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Couverture de Tombés du ciel, par Yojik
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lesbiennes Orientation principale dans ce chapitre

Tombés du ciel — Chapitre 26

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Yojik
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Tombés du ciel

Chapitre 26

Quelques temps après cette mésaventure animalière, la vallée bruissait d'une rumeur lancinante. On murmurait ici ou là que certaines femmes de la vallée préparaient quelque chose pour la Saint Valentin. Tous les hommes, à plusieurs kilomètres à la ronde, furetèrent, espionnèrent et enquêtèrent mais aucun ne put avoir plus que des soupçons si son épouse, conjointe ou copine faisait partie de cette conspiration. Et quant à savoir ce que cela impliquait, ils n'avaient que leur imagination pour pallier au manque d'information.
De fait, c'était Laura, la mère de Paco, le camarade de classe de Hala, qui en était à l'initiative. Il lui avait fallu du temps pour oser en parler à Alicia mais elle avait pris son courage à deux mains, début novembre. La jeune danseuse avait été très surprise par l'approche de son amie. A force de voir leurs enfants se côtoyer, des liens amicaux étaient nés entre les couples, et surtout les deux femmes. Alicia en était très heureuse car Laura avait été une facilitatrice pour qu'elle s'intègre vite au cercle des mamans de l'école. Alicia avait depuis de bonnes relations avec pas mal de monde et se sentait beaucoup moins isolée socialement. Elle en avait fait profiter Karima qui avait de son côté noué quelques relations extra-professionnelles avec des collègues de son entreprise.
Donc, Laura avait abordé Alicia et, connaissant son travail de strip-teaseuse, lui avait demandé si elle serait d'accord pour lui montrer quelques trucs. Alicia avait d'abord refusé poliment avant de donner quelques conseils à l'oral. Laura avait tenté de les appliquer mais n'était parvenu à rien de satisfaisant. Elle était donc revenue à la charge et Alicia avait cédé. Elles s'étaient données rendez-vous chez Laura, un dimanche après-midi, leurs hommes devant se charger de la marmaille. La petite blonde était arrivée à l'heure et fut étonnée de voir une autre femme, qu'elle connaissait un peu, aussi présente. Laura lui expliqua qu'elle avait capté les quelques paroles qu'elles avaient échangées à la sortie de l'école et voulait aussi profiter des lumières de la danseuse.
Alicia s'était dit qu'elle pouvait leur faire un mini-cours d'une heure dans le salon mais ses deux "élèves" s'étaient montrées beaucoup plus motivées et curieuses qu'elle ne l'avait imaginé. Pensant en rester là après ce cours qui avait finalement duré tout l'après-midi, Alicia ne s'était pas attendu à voir Laura revenir vers elle. Le peu qu'elle en avait vu lui avait donné envie de créer une vraie danse pour son mari pour la Saint-Valentin. Mais Laura s'était rapidement aperçue qu'elle tournait vite en rond et qu'en trente secondes elle pliait l'affaire. Alors, elle avait supplié Alicia de lui faire une vraie chorégraphie et de vrais cours. Surtout que l'autre femme était dans les mêmes dispositions. Et, en sondant quelques autres femmes, Laura s'était rendue compte qu'elles étaient plusieurs à être intéressées.
Alicia ne fut d'abord pas très chaude pour se lancer dans des cours. Elle voulut avoir des conseils de Bérénice et de Karima. Elle leur posa la question un jour où elles faisaient toutes les trois une sortie shopping. Non seulement, Bérénice et Karima lui dirent qu'elle pouvait bien se lancer et donner des cours à ces jeunes femmes mais elles se montrèrent aussi très intéressées pour y participer également. Alicia ne comprit pas pourquoi elles en avaient besoin. Bérénice avait Roger et leur passion ravivée n'avait pas besoin de coup de pouce. Karima était avec Franck et leur amour tout récent était encore un feu flamboyant.
Mais Bérénice lui fit remarquer qu'elle-même avait envisagé de se produire pour Bruno avant de mettre ça en réserve. Et puis, la quinquagénaire se sentait parfois un peu moins admirée par Roger que la jeune Alicia. De son côté, Karima se sentait heureuse avec Franck mais elle avait du mal à finir de se réconcilier avec son corps. Franck ne lui faisait que des compliments mais elle avait encore des réflexes de dissimulation et l'impression que quelque chose n'allait pas. Elle voulait se libérer définitivement en se mettant en avant, en retrouvant complètement une féminité sensuelle et assumée qui lui manquait tant.
Devant ces multiples sollicitations, Alicia avait fini par accepter. Il fallut trouver un lieu discret et adéquat, la salle de danse où allait Victoire fut choisie. Alicia la connaissait aussi, elle ne faisait pas partie de l'association, les cours intéressants étaient le soir en fin de semaine, jours où elle travaillait. Mais elle avait pu participer à de petits stages certains week-ends pour découvrir le flamenco, la danse country ou indienne. Du coup, elle put demander à Mireille, la professeure de danse, d'emprunter la salle pour ces quelques cours "spéciaux". La femme, d'un certain âge, eut d'abord un énorme fou rire avant de comprendre que c'était sérieux. Mais faire la place à ce cours, alors que dans cette même salle, elle allait donner des cours aux enfants ne lui avait pas trop plu.
