Fantasme
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Isabelle vie — Chapitre 12 · L’acte
Auteur
Isabelle vie
Chapitre 12 · L’acte
Julian retire lentement ses lèvres de ma verge, un souffle chaud, haletant et saccadé s’échappant de sa poitrine alors qu’il me relève par la taille. Ses yeux sombres, alourdis par la luxure, par la conscience de sa propre retenue et par une domination qu’il exerce désormais sans partage, me fixent avec une intensité dévorante. La lumière ambrée et vacillante des tisons de la cheminée danse sur ses traits, creusant les ombres de son visage et soulignant la ligne dure de sa mâchoire. Sans prononcer un seul mot, d’un geste à la fois autoritaire et d’une fluidité absolue, il me fait pivoter sur le grand lit aux oreillers sombres.
Je me retrouve à genoux, les coudes enfoncés dans les coussins moelleux, le dos cambré de tout mon long et le bassin lourdement relevé. Mon armure de dentelle noire, mes bas fins et mon porte-jarretelles tendu soulignent l’arrondi lourd et voluptueux de mes fesses, que la position offre sans aucune pudeur, presque obscène sous cette lumière de braises, à son regard consumé. Ma chatte continue de goutter sans discontinuer, une sécrétion épaisse, nacrée et tiède perlant le long de mon périnée pour venir lubrifier l’entrée de mon anus qui se contracte nerveusement en cadence avec mes respirations courtes et haletantes. L’odeur musquée de mon désir flotte, puissante, lourde, se mêlant aux effluves persistants de cire chaude, de bois brûlé et de notre propre sueur.
Derrière moi, le bruit sourd de ses genoux qui s’avancent sur le matelas me fait frissonner de tout mon long, de la racine des cheveux jusqu’au bout des orteils. Julian s’installe dans mon sillage, sa haute silhouette planant au-dessus de mon corps offert tel un prédateur au-dessus de sa proie consentante. Je sens la chaleur irradiante de son torse nu contre mon dos, la frôler sans tout à fait la toucher, avant que ses doigts puissants, aux phalanges fermes, ne viennent s’ancrer solidement sur mes hanches. Il pétrit la chair tendre de mes fesses avec une possessivité viscérale, les écartant un peu plus pour embrasser du regard toute l’intimité béante de ma chair ruisselante.
— Vous êtes un supplice, Isabelle… murmure-t-il d’une voix rauque, presque brisée par le manque, une note de vulnérabilité brute perçant sous l’arrogance habituelle de son ton.
✦ ✦ ✦
Il lâche une de mes hanches pour aller prendre sa queue lourde et veineuse à pleine main. Elle pulse, visiblement impatiente, brillante de sa propre sueur et des restes brillants de ma salive. Lentement, avec une cruauté délicieuse, il vient frotter le gland large et pourpré le long de ma fente entrouverte, traçant des va-et-vient humides, circulaires et mesurés qui me font creuser un peu plus le dos et rejeter la tête en arrière dans les coussins. Le contact de cette masse brûlante et dure sur ma peau hypersensible m’arrache un gémissement long et étouffé. Il enduit sa verge de mon propre jus, jouant avec la tension électrique de la pièce, savourant l’attente autant que je la subis.
Chaque effleurement fait danser mes sens. Il s’attarde, fait glisser le plat de son gland le long de mes lèvres turgescentes, remonte vers mon clitoris frémissant avant de replonger vers le bas, frôlant l’entrée de mon anus qui s’ouvre imperceptiblement à chaque passage, avide de contact.
— Regarde-moi… souffle-t-il, ou plutôt, fait-il vibrer cette injonction directement contre ma nuque, sa voix résonnant au creux de mon âme.
Je tourne lentement la tête sur le côté, forçant mon regard à croiser le sien, sombre, dilaté par la folie du désir, par-dessus mon épaule. C’est à cet instant précis, suspendu hors du temps, qu’il décide de ne plus attendre.
