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Couverture de Roule ma poule..., par Azimuteur
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Roule ma poule... — Chapitre 4

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Azimuteur
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Ce chapitre ose raconter le désir autrement — sans tricher, sans enjoliver. Le narrateur ne joue pas les héros : il observe, il s'interroge, il avance à tâtons. On aime surtout la façon dont il décrit le corps de Camélia avec autant de précision que de délicatesse, et ce mélange de tendresse et de déconcertement qui traverse chaque geste, chaque mot échangé.

Roule ma poule...

Chapitre 4

Pas très glamour, ces préliminaires ? C’est sûr ! Et pourtant, je ne peux m’empêcher de dévorer Camélia : tellement ravissante avec ses yeux rieurs et… ses nibards si tentants. Et encore, je parle de ses nibards, mais c’est juste que pour faire genre. Genre, macho-macho man, juste intéressé par l’aubaine. Bien sûr, ils sont adorables ses petits seins, tout à fait à mon goût, et ses cuisses, dorées et visiblement fermes et fuselées sont superbes. Tentantes. Mais inertes, insensibles. Quelle tristesse ! Mais peu importe, je suis prêt à passer sur ces détails ! Pour elle. Parce que c’est elle. Je cherche quel qualificatif pourrait le mieux lui convenir. Classe ! C’est classe, cette fille est terriblement classe. Ses gestes sont doux, son port de tête altier, sa voix posée, tout en elle exprime douceur et élégance.

— Voilà, conclut-elle, j’aurais bien d’autres choses à te dire, mais je ne vais pas t’assommer au premier round quand même !
Elle me sourit, une petite lueur moqueuse dans le regard :

— Et merci d’avoir eu la gentillesse de ne rien me proposer à boire…
Je rougis :
— Oh zut, excuse-moi, je suis…

— Stop, ne rien boire dans la demi-heure qui précède une partie de jambes en l’air !
De jambes en l’air ? Elle a le moral la gamine !
La coquine soulève sa jupette et dévoile un instant, un adorable slip couleur chair tout à fait affriolant. La vision m’enchante autant qu’elle me déconcerte. À quoi bon cette lingerie puisque mes caresses lui seront insensibles, invisibles ! Juste pour mon plaisir alors ! C’est con sans doute, mais cette attention me touche et j’en ressens une infinie tendresse pour elle.

— J’ai rempli la check-list juste avant de venir, la voie est libre, la météo propice, aucun risque d’ondée ! Et… j’ai très envie de toi ! Mais deux-trois choses encore : primo, tu dois me promettre de ne pas t’acharner à vouloir me faire décoller, deuxio, je prends la pilule et tertio, désolée, mais je n’ai pas de certificat de test anti-sida à produire !
Tu m’étonnes ! Combien ? Quatre ans, cinq ans de jeûne ! Je ne cours pas grand risque. Cela dit, moi non plus, je n’ai pas fait de test, mais…

— Oui euh bon, je… n’en ai pas non plus, mais… je n’ai pas eu de…

— OK, c’est bon, je te crois. Maintenant, si on allait visiter ta chambre : il y a deux ou trois éléments de… décoration que je n’ai pas bien identifiés hier soir…