Finalement, il fallut le support de plusieurs mamans pour faire plier Mireille et qu'elle leur permette de disposer d'un créneau le lundi soir, bien après le dernier cours. Alors, quand la première fois qu'Alicia s'y rendit, elle se sentit très émue d'être dans ce rôle de prof de danse. Elle en avait rêvé mais pas forcément pour ce genre d'apprentissage. Néanmoins, elle le prit au mieux et décida de profiter de cette expérience au maximum. Quelle ne fut pas sa surprise de voir une quinzaine de femmes ! Parmi elles se trouvaient Bérénice et Karima, Laura et la maman qu'elle avait vu la première fois. Il y avait quelques têtes connues et d'autres pas du tout, venant d'autres villages ou collègues de sa "sœur".
Surtout, une en particulier la stupéfia : Myriam ! Elle l'avait sentie curieuse la première fois qu'elle l'avait rencontrée et avant que la bouchère ne lui fasse des révélations sur son possible lien avec Bérénice. La grande et forte femme se tenait au milieu des autres, un peu mal à l'aise. Pourtant, il n'y avait pas de quoi. La plus jeune des femmes avait vingt-et-un ans et la plus âgée était Bérénice (un an plus vieille que Myriam). D'autres étaient corpulentes ou grandes et pourtant elle semblait être celle qui se demandait le plus ce qu'elle faisait là.
Mais la gêne de Myriam passa petit-à-petit et elle s'épanouit au fur et à mesure des cours. Ces premiers cours auxquels assista Mireille afin de vérifier que ça n'allait pas être le bordel ou trop dévergondé à son goût : elle prêtait sa salle et tenait à lui conserver une bonne image. Rassurée elle ne passait ensuite qu'une fois sur deux ou trois en tout début de cours avant de partir et laisser Alicia mener sa séance.
Après le cours, Alicia, Bérénice et Karima se retrouvaient pour ranger, passer un coup de balais et parler. Les deux premières suivaient avec intérêt l'évolution des relations de leur "sœur" ou "fille" avec Franck et Victoire mais surtout en tant que femme. Franck était de plus en plus accroché à Karima et celle-ci pensait avoir trouvé le bon gars, même si elle craignait qu'il ne veuille plus d'enfants. Ce dont elle n'avait pas encore osé lui parler. Avec Victoire, les choses allaient de mieux en mieux et pendant les fêtes, la maghrébine avait pu dormir chez Franck alors que sa fille était là. Pour Noël, la jeune fille s'était même fendue d'une carte accompagnant un petit cadeau pour lui souhaiter beaucoup de bonheur avec son père et lui dire qu'elle l'appréciait beaucoup.
Pour Karima, Victoire semblait avoir fait le deuil de son désir de voir ses parents se remettre ensemble. Et c'était vrai qu'elles avaient de bien meilleures relations, amicales même. Mais la traductrice se demandait si Victoire ne cachait pas quelques soucis dans sa relation avec Ugo. Franck lui avait confié ses doutes mais Karima ne s'était pas sentie de creuser le sujet avec Victoire, elle n'était pas sa mère après tout. A en parler avec Alicia et Bérénice, elles explorèrent d'autres causes à ces cachoteries : harcèlement, drogue, alcool, etc. Mais elles ne paraissaient pas très probables et cohérentes avec l'image de Victoire. La jeune fille restait toujours aussi enjouée qu'à l'accoutumée. Après, Karima et Bérénice le savaient bien, elle pouvait porter ce masque en public alors qu'elle avait des problèmes en privé.
Si ce temps de rangement était propice aux confidences, il l'était aussi pour des moments plus sensuels. Malgré le souhait de Karima de ne pas remettre les ébats sexuels qu'elles avaient eu la première fois au bord du ruisseau, il en avait été autrement ; et ce dès l'installation de Karima. Alicia et Bérénice étaient venues l'aider à décorer son intérieur et après une longue après-midi passée plus à rire qu'à travailler, le sujet était revenu sur la table. Leurs sens et leurs corps s'étaient réveillés à ce souvenir et elles avaient cédé à une pulsion viscérale et sensuelle. Elles avaient fini sur le lit de Karima, toutes les trois nues et allongées à se caresser, à s'embrasser et à se faire jouir plusieurs fois de leurs doigts.
Depuis, elles recommençaient de temps à autre, et plus encore depuis qu'elles se retrouvaient à ce cours de strip-tease. Ce moment à trois, où les corps étaient encore brûlants des exercices, des mouvements devant aguicher un homme, y était propice. La sueur qui perlait sur leurs cous, leurs épaules ou entre leurs seins attirait le regard et attisait le désir.
