Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une vengeance calculée — Chapitre 4 · Chapitre 4 — une soirée inattendue
Auteur·e
Une vengeance calculée
Chapitre 4 · Chapitre 4 — une soirée inattendue
Pierre avait passé une bonne partie de la matinée à réfléchir à sa tenue.
Depuis quelques jours, il commençait à prendre l’habitude de choisir ses vêtements parmi ceux qu’Annie avait installés dans son armoire. Cette habitude ne signifiait pas qu’il acceptait la situation. Il continuait à lui en vouloir de lui imposer ses choix, mais il devait reconnaître que certains vêtements lui plaisaient davantage qu’il ne l’aurait imaginé.
Depuis quelques jours, il commençait à prendre l’habitude de choisir ses vêtements parmi ceux qu’Annie avait installés dans son armoire. Cette habitude ne signifiait pas qu’il acceptait la situation. Il continuait à lui en vouloir de lui imposer ses choix, mais il devait reconnaître que certains vêtements lui plaisaient davantage qu’il ne l’aurait imaginé.
Pour cet après-midi chez Émilie, il avait choisi un jean bleu délavé qu’Annie lui avait acheté. Sa coupe droite, sa taille haute et son effet push-up mettaient sa silhouette en valeur. Il avait ensuite enfilé une chemise kaki, avec son col officier et sa patte de boutonnage discrète. Il trouvait qu’elle lui donnait une allure élégante, sans être trop voyante.
Sous ses vêtements, il portait un shorty en dentelle noire qu’Annie lui avait donné : conçu dans une maille gainante, une fine dentelle à l’avant et finitions festonnées à l’arrière et très échancré. Il aurait préféré ne pas avoir à se préoccuper de ce détail, mais il avait fini par comprendre que chaque refus risquait de déclencher une nouvelle discussion avec sa belle-mère.
Il enfila ensuite les bottines marron qu’il avait achetées avec elle. Leur talon était à peine perceptible, mais leur forme plus fine lui donnait une allure différente de celle qu’il avait avec ses chaussures habituelles.
Il fit quelques pas dans sa chambre.
Elles lui semblaient encore un peu serrées. Il se demanda si elles finiraient réellement par se détendre, comme l’avait affirmé Annie. Il n’avait pas envie de lui donner raison, mais il devait reconnaître qu’elles s’accordaient bien avec son pantalon.
Il attrapa sa veste, vérifia rapidement son apparence dans le miroir et descendit.
Annie l’attendait dans le salon.
Sous ses vêtements, il portait un shorty en dentelle noire qu’Annie lui avait donné : conçu dans une maille gainante, une fine dentelle à l’avant et finitions festonnées à l’arrière et très échancré. Il aurait préféré ne pas avoir à se préoccuper de ce détail, mais il avait fini par comprendre que chaque refus risquait de déclencher une nouvelle discussion avec sa belle-mère.
Il enfila ensuite les bottines marron qu’il avait achetées avec elle. Leur talon était à peine perceptible, mais leur forme plus fine lui donnait une allure différente de celle qu’il avait avec ses chaussures habituelles.
Il fit quelques pas dans sa chambre.
Elles lui semblaient encore un peu serrées. Il se demanda si elles finiraient réellement par se détendre, comme l’avait affirmé Annie. Il n’avait pas envie de lui donner raison, mais il devait reconnaître qu’elles s’accordaient bien avec son pantalon.
Il attrapa sa veste, vérifia rapidement son apparence dans le miroir et descendit.
Annie l’attendait dans le salon.
— Tu sors déjà ?
— Oui. Je t’ai dit que j’allais chez Émilie.
— Ah oui, c’est vrai. Tu rentres pour dîner ?
— Normalement, oui.
— Oui. Je t’ai dit que j’allais chez Émilie.
— Ah oui, c’est vrai. Tu rentres pour dîner ?
— Normalement, oui.
Elle le regarda quelques secondes, puis baissa les yeux vers ses chaussures.
— Tu vois, ces bottines vont très bien avec ton pantalon.
Pierre retint un soupir.
— Oui, je sais.
— Tu pourrais au moins reconnaître que j’ai eu raison de te les conseiller.
— Elles me vont bien, d’accord. Mais elles sont encore serrées.
— OK, j’ai une solution, mais tu vas encore rouspéter !
— Tu pourrais au moins reconnaître que j’ai eu raison de te les conseiller.
— Elles me vont bien, d’accord. Mais elles sont encore serrées.
— OK, j’ai une solution, mais tu vas encore rouspéter !
Pierre soupira et accepta son aide. Annie partit et revint quelques minutes plus tard avec une boule de tissu dans les mains. Elle la lui tendit.
Il découvrit une paire de mi-bas semi-opaques.
Il découvrit une paire de mi-bas semi-opaques.
— C’est plus fin que tes chaussettes, tu devrais avoir moins mal.
Pierre examina les mi-bas avec méfiance.
— Tu veux que je mette ça ?
— Tu préfères avoir mal toute l’après-midi ? Le tissu est plus fin, ça devrait être plus confortable dans tes bottines.
