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✦ Opale59 Le boxeur et le journaliste XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Le boxeur et le journaliste — Chapitre 7

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Opale59
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Le boxeur et le journaliste

Chapitre 7

Note de l'auteur

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Note de l'auteur

— T'es sûr de vouloir affronter les journalistes ?
— Si tu me veux à tes côtés, oui, je ferai face.
— Allons-y alors.
Louis ouvre la porte qui mène à l'extérieur. Je ne vois plus rien, il y a trop de flashs.
— Louis, êtes-vous content de votre victoire ?
— Avez-vous vu un médecin pour votre arcade ?
— Qui est la personne à vos côtés ?
— Qui est-elle pour vous ?
— Votre suçon a-t-il un quelconque rapport avec cet homme ?
— Rho, vous voulez pas la fermer, j'ai mal à la tête.
— Je suis un de ses amis, merci de le laisser respirer. Tout ce que nous voulons, c'est rentrer pour qu'il se repose.
— Pourquoi est-ce vous qui le ramenez et pas Jp ?
— Parce que Jp m'a confié Louis. Bref, ce n'est pas le sujet, veuillez vous écarter s'il vous plaît. Louis s'appuie sur mon épaule, je passe le bras qu'il me reste dans son dos.
— Deux amis devraient-ils être si proches ?
— Si vous n'aidez pas vos amis quand ils sont au sol, je les plains. Maintenant poussez-vous. Je donne quelques coups d'épaule qui nous font légèrement avancer, mais pas assez à mon goût.
— Charles ?
— Oui ?
— On rentre ?
— J'essaie de faire en sorte que ce soit possible, oui. Vous l'avez entendu, vous ne voulez pas vous pousser plutôt que de poser des questions ?
— Nous n'avons pas fini. Louis, est-il l'ami à qui vous avez décidé de dédier ce combat ?
J'ai les nerfs à fleur de peau, je sais que je ne devrais pas faire ça, mais je vois que Louis a du mal à rester debout et qu'il tient ses côtes.
— Excuse-moi, il va falloir que tu tiennes sur tes deux pieds deux secondes.
— Oublie pas bien à plat les doigts, je veux pas que tu te fasses mal.
— Je sais. Je pose son sac à côté de lui et m'avance face au journaliste.
— Que ce soit à moi ou non, ça ne vous regarde pas.
— L'arcade de Louis avait l'air d'être suturée, est-ce vous qui l'avez recousue ?
J'en ai marre, je ferme le poing et l'envoie en plein dans la pommette droite du journaliste, pas si mal pour quelqu'un qui n'a pas tapé dans quoi que ce soit depuis plusieurs années.
— Bon, maintenant que j'ai perdu patience, est-il possible que vous vous écartiez pour que nous rentrions ? Je vous prierai évidemment de ne pas nous suivre. Tout le monde s'écarte de moi, je crois que je leur ai fait peur, quel dommage.
— Puis-je tenter une dernière question, dit-il en se frictionnant la joue. Hey, bah il est motivé, tous ses copains ont reculé alors que c'est lui que j'ai frappé.
— Dépêchez-vous, on n'a pas toute la soirée.
— Avez-vous pratiqué vous aussi un sport de combat ?
— Non, ce n'est pas mon rayon. Maintenant permettez, j'ai un blessé à ramener. Je reprends mon sac et soutiens Louis, et nous rentrons tranquillement à l'hôtel. J'entends le journaliste parler lorsque nous partons.
— Il frappe fort, la vache.
— Bien joué, mon Charlie.
— J'ai appris des meilleurs.
Nous prenons l'ascenseur jusqu'à ma chambre où je dépose Louis sur mon lit avant de poser son sac non loin.
— Je suis un ange comme journaliste comparé à ces vautours.
— Ah ça, je ne vais pas dire le contraire. Jolie droite.
— J'aurais pu faire mieux la dernière fois que j'ai tapé dans un sac, tu le tenais, alors ça remonte un peu, je suis rouillé maintenant.
— Tu t'es pas fait mal au moins ?
— Nan, ça va. Même si je pense que demain à la première heure je serai dans pas mal de presse, imagine les gros titres : « L'homme avec De Jong frappe un journaliste ! »