* * *
Ce lundi soir-là, fin janvier, le cours se finissait sur un dernier mouvement assez tonique et technique qui était difficile pour plusieurs des femmes. Pas aussi aisé qu'Alicia l'avait pensé au départ, elle se dit qu'elle devrait trouver une variation plus simple mais qui se fondrait tout aussi bien dans la chorégraphie. Si les danseuses foiraient leur pas ça risquait de casser l'ambiance qu'elles voulaient mettre. Et même si elle faisait ça gratuitement, Alicia tenait à faire de son mieux pour ses élèves. Elle avait déjà fait d'autres adaptations pour les moins sportives d'entre elles.
— Voilà, c'est fini pour ce soir. Merci ! lança Alicia.
— Merci ! Merci ! répondirent ses élèves.
Les élèves s'applaudirent entre elles et se congratulèrent. Alicia était très heureuse de cette belle ambiance qu'elle avait instaurée. Chacune aidait sa voisine, l'encourageait, la félicitait. Laura et Karima maitrisant le mieux les pas et les mouvements, elles étaient souvent mises à contribution pour montrer l'exemple. Elles s'étaient même senties pousser des ailes et avaient intégrées des mouvements de leur cru dans la chorégraphie d'Alicia. Celle-ci avait aimé le mouvement d'ondulation de Laura et le déhanché, presque comme une danse du ventre en plus lent, de Karima. Elle les avait aidées à les intégrer dans la chorégraphie des deux jeunes femmes. Suivant leur exemple, la plupart des autres élèves avaient aussi voulu ajouter un petit quelque chose d'elles-mêmes.
Au milieu des accolades et des embrassades, Karima se rapprocha de Bérénice et Alicia. Alors que les autres partaient, elle leur dit :
— Désolée, mais je ne reste pas ce soir. Je dois me lever très tôt pour être à Perpignan sur les coups de 8h.
— Ce n'est rien. Bonne soirée, ma sœur.
— Merci. Bonne soirée aussi..., dit-elle suavement.
— Karima... Que crois-tu de nous ? maugréa Bérénice, le sourire aux lèvres.
— Que vous êtes des coquines, des cochonnes et des salopes...
— Ohh, ton langage a bien évolué, dis donc.
— Oui, je n'ai plus peur de dire les choses, de les vivre. Et vraiment, ces cours... C'est la touche finale. Je savais que Franck aimait mon corps et là, je commence à l'aimer aussi. Et puis, Franck, il se lâche de plus en plus aussi, niveau paroles un peu crues. Et ce n'en est que mieux pour nous.
— Tu as de la chance. Je suis contente pour toi ma fille. Allez, file te coucher.
— Un bisou avant de partir les filles ?
Karima déposa ses lèvres sur celles d'Alicia puis sur celles de Bérénice. Elle recommença mêlant sa langue à celles des deux autres femmes. Mais avec un long soupir frustré, Karima se détacha d'elles :
— Mon dieu, que j'aurais aimé rester. Allez, je file. Soyez sages. Hi, hi, hi.
Bérénice et Alicia se sourirent. Sages, elles allaient l'être pour ranger et passer ce coup de balais. Ensuite... La petite lumière que les baisers de Karima avaient allumée au fond de leurs yeux était sans équivoque. Mais elles s'attelèrent à la tâche, se contentant d'échanger un baiser, une caresse rapide quand l'une passait à côté de l'autre. Après une dizaine de minutes, elles avaient fini et se firent face, le corps impatient et tendu. Rapidement leurs bouches avides se collèrent pour un baiser plein de tendresse et de luxure. Les mains s'égarèrent vers les seins de la "mère" ou de la "fille" avec complaisance. De petits gémissements accompagnèrent rapidement ces élans sensuels. Mais Bérénice eut besoin de reprendre un peu son souffle. Elle en profita pour avouer à Alicia quelque chose qu'elle avait sur le cœur :
— Alicia. Je dois te dire... J'aurais aimé que Karima soit avec nous.
— Mmmhh, moi aussi. A trois c'est bien plus délicieux ce que nous faisons.
— Oui, mais... Je l'aime beaucoup. Autant que toi.
— Oooh, c'est vrai ? Autant que moi ? Tu veux dire que tu la considères comme ta fille de la même manière que moi ?
— Oui, je crois bien. Pour des raisons différentes, notre passé commun. Certaines peurs qui refont surface parfois... Toi, c'est plus une même mentalité, un même état d'esprit inné. Oui, c'est ça. Karima c'est notre vécu, toi c'est notre personnalité. Tu n'es pas jalouse ?
— Non ! Au contraire ! Ça me rend trop heureuse ! Tu te rends compte ! Il y a dix-huit mois j'étais seule, au fond du trou. Maintenant j'ai un papa, une maman, une sœur, un compagnon, des amies...
— Vraiment heureuse ?
— Oui !
— Alors embrasse ta mère, petite salope !
