Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Tombés du ciel — Chapitre 15
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Tombés du ciel
Chapitre 15
Alicia avait été reboostée par ce séjour chez Roger et avec Bérénice. Comme en aout, elle avait eu l'impression de vivre une vie de famille plus complète. Mais sa relation avec eux ne pouvait se contenter de ça. La jeune femme avait voulu faire comme si, mais cela ne l'avait pas satisfaite totalement. Ce ne fut que les derniers jours qu'elle s'était sentie profondément bien : lorsqu'elle avait eu des relations sexuelles avec Roger et Bérénice. Si elle aimait les avoir en figure paternelle et maternelle, Alicia savait désormais qu'elle devait aussi les considérer comme des partenaires sexuels à part entière pour se sentir bien avec eux, totalement bien. Lorsqu'elle était revenue un week-end les voir, ils avaient un peu parlé et ils avaient dû s'avouer que cette relation père/mère et fille ne pouvait qu'être accompagnée d'une relation d'amants. Mis à part ça, ce week-end les avait plutôt frustrés.
Alicia était arrivée en fin de journée le vendredi, elle était partie travailler dans la foulée. Elle s'était levée en toute fin de matinée le samedi avant de repartir bosser vers 17h. Et le dimanche, elle n'avait pu que peu profiter d'eux avant de devoir ramener Hala et Salil chez elle et de retourner à La Jonquera. Tout cela l'avait épuisée plus que reposée et remplie de sérénité. Ils avaient ensuite convenu par textos interposés qu'il valait mieux réserver les séjours à la ferme pour les vacances scolaires ou éventuellement les week-ends avec un jour férié le vendredi ou le lundi.
Si la mère de famille avait été requinquée par ses vacances, cela avait été tout le contraire pour sa voisine et amie Karima. La jeune femme avait entouré de beaucoup de câlins Hala et Salil lorsqu'elle les avait gardés le dimanche soir. Ce surplus de tendresse avait étonné les enfants et Hala en avait parlé à sa mère. Cela s'était renouvelé suite au week-end chez Roger. Alicia s'était décidée à lui en parler quelques jours après. Karima avait d'abord fait comme si elle ne voyait pas de changement dans son comportement. Mais sous les assauts de bienveillance d'Alicia, elle s'était ouverte à la strip-teaseuse. Toujours isolée par rapport à sa famille et à son ancien cercle d'amis, Karima n'avait pas vraiment d'autres relations sociales qu'avec Alicia et ses enfants. Alors quand ils s'étaient absentés, elle avait beaucoup déprimé. Karima n'avait pas voulu déranger Alicia avec ça, elle voyait bien que ces séjours lui faisaient un bien énorme.
De son point de vue, c'était à elle de s'adapter à ce nouveau mode de vie. Peut-être aussi, elle devrait ressortir, revivre comme Alicia semblait revivre.
La petite blonde avait été attristée de savoir que sa voisine s'était sentie aussi mal. Et elle s'inquiétait d'autant plus que les vacances de Noël approchaient à grands pas. Bien sûr, elle devait se rendre chez Roger pour y fêter Noël et le Nouvel An. Alors elle avait appelé Roger et Bérénice, Alicia leur avait exposé ses inquiétudes et ses "parents" avaient convenu qu'il ne valait mieux pas la laisser seule durant cette période. Alicia invita Karima à venir passer quelques jours avec eux chez Roger. Celle-ci en eut les larmes aux yeux, mais elle déclina la proposition, arguant qu'elle avait pas mal de traductions (arabe/français) à terminer avant Noël. La jeune maman avait dû se résoudre à passer par ses enfants pour convaincre son amie de profiter de quelques moments festifs. Karima ne put résister à Hala et Salil, mais voulut tout de même limiter son séjour au réveillon de Noël et les quelques jours suivants.
La petite blonde avait été attristée de savoir que sa voisine s'était sentie aussi mal. Et elle s'inquiétait d'autant plus que les vacances de Noël approchaient à grands pas. Bien sûr, elle devait se rendre chez Roger pour y fêter Noël et le Nouvel An. Alors elle avait appelé Roger et Bérénice, Alicia leur avait exposé ses inquiétudes et ses "parents" avaient convenu qu'il ne valait mieux pas la laisser seule durant cette période. Alicia invita Karima à venir passer quelques jours avec eux chez Roger. Celle-ci en eut les larmes aux yeux, mais elle déclina la proposition, arguant qu'elle avait pas mal de traductions (arabe/français) à terminer avant Noël. La jeune maman avait dû se résoudre à passer par ses enfants pour convaincre son amie de profiter de quelques moments festifs. Karima ne put résister à Hala et Salil, mais voulut tout de même limiter son séjour au réveillon de Noël et les quelques jours suivants.
Alicia fut contente de la faire céder et aussi, un peu égoïstement, de se trouver tout de même seule avec Roger et Bérénice une grande partie des vacances.
Le début des vacances se déroula parfaitement bien pour Alicia, elle "profita" de Roger et de Bérénice et eux d'elle. Alicia revenait de ses nuits de travail, fatiguée mais heureuse de se glisser nue dans le lit, entre Roger et Bérénice tout aussi peu vêtus. Parfois, ils baisaient tous les trois, souvent ils profitaient simplement d'être ensemble. Le réveillon du 24 approcha et il fallut trouver le moyen de loger tout le monde convenablement. Roger avait fait du tri dans son grenier et avait emprunté un lit pliant à Patrick. Bérénice en avait un aussi chez elle et l'avait amené. Alicia et Karima dormiraient dans le grenier, il était isolé et avec un chauffage au pétrole, elles n'auraient pas froid.
Le début des vacances se déroula parfaitement bien pour Alicia, elle "profita" de Roger et de Bérénice et eux d'elle. Alicia revenait de ses nuits de travail, fatiguée mais heureuse de se glisser nue dans le lit, entre Roger et Bérénice tout aussi peu vêtus. Parfois, ils baisaient tous les trois, souvent ils profitaient simplement d'être ensemble. Le réveillon du 24 approcha et il fallut trouver le moyen de loger tout le monde convenablement. Roger avait fait du tri dans son grenier et avait emprunté un lit pliant à Patrick. Bérénice en avait un aussi chez elle et l'avait amené. Alicia et Karima dormiraient dans le grenier, il était isolé et avec un chauffage au pétrole, elles n'auraient pas froid.
