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✦ Exorium Ma vie amoureuse XSTORY
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Ma vie amoureuse — Chapitre 2

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Exorium
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Ma vie amoureuse

Chapitre 2

Margaux m'a appris. Patiemment. À m'occuper d'elle. À prendre mon temps. À être à l'écoute de son corps. À discipliner le mien.
Et elle a enfin eu son plaisir dans mes bras.
— Ah, ben tu vois ! Ça y est. C'est arrivé. Suffisait d'être patient.
Ça a été de plus en plus souvent. De plus en plus éperdument. On a passé deux semaines au lit. À s'épuiser de caresses et de jouissance. Encore une autre.
J'étais sur un petit nuage. Plus rien d'autre ne comptait. Que son plaisir. Que mon plaisir. Que ces longues heures voluptueuses que nous habitions ensemble. Elle et moi. Nous.
* * *
Mes parents ne m'avaient pas entendu rentrer. Ils discutaient, tous les deux, dans la cuisine.
— Il m'inquiète. Je t'assure qu'il m'inquiète. Il est tout le temps fourré là-bas. À côté.
— Et alors ?
— Et alors peut-être bien qu'il la saute. Je me demande.
— Ça, il y a toutes les chances, oui...
— Tu crois ? Oh, quand même ! À son âge...
Il a ri.
— Il a dix-neuf ans, je te ferai remarquer...
— Et elle en a le double.
— Oui, ben c'est tant mieux.
— Ah, tu trouves, toi ?
— Évidemment ! Tu préférerais quoi ? Qu'il se tape des gamines de son âge ?
— Ce serait plus dans l'ordre des choses.
— Pour qu'il en colle une en cloque et qu'on se retrouve avec toutes les emmerdes qui vont avec ?
— Mais non, mais...
— Elle au moins, elle fait attention, du moins, j'imagine. Et elle prend les précautions qui s'imposent.
Maman a soupiré.
— Oui, mais quand même ! Quand même !
* * *
Margaux a souri.
— Ah, oui ! Ils ont dit ça ? Ben, parle-m 'en justement des filles de ton âge.
— Oh, elles !
— Il y en a bien qui t'attirent, non ?
J'ai fait la moue.
— Un peu, oui. Comme ça. Sans plus.
Elle a éclaté de rire.
— Ben, voyons !
Et m'a ébouriffé les cheveux.
— Alors là, je suis bien tranquille ! Je suis bien tranquille qu'il y en a, et pas mal en plus, que tu crèves d'envie, depuis un bon petit moment déjà, de mettre dans ton lit. C'est pas vrai peut-être ?
Elle ne m'a pas laissé le temps de répondre.
— Seulement t'osais pas. T'avais peur. De pas savoir t'y prendre. D'être ridicule. Et de te faire envoyer sur les roses. Alors tu te défilais. Tu préférais te faufiler dans le rôle du bon copain. Du confident. C'était moins risqué. Non ? C'est pas ça ? Bien sûr que si ! Seulement on n'est plus du tout dans le même cas de figure maintenant. T'as appris. Tu sais y faire. Je suis bien placée pour le savoir. Tu n'as plus aucune espèce de raison d'appréhender. D'autant que t'es beau mec. Séduisant. Très. Alors pas besoin de t'en faire qu'il y a plein de filles qui ne rêvent que d'une chose, c'est de te tomber dans les bras. Et tu serais le dernier des imbéciles de ne pas en profiter. Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi tu me regardes comme ça ? Je te choque ?
— Mais non, mais...
— Mais quoi ?
— Je pensais...
— Que je voulais te garder jalousement pour moi ? Mettre des barbelés pour empêcher toutes les autres de t'approcher. Eh bien non, tu vois ! Non. Personne n'est la propriété de personne. Tu ne m'appartiens pas et je ne t'appartiens pas. J'aime beaucoup m'envoyer en l'air avec toi. Énormément. Mais pas question pour autant que je me prive de quoi que ce soit d'autre à cause de toi. Ah, non, alors ! Et pas question non plus que tu te prives de quoi que ce soit d'autre à cause de moi. D'ailleurs...
Elle est venue se nicher au creux de mon épaule.
— D'ailleurs j'aime bien cette idée que les filles que tu vas avoir maintenant, c'est un peu à moi que tu vas les devoir. Parce que si j'avais pas été là, si j'avais pas pris les choses en main, tu serais encore resté des mois et des mois à danser d'un pied sur l'autre et à te demander par quel bout t'allais bien pouvoir les attraper. Et la même chose dans l'autre sens. Elles vont me devoir une fière chandelle, elles, parce que si je leur avais pas débroussaillé le terrain...
* * *
Et puis il y a eu ce jeudi-là. Où elle m'a donné mon plaisir avec ses doigts. Où elle est restée longtemps penchée sur ma queue après. Tout près. Son souffle dessus. Et un picotis de petits baisers.
