— Non, je ne pense pas non plus. J’avais besoin de chaleur et de tendresse. Et la perspective d’une séparation sereine dans quinze jours me paraissait être une bonne chose. Mais aujourd’hui, si tu le demandais, je ferais sans doute assez facilement cinq cents kilomètres fréquemment.
— J’en ferais sans doute autant. Et puis un jour l’un d’entre nous rencontrera quelqu’un d’autre. Et les voyages deviendront moins fréquents.
— Tu crois que c’est ce qui va se passer ?
— Je pense oui. On avait tous les deux des choses à oublier, et d’autres à retrouver. Il se trouve juste que la thérapie prendra un peu plus de deux semaines.
— Bien docteur. Et avec Carole ? Tu vas faire quoi ?
— Rien. On verra ce qui arrivera lorsque ça arrivera.
Ses yeux me sondent.
— Et en plus tu es sincère ! Tu es probablement le plus indécrottable des romantiques ahuris que je connaisse. Et je parie qu’elle est comme toi !
— Je suis aussi un satyre.
Ce que je m’applique à lui démontrer.
Plus tard dans l’après-midi, nous rejoignons Carole à la piscine. Allongée sur un transat, la demoiselle est en train de se faire dorer. Je dois dire qu’elle est vraiment belle et attirante.
— Rentre ta langue ou je vais être jalouse.
Je me contente d’un petit sourire et plonge pour me rafraîchir un peu le corps et l’esprit.
Je nage un peu, sans trop me soucier de mes deux amies.
Lorsque j’émerge, je les vois toutes les deux qui papotent et qui rigolent en regardant dans ma direction. J’ai beau ne pas être parano et n’avoir aucun don de medium, je devine qu’elles se paient ma fiole. La routine habituelle en somme.
Je les rejoins pour partager leur hilarité.
Je nage un peu, sans trop me soucier de mes deux amies.
Lorsque j’émerge, je les vois toutes les deux qui papotent et qui rigolent en regardant dans ma direction. J’ai beau ne pas être parano et n’avoir aucun don de medium, je devine qu’elles se paient ma fiole. La routine habituelle en somme.
Je les rejoins pour partager leur hilarité.
— Déjà fatigué mon chéri.
C’est la première fois que Véro m’appelle ainsi. Et ça me fait chaud au cœur.
— Je m’ennuie sans toi.
— Et puis comme ça tu es plus près pour mater les jolies filles.
— Hormis vous deux, je n’en vois aucune.
— Flatteur.
— Non, aveuglé.
— Temps mort les tourtereaux. On devrait plutôt parler du programme de ce soir.
— Ciné ?
— Spectacle du camping ?
— Et puis comme ça tu es plus près pour mater les jolies filles.
— Hormis vous deux, je n’en vois aucune.
— Flatteur.
— Non, aveuglé.
— Temps mort les tourtereaux. On devrait plutôt parler du programme de ce soir.
— Ciné ?
— Spectacle du camping ?
J’aime bien passer mes soirées au camping, j’en profite souvent pour tirer le portrait des gens qui participent aux animations du soir.
— Et toi Carole ?
— Moi, je propose une balade au clair de lune.
— Oui, après tout pourquoi pas. Ça te va chéri ?
— Pas de souci.
— Moi, je propose une balade au clair de lune.
— Oui, après tout pourquoi pas. Ça te va chéri ?
— Pas de souci.
Je m’assois par terre, au milieu des transats de mes deux belles. Nous voilà partis à bavarder, de tout et surtout de rien. Moment de détente où rien d’autre ne compte que la joie toute simple d’être en bonne compagnie. L’heure tourne vite et le soleil commence à décliner. Véro se lève.
— Je vais à la douche. Seule…
Je n’avais même pas bougé.
Je n’avais même pas bougé.
Carole se lève. Grimace en s’étirant.
— J’ai dû forcer un peu trop en nageant, je n’ai plus l’habitude.
— Sylvain va se faire un plaisir de te masser. Et ensuite ce sera mon tour.
— Bonne idée.
— Sylvain va se faire un plaisir de te masser. Et ensuite ce sera mon tour.
— Bonne idée.
Et moi dans tout ça, j’ai le droit de dire un mot ?
— Tout ce que ces dames voudront. Je suis bien heureux de pouvoir être utile à votre confort.
— Chéri, arrête de faire le malin. Il doit y avoir des choses bien pires que de faire un massage à deux jeunes filles, surtout quand elles sont les plus jolies du coin selon tes dires.
— Chéri, arrête de faire le malin. Il doit y avoir des choses bien pires que de faire un massage à deux jeunes filles, surtout quand elles sont les plus jolies du coin selon tes dires.
Et vlan, ça m’apprendra à faire des compliments.
— Et après, vous me masserez ?
— Faut voir… Mais oui grand benêt, prends pas cet air de chien battu, ça ne marche pas avec nous. Allez, embrasse-moi et zou, à la tente pour un massage général.