Au matin du 24, Roger s'était absenté pour aller chercher la dinde qu'il avait commandée à Patrick. Pendant ce temps, Bérénice avait pris Alicia à part. Anxieuse, elle lui avait avoué son aventure avec Bruno. D'abord amusée par le jeu auquel avait joué Bérénice, Alicia s'était montrée finalement envieuse, presque jalouse d'elle. Elle avait bien plus profité de Bruno qu'elle-même l'avait fait. Alicia avait senti son corps et surtout son sexe s'émouvoir de leurs ébats torrides. Et surtout, sa mamounette lui confirmait les penchants de Bruno pour les mots grossiers. Hala et Salil jouaient dans leur chambre, mais c'était trop risqué de se laisser aller à quelques caresses intimes. Ça n'avait pourtant pas été l'envie qui lui avait manqué et à Bérénice non plus à ce qu'elle crut distinguer dans son regard brûlant.
Finalement, Alicia avait rassuré Bérénice, tout allait bien entre elles. Bérénice indiqua à Alicia qu'elle en avait déjà parlé avec Roger. Et, comme elle, il ne lui avait fait aucun reproche. Il avait tout de même montré une pointe de jalousie. Le récit de sa baise enfiévrée avec Bruno avait chauffé les sens de l'agriculteur qui avait décidé, inconsciemment, de lui rappeler qu'elle avait tout ce qu'il lui fallait sous la main le soir même.
Karima était arrivée en milieu d'après-midi avec sa propre voiture qui disputait à celle d'Alicia le titre d'"Epave roulante la plus déprimante". D'abord timide avec Roger et Bérénice, Karima se libéra peu à peu dans l'après-midi. Le sapin, premier fait par Roger dans sa maison depuis le départ de Bérénice de nombreuses années avant, avait été décoré par leur petite famille particulière. Les cadeaux furent ouverts après que le père Noël soit passé alors que Karima était partie avec Hala et Salil le guetter dans leur chambre. Elle s'était fendue de petits cadeaux pour les enfants. Alicia leur avait acheté une bricole, mais Roger et Bérénice les avaient gâtés aussi. Alicia et Karima furent aussi très émues de recevoir également quelques présents.
Cette soirée et les quelques jours suivants avaient convaincu Karima de prolonger son séjour chez Roger. Alicia en avait été un peu frustrée, mais elle était aussi ravie. Quand elle ne travaillait pas, elle pouvait parler très tard avec Karima, là-haut dans le grenier. Elle avait l'impression, ces soirs-là, de parler à une amie, une cousine avec qui elle aurait été en vacances. Et Karima était devenue plus joyeuse, elle riait plus fort et plus longtemps. Quand le 29 arriva, la traductrice souhaita partir malgré le plaisir qu'elle avait à être ici. Les attentions des enfants, d'Alicia, de Roger et Bérénice la firent flancher. Elle accepta alors de rester fêter la nouvelle année avec eux.
— Ah, non, pas avec nous ! Vous n'allez pas vous encroûter avec nous, quand même ! avait tonné Roger.
— Mais papounet !
— Roger a raison. Il y a une fête avec un banquet et de la musique dans mon village. Il y aura plein de monde et vous pourrez vous y amuser.
— Mais mamounette ! Et Salil et Hala !
— On va faire la fête ici, hein les enfants !
— Ouii mamie ! cria Salil.
— On pourra rester jusqu'à minuit ? demanda Hala, pleine d'espoir.
— On verra, lui répondit Roger d'un ton sévère, mais avec un clin d'œil.
— Euh... Mais... Il n'y a sûrement plus de places, fit remarquer Alicia.
— Oh, ça, ce n'est pas forcément un problème. N'oublie pas où je travaille, répondit Bérénice.
— Bon, euh... T'en dit quoi Karima ?
— Euh, mais... euh, c'est gentil, mais... Je ne sais pas... J'ai pas forcément apporté de quoi sortir...
— Euh, mon non plus...
— Oh, la, la, c'est une fête de village. Ne vous prenez pas la tête, leur rappela Roger.
— Bon, ça te dit Karima ?
— Euh, pourquoi pas... Mais c'est combien ? Je n'ai pas beaucoup de sous...
— C'est moi qui vous invite ! clama Bérénice. Et ce n'est pas la peine d'essayer de me faire changer d'avis.
— Mais papounet !
— Roger a raison. Il y a une fête avec un banquet et de la musique dans mon village. Il y aura plein de monde et vous pourrez vous y amuser.
— Mais mamounette ! Et Salil et Hala !
— On va faire la fête ici, hein les enfants !
— Ouii mamie ! cria Salil.
— On pourra rester jusqu'à minuit ? demanda Hala, pleine d'espoir.
— On verra, lui répondit Roger d'un ton sévère, mais avec un clin d'œil.
— Euh... Mais... Il n'y a sûrement plus de places, fit remarquer Alicia.
— Oh, ça, ce n'est pas forcément un problème. N'oublie pas où je travaille, répondit Bérénice.
— Bon, euh... T'en dit quoi Karima ?
— Euh, mais... euh, c'est gentil, mais... Je ne sais pas... J'ai pas forcément apporté de quoi sortir...
— Euh, mon non plus...
— Oh, la, la, c'est une fête de village. Ne vous prenez pas la tête, leur rappela Roger.
— Bon, ça te dit Karima ?
— Euh, pourquoi pas... Mais c'est combien ? Je n'ai pas beaucoup de sous...
— C'est moi qui vous invite ! clama Bérénice. Et ce n'est pas la peine d'essayer de me faire changer d'avis.
Alicia et Karima avaient voulu protester, mais elles rendirent les armes.
— Allez, j'appelle la mairie puisque nous sommes d'accord.
Bérénice s'en alla appeler. Karima n'était plus sortie depuis les débuts de son mariage et Alicia n'avait jamais vraiment eu l'occasion de faire la fête. Comme des ados qui ont pour la première fois la permission de sortie, elles montèrent dans le grenier et étalèrent leurs affaires sur leurs lits pour trouver une tenue adéquate. Elles finirent par appeler Bérénice à l'aide. Celle-ci arriva et les découvrit en sous-vêtements. Elle connaissait bien la plastique d'Alicia et découvrait celle de Karima. Son teint hâlé était ravissant, ses cheveux noirs brillants se mariaient bien avec. Elle était plus grande qu'elle et avait quelques rondeurs bien placées. La Maghrébine hésitait entre une robe large un peu informe et un pantalon trop grand accompagné d'un chemisier blanc qu'elle ferma à ras du cou. De son côté, Alicia avait choisi un jean simple lui moulant le cul et un haut bariolé. Bérénice les regarda quelques instants puis cria à Roger :
— Roro, on va faire des emplettes !