Alicia ne se fit pas prier. Son baiser passionné emporta Bérénice dans des abîmes de luxure. Leurs mains s'activèrent et les déshabillèrent rapidement. En quelques instants, elles se retrouvèrent nues, les vêtements à terre ou roulés aux chevilles et les mains sur un sein ou entre les cuisses de l'autre femme. Leurs sexes coulaient déjà abondamment, comme si savoir qu'elles formaient un véritable trio mère/filles décuplait leur plaisir. A moins que le pouce stimulant le clitoris ou les deux doigts fouillant fermement le vagin n'en étaient la cause. Alicia tordit le téton de Bérénice qui lâcha un râle sonore et lubrique. Elle se vengea en pinçant le bouton d'Alicia qui couina follement.
Elles allaient s'insulter copieusement l'une l'autre quand elles sentirent une présence. Un instant, elles crurent que Karima était revenue sur ses pas et l'appelèrent :
— Alors, Karima ? Notre cochonne a craqué et veut sa dose de sexe ?
Mais personne ne répondit et cela les inquiéta. Qu'allait-on penser ou colporter comme ragots ? Prenant son courage à deux mains, Bérénice interpella l'intrus :
— Sortez ! Montrez-vous !
Pour toute réponse, il y eut un craquement de parquet. Alicia invectiva à son tour celui ou celle qui les espionnait :
— Sortez de là ! Allez !
Finalement, une ombre massive commença à se mouvoir pour apparaitre dans la lumière de la salle de danse : Myriam ! Bérénice et Alicia ne surent tout de suite si c'était une bonne chose ou non. Certes, c'était une connaissance et, au pire, elle pouvait raconter ce qu'elle avait vu à Roger et Bruno. Les deux femmes auraient alors à s'expliquer avec leurs hommes mais ce n'était pas ingérable. Ils feraient sans doute la gueule mais ils fantasmeraient probablement sur le fait qu'elles s'envoyaient en l'air entre elles. Le plus gênant était pour Karima, si cela venait aux oreilles de Franck, le bonheur de leur amie/sœur/fille serait fortement compromis.
Une étrangère aurait sans doute craint plus que tout une plainte. Et même si elle racontait cela à la gendarmerie, il n'y avait pas grand-chose à craindre pour elles. Encore que le bonheur de Karima était aussi en danger que leur vie en commun. Car avec de telles allégations, les gendarmes risquaient quand même de fureter. Mais pour Myriam, comment fallait-il réagir ?
— Myriam ! Ça fait longtemps que tu es là ?
— Euh, euh, Bérénice. Non, non. Je... J'ai oublié mon portable, il a dû tomber de mon sac... Je venais le récupérer...
— Et du coup, tu nous as épiées ? demanda Alicia.
— Euh, eh bien. Je ne le voulais pas. Mais je vous ai trouvées comme ça, alors...
Heureusement pour Alicia et Bérénice, Myriam semblait plus honteuse de son geste que choquée de ce qu'elle avait vu. Et puis Alicia s'aperçut que la veste de sport de la corpulente femme était ouverte. Il lui semblait pourtant qu'elle l'avait fermée en partant. En y regardant de plus près, la petite blonde se rendit compte que les tétons semblaient pointer sous son t-shirt. Et puis, c'était quoi cette attitude de petit fille prise en flagrant délit de bêtise : tête baissée et mains dans le dos. Alicia chuchota à l'oreille de Bérénice qui acquiesça, un peu incrédule tout de même.
— Viens ! Approche !
— Non, non, je vais y aller. Je reprendrai mon téléphone demain...
— Viens ! On ne va pas te manger, dit plus doucement la quinquagénaire.
Malgré une certaine appréhension, Myriam fit trois pas vers le duo lesbien et pseudo incestueux. A ce moment, Bérénice eut la confirmation de l'intuition d'Alicia. Sous le mince t-shirt les seins imposants de Myriam étaient tendus. Et sûrement pas de froid ! Non, ces tétons qui pointaient fortement le faisaient d'excitation. Alors Bérénice intima l'ordre à Myriam de remettre ses mains devant elle et de les regarder droit dans les yeux. La femme du boucher commença par refuser mais Alicia lui redemanda plus doucement, comme dans un murmure. Cette fois cela fonctionna et Myriam obtempéra lentement.
Dans le cours laps de temps où tous ses doigts furent visibles, Alicia eut le temps de voir ceux de la main droite briller à la lumière des spots de la salle. Bérénice le vit aussi, ainsi que le regard hagard et les lèvres gonflées de son amie. L'une et l'autre n'eurent plus de doute sur ce que Myriam faisait. Elles se concertèrent rapidement et discrètement pour convenir d'une marche à suivre. Car, si Myriam s'était touchée en les épiant, elle serait sans doute plus encline à tenir sa langue.
— Dis-moi, Myriam, le spectacle t'a plu on dirait, commença doucement Bérénice.
— Heu, non, non. Enfin, je veux dire... Je ne suis pas homophobe mais juste, vous faites comme vous voulez...
— Oui certes, mais Bérénice a raison, cela t'a plu.