— Je pourrais aussi mettre d’autres chaussures.
— Bien sûr. Mais tu viens de reconnaître que celles-ci vont bien avec ton pantalon.
— Tu préfères avoir mal toute l’après-midi ? Le tissu est plus fin, ça devrait être plus confortable dans tes bottines.
— Je pourrais aussi mettre d’autres chaussures.
— Bien sûr. Mais tu viens de reconnaître que celles-ci vont bien avec ton pantalon.
Pierre soupira. Annie avait toujours une réponse à tout.
— Mets-les au moins, ajouta-t-elle. Tu verras bien si c’est plus confortable.
Il finit par prendre les mi-bas et remonta dans sa chambre. Il retira ses chaussettes, enfila les mi-bas noirs et les remonta jusqu’aux genoux. Le tissu était fin et épousait ses jambes. Il remit son pantalon et ses bottines, puis fit quelques pas.
La sensation était inhabituelle, mais il devait reconnaître que le tissu ne semblait pas ajouter d’épaisseur dans ses chaussures. Il s’assit sur le bord du lit pour vérifier que rien ne le gênait au niveau des chevilles.
Il se regarda un instant dans le miroir. Il n’aurait jamais imaginé porter ce genre de vêtement pour aller chez des amis. Même si les mi-bas étaient cachés sous son pantalon, leur présence lui rappelait une fois de plus qu’Annie intervenait jusque dans les détails les plus intimes de son habillement.
Il redescendit.
La sensation était inhabituelle, mais il devait reconnaître que le tissu ne semblait pas ajouter d’épaisseur dans ses chaussures. Il s’assit sur le bord du lit pour vérifier que rien ne le gênait au niveau des chevilles.
Il se regarda un instant dans le miroir. Il n’aurait jamais imaginé porter ce genre de vêtement pour aller chez des amis. Même si les mi-bas étaient cachés sous son pantalon, leur présence lui rappelait une fois de plus qu’Annie intervenait jusque dans les détails les plus intimes de son habillement.
Il redescendit.
— Alors ? demanda Annie.
— On verra à l’usage.
— Tu me diras ça ce soir.
— On verra à l’usage.
— Tu me diras ça ce soir.
Pierre attrapa sa veste et sortit avant qu’elle ne trouve une autre occasion de commenter sa tenue.
Émilie habitait à une quinzaine de minutes à pied. Sur le trajet, à son grand déplaisir, il dut reconnaître qu’Annie avait raison : les chaussures lui serraient moins les pieds avec les mi-bas.
Émilie habitait à une quinzaine de minutes à pied. Sur le trajet, à son grand déplaisir, il dut reconnaître qu’Annie avait raison : les chaussures lui serraient moins les pieds avec les mi-bas.
Lorsqu’il arriva, Émilie lui ouvrit presque immédiatement.
— Salut ! Entre, Aurélie est déjà là.
Pierre sentit son ventre se nouer légèrement.
— Salut.
Émilie le laissa entrer et referma la porte derrière lui.
— Tu as trouvé facilement ?
— Oui, je connais bien le quartier.
— Oui, je connais bien le quartier.
Aurélie apparut dans le couloir.
— Salut, Pierre !
Elle lui adressa un sourire franc. Il le lui rendit, un peu maladroitement.
— Salut.
— Tu as changé de chaussures ?
— Tu as changé de chaussures ?
Il baissa brièvement les yeux.
— Oui. J’en ai acheté de nouvelles.
Aurélie les observa sans insistance.
— Elles sont plus fines que celles que tu portais l’autre jour. Ça va mieux avec ton pantalon.
Pierre sentit une chaleur lui monter aux joues.
— Tu trouves ?
— Oui. Et la chemise aussi te va bien.
— Oui. Et la chemise aussi te va bien.
Il ne sut pas quoi répondre. Il se contenta de la remercier, tandis qu’Émilie leur proposait de s’installer dans le salon.
La première partie de l’après-midi fut consacrée aux jeux vidéo. Émilie avait sorti deux manettes et lancé un jeu de course auquel elle jouait régulièrement avec Aurélie.
Pierre se révéla rapidement beaucoup plus compétitif qu’il ne l’avait laissé paraître.
La première partie de l’après-midi fut consacrée aux jeux vidéo. Émilie avait sorti deux manettes et lancé un jeu de course auquel elle jouait régulièrement avec Aurélie.
Pierre se révéla rapidement beaucoup plus compétitif qu’il ne l’avait laissé paraître.
— Mais ce n’est pas possible ! s’exclama-t-il après avoir raté un virage.
— Aurélie éclata de rire. Tu peux aussi essayer de freiner de temps en temps.
— C’est un jeu de course, pas une promenade !
— Ah, pardon, monsieur est un pilote professionnel.
— Aurélie éclata de rire. Tu peux aussi essayer de freiner de temps en temps.
— C’est un jeu de course, pas une promenade !
— Ah, pardon, monsieur est un pilote professionnel.
Émilie rit à son tour.
Pierre finit par remporter la partie suivante et leva les bras avec une satisfaction exagérée.