— OK, c'est moi qui paye ! Prends ma carte dans mon portefeuille.
— Mais, mais, mais, bégaya Karima.
— Pas de mais, on est parti.
— OK, c'est moi qui paye ! Prends ma carte dans mon portefeuille.
— Mais, mais, mais, bégaya Karima.
— Pas de mais, on est parti.
Bérénice les força presque à monter dans sa voiture et les trois femmes partirent faire les boutiques. Si Bérénice voulait leur faire ce plaisir, c'est qu'elle avait toujours rêvé de le faire avec sa fille si elle en avait eu une. Il n'était pas question pour elle de manquer cette occasion. Elle se joignit à elles et elles essayèrent énormément de choses. Finalement, la carte de Roger chauffa pas mal et elles revinrent les bras chargés de sacs. Roger les regarda d'un œil désabusé.
— Euh, oui mon Roger, on s'est un peu lâché. Mais j'ai pris des choses qui devraient te faire plaisir, susurra Bérénice.
Elles montèrent toutes les trois pour essayer leurs achats. Bérénice leur avait fait acheter de jolis sous-vêtements qu'elles sortirent pour les admirer. Elles se rendirent compte que Karima était un peu étonnée de les voir se mettre nues pour les essayer. Mais cela se fit dans une telle gaieté légère qu'elle suivit le mouvement. La Maghrébine remarqua qu'elles étaient toutes les deux intégralement rasées. Alors qu'elle affichait une toison très fournie. La quinquagénaire remarqua que Karima était gênée et se cachait le pubis.
— Tu es une adepte de la foufoune naturelle ? demanda Bérénice avec simplicité.
— Euh, non, mais comme je ne me vois pas reprendre de relation avec un homme, je ne vois pas pourquoi je ferais quelque chose...
— Mais on s'en fout des bonshommes ! C'est pour nous qu'on se fait belle en premier lieu ! déclara Bérénice.
— Tu aimes avoir le pubis comment en vrai ? s'enquit Alicia.
— Euh, rasé c'est joli, mais je préfère avoir un petit triangle bien dessiné.
— Mmmh, avec ta peau mate, ça doit être très bien, dit pensivement Bérénice.
— Tu as peut-être raison Bérénice. Mais je n'ai rien pour m'épiler.
— Alors demain, tout le monde chez l'esthéticienne ! En attendant, terminons nos essayages !
— Euh, non, mais comme je ne me vois pas reprendre de relation avec un homme, je ne vois pas pourquoi je ferais quelque chose...
— Mais on s'en fout des bonshommes ! C'est pour nous qu'on se fait belle en premier lieu ! déclara Bérénice.
— Tu aimes avoir le pubis comment en vrai ? s'enquit Alicia.
— Euh, rasé c'est joli, mais je préfère avoir un petit triangle bien dessiné.
— Mmmh, avec ta peau mate, ça doit être très bien, dit pensivement Bérénice.
— Tu as peut-être raison Bérénice. Mais je n'ai rien pour m'épiler.
— Alors demain, tout le monde chez l'esthéticienne ! En attendant, terminons nos essayages !
Karima enfila ses nouveaux sous-vêtements en broderie noire, elle mit son pantalon noir tout neuf qui lui galbait bien le fessier et dont la taille haute plaquait son ventre. Elle reprit son chemisier blanc et finalisa sa tenue. Alicia mit sa nouvelle lingerie bordeaux, le jean qu'elle avait le matin et un chemisier bordeaux tout neuf. Bérénice avait opté pour un ensemble bleu clair qui se mariait bien avec ses cheveux gris et elle avait flashé sur une robe bleu nuit au dos très dénudé. Elle regarda Alicia et Karima :
— Alicia, tu es splendide, tu essaieras de ne pas trop mettre de maquillage. Ta beauté naturelle fera très bien l'affaire.
— Je sais, c'est une habitude pour le boulot.
— Et toi Karima... Tu peux ouvrir un peu ton chemisier...
— Mais on va voir...
— Un très beau décolleté... Ce qu'il faut, c'est un joli collier pour l'orner. Je t'en prêterai un, lui dit Bérénice.
— Merci... Mais ça me gêne un peu, on voit mon soutien-gorge à travers...
— A peine, et c'est sexy sans être vulgaire.
— Et puis moi aussi. Regarde, on distingue tout juste le mien sous mon chemisier..., fit remarquer Alicia.
— Je sais, c'est une habitude pour le boulot.
— Et toi Karima... Tu peux ouvrir un peu ton chemisier...
— Mais on va voir...
— Un très beau décolleté... Ce qu'il faut, c'est un joli collier pour l'orner. Je t'en prêterai un, lui dit Bérénice.
— Merci... Mais ça me gêne un peu, on voit mon soutien-gorge à travers...
— A peine, et c'est sexy sans être vulgaire.
— Et puis moi aussi. Regarde, on distingue tout juste le mien sous mon chemisier..., fit remarquer Alicia.
Karima céda, Alicia vit qu'elle se trouvait assez belle ainsi et que ça lui faisait un peu bizarre de retrouver une certaine féminité assumée. Le lendemain, elles laissèrent de nouveau Roger tout seul avec les enfants. Il ne s'en plaignit d'ailleurs pas. Chez l'esthéticienne, elles se firent épiler selon leurs désirs et leurs besoins. Le 31 arriva enfin et les deux jeunes femmes allèrent se préparer. Il leur fallut un certain temps et elles demandèrent la validation de Bérénice. Celle-ci n'eut rien à dire à part deux petites choses. Elle conseilla à Alicia de ne pas en faire plus niveau maquillage, alors qu'elle voulait accentuer celui des yeux. Et elle défit un bouton de plus au chemiser de Karima, pour que le collier soit plus mis en valeur, lui dit-elle.
— On ne rentrera pas trop tard quand même, avertit Alicia.
— Faites la fête aussi longtemps que vous voulez.
— D'accord papounet, mais il faudra rentrer quand même ici...
— Et puis ils annoncent pas mal de brouillard givrant cette nuit, ajouta Karima.
— Attendez, je vous passe les clés de chez moi. C'est à deux minutes en voiture de la salle des fêtes. Si vous en avez le besoin, vous coucherez là-bas. Ça sera plus prudent.
— Oui, je préfère aussi. Avec ce temps... Et puis on ne sait jamais si vous buvez un peu trop...
— Faites la fête aussi longtemps que vous voulez.
