Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Confidences conjugales — Chapitre 15
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Confidences conjugales
Chapitre 15
4 juin.
Mon petit mari,
Si tu prends autant de plaisir à être mis en cage, je sais ce qu'il me reste à faire quand nous nous retrouverons. Je plaisante, bien sûr ! Ou pas. À ce propos d'ailleurs, je crois me souvenir que tu seras en vacances le quatorze juillet. J'ai posé, de mon côté, quinze jours à cette date. Que faisons-nous ? Je retourne en métropole ou tu viens voir ici dans quel cadre je vis ? Il faudrait qu'on se décide assez vite. Qu'on s'organise et qu'on voie pour les billets d'avion.
Bon, mais nous, on en est où, nous, ici ? On en est qu'on a enfin obtenu d'Owen qu'il nous laisse nous amuser tout notre saoul avec Gabriel, Zoé et moi. Mais ça n'a pas été sans mal. On avait beau lui répéter, sur tous les tons, que Gabriel était marié et que, par conséquent, il le « trompait » avec sa femme, il ne voulait rien entendre.
‒ Mais c'est pas pareil enfin !
‒ Ah, et en quoi ?
‒ Elle était là avant. Avant qu'on soit ensemble, lui et moi.
‒ Mais c'est pas pareil enfin !
‒ Ah, et en quoi ?
‒ Elle était là avant. Avant qu'on soit ensemble, lui et moi.
Zoé lui rappelait aussi qu'il était sorti lui-même avec elle. Et que ça ne lui avait pas déplu.
‒ C'était il y a longtemps. Et ça n'a pas duré.
‒ Il n'empêche… Il n'empêche… Ça a eu lieu. Alors pourquoi pas Gabriel ?
Il remettait ça.
‒ Mais c'est pas pareil enfin !
‒ Ben, voyons !
On ne l'a pas lâché. Et il a fini par capituler. À contre-cœur. Et à condition que ça ne se passe pas derrière son dos. Qu'il soit là. À garder un œil sur tout ce qui se passait.
‒ C'était il y a longtemps. Et ça n'a pas duré.
‒ Il n'empêche… Il n'empêche… Ça a eu lieu. Alors pourquoi pas Gabriel ?
Il remettait ça.
‒ Mais c'est pas pareil enfin !
‒ Ben, voyons !
On ne l'a pas lâché. Et il a fini par capituler. À contre-cœur. Et à condition que ça ne se passe pas derrière son dos. Qu'il soit là. À garder un œil sur tout ce qui se passait.
Et donc, on s'est partagé Gabriel, tous les trois. On se le partage encore. Mais pas tellement. Parce qu'avec une femme il assure pas tant que ça, tout compte fait. C'est besogneux. Il bande pas toujours à fond. Tu sens qu'il a beaucoup moins envie qu'avec un mec. Qu'avec Owen en tout cas. Si bien qu'on est très vite revenus à la situation antérieure. Ils s'occupent passionnément l'un de l'autre, tous les deux et nous, Zoé et moi, on regarde. On regarde et on se caresse. Mieux ils assurent et plus on se caresse. Et plus on s'envole. Elle a de ces coups de langue, la garce, tu verrais ça ! Tu verras peut-être d'ailleurs, quand tu viendras…
Ils nous l'avaient promis : le jour où ils nous verraient avoir du plaisir ensemble, Zoé et moi, Owen « ferait le cul » à Gabriel. Ce fut un grand moment d'anthologie. Ils ont pris tout leur temps. Et un sacré pied tous les deux. Ils ont crié à en réveiller tout Nouméa. C'était extrêmement… émouvant. Et je t'avouerai que chaque fois que je les revois à l'œuvre, en imagination, ça me met dans un bel état et il faut impérativement que je me soulage.
Depuis, ils ont plusieurs fois remis le couvert, mais jamais ça n'a été aussi intense que cette première fois-là.
Depuis, ils ont plusieurs fois remis le couvert, mais jamais ça n'a été aussi intense que cette première fois-là.