— Au point de rester assez longtemps pour bien nous regarder, hein ?
— Euh, non. Enfin, un peu peut-être...
— Et surtout assez longtemps pour en arriver à te toucher ? insinua Bérénice.
Myriam rougit encore plus qu'elle ne l'était déjà. Elle cacha un peu plus ses doigts dans la paume de ses mains et son regard redevint fuyant. Elles avaient vu juste ! Mais que faire maintenant ? Myriam dut sentir que le poids de son indiscrétion devenait trop lourd et elle se confia d'un coup :
— Je suis revenue et je vous ai entendu. J'ai entendu des baisers et j'ai cru me tromper. Quand même, deux femmes qui ont des hommes vigoureux à disposition ! Alors j'ai regardé doucement. Je vous ai vu et...
— Et quoi ? demanda Alicia.
— Si tu es honnête on ne t'en voudra pas, dit Bérénice en tentant de retourner la situation.
— Bon, euh... Et je vous ai trouvé belles, toutes les deux... De toute façon, ici, vous êtes toutes plus belles, plus minces ou plus jeunes que moi ! lâcha-t-elle finalement en proie à un mélange de colère et de frustration. Je ne sais pas ce qu'il m'a pris de venir ici à ce cours. Mon Patou, il ne va pas apprécier mes efforts autant que les autres hommes...
En trottinant, les chevilles entravées par leurs leggings, Bérénice et Alicia approchèrent de la grande femme. Elles posèrent une main sur l'épaule ou le bras de celle-ci qui tressaillit un peu à ce contact. Tout contre Myriam, Bérénice et Alicia s'aperçurent que les seins opulents de leur amie avaient été sortis du soutien-gorge, raison pour laquelle les tétons étaient visibles. De plus, un vague fumet féminin flottait autour d'elle. Bérénice glissa sa main le long du bras de Myriam et lui leva doucement la main :
— Tu as fait plus que nous envier, non ?
— Je... Oui, cela m'a rappelé une folie de jeunesse, avoua Myriam.
— Eh bien, tu sembles en avoir gardé un bon souvenir, commenta Alicia en caressant l'épaule de Myriam.
— Mmmmh, le village n'a jamais été très peuplé. Il n'y avait vraiment que moi et la sœur de Roger avec qui tu trainais. Où as-tu pu trouver une partenaire ? Une touriste ? Non ?
Myriam faisait non de la tête et se mordait la lèvre inférieure pour retenir des mots qui ne devaient pas sortir.
— Oh ! Mais ! Non... Tu n'as pas couché avec la sœur de Roger quand même ?! s'étrangla à moitié Bérénice.
Mais devant le rougissement avancé des joues de Myriam, la vérité éclatait au grand jour.
— J'ai juré de ne jamais rien dire de ça ! se lamenta Myriam.
— Et ce n'est pas nous qui en diront un mot. Hein, Alicia ?
— Bien sûr. Comme toi qui ne piperas mot de ce que tu as vu et entendu ce soir.
Alicia tenta de présenter cela comme un compromis, un arrangement, plutôt que comme une menace. Myriam sembla le prendre ainsi et approuva le deal.
— Bien, bien. Je vais y aller alors.
— Attends ! Juste une chose, Myriam. Ça ne m'a pas plu ce que tu as dit !
— Sur quoi, Bérénice ?
— Sur le fait que nous étions toutes plus belles, plus minces ou jeunes que toi ! Ce n'est pas le cas ! Enfin, tu as tes propres atouts !
— Mes atouts ?
— Tes seins, pour commencer ! tonna Alicia. Quelle superbe paire de nichons !
— Et ton cul, bien rond, bien charnu.
— Gros et gras surtout !
— Mais non. Je crois que tu n'as pas vu qu'il s'était bien raffermi, lui dévoila Bérénice.
— Mais non !
— Mais si ! Regarde. Alicia, aide-moi.
Alors, d'un mouvement d'une extrême douceur, les deux femmes firent descendre le pantalon de survêtement de Myriam. Il laissa apparaitre une culotte taille haute, pour plaquer le ventre de Myriam, mais dont l'entrejambe était visiblement humide. Les cuisses larges étaient pourvues de capitons mais le galbe général restait agréable. D'une main, Bérénice se mit à pétrir la fesse adipeuse de Myriam en lui susurrant quelques mots :
— Oui, ta culotte de cheval est là mais tu sens ce muscle qui roule dessous.
— Et ces cuisses, elles ont aussi une certaine fermeté, renchérit Alicia en massant Myriam. Tu ne l'as pas remarqué ?
— Non, je ne me regarde jamais dans la glace...
— Dommage, tu aurais aimé ce changement subtil. C'est toujours toi, avec tes atouts.
— Et mon gros cul !
— Oui, un bon cul. Patrick, il l'aime, hein ?
— Mmmh, il le pétrit souvent, lâcha faiblement Myriam comme les mains de Bérénice et Alicia la massaient toujours.