— D'accord papounet, mais il faudra rentrer quand même ici...
— Et puis ils annoncent pas mal de brouillard givrant cette nuit, ajouta Karima.
— Attendez, je vous passe les clés de chez moi. C'est à deux minutes en voiture de la salle des fêtes. Si vous en avez le besoin, vous coucherez là-bas. Ça sera plus prudent.
— Oui, je préfère aussi. Avec ce temps... Et puis on ne sait jamais si vous buvez un peu trop...
Les deux jeunes femmes les remercièrent et partirent dans la voiture d'Alicia.
* * *
Excitées, Alicia et Karima firent un peu les fofolles dans la voiture, chantant à tue-tête les morceaux qui passaient à la radio. Elles se garèrent devant la salle des fêtes ; de la musique s'échappait déjà par l'entrée où quelques personnes faisaient la queue. Elles se présentèrent et donnèrent leurs places, un peu perdues au milieu de cette foule, elles se demandèrent où s'installer. Le placement état libre et il n'y avait que de grandes tablées.
— Je passe aux toilettes et on s'installe ? avertit Karima.
Toujours avec son manteau en main, Alicia eut le cœur qui commença à s'emballer. Elle n'avait pas d'angoisse par rapport aux nombreuses personnes présentes, elle en avait vu d'autres au club. Non, c'était l'éventuelle présence d'une personne en particulier qui lui donnait des palpitations. Elle se rendit compte que Bruno pouvait très bien être là. Il y avait des familles, des jeunes, des personnes âgées. Elle chercha quelques instants la haute stature du boucher, sa tignasse blonde devait tout de même se repérer facilement parmi tous ces gens. Son rythme cardiaque baissa quand elle ne l'aperçut pas. Sa recherche lui permit de voir des portants où les gens accrochaient leurs manteaux. Elle y alla et y posa le sien.
— Alicia ! Voilà un visage que je ne m'attendais pas à voir !
La jeune se figea sur place et se retourna lentement. Derrière, elle se tenait le maire du village de Roger. L'œil goguenard, il toisait la petite blondinette. Elle n'avait pas reconnu sa voix dans l'ambiance bruyante de la salle.
— Oh, bonjour Monsieur le Maire.
— Franck. Ce soir, c'est la fête. Je ne suis passé que quelques minutes pour voir que tout va bien.
— Eh bien, Franck, c'est à vous que nous devons cette soirée ?
— Les autres maires de la communauté et moi-même. Je ne pensais pas vous revoir par ici.
— Finalement, nous avons gardé un certain contact avec Roger.
— Euh, du coup, toujours pas intéressée pour venir vous installer ici ?
— Ah, ah, ah, non. C'est juste pour les vacances que non venons.
— Mais je ne perds pas espoir. Au départ, vous ne deviez pas revenir. Vous allez voir que vous allez définitivement tomber amoureuse de la vallée et des gens.
— On verra, répondit-elle évasivement.
— Ah, te voilà, dit Karima en arrivant des toilettes.
— Franck. Ce soir, c'est la fête. Je ne suis passé que quelques minutes pour voir que tout va bien.
— Eh bien, Franck, c'est à vous que nous devons cette soirée ?
— Les autres maires de la communauté et moi-même. Je ne pensais pas vous revoir par ici.
— Finalement, nous avons gardé un certain contact avec Roger.
— Euh, du coup, toujours pas intéressée pour venir vous installer ici ?
— Ah, ah, ah, non. C'est juste pour les vacances que non venons.
— Mais je ne perds pas espoir. Au départ, vous ne deviez pas revenir. Vous allez voir que vous allez définitivement tomber amoureuse de la vallée et des gens.
— On verra, répondit-elle évasivement.
— Ah, te voilà, dit Karima en arrivant des toilettes.
Elle accrocha sa doudoune à côté du manteau d'Alicia. Franck, d'abord surpris par l'irruption de Karima, se laissa aller à mater son postérieur. Son visage s'éclaira plus quand elle se retourna et lui fit face. Alicia vit que son amie plaisait véritablement au maire. Mais celle-ci resta un pas en arrière malgré un sourire de politesse.
— Bonsoir, Franck, je suis le maire du village de Roger, dit-elle en tendant la main.
— Bonsoir, répondit Karima sur la défensive.
— Bonsoir, répondit Karima sur la défensive.
Franck se prit un vent, mais garda son apparente bonne humeur, une habitude de politique supposa Alicia. Il essaya de lui parler deux, trois fois, mais Karima ne répondit que de façon très froide. Alicia la sentit même se serrer contre elle et lui attraper la main. Echaudé, le maire battit en retraite en demandant à Alicia de souhaiter la bonne année à Roger.
Karima et Alicia allèrent s'asseoir à une table. D'un côté, un couple âgé discutait déjà et de l'autre, il y avait un couple d'âge moyen dont les trois enfants passaient plus de temps hors de table qu'à table. Alicia et Karima parlèrent avec ces couples une bonne partie du repas, mais la discussion resta assez superficielle même si ces personnes se montrèrent gentilles et ouvertes. A un moment plus calme, Alicia s'étonna du comportement de sa voisine avec le maire. Soudain stressée, Karima se raidit avant de parler à la strip-teaseuse :
Karima et Alicia allèrent s'asseoir à une table. D'un côté, un couple âgé discutait déjà et de l'autre, il y avait un couple d'âge moyen dont les trois enfants passaient plus de temps hors de table qu'à table. Alicia et Karima parlèrent avec ces couples une bonne partie du repas, mais la discussion resta assez superficielle même si ces personnes se montrèrent gentilles et ouvertes. A un moment plus calme, Alicia s'étonna du comportement de sa voisine avec le maire. Soudain stressée, Karima se raidit avant de parler à la strip-teaseuse :
— J'ai peur des hommes. C'est devenu un réflexe de survie presque.
— Je vois, je peux le comprendre. Ce n'est pas facile de refaire confiance.
— Sans même parler de faire confiance. Juste parler, être ouverte et avenante, c'est compliqué. Je sais que je ne devrais plus avoir ces craintes. C'est dommage pour moi.
— Oui, surtout que tu lui avais bien tapé dans l'œil.
— J'ai vu.
— Pas tout, il t'a reluqué le cul ma vieille...
— Ah, parce qu'après, il me fixait dans les yeux sans plonger dans mon décolleté.
— C'est tes yeux de biches qui l'ont attiré...
— Mouais... Il avait l'air gentil, soupira-t-elle.
— Trinquons à nos amours inexistants !