— Je suis fan. Si tu savais le nombre de fois où j'ai eu envie de les frapper.
— Je me doute, par chance moi je ne devrais pas avoir grand-chose outre peut-être un avertissement de ma boîte. Au pire du pire, si je me fais virer, je pense que je resterais avec toi, j'aime pas savoir que tu te laisses pas soigner si je ne suis pas là.
— Si tu viens avec moi, je serai le plus heureux.
— C'est juste hypothétique, Louis. Tu veux prendre une douche ?
— Oui, je veux bien.
— T'as besoin de moi ?
— Si ça te dérange pas, je préfère que tu viennes avec moi.
— Pas de problème, je commande à manger avant, comme ça on pourra manger après si ça te va.
— Oui, c'est une bonne idée.
— Tu veux manger quoi ?
— Japonais.
— Des sushis ?
— N'importe, des sushis, des pâtes, prends ce qui passe.
— C'est toi qui as combattu, je peux pas savoir à quel point t'as faim.
— Tu peux me prendre des nouilles sautées au poulet et des sushis au thon ?
— Pas de souci, je te prends ça. J'ajoute des nouilles sautées au bœuf pour moi et valide la commande.
Je soutiens Louis jusqu'à la douche même si ça a l'air d'aller déjà un peu mieux depuis qu'on est rentrés. Je le laisse retirer ses affaires adossé au mur de la douche, je vais chercher nos serviettes qui sont restées sur la chaise après hier soir. Quand je reviens, je vois qu'il a du mal avec son pantalon.
— Tu peux m'aider, j'arrive pas à me pencher comme il faut.
— Oui, attends, je m'en occupe. Je m'agenouille et lui retire son pantalon.
— Je suis désolé pour tout ça. De base je me force à le faire seul, mais vu que tu es là, je me repose sur toi.
— C'est pas un problème, c'est à ça que servent les amis.
— Pas sûr que des amis accepteraient autant de m'aider.
— Bah moi si, donc pour une fois tais-toi et laisse-moi t'aider. Je me déshabille à mon tour et pose nos affaires sur le robinet de la salle de bain. J'allume l'eau pour qu'elle chauffe, ça va lui faire du bien un peu d'eau chaude.
— Charles ?
— Oui ?
— Tu sais que si j'ai pas pu enlever mon pantalon...
— Oui je sais, j'attends juste que l'eau soit chaude, je veux pas en plus te rendre malade.
Une fois l'eau arrivée à une température que je juge acceptable, je retire son caleçon à Louis. Je regarde ses chevilles, l'eau qui commence à ruisseler sur le carrelage, ses pieds solides de boxeur. Je retire également mon sous-vêtement avant de prendre Louis sous mon bras et de nous mettre sous l'eau chaude de la douche. J'entends Louis souffler légèrement.
— Ça va ?
— Oui, ça fait du bien.
— Je me doute, laisse-moi regarder tes côtes.
— Charles, on est nus dans la même douche, je pense que même si je te disais non, t'en aurais rien à faire.
— Pas faux. Tiens-toi au mur. Je le lâche doucement et regarde à nouveau ses côtes.
— Je vais passer mes doigts dessus, dis-moi si ça te fait mal. Je passe doucement mon pouce à la surface de ses côtes tout en regardant sa tête et, de ce que je vois, ce n'est pas bon...
— Ouais, ça fait mal. dit-il, les dents serrées.
— Je pense que tu en as une à minima fêlée, peut-être même deux. Je me relève doucement.
— Je sais qu'il n'y a rien à faire, juste attendre, elles se répareront d'elles-mêmes.
— Oui, mais ça va être long.
— Je sais... Je le prends doucement dans mes bras pour une étreinte que je veux douce et compréhensive. Il se laisse aller et me rend mon étreinte. Après ce petit moment de douceur, je coupe l'eau.
— Tu veux que je te lave les cheveux ?
— Je veux bien.
Je lui lave doucement ses cheveux blonds ruisselants avant de lui savonner le dos et les jambes. Je me savonne à mon tour avant de rallumer l'eau pour nous rincer. Je nous rince rapidement pour moi et doucement pour Louis, j'ai l'impression d'avoir une poupée de porcelaine entre les mains.