— Tu vois. Et le reste est tout aussi appétissant, je suis sûre, poursuivit Alicia.
Bérénice et elle attrapèrent le t-shirt de Myriam et le remontèrent au-dessus des gros seins de celle-ci. Comme elles s'y attendaient, les seins étaient sortis des bonnets et pendaient un peu sur la poitrine de Myriam. Les tétons étaient d'un belle taille, proportionnée à celle des seins qu'ils terminaient. Les globes laiteux de la bouchère étaient gros, moelleux et avaient dû être de sacrés obus dans sa jeunesse. Là, ils avaient perdu de leur superbe mais auraient plu à la plupart des hommes sur Terre.
— Quels nibards ! s'exclama Alicia.
— Mais les tiens ou ceux de Bérénice se tiennent. Moi, ils tombent.
— Oui, un peu, mais redresse-toi. Comme je vous le dis pendant le cours...
Myriam se redressa lentement sous l'impulsion d'Alicia qui, d'une main sur ses reins et l'autre sur son sternum, incitait la femme à mettre sa poitrine en avant. Celle-ci se tendit et afficha une meilleure tenue ; encore loin de la fermeté d'Alicia ou même de celle de Bérénice. Mais la gravité jouait plus en la défaveur de Myriam. Néanmoins, Bérénice voulut lui montrer qu'elle n'avait pas à se sentir envieuse. D'une main habile qu'elle passa dans le dos de Myriam, elle dégrafa le soutien-gorge. Myriam eut le réflexe de retenir ses seins mais Alicia retira ses mains de sa poitrine. Ce qui permit à Bérénice de remonter le soutien-gorge au-dessus de celle-ci.
Les obus de Myriam s'affaissèrent sans s'effondrer complètement sur son ventre. Elle s'en aperçut et sourit légèrement. Alicia et Bérénice eurent un regard complice et gourmand sur ces glandes mammaires surdimensionnées. Elles glissèrent rapidement une main dessus et frôlèrent les tétons bruns érigés. Ils étaient durs et sensibles : Myriam soupira faiblement à ce contact. Avec des gestes lents, Bérénice et Alicia poursuivirent le déshabillage de la bouchère. D'abord, la veste de sport qui laissa apparaitre des bras massifs mais bien dessinés puis le t-shirt et le soutien-gorge. Les épaules carrées de Myriam apparurent ainsi que les poignées d'amour sur ses côtes.
La plantureuse femme voulut les cacher mais les deux autres lui refusèrent ceci en la caressant et en la complimentant sur la douceur de sa peau. Et pour le coup, c'était à elles de se montrer légèrement jalouse de Myriam ; ce qu'elle eut un peu de mal à admettre, même si elle avoua que Patrick lui disait souvent. Mais si Myriam se tenait enfin droite, et fière presque, elle restait avec les mains croisées sur le ventre. Elle le cachait et en avait visiblement honte. Bérénice lui écarta les mains et passa la sienne sur le ventre dodu de son amie d'enfance. La quinquagénaire et sa "fille" firent glisser la culotte malgré une crispation de Myriam. Son ventre fut libéré et retomba légèrement sur son pubis.
Pubis qui surprit les deux femmes puisqu'il n'arborait qu'un petit ticket de métro brun ; et Alicia qui pensait tomber sur une broussaille pas entretenue... Myriam se sentit obliger de se justifier en disant que Patrick aimait bien et que ça les amusait tous les deux. Bérénice lui confia que son Roger aimait beaucoup les sexes entièrement épilés et qu'elle-même adorait : ce genre de chose n'était pas réservé aux jeunes femmes comme Alicia. Mais Myriam voulut reposer ses mains sur son ventre et les deux femmes l'en empêchèrent. Elles touchèrent à nouveau cette peau très douce, ce qui fit encore soupirer Myriam.
L'excitation qu'elle avait eu en épiant les deux femmes n'était pas partie. Ses tétons étaient toujours tendus, ses pupilles étaient dilatées. La culotte qu'elles avaient baissée était humide et le mince trait de poils luisait aussi. Elles passèrent leurs mains sur le ventre, les seins et les fesses de Myriam qui commençait à gémir plus qu'à soupirer. Ses tétons bruns, durs, érigés comme des radis étaient tentant pour Alicia et Bérénice. Myriam était bien plus grande qu'elles, du coup elles avaient ces seins pratiquement à hauteur de bouche. Elles n'avaient qu'à pencher légèrement le visage pour venir téter ses merveilleux appendices. Mais elles se retinrent de tout geste plus sensuel envers elle.
Si Myriam appréciait les quelques caresses, elle n'était pas forcément encline à des plaisirs saphiques plus prononcés. Mais lorsqu'elles sentirent les grandes paluches de Myriam venir se poser sur leurs culs, elles se dirent qu'elles allaient peut-être pouvoir y gouter. Etait-ce le souvenir de la fois où elle avait couché avec la sœur de Roger ? Etait-ce le début des ébats entre Alicia et Bérénice ? Toujours était-il que Myriam s'était mise à pétrir les culs des deux femmes qui se mirent aussi à gémir. Ses grandes mains leurs rappelaient celles de leurs hommes. Elles s'enflammèrent quelque peu et vinrent prendre en bouche les mamelons de Myriam.