— Faut voir… Mais oui grand benêt, prends pas cet air de chien battu, ça ne marche pas avec nous. Allez, embrasse-moi et zou, à la tente pour un massage général.
Même si je me refuse à l’avouer, c’est vrai que je ne suis pas à plaindre. Juste subir quelques taquineries pour être le centre d’intérêt de ces deux demoiselles, c’est un bien petit prix pour autant de bonheur.
Une fois à la tente, Carole s’allonge sur le ventre.
Je me mets à genoux, ses jambes entre les miennes. Mes mains enveloppent son cou, mes pouces posés sur sa nuque. J’appuie doucement, je fais aller et venir mes doigts. Donne de l’ampleur à mes mouvements, me concentre là où je sens les muscles noués.
Carole ronronne presque de plaisir.
Mes mains descendent, se séparent, glissent chacune sur une épaule. Les paumes dans son dos, je frôle les muscles le long des clavicules.
Je marque davantage le mouvement, mes doigts effleurent l’attache de ses seins. Carole se détend, je la sens qui se laisse aller contre le matelas. Mes mains retournent dans son dos, glissent tout le long de sa colonne vertébrale. D’abord légères, puis plus lourdes.
Elles ne s’arrêtent qu’au creux de ses reins. Remontent, redescendent. Ce ballet se répète, dure. La respiration de Carole se fait plus lente. Mes doigts caressent ses flancs, s’avancent vers son ventre jusqu’à buter contre le matelas. Sans transition, retournent sur son cou, ses épaules. Nouvelle glissade vers ses reins.
Une fois à la tente, Carole s’allonge sur le ventre.
Je me mets à genoux, ses jambes entre les miennes. Mes mains enveloppent son cou, mes pouces posés sur sa nuque. J’appuie doucement, je fais aller et venir mes doigts. Donne de l’ampleur à mes mouvements, me concentre là où je sens les muscles noués.
Carole ronronne presque de plaisir.
Mes mains descendent, se séparent, glissent chacune sur une épaule. Les paumes dans son dos, je frôle les muscles le long des clavicules.
Je marque davantage le mouvement, mes doigts effleurent l’attache de ses seins. Carole se détend, je la sens qui se laisse aller contre le matelas. Mes mains retournent dans son dos, glissent tout le long de sa colonne vertébrale. D’abord légères, puis plus lourdes.
Elles ne s’arrêtent qu’au creux de ses reins. Remontent, redescendent. Ce ballet se répète, dure. La respiration de Carole se fait plus lente. Mes doigts caressent ses flancs, s’avancent vers son ventre jusqu’à buter contre le matelas. Sans transition, retournent sur son cou, ses épaules. Nouvelle glissade vers ses reins.
— Plus bas, n’aie pas peur.
La voix de Carole est sourde, presque assoupie.
J’obéis à sa requête, je reprends le massage jusqu’à la lisière du maillot de bain.
J’obéis à sa requête, je reprends le massage jusqu’à la lisière du maillot de bain.
— Hum, c’est bon, continue.
Bien sûr que je vais continuer, comment m’arrêter ?
Je perds un peu pied, ce simple massage relaxant se fait un peu plus sensuel. Puis franchement câlin.
Mes mains descendent un peu plus bas à chaque passage. Mes pouces osent passer sous l’élastique. Je m’immobilise, savourant la douceur de sa peau.
Le massage relaxant se poursuit, enfin pour Carole car moi j’ai un peu de mal à rester vraiment serein.
Je tente de me reprendre. Pense à la politique agricole commune. À la reproduction des drosophiles à ailes courtes et longues. Mais rien n’y fait, car cette proximité avec Carole me perturbe au plus haut point.
Et bien entendu, Véro choisit ce moment-là pour arriver.
Je perds un peu pied, ce simple massage relaxant se fait un peu plus sensuel. Puis franchement câlin.
Mes mains descendent un peu plus bas à chaque passage. Mes pouces osent passer sous l’élastique. Je m’immobilise, savourant la douceur de sa peau.
Le massage relaxant se poursuit, enfin pour Carole car moi j’ai un peu de mal à rester vraiment serein.
Je tente de me reprendre. Pense à la politique agricole commune. À la reproduction des drosophiles à ailes courtes et longues. Mais rien n’y fait, car cette proximité avec Carole me perturbe au plus haut point.
Et bien entendu, Véro choisit ce moment-là pour arriver.
— Hum, Véro, tu imagines pas comme ça fait du bien. J’adore ce qu’il fait.
— Je crois qu’il apprécie aussi et je dirais même qu’il a très envie de toi.
— Je crois qu’il apprécie aussi et je dirais même qu’il a très envie de toi.
Carole se tourne un peu, regarde l’objet du délit puis sourit à Véronique.
— Hum, pas mal. Tu régleras ça avec lui, moi je file à la douche.
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Commentaires ()
Excellent chapitre, j'adore cette montée progressive du désir.
Enjoy ;)