On n'en a pas pour autant abandonné la piste Perrine. Qui, de toute façon, depuis la petite conversation qu'on a eue toutes les trois, recherche notre compagnie. Elle est lasse de son Damien, c'est évident. Elle a envie d'autre chose. Et elle compte plus ou moins sur nous, ça se sent, pour lui mettre le pied à l'étrier.
Zoé a eu son petit sourire mutin.
‒ Et pour se déculpabiliser. Quoi qu'il se passe, ce sera de notre faute, pas de la sienne. Bon, mais ça, c'est pas grave. Et je te vais nous organiser une de ces petites expéditions que tu m'en diras des nouvelles.
‒ Et pour se déculpabiliser. Quoi qu'il se passe, ce sera de notre faute, pas de la sienne. Bon, mais ça, c'est pas grave. Et je te vais nous organiser une de ces petites expéditions que tu m'en diras des nouvelles.
Ce fut jeudi dernier. Après le boulot.
‒ Vous avez vu ce temps, les filles ! On va à la plage ?
Et pourquoi pas ?
‒ Vous avez vu ce temps, les filles ! On va à la plage ?
Et pourquoi pas ?
Elle nous a emmenées jusqu'à une petite crique à l'écart de tout.
‒ On sera pas bien, là ?
C'était effectivement idyllique.
Comme on sortait du travail, on n'avait pas nos maillots. Évidemment…
J'ai haussé les épaules.
‒ Qu'est-ce ça peut foutre ? Il y a personne.
‒ On sera pas bien, là ?
C'était effectivement idyllique.
Comme on sortait du travail, on n'avait pas nos maillots. Évidemment…
J'ai haussé les épaules.
‒ Qu'est-ce ça peut foutre ? Il y a personne.
Et on s'est déshabillées. On a tout enlevé. Tout. Perrine aussi. Après un court moment d'hésitation.
On s'est installées. Offertes aux caresses du soleil. De face. De dos. Encore de face. Un paradis de bien-être…
On s'est installées. Offertes aux caresses du soleil. De face. De dos. Encore de face. Un paradis de bien-être…
J'ai soupiré.
‒ Vous savez quoi, les filles ? Eh bien, si je m'écoutais, je me laisserais aller à me faire une petite gratouille.
Zoé a saisi la balle au bond.
‒ Oh, tu peux, hein ! Mais à tes risques et périls.
‒ Comment ça ?
‒ Parce que souvent il y a un type planqué là, derrière, pas très loin, à mater ce qui se passe.
Perrine s'est précipitamment cachée. En haut et en bas. Ses seins et sa chatte. Avec ses bras. Avec ses mains.
‒ Tu nous l'avais pas dit !
‒ Ben, c'est ce que je suis en train de faire.
‒ Vous savez quoi, les filles ? Eh bien, si je m'écoutais, je me laisserais aller à me faire une petite gratouille.
Zoé a saisi la balle au bond.
‒ Oh, tu peux, hein ! Mais à tes risques et périls.
‒ Comment ça ?
‒ Parce que souvent il y a un type planqué là, derrière, pas très loin, à mater ce qui se passe.
Perrine s'est précipitamment cachée. En haut et en bas. Ses seins et sa chatte. Avec ses bras. Avec ses mains.
‒ Tu nous l'avais pas dit !
‒ Ben, c'est ce que je suis en train de faire.
Il y a eu un long moment de flottement. Et Zoé a repris.
‒ Oh, mais il est peut-être pas là !
Perrine a retiré ses bras. Et ses mains.
‒ Quoique… C'est souvent qu'il y est ! Presque toujours en fait.
Elle a esquissé un mouvement pour se cacher à nouveau. Y a renoncé.
‒ Oh, mais il est peut-être pas là !
Perrine a retiré ses bras. Et ses mains.
‒ Quoique… C'est souvent qu'il y est ! Presque toujours en fait.
Elle a esquissé un mouvement pour se cacher à nouveau. Y a renoncé.
Je me suis redressée. Appuyée sur un coude. Et comment elle savait ça, elle, Zoé ?