Pierre finit par remporter la partie suivante et leva les bras avec une satisfaction exagérée.
— Voilà. Il faut respecter le talent.
— Le talent ? répéta Aurélie. Tu as surtout eu de la chance.
— Les mauvais perdants disent toujours ça.
— Le talent ? répéta Aurélie. Tu as surtout eu de la chance.
— Les mauvais perdants disent toujours ça.
La conversation continua sur le même ton pendant un bon moment. Pierre se surprit à plaisanter sans réfléchir à chaque phrase. Il n’avait pas souvent l’occasion de se sentir aussi détendu en compagnie d’autres personnes.
À un moment, Aurélie posa sa manette et le regarda.
À un moment, Aurélie posa sa manette et le regarda.
— Dis donc, tu as les lèvres toutes sèches.
Pierre passa machinalement la langue sur ses lèvres.
— Oui, ça m’arrive régulièrement.
— Attends, j’ai quelque chose.
— Attends, j’ai quelque chose.
Elle fouilla dans son sac et en sortit un petit tube.
— C’est un baume pour les lèvres, tu verras : ça aide bien.
Pierre regarda le tube avec hésitation.
— Un Labello Cherry ?
— Oui. Ça hydrate et ça donne juste un peu de couleur. Si tu n’aimes pas, tu l’essuies.
— Oui. Ça hydrate et ça donne juste un peu de couleur. Si tu n’aimes pas, tu l’essuies.
Il hésita encore quelques secondes. Il se souvenait de certaines remarques d’Annie, de ses décisions imposées et de la façon dont elle présentait chaque concession comme une preuve qu’il devait accepter la suivante.
Mais Aurélie ne lui imposait rien. Elle attendait simplement sa réponse.
Mais Aurélie ne lui imposait rien. Elle attendait simplement sa réponse.
— Bon, d’accord.
Elle se rapprocha légèrement.
— Tu peux le faire toi-même, si tu préfères.
Pierre secoua la tête.
— Non, vas-y.
Aurélie appliqua délicatement le baume sur ses lèvres. Le geste ne dura que quelques secondes, mais Pierre resta immobile, un peu troublé par cette proximité.
— Voilà, dit-elle en reculant. C’est mieux.
Elle lui tendit un petit miroir.
Pierre observa son reflet. La couleur était légère, mais visible. Ses lèvres semblaient moins sèches et leur teinte était un peu plus soutenue.
Pierre observa son reflet. La couleur était légère, mais visible. Ses lèvres semblaient moins sèches et leur teinte était un peu plus soutenue.
— Alors ? demanda Aurélie.
— Ça va. Ça donne un petit goût sucré…
— Traduction : il aime bien, mais il ne veut pas le reconnaître, intervint Émilie.
— N’importe quoi !
— Ça va. Ça donne un petit goût sucré…
— Traduction : il aime bien, mais il ne veut pas le reconnaître, intervint Émilie.
— N’importe quoi !
Les deux filles rirent. Pierre aussi, même s’il sentait encore ses joues chauffer.
Aurélie rangea son baume sans insister.
Aurélie rangea son baume sans insister.
— Bon, on continue ? J’ai une revanche à prendre.
Ils reprirent leur partie.
Un peu plus tard, Émilie proposa de monter dans sa chambre. Elle avait installé une console supplémentaire et voulait leur montrer un jeu auquel elle jouait avec son frère.
Pierre la suivit dans l’escalier, mais se rappela soudain qu’il allait devoir retirer ses bottines.
Il ralentit.
La perspective de se retrouver en mi-bas noirs devant les deux filles lui paraissait soudain beaucoup moins anodine que lorsqu’il les avait enfilés le matin. Ce n’était pas vraiment le genre de vêtement qu’il s’attendait à voir porter par un garçon. Il craignait que les filles trouvent cela bizarre ou se mettent à le taquiner.
Émilie arriva devant sa porte et se retourna.
Pierre la suivit dans l’escalier, mais se rappela soudain qu’il allait devoir retirer ses bottines.
Il ralentit.
La perspective de se retrouver en mi-bas noirs devant les deux filles lui paraissait soudain beaucoup moins anodine que lorsqu’il les avait enfilés le matin. Ce n’était pas vraiment le genre de vêtement qu’il s’attendait à voir porter par un garçon. Il craignait que les filles trouvent cela bizarre ou se mettent à le taquiner.
Émilie arriva devant sa porte et se retourna.
— Tu viens ?
— Oui, oui.
— Oui, oui.
Il la rejoignit et entra derrière elle.
Comme il s’y attendait, les deux filles retirèrent leurs chaussures près de la porte. Pierre resta un instant immobile, puis se pencha à son tour.
Il défit les fermetures de ses bottines et les posa soigneusement contre le mur.
Émilie remarqua ses mi-bas noirs.
Comme il s’y attendait, les deux filles retirèrent leurs chaussures près de la porte. Pierre resta un instant immobile, puis se pencha à son tour.
Il défit les fermetures de ses bottines et les posa soigneusement contre le mur.
Émilie remarqua ses mi-bas noirs.
— Tiens, tu portes des mi-bas ?