Je sors de la douche le premier pour prendre nos serviettes. Louis s'enroule dans la sienne du mieux qu'il peut. Je me sèche rapidement les cheveux avant de nouer la serviette autour de ma taille. J'ai cru voir les yeux de Louis se balader sur moi lorsque je me séchais les cheveux, mais je n'en suis pas sûr. J'aide Louis à sortir de la douche.

— On va sur le lit et je te sèche les cheveux ?
— Oui, comme ça tu galéreras moins que si je suis debout.
— C'est clair.
J'entends trois coups à la porte et merde, je passe rapidement un t-shirt et laisse Louis assis sur mon lit. J'ouvre et vois un livreur. Évidemment, c'est quand on veut qu'ils soient lents qu'ils sont supersoniques ces livreurs.
— J'ai une commande pour vous, il me semble ?
— Oui, c'est ça. Besoin d'un code ?
— Non, c'est tout bon.
— Merci, bonne soirée et bon courage.
— Merci à vous également. Je referme la porte avec notre commande à la main.
— Les livreurs, je te jure.
— Toujours là pour déranger.
— Exactement. Je pose le sachet sur la table et l'apporte devant Louis.
— Commence à manger si tu veux.
— Je peux t'attendre, tu sais.
— Je sais. Je monte sur le lit et me mets sur mes genoux derrière Louis, j'enlève mon t-shirt.
— Et merde, on n'a plus de serviette sèche.
— Tu veux la mienne ?
— Nan, t'inquiète, je vais prendre la mienne, vas pas attraper froid. Je retire donc ma serviette et me retrouve nu dans le dos de mon ami - si je peux encore le qualifier d'ami. Je lui sèche doucement les cheveux, histoire de ne pas trop faire bouger son corps meurtri. Dire qu'avant, quand il m'aurait demandé ça, j'aurais accepté, je lui aurais séché les cheveux comme une brute pour qu'il tremble dans tous les sens et qu'il ressemble à un hérisson.
— Ça m'a l'air bien. Je repasse ma serviette autour de ma taille et descends du lit pour le regarder de face et placer ses cheveux.
— Et voilà.
— Merci, dit-il, les joues rougies.
— Tu veux qu'on se mette un film sur mon PC ?
— Pourquoi pas.
— Une préférence de film ?
— L'Âge de glace ?
— Sérieux ?
— T'as demandé, j'ai proposé.
— Lequel ?
— Le meilleur. Il attrape ses baguettes et en pointe une vers moi pour appuyer son argument.
— Le deux donc ?
— T'es fou, le trois ! Il secoue la tête, l'air franchement scandalisé.
— Nan, c'est toi qui es fou !
— Au pire on regarde les deux, c'est pas comme si on avait des horaires à respecter, à part si tu dois bientôt partir, c'est quand ta prochaine ITV ?
— J'ai demandé une semaine de repos quand j'ai su que je devais venir couvrir ton combat, donc j'ai une semaine devant moi, même si je rentre demain à Monaco.
— Tu prends l'avion à quelle heure ?
— En fin de journée, pourquoi ?
— Comme ça.
— D'accord. J'attrape mon PC et l'ouvre. Une chance que Netflix ait rendu disponibles tous les Âges de glace. Je clique donc sur le numéro deux et mets en pause.
— Installe-toi comme tu veux, je récupère la bouffe et appelle-moi si t'as besoin d'aide. Je vais chercher le sachet contenant notre repas resté sur la table avant de l'apporter avec moi dans le lit. Louis est remonté s'adosser à la tête de lit.
— Ça te fait pas mal au dos, ça va ?
— Nan, ça va.
Je m'installe à côté de lui, passe mes jambes sous la couette et pose l'ordinateur un peu plus loin pour qu'on ait la place de manger. J'ouvre le sachet et lui donne ses plats avant de prendre le mien.