‒ Oh, ben parce que… Parce que je le vois faire des fois… J'ai ma petite cachette, moi aussi, là au-dessus. Et je sais me montrer discrète.
‒ L'arroseur arrosé, quoi !
‒ En quelque sorte, oui. Mais en attendant, je peux vous dire qu'il profite à fond du spectacle quand il y en a. Et quoi que ce soit. Femmes. Hommes. Couples en pleine action. Il prend tout.
‒ Et il se branle…
‒ Ah, ben ça ! Plutôt deux fois qu'une. Voire trois.
‒ Oh, ben parce que… Parce que je le vois faire des fois… J'ai ma petite cachette, moi aussi, là au-dessus. Et je sais me montrer discrète.
‒ L'arroseur arrosé, quoi !
‒ En quelque sorte, oui. Mais en attendant, je peux vous dire qu'il profite à fond du spectacle quand il y en a. Et quoi que ce soit. Femmes. Hommes. Couples en pleine action. Il prend tout.
‒ Et il se branle…
‒ Ah, ben ça ! Plutôt deux fois qu'une. Voire trois.
Un type qui se faisait du bien en nous matant. La situation avait quelque chose d'infiniment troublant. Pour moi, en tout cas.
Pour Zoé aussi.
‒ Surtout que là, comme je l'ai vu faire, je peux bien me l'imaginer à l'œuvre.
‒ Et il est ?
‒ Quoi ? Bien monté ? Encore assez, oui ! Ça vaut le coup d'œil.
Pour Zoé aussi.
‒ Surtout que là, comme je l'ai vu faire, je peux bien me l'imaginer à l'œuvre.
‒ Et il est ?
‒ Quoi ? Bien monté ? Encore assez, oui ! Ça vaut le coup d'œil.
Elle s'est tournée vers Perrine.
‒ Et toi, ça te fait de l'effet qu'il te regarde ?
Elle a mollement nié.
‒ Et toi, ça te fait de l'effet qu'il te regarde ?
Elle a mollement nié.
On a éclaté de rire, Zoé et moi.
‒ Tu parles que ça t'émeut pas ! Vu comment ils pointent tes tétons !
Elle a fini par l'admettre. Avec un petit sourire confus.
‒ Tu parles que ça t'émeut pas ! Vu comment ils pointent tes tétons !
Elle a fini par l'admettre. Avec un petit sourire confus.
On est restées un long moment silencieuses.
Et puis j'ai soupiré.
‒ Comment ça donne envie ! On se lâche ? On se fait plaisir ?
Je n'ai pas attendu la réponse. Mes mains se sont emparées de mes seins. Les ont sollicités. Et puis ma chatte. Mon clito. Que j'ai tourbillonné. Je me suis enfilé un doigt. Un autre. J'ai jeté un coup d'œil à côté. Zoé était en pleine action. Perrine aussi. Comme quoi, elle aussi, sous ses dehors sérieux… On a eu notre plaisir. Toutes les trois. L'une après l'autre. Moi, d'abord. Puis Zoé. Et enfin Perrine. En y mettant tout son cœur. Et l'autre aussi là-haut, j'imagine…
Et puis j'ai soupiré.
‒ Comment ça donne envie ! On se lâche ? On se fait plaisir ?
Je n'ai pas attendu la réponse. Mes mains se sont emparées de mes seins. Les ont sollicités. Et puis ma chatte. Mon clito. Que j'ai tourbillonné. Je me suis enfilé un doigt. Un autre. J'ai jeté un coup d'œil à côté. Zoé était en pleine action. Perrine aussi. Comme quoi, elle aussi, sous ses dehors sérieux… On a eu notre plaisir. Toutes les trois. L'une après l'autre. Moi, d'abord. Puis Zoé. Et enfin Perrine. En y mettant tout son cœur. Et l'autre aussi là-haut, j'imagine…
Voilà, mon petit mari. Voilà. Affaire à suivre…
Je t'embrasse. Je t'aime.
ÉLODIE
10 juin.