— Je vois, je peux le comprendre. Ce n'est pas facile de refaire confiance.
— Sans même parler de faire confiance. Juste parler, être ouverte et avenante, c'est compliqué. Je sais que je ne devrais plus avoir ces craintes. C'est dommage pour moi.
— Oui, surtout que tu lui avais bien tapé dans l'œil.
— J'ai vu.
— Pas tout, il t'a reluqué le cul ma vieille...
— Ah, parce qu'après, il me fixait dans les yeux sans plonger dans mon décolleté.
— C'est tes yeux de biches qui l'ont attiré...
— Mouais... Il avait l'air gentil, soupira-t-elle.
— Trinquons à nos amours inexistants !
Elles firent tinter leurs verres et burent cul sec avant de se resservir. Karima vit tout à coup un large sourire sur le visage d'Alicia, elle fronça les sourcils et se demanda qui elle avait vu. Peut-être son fameux Bruno.
— Ah, je crois que pour l'une de nous, rien n'est perdu... Regarde derrière toi.
Karima se retourna et vit le maire attablé avec quelques autres personnes. Il parut pris en flagrant délit, mais leva son verre dans leur direction.
— C'est ta chance Karima. Fais-lui ton plus beau sourire, la poussa Alicia.
Un peu secouée, l'ancienne femme battue mit un instant avant d'oser se lancer. Elle leva son verre et essaya de sourire au mieux. Franck parut très heureux de ce sourire et le sien s'élargit un peu plus. Karima se retourna vivement vers Alicia :
— Il est toujours là ?
— Pour toi, je crois.
— Mince, euh, qu'est-ce que je fais ?
— Tu veux quoi ?
— Je ne sais pas. Il n'est pas mal, mais...
— C'est qu'une soirée. S'il vient parler, écoute, s'il t'invite à danser, danse. Il y a du monde, je ne suis pas loin. Tu ne risques rien...
— Mais je ne vais pas te laisser toute seule...
— On s'en fout. T'as trop envie d'y aller, ça se voit. Et... voilà, c'est mieux. Là, il ne devrait plus ignorer ton décolleté.
— Mais Alicia, je ne vais pas oser... Il va penser quoi ?
— T'es canon, profite. Et bois un coup si tu as besoin de courage.
— Pour toi, je crois.
— Mince, euh, qu'est-ce que je fais ?
— Tu veux quoi ?
— Je ne sais pas. Il n'est pas mal, mais...
— C'est qu'une soirée. S'il vient parler, écoute, s'il t'invite à danser, danse. Il y a du monde, je ne suis pas loin. Tu ne risques rien...
— Mais je ne vais pas te laisser toute seule...
— On s'en fout. T'as trop envie d'y aller, ça se voit. Et... voilà, c'est mieux. Là, il ne devrait plus ignorer ton décolleté.
— Mais Alicia, je ne vais pas oser... Il va penser quoi ?
— T'es canon, profite. Et bois un coup si tu as besoin de courage.
Karima but son verre cul sec et Alicia la resservit.
— Bon, le voilà, j'ai soudain besoin d'aller au petit coin. Quand je reviens, fais-moi signe si tu veux que je vienne te sauver sinon... Je te laisse voir.
— Heu, mais Alicia...
— Bonsoir. Re-bonsoir. Vous passez une bonne soirée ? demanda Franck.
— Heu, mais Alicia...
— Bonsoir. Re-bonsoir. Vous passez une bonne soirée ? demanda Franck.
Ses yeux s'ouvrirent comme des soucoupes quand il aperçut le décolleté de Karima. Celle-ci rougit comme une adolescente, mais le laissa faire.
— Excusez-moi quelques instants. Je vais me refaire une beauté, dit Alicia que plus personne n'écoutait.
Alicia se dirigea vers les toilettes, finalement, elle avait bien une petite envie à satisfaire. Devant la glace, alors qu'elle se lavait les mains, Alicia se sourit. Elle allait se sentir un peu seule cette nuit. Mais si son amie pouvait se sentir un peu mieux, elle lui devait bien ça. Elle essuya furtivement une larme au coin de l'œil et ressortit des toilettes dames. Elle s'arrêta et regarda là où elle était assise quelques minutes plus tôt. Karima riait aux éclats, Franck semblait garder une certaine distance qui sécurisait visiblement la Maghrébine. Alicia l'envia et comme la musique commençait en attendant le dessert et les douze coups, elle se dit qu'elle allait s'amuser sur la piste de danse.
Elle fut soudain bousculée dans ses pensées :
Elle fut soudain bousculée dans ses pensées :
— Tiens, Alicia. Je croyais que tu ne devais plus remettre les pieds par ici, dit une voix masculine derrière elle.
Le sang de la strip-teaseuse se glaça dans ses veines, son pressentiment initial était avéré. Elle n'osa se retourner, mais salua son interlocuteur :
— Bonsoir Bruno. Je ne t'avais pas vu ce soir.
— Je fais un extra pour mon oncle qui est le traiteur ce soir.
— Je fais un extra pour mon oncle qui est le traiteur ce soir.
Il fit lentement le tour d'Alicia tout en l'admirant :
— Tu es splendide ce soir.
Le ton de sa voix était chaud et bienveillant, loin de la colère et de la rancune qu'elle avait craint entendre. Néanmoins, elle n'osa relever les yeux vers Bruno.
— Alors ? Je croyais que tu ne devais pas revenir...
— Euh, Roger et Bérénice nous manquaient pas mal. Et nous leur manquions aussi... Ecoute, je suis désolée pour la façon dont je t'ai rembarré...
— Ne t'en fais pas... Tu m'as manqué aussi.
— Oh, euh, j'ai repensé à toi aussi. Tu as l'air plus sûr de toi...
— Ça va mieux en effet. Je me doutais que tu referais surface, mais pas ce soir.
— Ah bon ? J'ai fait attention à ne pas me montrer et Roger et Bérénice n'ont pas parlé non plus.
— Patrick et Myriam se sont posé des questions en octobre. Mais surtout, quand ils ont su que Roger et Bérénice ne devaient pas se rendre dans leurs familles pour les fêtes... En plus Roger a commandé une dinde à Patrick, fallait pas être un génie pour se dire qu'il se tramait quelque chose.
— Mince, on pensait rester discret. Je ne voulais pas faire jaser et je n'étais pas très fière de la façon dont ça s'était fini. Et puis...
— Et puis quoi ?
— J'avais peur de m'attacher à toi...
— Oh, euh, ah.