Pierre se redressa, un peu gêné.
— Oui. Mes bottines me faisaient mal, alors j’essaie ça.
Émilie observa brièvement ses jambes.
— Je n’en avais jamais vu un garçon en porter, mais finalement, sous un pantalon, ça ne change pas grand-chose.
Aurélie lui adressa un sourire.
— Si ça te permet d’être plus à l’aise dans tes chaussures, c’est l’essentiel.
Pierre attendit une autre remarque, une plaisanterie ou un regard appuyé. Mais les filles n’insistèrent pas.
Émilie lui indiqua simplement un endroit où s’installer, tandis qu’Aurélie cherchait les manettes.
Pierre s’assit sur le tapis, les pieds repliés sous lui. Il ressentait encore une légère gêne, mais elle s’atténua rapidement lorsque le jeu commença.
Ils passèrent une bonne heure à jouer, à discuter et à se taquiner. La conversation dériva vers leurs goûts musicaux, les films qu’ils aimaient et les vêtements qu’ils trouvaient ridicules ou réussis.
Émilie lui indiqua simplement un endroit où s’installer, tandis qu’Aurélie cherchait les manettes.
Pierre s’assit sur le tapis, les pieds repliés sous lui. Il ressentait encore une légère gêne, mais elle s’atténua rapidement lorsque le jeu commença.
Ils passèrent une bonne heure à jouer, à discuter et à se taquiner. La conversation dériva vers leurs goûts musicaux, les films qu’ils aimaient et les vêtements qu’ils trouvaient ridicules ou réussis.
— Moi, je trouve qu’on peut porter presque n’importe quoi, dit Aurélie, du moment qu’on se sent bien dedans.
Pierre garda les yeux sur l’écran.
— Même des trucs un peu… différents ?
— Bien sûr. Pourquoi pas ? Tu le fais, toi.
— Je ne sais pas. Il y a quand même des vêtements qui attirent les regards.
— Oui, mais ce n’est pas forcément une mauvaise chose, répondit-elle. Et puis, ce n’est pas parce que quelqu’un porte quelque chose d’inhabituel qu’il faut se permettre de le juger.
— Bien sûr. Pourquoi pas ? Tu le fais, toi.
— Je ne sais pas. Il y a quand même des vêtements qui attirent les regards.
— Oui, mais ce n’est pas forcément une mauvaise chose, répondit-elle. Et puis, ce n’est pas parce que quelqu’un porte quelque chose d’inhabituel qu’il faut se permettre de le juger.
Émilie approuva.
Pierre ne répondit pas immédiatement. Il aurait aimé leur expliquer certaines choses, mais il n’était pas prêt à parler d’Annie ni de ce qui se passait chez lui.
Aurélie ne chercha pas à obtenir davantage d’explications.
Elle se contenta de reprendre la manette.
Pierre ne répondit pas immédiatement. Il aurait aimé leur expliquer certaines choses, mais il n’était pas prêt à parler d’Annie ni de ce qui se passait chez lui.
Aurélie ne chercha pas à obtenir davantage d’explications.
Elle se contenta de reprendre la manette.
— Bon, assez philosophé. Cette fois, je gagne.
Pierre sourit.
Pour la première fois depuis plusieurs jours, il avait presque oublié les raisons qui l’avaient poussé à accepter cette tenue.
Lorsqu’il repartit, en fin d’après-midi, Émilie lui proposa de revenir un autre jour pour terminer leur partie.
Pour la première fois depuis plusieurs jours, il avait presque oublié les raisons qui l’avaient poussé à accepter cette tenue.
Lorsqu’il repartit, en fin d’après-midi, Émilie lui proposa de revenir un autre jour pour terminer leur partie.
— Avec plaisir, répondit-il.
Aurélie lui adressa un sourire.
— À bientôt, Pierre.
Il rentra chez lui avec une sensation étrange, un mélange de légèreté et d’appréhension. Il avait passé un très bon moment. Et, même s’il ne voulait pas se l’avouer, les quelques minutes passées près d’Aurélie lui revenaient plus souvent à l’esprit que les parties de jeu vidéo.
Avant d’arriver chez lui, il repensa au baume à lèvres. Il sortit un mouchoir de sa poche et s’essuya soigneusement la bouche pour enlever toute trace de couleur. Il ne voulait pas qu’Annie le remarque et s’en serve comme prétexte pour lui faire une nouvelle remarque.
Lorsqu’il poussa la porte de la maison, il entendit des voix dans le salon.
Annie n’était pas seule.
Pierre posa sa veste et s’avança.
Une femme était assise sur le canapé. Elle devait avoir une trentaine d’années, peut-être un peu moins. Ses cheveux châtains retombaient sur ses épaules et elle portait un pantalon sombre avec un haut élégant. Elle avait une manière assurée de se tenir, sans paraître rigide.
Annie se leva.
Avant d’arriver chez lui, il repensa au baume à lèvres. Il sortit un mouchoir de sa poche et s’essuya soigneusement la bouche pour enlever toute trace de couleur. Il ne voulait pas qu’Annie le remarque et s’en serve comme prétexte pour lui faire une nouvelle remarque.