Mon Élodie,
Qu'est-ce que tu peux être frustrante, quand tu t'y mets ! Vous vous êtes donné toutes les trois du plaisir sur cette plage. Chacune pour soi. Très bien. Parfait. Moi, je m'attendais à ce que tu me décrives tout cela en long, en large et en travers. J'en ai été pour mon argent : tu t'es contentée d'un compte-rendu froid et distant. Presque chirurgical. J'espère que tu auras à cœur de te racheter la prochaine fois si, comme il est probable, vous retournez vous offrir aux regards de ce voyeur.
Quant à moi, avec Sarah, c'est un peu le principe de la douche écossaise. Elle m'agite la carotte sous le nez. J'y suis presque. Elle va enfin me laisser la caresser. Avec mes doigts. Avec ma langue. Et ensuite me libérer. Me laisser me soulager. Elle promet. C'est imminent. C'est pour bientôt. Oui, eh bien non ! Au dernier moment, elle invente un prétexte quelconque pour ne pas m'accorder ce que j'attends avec tant d'impatience. Et elle me laisse en cage. J'ai appris à ne pas protester. À ne pas réclamer. À ne pas supplier. C'est contre-productif. Parce qu'elle retarde alors systématiquement les échéances.
Hugo, lui, par contre, y a droit. Souvent. Et j'assiste. Elle tient absolument à ce que j'assiste. Tu imagines dans quel état ça me met ! Il la caresse. Il la lèche. Il la doigte. Elle m'appelle.
‒ Venez plus près ! Vous verrez mieux.
‒ Venez plus près ! Vous verrez mieux.
Je m'approche.
‒ Plus près ! Encore !
Et j'accepte. Je regarde. J'accepte parce que j'espère. Je ne peux pas m'empêcher d'espérer qu'un jour ou l'autre ça finira bien par être mon tour… Que j'y aurai droit. Et à davantage encore. Elle, c'est une situation qui la transporte. Son maître de stage, elle en fait ce qu'elle veut. Tout ce qu'elle veut. Elle l'a à sa main. Ça la ravit et ça l'amuse. Si bien qu'elle m'impose épreuve sur épreuve. Et je peux te dire qu'elle ne manque pas d'imagination. Et qu'elle peut être redoutablement retorse. Un exemple entre mille : j'ai eu la malencontreuse idée de lui dire que j'irai très probablement te retrouver à Nouméa, pour les vacances, en juillet. Tu aurais vu comment son visage s'est illuminé ! Comment ses yeux se sont mis à briller ! Et elle s'est passé un petit bout de langue tout rose sur les lèvres.
‒ Oh, mais vous savez que ça me donne des idées, ça !
‒ Plus près ! Encore !
Et j'accepte. Je regarde. J'accepte parce que j'espère. Je ne peux pas m'empêcher d'espérer qu'un jour ou l'autre ça finira bien par être mon tour… Que j'y aurai droit. Et à davantage encore. Elle, c'est une situation qui la transporte. Son maître de stage, elle en fait ce qu'elle veut. Tout ce qu'elle veut. Elle l'a à sa main. Ça la ravit et ça l'amuse. Si bien qu'elle m'impose épreuve sur épreuve. Et je peux te dire qu'elle ne manque pas d'imagination. Et qu'elle peut être redoutablement retorse. Un exemple entre mille : j'ai eu la malencontreuse idée de lui dire que j'irai très probablement te retrouver à Nouméa, pour les vacances, en juillet. Tu aurais vu comment son visage s'est illuminé ! Comment ses yeux se sont mis à briller ! Et elle s'est passé un petit bout de langue tout rose sur les lèvres.
‒ Oh, mais vous savez que ça me donne des idées, ça !
Tu penses bien que j'ai voulu savoir. Quelles idées ? Elle a mis trois jours à me lâcher le morceau.
