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Colocation sous tension — Chapitre 3 · Addiction
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
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Colocation sous tension
Chapitre 3 · Addiction
Je pensais que ce serait unique. Une erreur, une pulsion qu'on laisserait derrière. Mais non. C’est devenu un besoin. Une faille qu'on ouvrait tous les deux, presque chaque nuit, sans même se regarder en face dans le jour.
Le lendemain, on n’a rien dit. Pas un mot. Juste deux cafés posés sur la table, un regard qui ne dure pas, des gestes presque mécaniques. Et pourtant... rien n’était comme avant. Mon corps le savait. Le sien aussi.
La nuit suivante, c’est moi qui ai ouvert la porte de sa chambre. En silence. Il s’est tourné vers moi sans surprise. Sans question. Il m’a tirée contre lui, m’a couchée sur le ventre, et il m’a prise comme si c’était prévu. Sa main a plaqué ma nuque contre le matelas, et ses hanches ont claqué contre mes fesses. J’ai mordu l’oreiller pour ne pas hurler. Ce soir-là, il ne cherchait pas à me séduire. Il me possédait.
On ne parlait jamais avant. Jamais après. Mais nos corps, eux, étaient devenus bavards. Chaque gémissement, chaque râle, chaque frisson partagé disait plus que les mots. Il savait exactement où appuyer, quand ralentir, quand serrer mes poignets au-dessus de ma tête. Et moi, je me donnais à lui, complètement, avec cette part de moi qui aimait être dominée. Qu’il décide. Qu’il dirige.
Un matin, je l’ai surpris sous la douche. Porte entrouverte. Vapeur partout. J’ai hésité. Puis j’ai poussé la porte. Il s’est tourné, nu, trempé. Il m’a juste dit :
— T’attends quoi ?
Je l’ai rejoint. Sous l’eau. Il m’a regardée en silence pendant que j’ôtais mon t-shirt. Il n’a rien dit en voyant que je ne portais rien en dessous. Il m’a plaquée contre le carrelage, mes seins écrasés contre le mur froid. Il s’est agenouillé derrière moi, a embrassé l’intérieur de mes cuisses, puis m’a léchée longuement, lentement, avec une précision folle. Je tremblais déjà.
Puis il s’est redressé et m’a pénétrée d’un seul coup. J’ai crié, cette fois. Fort. Son rythme était brutal, sans pause. Une main sur ma bouche, l’autre autour de ma gorge. Et je me suis abandonnée. J’ai joui contre la paroi, la joue plaquée au carrelage, le corps secoué de spasmes pendant qu’il me tenait fermement.
Plus on le faisait, plus c’était bon. Mieux. Plus fort. Comme si nos corps s’entraînaient à se dévorer. Il découvrait mes failles, mes points faibles. Il m’ouvrait, au sens propre. Je sentais encore ses marques sur moi le lendemain matin.
Et moi... j’ai commencé à vouloir plus. À attendre ses pas. À écouter si sa porte s’ouvrait. À retenir mon souffle au moindre bruit. J’étais comme accro à lui, à sa façon de me posséder sans me regarder trop longtemps. Il n’avait pas besoin de mots. Il avait ses mains, ses dents, son souffle chaud contre ma nuque.
Une fois, il est rentré plus tard. Il avait bu. Il est venu jusqu’à ma chambre, s’est glissé sous mes draps. Il m’a tirée contre lui, a plongé sa main entre mes jambes sans me demander. J’étais déjà mouillée. Il a grogné, satisfait. Puis il a ouvert mes cuisses et m’a prise comme une évidence. D’un geste. Il respirait fort, il transpirait l’envie. Et moi, j’ai cédé. Encore. Comme à chaque fois.
Un soir, il m’a demandé de me mettre à genoux. Sans me regarder. D’une voix grave, ferme. J’ai obéi. Je l’ai pris dans ma bouche. Lentement. Il m’a tenu les cheveux, m’a guidée, jusqu’à ce que mes yeux pleurent. Et quand j’ai gémi, il m’a tirée vers lui et m’a pénétrée debout, dans le couloir, sans attendre. Ma joue contre le mur. Sa main sur ma gorge. Et moi, soumise, offerte, en train de supplier pour qu’il ne s’arrête jamais.
Je n’étais plus moi. J’étais son terrain. Son espace. Son besoin.
Et je crois que j’aimais ça plus que je ne voulais l’admettre.
Mais je sentais que ça me bouffait. Lentement.
Je devenais nerveuse. Irritée quand il partait sans prévenir. Quand il croisait une autre fille dans la rue sans même s’en rendre compte. J’avais envie de lui dire : “Tu réalises ce que tu me fais ?” Mais je ne disais rien. J’ouvrais les cuisses à la place. J’avalais ses ordres. Je gémissais sous ses mains. Et chaque fois, ça effaçait tout. Jusqu’à la prochaine.
Et la prochaine était toujours trop loin. Même si elle arrivait le lendemain.
Je me souviens de cette nuit où il m’a attachée avec sa ceinture. Poignets liés au montant du lit. Il m’a bandé les yeux avec mon t-shirt. Il m’a laissée comme ça quelques minutes, nue, offerte, vulnérable. Je l’entendais marcher autour. Puis il a soufflé sur mon sexe. M’a léchée sans prévenir. M’a mordue doucement. Et quand il est entré en moi, je n’ai plus su si je respirais. Il m’a fait jouir deux fois avant de se libérer en moi, fort, longuement.
Et moi, j’ai pleuré. Pas de douleur. Pas de peur. D’excès. De trop plein. D’être allée trop loin, ou pas assez.
Un soir, alors que je croyais qu’il n’était pas là, je suis sortie de la douche en serviette. En passant devant le salon, j’ai vu sa silhouette dans l’ombre. Il ne bougeait pas. Me fixait. Il m’a simplement dit :
— Pose-la.
Je l’ai fait. Lentement. La serviette a glissé. Il s’est levé, est venu vers moi, m’a prise par la nuque et a murmuré :
— À genoux.
Et là, sur le tapis, sans lumière, la porte d’entrée entrouverte, il m’a fait jouir sur ses doigts, puis sur sa langue. J’étais à peine capable de tenir. Et quand il m’a prise à quatre pattes, le souffle court, j’ai senti l’interdit me traverser. Le risque. Le frisson. Et j’ai adoré ça.
Je crois que je suis tombée accro au vide qu’il laissait en moi quand il sortait.
Et je savais déjà que je n’allais pas m’en remettre.
Surtout parce que maintenant, je voulais plus. Pas juste ses mains. Pas juste sa bouche. Pas juste sa bite.
Je voulais qu’il me voie. Qu’il me réclame.
Et j’étais prête à tout pour que ça arrive.
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Commentaires ()
D'ailleurs merci pour vos commentaires. J'ai longuement hésité à mettre en oeuvre cette accumulation de situation avec la peur que ça ne remplisse pas l'effet souhaité. Alors merci beaucoup de me rassurer.
Et plus j'ai de commentaires, plus je suis heureuse =)
Il y a deux chapitres à venir pour terminer cette histoire. J'espère que vous y prendrez autant de plaisir à les lire que j'ai eu à les écrire. J'y ai mis une part de ce que je ressens dans ma vie, et d'un rêve qui ne se réalisera jamais.
A très bientôt (je vais essayer d'être plus présente (-: )
Je t'ai mis JAIME et l'ai proposé pour une médaille. On verra bien.
Mais faut bien que je trouve à redire...
''Plus on le fait plus c'est bon'' ?? ou plutôt: ''meilleur c'est'' ?
ça a dû t'échapper !
(le diable se cache dans les détails !)
Bonne suite