Celle-ci se tendit, agrippa fermement les fesses qu'elle avait en main, avant de se relâcher et de feuler longuement. Elle s'enhardit aussi de son côté en faisant passer ses mains sur l'avant de ses partenaires. Elle vint titiller leurs tétons plus petits mais aussi durs que les siens. Elles grognèrent rapidement toutes les trois. Alicia et Bérénice auraient bien voulu se lâcher complètement et sortir des horreurs à Myriam mais elles craignirent de la choquer. Surtout qu'elle était particulièrement silencieuse. Bérénice tenta de lui parler mais cela sembla perturber son amie. Alors elles se turent toutes les trois pour ne plus s'exprimer que par onomatopées, soupirs et gémissements.
Alicia massait toujours une fesse de Myriam d'une main, l'autre elle se décida à la migrer entre les cuisses de celle-ci. Etonnement, ses jambes s'ouvrirent facilement et elle put y glisser sa main. Elle tomba sur une chatte bien humide et de belle taille. C'était, là aussi, un grand modèle qui la changeait beaucoup de la sienne, de celle de Bérénice ou de Karima. Elle fit glisser ses doigts le long de ces très grandes lèvres et le clitoris sortit de son capuchon ; lui aussi était de belle taille et dardait fièrement. Alicia sentit d'autres doigts venir se joindre aux siens : Bérénice venait également tâter de l'intimité de Myriam. Elles la caressèrent ainsi à deux, arrachant à la femme du boucher de profonds râles.
En retour de leurs caresses, Alicia et Bérénice sentirent les mains de Myriam glisser vers le bas. Elle se laissait aller et elles l'accueillirent entre leurs cuisses avec plaisir. Leurs chattes avaient déjà acquis une certaine humidité avant qu'elles ne soient interrompues. Et d'humides, leurs sexes étaient devenus trempés depuis le début des attouchements échangés avec Myriam. Ses larges doigts les fouillèrent d'abord maladroitement ; puis ils trouvèrent bouton et entrée du vagin pour amener les deux femmes aux portes de plaisirs infinis. Si Myriam n'avait pas vécu de récents plaisirs lesbien, elle devait sans doute se masturber de temps en temps elle-même. Ses doigts savaient où se placer, comment activer le clitoris, masser la vulve pour maximiser le plaisir de ses amantes du soir.
Mais Alicia et Bérénice n'étaient pas en reste et faisaient couiner Myriam aussi fort qu'elles couinaient elles-mêmes. Leurs sensations s'amplifièrent et leurs jambes commencèrent à ne plus pouvoir les porter. Elles s'allongèrent au sol et en profitèrent pour se libérer des pantalons ou leggings qui entravaient encore leurs chevilles. Une fois entièrement nues, elles reprirent où elles s'étaient arrêtées. Myriam voulut vite, elle aussi, goûter aux mamelles des autres femmes. Elle les dévora avidement tout en branlant leurs chattes surchauffées.
Alicia et Bérénice soupirèrent follement et eurent du mal à reprendre leurs propres caresses. Elles réussirent à recoller leurs bouches sur les énormes seins de Myriam et elle relâcha un peu la pression sur leurs poitrines. Le sexe de Myriam coulait maintenant à flot et il parut à Bérénice qu'il était mûr pour être dégusté. Elle se retourna lentement et glissa son visage entre les cuisses massives de Myriam. Elle y trouva un large sexe suintant d'une mouille odorante. Bérénice y colla tout de suite sa bouche et Myriam cria de surprise et de plaisir. Mais elle ne se déroba pas et ficha deux doigts dans le con de Bérénice qui était maintenant tourné vers elle.
Alicia n'avait pas senti Bérénice changer de position et fut surprise par le cri de Myriam. Cela la libéra complètement et elle voulut assouvir l'envie qui la tenaillait depuis quelques minutes : frotter sa chatte et son clitoris contre le sein de Myriam. Alicia se redressa et enjamba Myriam. Forçant sur ses cuisses musclées, elle plaça son sexe au-dessus du téton de Myriam. Avec des mouvements lents et maitrisés, elle se mit à effleurer le bout du téton avec son clitoris. Les vagues de plaisir que cela lui procura la foudroyèrent d'extase. La petite danseuse eut du mal à tenir la position et finit par s'assoir sur le sein de Myriam pour s'y frotter et s'y déhancher comme une folle. Le téton, suffisamment dur et allongé, lui pénétrait délicieusement même parfois le vagin ; même si c'était le contact avec son bouton qui lui donnait le plus de satisfaction.