— Euh, Roger et Bérénice nous manquaient pas mal. Et nous leur manquions aussi... Ecoute, je suis désolée pour la façon dont je t'ai rembarré...
— Ne t'en fais pas... Tu m'as manqué aussi.
— Oh, euh, j'ai repensé à toi aussi. Tu as l'air plus sûr de toi...
— Ça va mieux en effet. Je me doutais que tu referais surface, mais pas ce soir.
— Ah bon ? J'ai fait attention à ne pas me montrer et Roger et Bérénice n'ont pas parlé non plus.
— Patrick et Myriam se sont posé des questions en octobre. Mais surtout, quand ils ont su que Roger et Bérénice ne devaient pas se rendre dans leurs familles pour les fêtes... En plus Roger a commandé une dinde à Patrick, fallait pas être un génie pour se dire qu'il se tramait quelque chose.
— Mince, on pensait rester discret. Je ne voulais pas faire jaser et je n'étais pas très fière de la façon dont ça s'était fini. Et puis...
— Et puis quoi ?
— J'avais peur de m'attacher à toi...
— Oh, euh, ah.
Bruno retomba dans ses problèmes de communication tant il se trouva déstabilisé par cette nouvelle. Sa voix redevint plus juvénile et il sautilla presque sur place.
— Euh, je dois retourner travailler. Euh, je voudrais... ça me ferait plaisir de trinquer à la nouvelle année avec toi.
Alicia hésita un long moment. Malgré elle, elle releva les yeux vers Bruno. Elle redécouvrit son charme maladroit, sa tignasse ébouriffée et ses joues roses. Elle ne put que céder à Bruno et à sa propre envie. Le jeune boucher repartit vers les cuisines en sautillant comme un cabri. Toute chamboulée, Alicia avait besoin de se décharger de toutes ces émotions. Il lui fallait danser, se déchaîner sur la piste. Elle passa à sa place et vida son verre au passage ; Karima et Franck n'étaient plus là. Alicia se mêla aux danseurs et commença son numéro. Elle prit tout de même garde à ne pas prendre de poses suggestives, elle n'était pas au boulot ! Plusieurs personnes commencèrent à l'observer jusqu'à ce qu'elle soit rejointe par Karima. Elle semblait toute aussi survoltée qu'elle. Elles dansèrent toutes les deux, plus sagement, tout en se parlant.
Karima était ravie de l'attitude du maire. Il était charmant, drôle et prévenant avec elle. Il avait respecté son espace vital. Quand Alicia lui demanda s'ils s'étaient touchés, Karima répondit que non. Mais que s'ils devaient se faire la bise à minuit, elle ne serait pas contre. Après, elle se voyait bien danser avec lui si ce premier contact avec un homme se passait bien. Pour l'instant, il avait dû sortir avec les autres maires pour calmer quelques jeunes gens turbulents. A son tour, Karima posa quelques questions. Elle avait aperçu Alicia avec un garçon. Celle-ci lui avoua de qui il s'agissait. Karima en piqua un fou rire et lui demanda ce qu'elle comptait faire. Alicia ne savait pas. Elle voulait bien trinquer avec lui, mais après...
Les deux jeunes femmes se défoulèrent ensuite sur plusieurs chansons. L'orchestre s'arrêta et annonça que les desserts arrivaient et qu'on allait bientôt avoir les douze coups de minuit. Elles retournèrent à leur place et reprirent des forces avec du sucré. On leur versa un verre de champagne, mais ni Franck ni Bruno ne pointèrent le bout de leur nez. Avaient-ils changé d'avis ? Le décompte commença. 10, 9, 8, 7 : toujours aucun des deux. 5, 4 : Franck arriva à grands pas vers Karima, un verre déjà en main. 3, 2 : toujours pas de Bruno. 1, "Bonne Année !"
Devant Alicia, Franck et Karima trinquèrent, les couples autour d'eux firent tinter leurs verres et s'embrassèrent. Son amie lui lança un regard perdu lorsque Franck tendit sa joue pour une simple bise. Alicia lui chuchota un "Vas-y" et malgré un léger mouvement de recul, Karima se laissa embrasser sur les joues. Alicia s'apprêtait à rester seule quand une flute tenue par un long bras vint de derrière pour cogner son propre verre.
— Bonne année Alicia. Tous mes vœux.
— Oh ! Bruno. Bonne année aussi. Que tes vœux se réalisent.
— Ça a déjà commencé...
— Pardon ?
— Je te revois... On s'embrasse ?
— Oui, oui, avec plaisir.
— Oh ! Bruno. Bonne année aussi. Que tes vœux se réalisent.
— Ça a déjà commencé...
— Pardon ?
— Je te revois... On s'embrasse ?
— Oui, oui, avec plaisir.
Alicia se laissa aller à une bise avec Bruno. Les deux hommes les invitèrent à aller danser quelques minutes. Karima resta à distance de Franck, mais se laissa prendre la main. Alicia dansa sagement aussi. Ils durent s'absenter quelques fois encore pour leurs obligations respectives. Pendant ce temps, les deux femmes se motivèrent l'une l'autre. Chacune voyait bien que son amie avait des envies de se laisser un peu plus aller, mais qu'elle n'osait pas. Alicia se lamenta de son propre désir pour Bruno. Elle retombait totalement sous son charme, elle revoyait les images de leur moment intime et elle imaginait celui qu'il avait eu avec Bérénice. Alicia s'aperçut qu'un nouveau bouton était défait au chemisier de Karima et laissait plus que deviner le galbe de sa poitrine. Alicia voulut savoir si elle faisait toujours de l'effet à Bruno, elle déboutonna son chemisier. Un puis deux boutons, histoire de ne laisser aucune ambiguïté.
Franck et Bruno revinrent quelques instants après, au moment où le groupe annonçait une série de slows. Etait-ce le hasard, l'un d'eux avait-il fait cette demande ? Ils les invitèrent de nouveau. Si Karima accepta, elle ne se colla pas à Franck et resta à une bonne main de distance. Alicia voulut faire de même, mais son désir la rattrapa et elle se blottit contre Bruno. Elle vit juste avant ses yeux s'enflammer en voyant la profondeur de son décolleté. Elle perçut contre son ventre le désir de Bruno qui se rallumait ; son sexe gonflait et prenait une place bien plus importante dans son pantalon. Elle-même sentait le sien s'humidifier malgré elle. Et sa poitrine qu'elle écrasait, qu'elle pressait contre lui, elle la sentait gonflée de désir. Alors quand il pencha son visage vers elle, ses principes et ses réticences volèrent en éclats. Elle se laissa embrasser à pleine bouche. Leurs langues se tournèrent autour, leurs lèvres se collèrent et se décollèrent dans une danse endiablée.