— Bon appétit.
— Merci à toi aussi. Merci pour tout ça, fin la suture, les journalistes et ça.
— Pas de problème, c'est comme si on avait de nouveau vingt ans, haha.
— C'est vrai, ça fait du bien.
— Oui... Prêt ?
— Oui, tu peux lancer.
Je lance donc l'Âge de glace numéro deux, aka le meilleur, et ouvre ma boîte en aluminium avec mes nouilles sautées. Je regarde Louis manger avec ses baguettes, il se débrouille mieux que ce que j'aurais cru. Il a l'air de prendre plaisir à manger, c'est le principal. Je commence à manger aussi de mon côté. Je me sens bien et à ma place avec lui à mes côtés devant un Disney. Une fois que j'ai terminé de manger et que Louis aussi, je me couche un peu plus en enlevant ma serviette qui roule sous mes fesses et me gêne donc plus qu'autre chose avant de rapprocher l'écran de nous. Louis essaie de s'avancer comme moi mais je le vois faire la grimace.
— Tu veux que je t'aide ?
— Ça me fait chier de te demander pour tout, quand t'es pas là...
— Oui, mais là je suis là, donc tais-toi et accepte d'être aidé.
— D'accord, dit-il en soufflant. Je passe au-dessus de lui et glisse mes mains sous ses fesses pour le faire avancer doucement sans trop le brusquer.
— C'est mieux ?
— Oui, merci.
— T'as les fesses douces.
— Heu...
— Je l'ai dit à haute voix ?
— Oui.
— Et merde.
Il éclate de rire, mon Dieu que ce rire m'a manqué. Ça fait du bien de le voir autrement que sérieux tout le temps. Ça me fait sourire. Il réussit à retirer sa serviette comme je l'ai fait. Je me remets à ma place dans le lit, toujours proche de Louis. Je sens sa tête se poser sur mon épaule, je passe mon bras derrière son cou pour être moins gêné. Nous regardons le film comme ça, lui à moitié dans mes bras. À la fin du film, il n'est pas si tard, mais mon compagnon a l'air de s'être endormi. Je me décale doucement sur le côté pour sortir du lit.
— ... Charles ?
— Tu ne dors pas ? Vu sa voix, je pense que je viens de le réveiller.
— Je sais pas, pourquoi tu pars ?
— Je vais nulle part, je range juste mon PC et les barquettes. Je vais aux toilettes après ça et je reviens.
Je range ce qu'il restait sur le lit, mets à la poubelle ce qui doit y aller et passe aux toilettes sans oublier de me laver les mains avant de retourner au lit, duquel Louis ne m'a pas lâché des yeux. J'ai oublié que j'étais nu, mais après tout ce n'est pas la première fois qu'il me voit comme ça. J'aime savoir qu'il me suit des yeux, ça éveille quelque chose en moi, cependant je ne saurais pas dire quoi. Je me recouche à ses côtés.
— T'es bien installé ?
— Ça va, j'ai réussi à redescendre un peu tout seul.
— D'accord, on peut redormir comme hier ? Je pose la question sans même réfléchir en me disant que s'il a dit oui une fois, il pourrait le dire une deuxième.
— Oui, pas de souci.
Je viens me coller à lui comme la nuit dernière en faisant attention à ne pas appuyer sur ce côté. Je passe ma jambe en crochet dans la sienne avant de lui faire un bisou sur la joue qu'il me rend sur les lèvres. Je ne m'y attendais pas, je le regarde dans les yeux et essaie de savoir pourquoi, mais je n'arrive pas à y trouver de réponse.
— Ne réfléchis pas trop, je préfère qu'on en parle demain, cette journée m'a épuisé.
— D'accord, bonne nuit Lou.
— Bonne nuit Charlie. Ik hou van je.
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