— Ah oui, je lui demande, pourtant il m’a semblé que tu avais le nez dessus…
Elle rit, découvrant sa dentition éclatante. Je l’attrape, la cale dans mes bras et la porte jusqu’à ma chambre, l’installe avec délicatesse sur le lit.
— Sois gentil, dans le grand sac, au-dessus, apporte-moi la trousse de toilette.
J’obtempère et lui tends la trousse. Je me défais de mon polo et de tout le reste, je la débarrasse de sa jupette, avant de m’allonger, nu, près d’elle. Ma bouche se pose un instant sur ses lèvres pour en saisir le goût, je replonge, nos bouches se soudent. Nous nous étourdissons dans une série de baisers passionnés. Délicieusement, voluptueusement. Longtemps, nous nous enivrons de ces douces embrassades avant que le désir ne prenne le pas sur la tendresse, que mes mains baladeuses ne se réveillent. Mes doigts déboutonnent à moitié le chemisier, s’infiltrent sous la soie, parcourent le ventre qui se creuse, remontent sans précipitation vers la poitrine. Les monts blancs apparaissent peu à peu comme les pans du chemisier s’écartent, les tétons restant encore masqués par les ourlets du chemisier.
Je ressens un bonheur insensé à sentir la peau de ma tendre partenaire se couvrir d’un hérissement visible, signe de sensibilité et de désir, et plus encore à sentir ses doigts s’immobiliser soudain sur ma flamberge qu’elle caressait doucement jusque-là.
Patiemment, bien plus lentement que la veille alors qu’ils étaient découverts, offerts à mes regards, mes doigts s’aventurent sur les contreforts des ballons laiteux, repoussent les pans de la soie pour découvrir enfin un téton érigé.
« Tournez doigts légers, agacez le cercle hérissé de l’aréole, titillez le téton distendu ! »
Chaque frôlement, chaque touchette déclenche, je le vois, des sensations croissantes, le cou de Camélia se tend, sa nuque s’enfonce dans le matelas, sa respiration s’accélère, ses doigts se crispent sur ma queue. Ma bouche embrasse chaque centimètre de sa peau dénudée, célèbre chaque parcelle de sa poitrine, redécouvre les coupoles magnifiques. Je lèche, titille avec ma langue le velours de son sein. Je m’attendris de ses mouvements à elle, de ses doigts qui ponctuent sur ma verge les frissons qui la parcourent, serrements-relâchements. Plus de va-et-vient, sa main enserre simplement le pieu : inconsciemment sûrement, Camélia se sert de mon manche comme d’un joystick, transcodeur sensible de ses ressentis. Plus elle l’étrangle, plus elle me ravit.
Je l’embrasse à pleine bouche, je l’étourdis avant de retourner flatter ses seins maintenant dénudés, m’attaque avec insistance aux fruits grenus. Mes doigts furètent sur son corps ; je ne peux les empêcher de dégringoler vers des zones que je sais pourtant insensibles. Mais pourrais-je négliger ces dentelles diaphanes qu’elle m’a dédiées ? Sans abandonner un instant ni ses seins ni sa bouche, ma main gauche plonge vers le centre perdu de son corps, apprécie le renflement dodu de son mont de Vénus, mes doigts folâtrent dans la courte toison, glissent sous l’élastique de la culotte légère. Je crois bien qu’ils tremblent en abordant le défilé sacré.
Que vais-je donc y trouver ou… n’y rien trouver ?
J’embrasse Camélia avec fougue, j’ai besoin de son souffle, besoin de sa chaleur pour compenser la sécheresse froide de sa conque fermée, besoin de son courage pour dessiner les contours d’un clitoris bien présent, merveille assurément rare, mais indifférent à mes caresses. Et quand mon majeur s’enfonce à demi dans la grotte close, sa sécheresse m’est un choc qui sans nul doute anéantirait la vaillance de mon pieu si je ne sentais pas ma douce frémir sous mes caresses, pincements et agaceries sur ses seins, mes baisers dans son cou, mes caresses dans sa nuque tendue.
J’étais prévenu pourtant cette impassibilité, mais je n’imaginais pas à quel point elle me désespérerait.
Camélia a senti, prévu sans doute mon désarroi :

— Viens, donne-moi ta queue, demande-t-elle. Je veux la sucer, la prendre dans ma bouche.
Comme je me relève et m’avance en surplombant son corps, elle me donne une petite tape sur les fesses pour m’inciter à me retourner.

— Enlève-moi donc mon slip, libère et profite de ma moule comme je vais profiter de ta queue !
Je n’ose pas lui dire que j’ai déjà en fait troussé son slip sur le mitan de ses cuisses. J’obéis, presque heureux de lui tourner le dos, je fais glisser le vêtement sur ses jambes. Elle, déjà, s’attaque à ma virilité, déployant un beau courage pour en maintenir la vaillance. Elle y va de bon cœur, suce, pompe, ensorcelle mon nœud avec sa langue agile. Pour ne pas être en reste, je plonge entre ses cuisses que je viens d’écarter, promène ma langue dans les replis de son coquillage dont le seul parfum est celui d’une vanille discrète qu’elle y a répandu. Ma salive vient lubrifier ses lèvres, mais les corolles de ses nymphes restent absentes, recroquevillées sans doute. Le bonbon est joli, délicat, mais sans miel, le clitoris superbe avec sa gangue ferme et forte, mais inerte, l’entrée de la grotte baille peu à peu sous les efforts de ma langue et mes doigts. Camélia heureusement est experte démoniaque et affole ma bite.
Je ne veux surtout pas tenter de réfléchir, essayer de savoir où je puise la force de garder mon excitation, la flamme qui conserve à ma queue une relative raideur. Ne pas penser surtout, ne pas penser !