Discrètement, Bruno vint palper l'un de ses seins. Elle se sentit défaillir et lâcha un long gémissement, heureusement masqué par la musique. Elle ne resta pas inactive et alla plaquer sa main sur la bosse de son pantalon. Bruno grogna de satisfaction et rompit le baiser. Ils plongèrent leurs regards l'un dans l'autre et reprirent de plus belle. Alicia ressentit de nouveau le désir de se donner à lui. Mais elle devait rentrer chez Roger et Karima était là.
A la fin des slows, Bruno repartit quelques instants. Alicia regarda où était Karima et vit qu'elle s'était mise de côté avec Franck et qu'ils parlaient ensemble. Par la fenêtre derrière elle, on voyait de la neige tomber doucement, trop peu pour empêcher de rentrer, mais c'était une bonne excuse. Alicia fit un signe à Karima. Elle lui montra la fenêtre et mima le fait de dormir chez Bérénice. Cette décision sembla ravir la traductrice qui acquiesça. Bruno revint vers Alicia, il semblait vouloir danser à nouveau avec elle. Alicia le repoussa doucement et Bruno ne comprit pas son attitude.
— Partons, lui dit-elle simplement en lui tendant la main.
Bruno s'était juré de ne pas retomber dans les filets d'Alicia. Il avait été heureux de la revoir. Il l'avait trouvée belle à lui en couper le souffle. Il avait voulu rester sur le registre amical puisqu'elle ne voulait pas de lui. Mais avoir baisé avec Bérénice dans des conditions proches de ce qu'il avait fait avec Alicia avait rallumé ses désirs. Et la revoir là avait fini de le faire renoncer à ses bonnes résolutions. En un rien de temps, ils se retrouvèrent tous les deux dans la voiture d'Alicia puis dans la maison de Bérénice. Alicia avait ouvert et n'avait pas refermé à clé derrière eux, pour que Karima puisse rentrer facilement sans les déranger. Elles avaient convenu que la première qui rentrerait laisserait la porte non bouclée. Alicia avait trouvé les clés dans sa poche, signe que Karima n'était pas partie. Elle n'était pourtant pas visible au moment où ils avaient quitté la fête.
Bruno savait ce que voulait Alicia. Il aurait dû ne pas se laisser embrasser, ne pas monter dans la chambre, ne pas la déshabiller, mais quand elle lui dit "Bruno, baise-moi comme une chienne." Ses penchants parlèrent pour lui.
— Tu vas voir petite allumeuse, petite salope. Tu vas voir...
— Allez, mon salaud, montre-moi tout ce que tu sais faire.
— Allez, mon salaud, montre-moi tout ce que tu sais faire.
Ils se retrouvèrent nus en un rien de temps. Alicia se sentit presque jetée sur le lit de Bérénice et elle vit la queue de Bruno fièrement dressée devant elle.
— Je vois que ma bite te donne envie. Une chienne comme toi, ça doit aimer sucer.
— Oh oui, j'ai envie d'y goûter à la tienne. Je suis une petite salope qui sait y faire, tu sais.
— Oh oui, j'ai envie d'y goûter à la tienne. Je suis une petite salope qui sait y faire, tu sais.
Lascivement, Alicia rampa à quatre pattes vers ce pieu érigé pour elle. Bérénice l'avait sucé, elle allait lui montrer qu'elle était au moins aussi douée qu'elle. Elle passa en dessous et alla lui lécher les bourses avant de remonter tout le long de son sexe. Arrivée sur le gland, elle en fit plusieurs fois le tour de sa langue avant de recommencer sa manœuvre. Bruno grogna de plaisir, jamais on ne lui avait fait cela, il avait l'impression qu'elle voulait démontrer quelque chose.
— Quelle pute tu fais ! Tu es douée petite salope.
— Slurp. attends de voir la suite, dit-elle en l'embouchant tout du long.
— Oh, oui, quelle parfaite chienne ! Suce-moi bien profond, râla-t-il.
— Slurp. attends de voir la suite, dit-elle en l'embouchant tout du long.
— Oh, oui, quelle parfaite chienne ! Suce-moi bien profond, râla-t-il.
Bruno se mit à déverser un nombre de grossièretés tout à fait significatif. Elles n'étaient pas très différentes de celles de Roger et cela excitait beaucoup Alicia. A un moment, elle le sentit donner de petits coups de reins vers l'avant. Elle leva les yeux vers lui, cessa de le sucer, mais garda ses lèvres autour de sa queue.
— Oh, tu veux que je te baise la bouche. T'es une putain de cochonne !
Bruno se mit à faire des va-et-vient de plus en plus énergiques dans la bouche d'Alicia. Elle eut du mal à résister à ses assauts, sa queue allait parfois très loin au fond de sa gorge. Pourtant, elle le laissa faire avec une lubricité déchaînée. Elle voulait le faire jouir comme jamais une bouche ne l'avait fait jouir. Elle mouillait abondamment de cette situation et des insultes qu'il lui disait. Bruno finit par se caler au fond de sa gorge et déverser tout son foutre sur sa langue. Alicia passa la main derrière lui, sur ses fesses, pour qu'il finisse bien d'éjaculer dans sa gorge. Elle le laissa se retirer quand il eut fini.
— Montre-moi ce que tu as dans la bouche, sale chienne.
Alicia ouvrit la bouche et lui montra tout ce qu'elle contenait. Satisfait, il lui dit de tout avaler. Elle le fit avec un plaisir infini, le goût de son sperme était un divin nectar à ses yeux. Elle savait qu'il n'avait rien de bien particulier, mais c'était le sien, même bien plus agréable que celui de Roger. La petite blonde rouvrit sa bouche vidée et s'allongea sur le lit.
Bruno venait de prendre un pied incroyable. Il avait maintenant sous les yeux, le corps intégralement nu de la danseuse. Il était parfait, musclé, svelte, mais d'une féminité qui le rendait fou. Et ce pubis imberbe qui luisait de cyprine...