— J'aime bien ça aussi, te branler. J'aime tout n'importe comment avec ce truc que vous avez entre les jambes, vous, les mecs. Tripoter. Sucer. Avaler. Et l'avoir dedans. L'y sentir éclater. Ça, évidemment ! C'est le nec plus ultra. Encore que... Pas toujours. Ça dépend. Du moment. De l'état d'esprit. Et du type. Surtout du type.
Elle est remontée jusque sur l'oreiller. S'est appuyée sur un coude.
— Faut que je te dise quelque chose.
— C'est quoi ?
— Je pars demain. Toute la semaine je serai absente.
— Tu vas où ?
— À Tours. J'y ai un ami là-bas. Un ami de longue date. Près de vingt ans.
— Ah !
— On a besoin de se voir, tous les deux, de temps à autre. De se parler. D'être ensemble.
— Et...
— Oui ?
— Seulement ça ?
— Pas seulement, non. Mais tu sais ce qu'on a dit.
Je savais, oui. Personne n'était à personne.
— Profites-en, toi, pendant ce temps-là...
Elle m'a déposé un rapide baiser sur les lèvres.
— Tu me raconteras.
* * *
Et je suis allé au Balto. C'était un peu notre quartier général, le Balto, quand j'étais lycéen. J'y passais tout le temps que je pouvais. Mais une fois en fac, je n'y avais plus guère fait que de rares apparitions. Pour y voir Clara. Parce que Clara... J'avais toujours été plus ou moins amoureux d'elle, Clara. Sans trop me bercer d'illusions. Elle était entourée d'une foule d'admirateurs, sortait tantôt avec l'un, tantôt avec l'autre, et se souciait de moi comme d'une guigne. Je ne perdais pourtant pas complètement espoir. Je me disais que peut-être un jour... Sans y croire vraiment. Seulement maintenant la donne avait changé. Elle semblait tellement persuadée, Margaux, que les filles tomberaient désormais à mes pieds comme des mouches qu'il valait la peine d'essayer. D'autant qu'on était en août et que beaucoup de ceux qui lui tournaient autour étaient partis en vacances. Alors...
Elle n'était pas là, Clara, mais il y avait Élodie, attablée toute seule près de la porte d'entrée.
— Alexandre ! Tu tombes bien, toi ! Parce que qu'est-ce que je m'emmerde !
Elle avait redoublé sa Terminale, Élodie, trop occupée qu'elle avait été, toute l'année précédente durant, de Philibert avec lequel elle avait entretenu une relation compliquée. Tumultueuse. Ils se quittaient, se reprenaient, se déchiraient, se réconciliaient. À l'infini.
— Ben, assieds-toi ! Ça y est, cette fois, je l'ai eu ! Mon bac. Je l'ai eu.
— Félicitations !
— Oui, oh, tu parles ! À vingt ans !
— Et Philibert ?
— Laisse-le où il est, celui-là celui-là !
— T'es plus avec ?
— Ah, non alors ! Cette fois, c'est fini. Et bien fini. Je suis soulagée, mais soulagée, tu peux pas savoir ! Non, mais comment il pouvait être tordu, ce type...
Elle a soupiré.
— Mais en attendant, je me fais chier comme un rat mort, moi ! Tu parles de vacances ! Tout le monde s'est tiré. Il y a plus personne. Le désert. Alors à part faire un tour en boîte, des fois, le soir...
— Tu vas où ?
— En boîte ? Au Sacripant. C'est pas la porte à côté, mais la musique est pas mauvaise et il y a un peu de touristes.
— Je connais pas.
— Ben, viens ! Viens y faire un tour un de ces soirs ! C'est pas mal du tout, tu verras.
Ça a été le soir même. Dans la voiture que ses parents venaient de lui offrir.
— Pour mon bac. C'est une petite bagnole, mais bon, je vais pas me plaindre. C'est déjà bien gentil de leur part.
Il y avait effectivement pas mal de monde, mais aucune tête connue. On a dansé. Je l'ai serrée contre moi. Un peu plus. Un peu plus encore. Ma queue s'est dressée contre elle. Contre son ventre. Elle ne s'est pas dérobée. Je me suis penché sur ses lèvres. Elle m'a tendu les siennes. Elles se sont jointes. Pour un fougueux baiser. Mes mains sont allées se poser sur ses fesses. Ses bras se sont noués autour de mon cou.
— Viens !
On s'est entraînés l'un l'autre au-dehors. La nuit d'août était d'une grande douceur, tout étoilée, pleine de senteurs. On a traversé le parking. On est descendus, en se tenant par la main, vers le pré en contrebas. On y a fait quelques pas. Elle s'est arrêtée, m'a attiré contre elle. On s'est encore embrassés. J'ai voulu repartir. M'enfoncer plus loin. Plus à l'écart. Elle m'a retenu. Pressé contre elle. Nos lèvres. Mes mains sur elle. Sur ses seins. Par-dessus le corsage. Dessous. Sous le soutien-gorge. Ses mains sur moi. À me pétrir les fesses. Moi. Les doigts dans sa culotte. À y partir en reconnaissance. À y trouver mon bonheur. Elle. À me modeler la queue à travers le pantalon. Des phares, sur le parking, nous ont brièvement éclairés. Se sont éteints. J'ai voulu me détacher d'elle.