En retour, Myriam lui pinçait et lui tordait les tétons de sa main libre. Alicia couinait de plus en plus, son sexe inondait le sein de Myriam. Bérénice avait tourné un instant les yeux vers Alicia pour la voir faire. Cela l'avait un peu plus excité et elle se déchainait maintenant sur la chatte de Myriam. Elle suçait le clitoris comme une minibite et fourrait trois doigts dans son con baveux et largement ouvert. La cyprine épaisse de Myriam dégoulinait et Bérénice n'arrivait pas à tout lécher : tant à cause de la quantité que des doigts de Myriam qui lui fouillait la chatte avec ardeur. Ils allaient et venaient à un rythme effréné et le pouce de Myriam restait collé à son clitoris pour l'agacer sans cesse.
Alicia sentit la main de Myriam lâcher ses seins et venir sur ses reins. La bouchère la poussa un peu en avant et Alicia comprit qu'elle voulait la lécher. Elle n'en demandait pas temps et fut ravie de cette initiative. Elle colla son sexe brillant de mouille à la bouche de Myriam qui se mit à la dévorer fiévreusement. Alicia se mit à pousser des cris aigus et puissants. Cela emporta les deux autres femmes qui, la bouche bâillonnée par une chatte, ne purent crier aussi fort qu'Alicia. Le plaisir alla encore crescendo quelques instants et se fut Alicia qui atteignit l'orgasme la première.
Prise de tremblements et de spasmes, elle badigeonna le visage de Myriam qui continua de la lécher jusqu'au bout. Et surtout jusqu'à son propre orgasme qui se déclencha après quelques secondes, elle expulsa une cyprine abondante qui noya presque Bérénice. Son corps imposant fut traversé de frissons discrets mais profonds. Myriam se tendit et se détendit plusieurs fois, les doigts plantés dans la chatte de Bérénice. Cette alternance de pression et de relâchement rapide dans son sexe et sur son bouton envoya la femme aux cheveux gris au septième ciel. Tremblantes et essoufflées, elles s'affalèrent toutes les trois, entremêlant bras et jambes.
Après quelques instants, Bérénice retourna vers Alicia pour un profond baiser qu'elles partagèrent avec amour. La quinquagénaire voulut en faire de même avec Myriam mais celle-ci se déroba pour ne lui embrasser que le cou. Soucieuse, Bérénice s'enquit auprès de son amie :
— Ça va ? Tu regrettes ?
— Non, mais mes lèvres sont pour Patrick et uniquement lui. Le reste aussi normalement...
— Désolée. Tu ne nous en veux pas ? s'inquiéta Alicia.
— Non. Et puis, nous nous sommes autorisés quelques faux-pas. Je sais que Patrick en a fait un il y a six ans. Aujourd'hui c'est mon tour. Même si je n'avais jamais pensé à le faire avec une autre femme.
— Bon, ça va alors. Allez, il va falloir rentrer, rappela Bérénice.
— Dites. Pas un mot à la sœur de Roger. Elle m'en voudrait d'avoir lâché le morceau.
— Promis. Mais j'aurais bien aimé voir deux femmes athlétiques comme vous l'étiez s'envoyer en l'air, nota Bérénice.
— Et bien sûr, Myriam. Tout ceci reste entre nous, également, lui demanda Alicia.
— Evidemment. Je sais tenir ma langue.
Elles se relevèrent, s'essuyèrent le visage et se rhabillèrent. Myriam alla dans le coin où elle avait posé son sac et y retrouva son smartphone. Devant la salle, elles se séparèrent après quelques embrassades amicales. La voiture de Myriam partit la première et les deux femmes se demandèrent si elle n'allait pas céder à nouveau à ce genre de faux-pas. A la différence de Karima, Myriam ne réitéra pas cette expérience mais garda sa langue dans sa poche. Ce fut un peu difficile pour Alicia et Bérénice de continuer à regarder la sœur de Roger normalement avec ce qu'elles avaient appris. Mais elles tinrent bon et n'en dirent rien non plus à Roger. Le froid de ce dernier lundi de janvier les saisit et elles se précipitèrent dans la voiture de Bérénice. Il ne restait plus que deux sessions et Alicia en eut un petit pincement au cœur : l'expérience lui plaisait énormément.
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Photo de profil de Ced6782
Ced6782
6 juin 2021 à 15:06
Magnifique récit très hâte d'en lire d'autres
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mastered
6 juin 2021 à 12:32
J’ai lu un commentaire récemment sur une autre historie disant que les lecteurs se lassaient au bout de trois chapitres sur ce site. Cette personne ne connaît pas vos histoires.

Depuis le début je suis les aventures d’Alicia et Roger et je suis toujours aussi captivé par cette histoire et la qualité d’écriture. Merci à vous.
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Photo de profil de OlivX
OlivX
6 juin 2021 à 10:36
Alicia est donc maintenant intégrée dans ce petit village.
Content de voir toutes sont bien dans leur peau, Karima incluse. On espère que Karima va trouvé la clé qui lui permettra une vraie complicité avec Valentine et qu'elle découvrira ce qu'elle semble lui cacher
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