Lorsqu’il poussa la porte de la maison, il entendit des voix dans le salon.
Annie n’était pas seule.
Pierre posa sa veste et s’avança.
Une femme était assise sur le canapé. Elle devait avoir une trentaine d’années, peut-être un peu moins. Ses cheveux châtains retombaient sur ses épaules et elle portait un pantalon sombre avec un haut élégant. Elle avait une manière assurée de se tenir, sans paraître rigide.
Annie se leva.
— Ah, te voilà ! Pierre, je te présente Sophie, une amie à moi. Elle reste quelques jours.
— Bonjour, dit Pierre.
— Bonjour, dit Pierre.
Sophie le regarda avec un sourire.
— Bonjour.
— Tu as passé une bonne après-midi ? demanda Annie derrière lui.
— Oui.
— Tu as eu mal avec tes nouvelles chaussures ?
— Oui.
— Tu as eu mal avec tes nouvelles chaussures ?
Pierre se retourna.
— Non, ça va.
— Qu’est-ce que vous avez fait ?
— Oui. On a joué aux jeux vidéo.
— Et tu étais habillé comme ça toute l’après-midi ? demanda Sophie.
— Qu’est-ce que vous avez fait ?
— Oui. On a joué aux jeux vidéo.
— Et tu étais habillé comme ça toute l’après-midi ? demanda Sophie.
Il sentit immédiatement la méfiance revenir.
— Pourquoi ?
— Pour rien. Je trouve simplement que cette chemise kaki te va bien.
— Pour rien. Je trouve simplement que cette chemise kaki te va bien.
Pierre sentit une nouvelle chaleur lui monter aux joues.
— Merci.
— Tu as l’air un peu surpris qu’on te fasse un compliment, remarqua Sophie.
— Pas particulièrement.
— Tu as l’air un peu surpris qu’on te fasse un compliment, remarqua Sophie.
— Pas particulièrement.
Elle sourit, sans insister.
— D’accord.
Annie annonça que le dîner serait prêt dans une vingtaine de minutes. Pierre remonta dans sa chambre pour ranger ses affaires, puis redescendit.
Au repas, la conversation fut d’abord assez banale. Sophie raconta quelques anecdotes sur son travail et sur des amis qu’elle avait revus récemment. Annie l’écoutait avec intérêt.
À un moment, Sophie évoqua une ancienne relation.
Au repas, la conversation fut d’abord assez banale. Sophie raconta quelques anecdotes sur son travail et sur des amis qu’elle avait revus récemment. Annie l’écoutait avec intérêt.
À un moment, Sophie évoqua une ancienne relation.
— Ça n’a pas duré, mais on s’entend toujours bien. Je crois que je suis simplement difficile à satisfaire.
— Tu es surtout incapable de choisir, plaisanta Annie.
— C’est possible. Les hommes me plaisent, les femmes aussi. Ça ne facilite pas toujours les choses.
— Tu es surtout incapable de choisir, plaisanta Annie.
— C’est possible. Les hommes me plaisent, les femmes aussi. Ça ne facilite pas toujours les choses.
Pierre leva les yeux de son assiette.
— Tu es bi ?
Sophie se tourna vers lui.
— Oui. Ça te surprend ?
— Non. Enfin, je ne sais pas. Tu le dis comme ça.
— Pourquoi faudrait-il que je le dise autrement ?
— Non. Enfin, je ne sais pas. Tu le dis comme ça.
— Pourquoi faudrait-il que je le dise autrement ?
Pierre haussa les épaules.
— Je ne sais pas.
Sophie sourit.
— C’est simplement une partie de moi. Ce n’est pas un secret.
La conversation reprit, mais Pierre remarqua que Sophie lui adressait désormais quelques regards plus attentifs. Rien d’insistant, rien qu’il puisse lui reprocher. Pourtant, il se demanda si elle s’intéressait à lui pour une raison particulière.
Après le repas, Annie proposa un café. Sophie vint s’asseoir à côté de Pierre dans le salon.
Après le repas, Annie proposa un café. Sophie vint s’asseoir à côté de Pierre dans le salon.
— Alors, tu es au lycée ?
— Oui.
— Tu aimes ce que tu fais ?
— Ça dépend des jours.
— Oui.
— Tu aimes ce que tu fais ?
— Ça dépend des jours.
Elle rit.
— Réponse honnête.
Elle posa sa tasse sur la table basse et croisa les jambes.
— Tu sais, je trouve que tu as une jolie silhouette.
Pierre se raidit légèrement.
— Ah.
— Tu n’as pas l’habitude qu’on te dise ce genre de choses ?
— Tu n’as pas l’habitude qu’on te dise ce genre de choses ?
Il hésita.
— Pas vraiment.
Sophie inclina légèrement la tête.
— C’est dommage. Tu devrais peut-être apprendre à accepter les compliments.
Pierre ne répondit pas. Il ne savait pas si elle plaisantait ou si elle cherchait réellement à le séduire.