— Laisse ! T'occupe... On s'en fout.
Ça s'est rallumé. Encore éteint. Deux portières ont claqué.
On a roulé dans l'herbe. Nos souffles se sont emmêlés. Nos caresses. Et j'ai été en elle. Elle a refermé ses jambes sur moi. On s'est échevelés vers notre plaisir. Qu'elle a eu la première. Et puis moi. Presque aussitôt.
Il y a eu du bruit dans les feuillages derrière. Pas très loin.
Je me suis redressé.
— Il y a quelqu'un.
— On dirait, oui.
— C'est ceux des phares de tout à l'heure, tu crois ?
— Peut-être. Et puis peut-être pas.
Elle a haussé les épaules, fataliste.
— De toute façon, où que ce soit, t'auras toujours des types pour essayer de mater. J'ai bien vu avec Philibert. Le mieux, c'est encore de les ignorer. Tant qu'ils t'emmerdent pas !
On s'est rhabillés. On a regagné sa voiture.
Elle a d'abord roulé un peu en silence. Et puis elle a étouffé un petit rire.
— C'est moi, n'empêche !
— C'est toi qui quoi ?
— Non, parce qu'elles avaient fait un pari, les filles, l'année où on était ensemble en Terminale...
— Et où t'as raté ton bac.
— Merci de me le rappeler.
— Et c'était quoi, ce pari ?
— À celle qu'arriverait à sortir la première avec toi. Trois, elles étaient. Parce que t'avais la cote, mine de rien. Mais ce fiasco ! Non, mais alors là, ce fiasco ! Elles étaient complètement dégoûtées. « Il doit aimer que les garçons, sûrement ! » Moi, j'étais restée sagement à l'écart à l'époque, j'avais Philibert, mais n'empêche qu'au final, c'est moi qu'ai réussi à attraper la queue du Mickey. Elles seraient vertes si elles savaient ça. En parlant de queues, d'ailleurs...
— Qu'est-ce tu fais ?
— Ça se voit pas ? Je me gare. Je me gare parce que c'était pas mal tout à l'heure, si, c'est vrai, c'était même très bien. Sauf qu'à moitié dans le noir, comme on était, j'ai pas vu grand-chose. Et que pour moi, voir comment il est fait, le type, et le savoir...
Elle a fait claquer sa langue contre son palais.
— Alors ça, c'est... Non, mais c'est... Je te choque pas au moins ?
J'ai ri.
— Il m'en faut plus que ça...
— Ah, alors ça va.
Et elle a sorti une torche de la boîte à gants.
— Je peux ?
J'ai fait signe que oui. Elle pouvait, oui.
Elle s'est penchée et a déboutonné mon pantalon. Lentement. Très lentement. Un bouton après l'autre. Et puis sa main s'est faufilée dans mon slip. Elle a tâté, soupesé, modelé. Et murmuré. Comme pour elle-même.
— C'est le meilleur moment, ça ! Juste avant de la mettre à l'air.
Ce qu'elle a fini par faire.
Elle l'a éclairée.
— C'est bien à peu près comme ça que je l'imaginais.
Elle l'a longuement contemplée. A fini par se redresser.
J'ai suggéré.
— À mon tour maintenant...
— De ?
— Ben, de te regarder.
— Oui, ben ça, on verra. Ça se mérite, ça ! Et n'importe comment on a mieux à faire, là, maintenant.
Elle s'est pressée contre moi.
— Oh, ben oui, attends ! C'est de ta faute. Fallait pas me la montrer. Ça m'a redonné envie.
Et nos lèvres se sont jointes.
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Photo de profil de LaVieDeLucie
LaVieDeLucie
5 mars 2024 à 07:48
Bravo,tout simplement bravo.

Je suis impressionnée par le pouvoir érotique de vos textes, par la simplicité du récit (dans le très bon sens du terme), mais également par la qualité de votre écriture.

C'est prenant et touchant à la fois...
Soyez respectueux
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Exorium
25 juillet 2023 à 18:56
Tout en lisant ce récit, John La Semelle a eu envie de se tripoter son outil et ses roupettes. Que de souvenirs??????????????????

Ce sont des choses qui arrivent..
Soyez respectueux
Répondre
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Tatamis
18 octobre 2022 à 08:47
Le début des bons moments !
Soyez respectueux
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Exorium
6 octobre 2022 à 14:29
Merci. Installez-vous confortablement alors. Il va s'agir d'une histoire au long cours...
Soyez respectueux
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BluePanthere
6 octobre 2022 à 12:29
Ah, tiens, j'avais raté le début de cette série !
Merci pour le partage : très bien écrit et descriptions au top.
Je m'installe également ;)
Soyez respectueux
Répondre

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