D’une main ferme, il positionne le gland exactement à l’entrée de mon vagin. Je sens son épaisseur, le dessin de ses veines qui me brûlent la peau, la promesse absolue de ce qu’il va m’apporter. Il pousse.
Le gland large force l’ouverture, s’enfonçant lentement, millimètre par millimètre, dans mon intimité bouillante et incroyablement serrée. La sensation de plénitude est si massive, si foudroyante, qu’un cri rauque, presque animal, m’échappe et se perd dans le silence du salon. Il pénètre profondément, s’étirant au rythme de ma chair qui l’accueille, l’enserre et l’aspire dans un étau humide et brûlant. Chaque centimètre conquis résonne comme un séisme au fond de mon bas-ventre. Il s’enfonce jusqu’à la garde, sans la moindre pitié, son pubis venant frapper lourdement, avec un son mat et charnel, contre la rondeur de mes fesses.
✦ ✦ ✦
Resté totalement immobile pendant de longues secondes pour me laisser le temps d’apprivoiser ce volume immense, cette présence absolue en moi qui me coupe le souffle, il commence par un va-et-vient lent, ample, souverain, presque métronomique. Ses mains glissent de mes hanches pour remonter le long de mes flancs, s’emparer de mes seins lourds et opulents dont les tétons durcis frottent de tout leur long contre les draps de soie sombre.
Le rythme, d’abord suspendu à la lenteur de la découverte, s’accélère peu à peu, gagnant en assurance. Les coups de boutoir deviennent plus précis, plus rythmés, dictés par une urgence de plus en plus animale qui ne souffre plus aucun compromis. À chaque fois qu’il se retire presque entièrement de mon corps pour mieux replonger en moi, le bruit mouillé, obscène et charnel de notre étreinte se marie harmonieusement au crépitement continu des bûches dans la cheminée.
Mes fesses tremblent sous ses assauts répétés, mes cuisses fléchissent, menaçant de se dérober sous le poids de la volupté, et mon clitoris, écrasé et stimulé sans répit par la friction frénétique de nos corps, envoie des vagues de décharges électriques fulgurantes le long de ma colonne vertébrale. Ma chatte n’arrête pas de couler, l’excès de nos fluides combinés éclaboussant le bas de mon dos, ruisselant le long de mes cuisses et imprégnant les draps sous nous.
— Julian… plus fort… gémis-je, la voix totalement noyée dans l’épaisseur des oreillers, mes doigts crispés au maximum dans le tissu sombre.
Il ne se fait pas prier. Entendant l’appel de ma soumission, ses mains se referment avec une autorité redoutable sur mes hanches pour me plaquer un peu plus brutalement contre son bassin, et il pilonne mon corps avec une fureur souveraine. La cadence s’emballe, devient furieuse, à la fois mécanique et profondément organique. Mes parois vaginales se contractent en des spasmes frénétiques, enserrant sa verge bouillante qui palpite et bat à tout rompre à l’intérieur de moi, semblant grossir encore sous l’effet de la chaleur.
Une vague brûlante, gigantesque, irrépressible, commence à monter depuis les profondeurs de mon ventre, balayant sur son passage toute pensée rationnelle, toute notion du temps ou des convenances. Le plaisir me fracture, m’aspire toute entière, m’arrachant un cri long, rauque et libérateur alors que mon corps tout entier se cambre à l’extrême et se fige dans une série d’orgasmes violents, multiples, qui me secouent de haut en bas.
Sentant mes contractions serrer sa chair avec une force devenue insoutenable, sentant le piège délicieux de mon sexe se refermer sur lui, Julian pousse un dernier grondement sourd et guttural. Ses reins se bloquent au fond de moi, dans un ultime sursaut de puissance, et il déverse son éjaculation brûlante, épaisse et libératrice au plus profond de mon être, une pulsation après l’autre, scellant notre fusion dans un silence de braises, de sueur et de cire fondue.
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