Il fallait qu'il le goûte et s'en abreuve. Il grimpa sur le lit et passa près d'Alicia. Elle sentit ce corps massif, mais tonique se déplacer le long de son corps. Quand elle comprit ce qu'il avait l'intention de faire, elle soupira d'avance du plaisir qu'elle allait ressentir. Elle allait se faire manger toute crue et se demanda un instant si Bérénice avait ressenti autant d'excitation qu'elle. Bruno se plaça entre les cuisses ouvertes de la strip-teaseuse. Visiblement, il était attendu. D'ailleurs, sa chatte sembla se contracter à son arrivée. Un mince filet de cyprine s'écoulait d'entre les grandes lèvres d'Alicia, Bruno sortit sa langue et alla laper ce jus clair, presque cristallin. Il adora immédiatement sa saveur, plus qu'aucune cyprine qu'il avait déjà bue.
— Aaaaah, oui, lèche-moi mon salaud. Fais du bien à ta petite salope.
Bruno y comptait bien. Il lécha délicatement encore un peu son abricot juteux, ce qui le frustra autant qu'Alicia. C'était voulu de sa part pour mieux s'acharner dessus ensuite. Lorsque le boucher posa ses lèvres sur le fruit baveux d'Alicia, celle-ci eut une décharge électrique qui lui foudroya le bas-ventre. Elle se cabra et eut le souffle coupé. Jamais elle n'avait ressenti une telle intensité dans un cunnilingus. Elle aurait pu s'amuser à comparer les bruits d'animaux de Bruno à ceux de Roger. Mais elle était trop transie de plaisir pour y réfléchir. Bruno se délectait de cette chatte suintante de sexe, il avait l'impression de faire à la seconde près ce qu'elle attendait. Alicia se pétrit les seins un petit moment avant qu'elle ne sente son plaisir débouler comme un fleuve en crue. Bruno sentit Alicia se tendre tout à coup, il plaqua sa bouche contre son sexe dans un dernier élan. Il reçut plusieurs jets de mouille dont il se régala comme un cochon.
Alicia aurait voulu se déhancher, s'agiter en tous sens, mais la poigne ferme et douce de Bruno la retenait. Il but à sa source en émettant toujours ses bruits bestiaux. Alicia se calma et s'allongea de tout son long. Haletante et en sueur, elle reprenait son souffle. Au-dessus d'elle, Bruno se léchait les lèvres pour récupérer les dernières gouttes sorties de son vagin.
— Tu as bon goût petite salope.
— Toi aussi, mon salaud... Dis donc, je vois que tu es déjà au garde à vous. Une bien belle bite que voilà, viens donc me la mettre.
— Je crois que tu pourrais demander mieux que ça, chiennasse.
— Baise-moi, fourre-moi comme une chienne. Je suis ta salope et ta petite pute. Ta préférée, je suis sûre.
— Oui, ma salope favorite. Viens par là, dit-il en l'attrapant par les hanches.
— Toi aussi, mon salaud... Dis donc, je vois que tu es déjà au garde à vous. Une bien belle bite que voilà, viens donc me la mettre.
— Je crois que tu pourrais demander mieux que ça, chiennasse.
— Baise-moi, fourre-moi comme une chienne. Je suis ta salope et ta petite pute. Ta préférée, je suis sûre.
— Oui, ma salope favorite. Viens par là, dit-il en l'attrapant par les hanches.
Alicia se sentit soulevée comme une poupée de chiffon, mais avec une certaine douceur. Bruno lui releva les fesses tout en lui laissant le visage enfoui dans la couette du lit. Il frotta son gland de haut en bas sur la vulve trempée d'Alicia. Celle-ci feula et s'impatienta, elle aurait dû être rassasiée, mais elle le voulait en elle. Elle se recula pour le faire entrer, mais il la retint, lui claquant le cul au passage.
— Ahhh, oui. Allez, baise-moi.
— Quelle chienne en chaleur...
— Quelle chienne en chaleur...
Bruno empoigna sa queue et enfila d'un coup Alicia jusqu'à la garde. Ils grognèrent tous les deux d'une même voix rauque. Bruno commença à donner de grands coups de reins qui firent haleter Alicia à chaque fois qu'il était au fond de son vagin. Le jeune homme proférait des insanités à n'en plus finir, signe évident de son plaisir à la pénétrer. Alicia avait la vision troublée, elle voyait l'ombre de Roger au pied du lit, celle de Bérénice près de la coiffeuse, une autre encore à côté de la fenêtre, une dernière sur le palier, derrière la porte entrouverte. Elle avait l'impression d'être épiée et elle en retirait beaucoup de jouissance. Mais elle ne ressentait pas qu'un simple plaisir physique. Au-delà de la brutalité maîtrisée dont faisait preuve Bruno (dans ses mots et ses coups de reins), il lui offrait des gestes d'une tendresse délicieuse. Alicia avait l'impression d'être caressée, cajolée à chaque instant.
Et lorsqu'il se pencha sur elle, s'allongeant presque sur son dos et qu'il mêla ses doigts aux siens en lui prenant la main, elle monta dans des sommets d'extase. Elle lui serra les doigts plus fort et murmura d'une voix éraillée :
— Embrasse-moi...
Bruno s'allongea complètement sur elle et il posa ses lèvres sur les siennes. Bruno continua à se démener en elle encore quelques instants. Elle avait son corps musculeux et plein de sueur sur elle, son odeur, son souffle chaud. Elle-même transpirait abondamment depuis un moment, ses cheveux collaient à son visage. Puis Bruno se ficha au plus profond du vagin d'Alicia et éjacula pour la deuxième fois de la nuit. Elle tressaillit et jouit une seconde fois, elle en fut surprise, car celui-ci fut très différent de ce qu'elle ressentait habituellement.
Essoufflés et haletants tous les deux, Bruno roula sur le dos et Alicia mit quelques instants à se remettre. Les ombres disparurent petit à petit. Alicia eut un frisson et alla se blottir contre Bruno.
Essoufflés et haletants tous les deux, Bruno roula sur le dos et Alicia mit quelques instants à se remettre. Les ombres disparurent petit à petit. Alicia eut un frisson et alla se blottir contre Bruno.
— Ça va ? Tu as froid.
— Un peu. Contre toi, ça va.
— Un peu. Contre toi, ça va.
Bruno l'entoura de bras protecteurs et Alicia voulut rester quelques instants comme ça. Mais les séquelles de la fête, la fatigue et l'alcool les rattrapèrent tous deux et ils s'endormirent.
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Commentaires ()
A suivre en espérant avoir de bonnes nouvelles de la belle Karima ;)
C'est toujours aussi bien raconté. Et l'amour qu'il y a entre ces deux là malgré leurs façons est tout simplement superbe.
Ca valait le coup d'attendre.
Merci
Vivement la suite