Annie revint dans le salon avec quelques assiettes qu’elle devait ranger dans la cuisine. Elle observa brièvement Sophie et Pierre, puis leur annonça qu’elle allait préparer la chambre d’amis.
Annie revint dans le salon avec quelques assiettes qu’elle devait ranger dans la cuisine. Elle observa brièvement Sophie et Pierre, puis leur annonça qu’elle allait préparer la chambre d’amis.
— Sophie dormira dans la chambre d’amis pendant son séjour. Elle est juste à côté de la tienne, Pierre.
— D’accord, répondit-il.
— D’accord, répondit-il.
Sophie lui adressa un petit sourire.
— Au moins, je ne serai pas perdue dans la maison.
Pierre détourna les yeux, troublé sans vouloir se l’avouer.
La soirée se poursuivit tranquillement. Sophie lui posa quelques questions sur ses loisirs, ses amis et ce qu’il aimait faire pendant son temps libre. Elle semblait réellement intéressée par ses réponses.
À plusieurs reprises, elle effleura son bras en riant ou posa brièvement sa main sur la sienne pour attirer son attention. Pierre se demanda si elle était simplement tactile ou si ses gestes avaient une autre signification.
Lorsqu’elle se pencha pour reprendre sa tasse, son épaule frôla la sienne.
Il se recula légèrement, par réflexe.
Sophie le remarqua, mais ne fit aucune remarque.
Plus tard, alors qu’Annie était occupée dans la cuisine, elle se rapprocha de lui.
La soirée se poursuivit tranquillement. Sophie lui posa quelques questions sur ses loisirs, ses amis et ce qu’il aimait faire pendant son temps libre. Elle semblait réellement intéressée par ses réponses.
À plusieurs reprises, elle effleura son bras en riant ou posa brièvement sa main sur la sienne pour attirer son attention. Pierre se demanda si elle était simplement tactile ou si ses gestes avaient une autre signification.
Lorsqu’elle se pencha pour reprendre sa tasse, son épaule frôla la sienne.
Il se recula légèrement, par réflexe.
Sophie le remarqua, mais ne fit aucune remarque.
Plus tard, alors qu’Annie était occupée dans la cuisine, elle se rapprocha de lui.
— Je t’intimide ?
— Non.
— Tu en es sûr ?
— Non.
— Tu en es sûr ?
Pierre esquissa un sourire gêné.
— Oui.
Elle le regarda un instant, puis répondit doucement :
— Tu sais, tu n’as pas besoin de faire semblant d’être à l’aise. Je ne vais pas me vexer si tu es timide.
Il la regarda enfin.
— Je ne suis pas timide.
— Bien sûr que non.
— Bien sûr que non.
Son sourire lui fit comprendre qu’elle ne le croyait pas tout à fait.
Pierre aurait pu se lever et rejoindre sa chambre. Pourtant, il resta assis.
Il appréciait cette attention. Sophie ne se moquait pas de lui et ne cherchait pas à lui faire honte. Elle semblait simplement prendre plaisir à le troubler un peu.
Lorsqu’il monta finalement se coucher, il lui souhaita bonne nuit sans savoir s’il espérait la revoir le lendemain ou s’il redoutait plutôt de se retrouver seul avec elle.
Pierre aurait pu se lever et rejoindre sa chambre. Pourtant, il resta assis.
Il appréciait cette attention. Sophie ne se moquait pas de lui et ne cherchait pas à lui faire honte. Elle semblait simplement prendre plaisir à le troubler un peu.
Lorsqu’il monta finalement se coucher, il lui souhaita bonne nuit sans savoir s’il espérait la revoir le lendemain ou s’il redoutait plutôt de se retrouver seul avec elle.
Dans sa chambre, il se déshabilla et enfila le pyjama qu’Annie avait ajouté à ses affaires. Il s’agissait d’un ensemble composé d’un haut et d’un pantalon assortis en satin, plus ajusté que ses vêtements de nuit habituels. Il n’aurait pas choisi ce modèle de lui-même, mais il préférait encore le porter plutôt que de déclencher une nouvelle discussion avec Annie.
Il se glissa dans son lit et éteignit sa lampe.
Il avait déjà éteint sa lampe depuis un moment lorsqu’il entendit frapper doucement à sa porte.
Il se glissa dans son lit et éteignit sa lampe.
Il avait déjà éteint sa lampe depuis un moment lorsqu’il entendit frapper doucement à sa porte.
— Oui ?
La porte s’entrouvrit.
Sophie apparut dans l’embrasure, vêtue d’un pyjama sobre.
Sophie apparut dans l’embrasure, vêtue d’un pyjama sobre.
— Je ne te dérange pas ?
Pierre se redressa dans son lit.
— Non. Enfin, je n’étais pas encore endormi.
— Je n’arrive pas à dormir. Je peux rester un peu ?
— Je n’arrive pas à dormir. Je peux rester un peu ?
Il hésita, puis acquiesça.
— Oui, bien sûr.
Sophie entra et referma doucement la porte. Elle s’assit sur le bord du lit, en laissant une certaine distance entre eux.
— Tu as passé une bonne journée ?
— Oui. L’après-midi était sympa.