‒ C'est que je pourrais bien vous envoyer la retrouver là-bas en cage, votre femme… Oui, c'est une excellente idée. D'autant qu'il y aurait deux options : ou bien je lui en envoie la clef par la poste. À elle de décider si elle veut vous libérer ou pas. Ou bien je la garde bien au chaud ici. Ce qui serait peut-être préférable d'ailleurs…
‒ C'est que je pourrais bien vous envoyer la retrouver là-bas en cage, votre femme… Oui, c'est une excellente idée. D'autant qu'il y aurait deux options : ou bien je lui en envoie la clef par la poste. À elle de décider si elle veut vous libérer ou pas. Ou bien je la garde bien au chaud ici. Ce qui serait peut-être préférable d'ailleurs…
Et, devant mon air ahuri.
‒ Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Vous avez une bouche. Vous avez une langue. Vous avez des doigts. Vous savez vous en servir, j'imagine… Eh bien alors ? Elle y trouvera son compte, allez ! Parce que vous n'aurez pas d'autre choix que de tenir la distance. Et ça, une femme…
‒ Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Vous avez une bouche. Vous avez une langue. Vous avez des doigts. Vous savez vous en servir, j'imagine… Eh bien alors ? Elle y trouvera son compte, allez ! Parce que vous n'aurez pas d'autre choix que de tenir la distance. Et ça, une femme…
Elle a eu un petit soupir affligé.
‒ Vous êtes tous les mêmes, hein ! Tous ! Si vous avez pas votre petite giclette… Votre petit plaisir égoïste… Eh ben non ! Non. Apprendre à vous en passer, c'est ce qui peut vous arriver de mieux. Et ça, pour elle comme pour vous. Bon, mais on va pas revenir là-dessus. Ça fait dix mille fois qu'on en parle. Mais vous changerez d'avis à force, vous verrez ! À force vous changerez d'avis. Et vous me remercierez.
‒ Vous êtes tous les mêmes, hein ! Tous ! Si vous avez pas votre petite giclette… Votre petit plaisir égoïste… Eh ben non ! Non. Apprendre à vous en passer, c'est ce qui peut vous arriver de mieux. Et ça, pour elle comme pour vous. Bon, mais on va pas revenir là-dessus. Ça fait dix mille fois qu'on en parle. Mais vous changerez d'avis à force, vous verrez ! À force vous changerez d'avis. Et vous me remercierez.
Cela étant, il ne dépend que de moi de siffler la fin de la partie. De lui dire que ça suffit, ces petits jeux. Et qu'on en reste là. C'est d'ailleurs probablement ce que je vais finir par faire. Le moment venu…
Autant il m'avait été facile de tromper la vigilance de Vanessa, autant Semilla a tout de suite flairé que… « je lui cachais quelque chose » et elle n'a pas tardé à découvrir ce qu'il en était. Elle a éclaté de rire. « C'est quoi, ce truc-là ? Non, mais c'est quoi ? » Et il a fallu que je lui explique. En long, en large et en travers. Elle m'a écouté, stupéfaite. « Non, mais c'est complètement fou, ton histoire ! T'es complètement fou. »
Elle est restée un long moment penchée sur ma cage. À la faire ballotter. « C'est trop marrant ! » À me soupeser les boules. À les prendre en bouche. À les suçoter. Ça l'excitait, à l'évidence, de me voir réduit comme ça à l'impuissance. Et elle est venue, tout en continuant à me titiller en bas, plaquer sa chatte contre ma bouche. Une chatte dégoulinante. Dont je me suis occupé de mon mieux. Je l'ai lissée, étirée, léchée encore et encore. J'ai pris soin de son petit bouton qui a durci sous mes lèvres. Elle s'est pressée plus fort contre moi. Et elle a joui. En m'enfonçant les ongles, de toutes ses forces, dans la peau des couilles.
Quand elle est revenue à elle, elle a constaté : « Ça saigne ! Si, ça saigne ! Pas mal, même. » Avant d'ajouter : « Je devrais te dire que je suis désolée, hein ! Ben non, je peux te le dire. Parce que je le suis pas. » Elle m'a déposé un petit baiser dessus. « Et t'as encore rien vu ! »
Elle s'est levée, rhabillée, retournée sur le pas de la porte. « À bientôt ! »
J'ai l'impression d'être en train de devenir un exutoire à fantasmes.
Je t'embrasse, mon Élodie. Je t'aime.
ARNAUD
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