— Viens, me dit-elle en abandonnant ma queue, donne-moi la bouche qui vient de me lécher !
Une fois encore j’obéis à l’instant, me retourne en m’allongeant sur elle, je lui donne mes lèvres parfumées vanille.
— Marc, baise-moi, je veux sentir ta queue tout au fond de moi.
Sentir ? Si seulement ça pouvait être vrai !
Elle a attrapé une bombe à canule, l’a glissée entre ses cuisses et libéré un jet dans sa chatte.
— Viens ! Vite !
Elle sait l’urgence du moment, qu’il faut profiter très vite de la forme encore convaincante de ma queue. Je m’enfonce en elle : à défaut d’être chaude, sa chatte est douce, lubrifiée par le gel que je craignais glacé, mais se révèle douillet. L’heure n’est plus à la retenue, je sabre, m’enfonce avec brutalité, bute au fond la grotte. À la troisième butée (?), Camélia écarquille un bref instant les yeux, le sabrage suivant provoque le même réflexe de ses paupières, un sourire apparaît, transfigure la belle. Je pilonne, vaillant artilleur ragaillardi par ces signes discrets, son sourire épanoui, la tendresse de son regard. Je pilonne encore et encore, mais sens déjà sa tension baisser. Je n’en peux plus, partagé, écartelé que je suis entre contentement et désespérance. Je jouis, ou plutôt, j’éjacule, mécaniquement, nerveusement, sans réel plaisir, sans jouissance.
Avec juste, c’est con je sais, le sentiment du devoir accompli, d’une petite, toute petite, minuscule, infinitésimale réussite dans mon impossible mission.
Camélia est radieuse, me laisse à peine le temps de reprendre mon souffle après ma cavalcade effrénée, prend mon visage entre ses mains, me couvre de baisers fous, rit et pleure.
— Merci, merci, merci, répète-t-elle entre deux baisers, deux sanglots, deux rires.
Je suis estomaqué, embrumé, ahuri, déboussolé. Incapable de lâcher le moindre mot.
Quand le calme revient, allongé contre elle, je la contemple, radieuse et resplendissante. Je n’ose pas l’interroger, poser la moindre question, je suis à dix mille années-lumière du « Alors, Poupée, heureuse ? » de certains de mes z’héros de gonzo. Je sais bien qu’il n’y a pas eu de miracle, qu’elle n’a pas joui, évidemment, je voudrais lui demander si elle en a tiré au moins un tout petit plaisir, quelques onces de bonheur. Mais je n’ose pas.
— Tu sais, me glisse-t-elle, je ne pensais vraiment pas que tu pourrais aller au bout, dès la première fois, ni même peut-être la seconde, voire même peut-être jamais. Tu as fait fort, tu sais ! Merci Marc !
Et elle m’embrasse, me câline, me caresse.

— Et maintenant, grâce à toi, je sais !
La gorge nouée, j’arrive à demander :

— Tu sais quoi ma douce ?

— Je sais que c’est vrai, j’ai une sensibilité de l'utérus, une sensation. C’est faible, c’est ténu, mais c’est réel : je t’ai senti ! Senti, tout au fond de moi, senti, perçu quand tu butais au fond de moi. C’est merveilleux Marc, si merveilleux !
Je ferme les yeux une seconde. Je sens sa main dans mes cheveux, légère, et quelque chose se dénoue en moi — quelque chose que je n'aurais pas su nommer avant cet instant. Je l'avais portée jusqu'ici à bout de volonté, à bout de désir emprunté, et c'est elle qui me ramène à terre.
L’humain est génial par moments. Dans les situations les plus désespérantes, une minuscule étincelle peut déclencher un feu de joie incommensurable !
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