— Avec tes amies ?
— Oui.
— Oui. L’après-midi était sympa.
— Avec tes amies ?
— Oui.
Elle le regarda avec un sourire.
— Il y en a une qui te plaît ?
Pierre se sentit pris au dépourvu.
— Pourquoi tu demandes ça ?
— Parce que tu as souri chaque fois que tu as parlé d’elle.
— Parce que tu as souri chaque fois que tu as parlé d’elle.
Il détourna le regard.
— C’est juste une amie.
— Peut-être.
— Peut-être.
Sophie ne chercha pas à le pousser davantage. Elle lui parla plutôt de ses propres expériences, de ses relations passées et de la difficulté qu’elle avait parfois à savoir ce qu’elle voulait.
Pierre l’écoutait attentivement. Il n’avait pas l’habitude de discuter aussi ouvertement de ces sujets avec une adulte.
Pierre l’écoutait attentivement. Il n’avait pas l’habitude de discuter aussi ouvertement de ces sujets avec une adulte.
— Et toi ? demanda-t-elle finalement. Tu as déjà été amoureux ?
Il réfléchit quelques secondes.
— Je ne sais pas. Peut-être.
— Tu n’as pas besoin de me répondre si tu n’en as pas envie.
— Tu n’as pas besoin de me répondre si tu n’en as pas envie.
Il apprécia cette remarque. Avec Annie, chaque question semblait cacher une exigence ou un piège. Avec Sophie, il avait l’impression qu’il pouvait garder une part de lui-même.
Le silence s’installa.
Sophie posa doucement sa main sur la sienne.
Pierre baissa les yeux vers leurs doigts, puis releva la tête.
Le silence s’installa.
Sophie posa doucement sa main sur la sienne.
Pierre baissa les yeux vers leurs doigts, puis releva la tête.
— Tu sais que tu me plais ? demanda-t-elle.
Il sentit son cœur accélérer.
— Moi ?
— Oui, toi.
— Oui, toi.
Il ne répondit pas immédiatement. Il aurait pu croire à une plaisanterie, mais son expression était sérieuse.
— Je ne sais pas quoi dire, murmura-t-il.
— Tu n’as rien à dire. Je voulais simplement que tu le saches.
— Tu n’as rien à dire. Je voulais simplement que tu le saches.
Elle commença à retirer sa main, mais Pierre la retint légèrement.
Le geste le surprit lui-même.
Sophie le regarda, attentive.
Le geste le surprit lui-même.
Sophie le regarda, attentive.
— Je peux rester encore un peu ?
Pierre sentit son visage s’empourprer. Il savait qu’il pouvait lui demander de partir. Il savait aussi qu’il était troublé par sa présence, par sa manière de le regarder et par le fait qu’elle lui ait clairement fait comprendre qu’il lui plaisait.
— Oui, répondit-il finalement.
Sophie se rapprocha un peu et l’embrassa.
Le baiser fut d’abord timide. Pierre resta raide quelques instants, ne sachant pas vraiment quoi faire. Sophie ne se précipita pas. Elle lui laissa le temps de s’habituer à cette proximité.
Lorsqu’ils se séparèrent, il avait le cœur qui battait à tout rompre.
Le baiser fut d’abord timide. Pierre resta raide quelques instants, ne sachant pas vraiment quoi faire. Sophie ne se précipita pas. Elle lui laissa le temps de s’habituer à cette proximité.
Lorsqu’ils se séparèrent, il avait le cœur qui battait à tout rompre.
— Ça va ? demanda-t-elle.
— Oui.
— Oui.
Il esquissa un sourire nerveux.
— Je suis juste un peu perdu.
— On peut s’arrêter là si tu préfères.
— On peut s’arrêter là si tu préfères.
Pierre la regarda. Il ne voulait pas qu’elle parte tout de suite.
— Non. Reste encore un peu.
Elle l’embrassa de nouveau, cette fois avec davantage d’assurance. Pierre répondit au baiser, d’abord maladroitement, puis avec moins d’hésitation.
Il découvrait une sensation nouvelle : celle d’être désiré sans avoir eu besoin de se justifier, de répondre à une menace ou de céder à une exigence.
Sophie caressa doucement sa joue. Il ferma les yeux, troublé par cette tendresse inattendue.
Pierre sentit quelque chose en lui, une envie presque incontrôlable. Ils continuèrent de s’embrasser quand il sentit une main descendre vers son entrejambe.
Sophie eut un sourire en remarquant son pyjama.
Il découvrait une sensation nouvelle : celle d’être désiré sans avoir eu besoin de se justifier, de répondre à une menace ou de céder à une exigence.
Sophie caressa doucement sa joue. Il ferma les yeux, troublé par cette tendresse inattendue.
Pierre sentit quelque chose en lui, une envie presque incontrôlable. Ils continuèrent de s’embrasser quand il sentit une main descendre vers son entrejambe.
Sophie eut un sourire en remarquant son pyjama.
— Hum, c’est doux, murmura-t-elle à son oreille.
— Laisse-toi faire, lui dit-elle doucement.
— Laisse-toi faire, lui dit-elle doucement.
Il se sentit pousser sur son lit tandis qu’elle continuait à le masturber. Elle s’arrêta un moment pour se déshabiller, puis elle en fit autant avec lui.
Elle rapprocha sa tête de son pénis et le prit dans sa bouche. Elle enjamba Pierre pour qu’il se retrouve au niveau de son intimité ; il comprit ce qu’il avait à faire. Au bout de quelques minutes, elle se cambra et expira sa jouissance.
Elle rapprocha sa tête de son pénis et le prit dans sa bouche. Elle enjamba Pierre pour qu’il se retrouve au niveau de son intimité ; il comprit ce qu’il avait à faire. Au bout de quelques minutes, elle se cambra et expira sa jouissance.
— Tu sais utiliser ta langue, toi.
Sophie changea de position et se plaça sur Pierre. Ils bougèrent ensemble.
Au bout de quelques minutes d’harmonie, Pierre sentit qu’il allait lui aussi venir. Il prévint Sophie, qui remit sa bouche sur son sexe. Elle avala la jouissance de Pierre, qui était étonné par cette pratique. Il n’avait vu ça que dans les films porno et ne pensait pas le voir un jour.
Au bout de quelques minutes d’harmonie, Pierre sentit qu’il allait lui aussi venir. Il prévint Sophie, qui remit sa bouche sur son sexe. Elle avala la jouissance de Pierre, qui était étonné par cette pratique. Il n’avait vu ça que dans les films porno et ne pensait pas le voir un jour.
— Tu vois, c’est la meilleure façon de ne pas laisser de traces. Et puis, j’aime bien ce goût. Tu verras un jour.
Elle ramassa ses affaires, l’embrassa sur la bouche et sortit de la chambre. Bien que troublé, il ne fallut pas beaucoup de temps à Pierre pour s’endormir.
À son réveil, Pierre resta immobile quelques secondes, encore à moitié endormi. Puis les souvenirs de la nuit lui revinrent.
Il s’assit au bord du lit et passa une main sur son visage. Il ne savait pas exactement ce qu’il ressentait. Il était à la fois surpris, un peu embarrassé et étrangement satisfait.
Il n’avait pas imaginé que cette soirée prendrait une telle tournure.
En descendant, il retrouva Sophie dans la cuisine. Elle buvait un café avec Annie.
Il s’assit au bord du lit et passa une main sur son visage. Il ne savait pas exactement ce qu’il ressentait. Il était à la fois surpris, un peu embarrassé et étrangement satisfait.
Il n’avait pas imaginé que cette soirée prendrait une telle tournure.
En descendant, il retrouva Sophie dans la cuisine. Elle buvait un café avec Annie.
— Bonjour, dit-elle en le voyant.
— Bonjour.
— Bonjour.
Elle lui adressa un sourire complice, mais ne fit aucune allusion à la nuit.
Annie, elle, observa Pierre quelques secondes.
Annie, elle, observa Pierre quelques secondes.
— Tu as bien dormi ?
— Oui.
— Tu as l’air fatigué.
— Je me suis couché tard.
— Je vois.
— Oui.
— Tu as l’air fatigué.
— Je me suis couché tard.
— Je vois.
Elle ne posa pas d’autre question, mais Pierre eut l’impression qu’elle cherchait à deviner quelque chose.
Sophie termina son café et se leva.
Sophie termina son café et se leva.
— Je vais prendre une douche avant de me préparer pour la journée.
Elle passa près de Pierre et effleura discrètement son bras.
— À plus tard, murmura-t-elle.
Il la regarda s’éloigner, sans savoir s’il la reverrait un jour.
Annie se tourna vers lui.
Annie se tourna vers lui.
— Alors, cette soirée ?
Pierre sentit immédiatement sa méfiance revenir.
— Quoi, cette soirée ?
— Tu sembles avoir passé un bon moment avec Sophie.
— On a discuté, c’est tout.
— Tu sembles avoir passé un bon moment avec Sophie.
— On a discuté, c’est tout.
Annie le fixa quelques secondes, puis esquissa un sourire qu’il n’aima pas.
— Tant mieux, Pierre. Tant mieux.
Il prit son petit-déjeuner sans ajouter un mot.
Il ne savait pas ce qu’Annie avait remarqué, ni ce qu’elle imaginait. Mais il savait une chose : cette nuit lui appartenait. Il n’avait pas envie de la lui raconter, encore moins de la laisser s’en servir pour décider de ce qu’il devait faire ensuite.
Pour la première fois depuis longtemps, il avait vécu quelque chose qu’il n’avait pas entièrement subi.
Et il comptait bien garder ce souvenir pour lui.
Il ne savait pas ce qu’Annie avait remarqué, ni ce qu’elle imaginait. Mais il savait une chose : cette nuit lui appartenait. Il n’avait pas envie de la lui raconter, encore moins de la laisser s’en servir pour décider de ce qu’il devait faire ensuite.
Pour la première fois depuis longtemps, il avait vécu quelque chose qu’il n’avait pas entièrement subi.
Et il comptait bien garder ce souvenir pour lui.
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