Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le sacrifice d'une mère? — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Le sacrifice d'une mère?
Chapitre 1
Je suis tranquillement en train de me doucher quand j'entends mon téléphone sonner. Ça m'agace toujours d'être dérangée lorsque l'eau chaude coule sur mon corps. C'est un moment de détente et d'intimité que personne de devrait gâcher.
La colère monte presque en moi car cette fichue sonnerie ne semble pas vouloir cesser. Ce ne peut être mon mari, il ne sonne jamais plus que quelques coups. La patience n'est pas son fort. Notre fille non plus. Elle n'appelle jamais depuis qu'elle a quitté la maison il y a 2 mois après avoir trouvé son nouveau job. Elle vit en colocation avec Claire, sa meilleure amie. Elle ne donne plus de nouvelles, ou si peu.
Mais ce téléphone ne veut pas s'arrêter et sa sonnerie devient un hurlement. Je coupe le débit d'eau en grognant, fais glisser la porte vitrée, prends ma serviette et saisis cet appareil que j'ai furieusement envie de lancer contre le mur. Mais, au vu de l'insistance de la personne qui appelle, je m'angoisse soudainement en pensant à un malheur.
La colère monte presque en moi car cette fichue sonnerie ne semble pas vouloir cesser. Ce ne peut être mon mari, il ne sonne jamais plus que quelques coups. La patience n'est pas son fort. Notre fille non plus. Elle n'appelle jamais depuis qu'elle a quitté la maison il y a 2 mois après avoir trouvé son nouveau job. Elle vit en colocation avec Claire, sa meilleure amie. Elle ne donne plus de nouvelles, ou si peu.
Mais ce téléphone ne veut pas s'arrêter et sa sonnerie devient un hurlement. Je coupe le débit d'eau en grognant, fais glisser la porte vitrée, prends ma serviette et saisis cet appareil que j'ai furieusement envie de lancer contre le mur. Mais, au vu de l'insistance de la personne qui appelle, je m'angoisse soudainement en pensant à un malheur.
- Bonjour madame ! Jérôme Duval, le patron de votre fille Norah.
Cette présentation me fait craindre le pire. Jamais elle ne m'a parlé de lui. Que peut-il bien se passer ?
- Je…je vous écoute.
- Vous êtes bien Marion, sa maman ?
- Oui, c'est moi, que se passe-t-il ? Quelque chose de grave ?
- Oh non ! Pas vraiment. Enfin, il vaut mieux que nous en discutions de vive voix. Pouvez vous venir à mon bureau ?
- Je, oui. Attendez, je vais prendre mon agenda.
- Je veux dire : maintenant.
- Comment ? Tout de suite ? Mais voyons Maître, pour quelle raison ?
- Je ne peux vous le dire au téléphone. Mais croyez moi Madame, il est dans l'intérêt de votre fille que vous veniez au plus vite.
- Vous êtes bien Marion, sa maman ?
- Oui, c'est moi, que se passe-t-il ? Quelque chose de grave ?
- Oh non ! Pas vraiment. Enfin, il vaut mieux que nous en discutions de vive voix. Pouvez vous venir à mon bureau ?
- Je, oui. Attendez, je vais prendre mon agenda.
- Je veux dire : maintenant.
- Comment ? Tout de suite ? Mais voyons Maître, pour quelle raison ?
- Je ne peux vous le dire au téléphone. Mais croyez moi Madame, il est dans l'intérêt de votre fille que vous veniez au plus vite.
Il a raccroché.
Une boule se forme dans mon ventre et je sens mon cœur brusquement s'accélérer et cogner dans ma poitrine.
Qu'est ce que ma fille a pu faire ? ou pire, que lui est-il arrivé ? Je ne me pose pas plus de questions et saute dans ma voiture pour me rendre sur place. J'essaie sans succès de joindre ma fille.
Pendant le trajet, mon esprit revit de nombreux souvenirs que nous avons passé en famille, Jacques, Norah et moi. De merveilleux souvenirs. Nos vacances dans notre chalet de Saas Fee. Celles dans notre petite maison de Bretagne. Nos soirées, notre complicité avec notre fille. Cette complicité qui semble s'être brisée ou du moins éteinte depuis quelque temps.
Lorsque je parque ma voiture devant les bureaux du cabinet, je réalise que j'ai les mains tremblotantes. Je quitte l'habitacle et tire sur mon tailleur que je trouve un peu court pour l'occasion. Je vérifie mon chemisier et réajuste mon foulard de soie. J'ai à peine pris le temps de me mettre un peu de rouge.
Je passe à la réception. La secrétaire m'envoie au dernier étage de ce petit immeuble cossu où se trouvent les bureaux de Maître Duval.
En foulant le moelleux tapis du couloir, et en regardant les tableaux et statues qui le décorent, je ne peux qu'éprouver un sentiment de fierté que mon mari ait trouvé une si bonne place pour notre fille.
Dans quelques années, elle pourra à son tour ouvrir son propre cabinet d'avocat.
Mais nous n'en sommes pas là et je profite d'un dernier miroir pour vérifier ma tenue avant de frapper et d'entrer chez Maître Duval.
Je franchis le seuil et voit un homme de taille moyenne debout derrière son bureau. Il a la quarantaine, de beaux cheveux noirs bien coiffés. Son costume semble taillé sur mesure. Tout en lui respire la richesse et l'assurance.
Une boule se forme dans mon ventre et je sens mon cœur brusquement s'accélérer et cogner dans ma poitrine.
Qu'est ce que ma fille a pu faire ? ou pire, que lui est-il arrivé ? Je ne me pose pas plus de questions et saute dans ma voiture pour me rendre sur place. J'essaie sans succès de joindre ma fille.
Pendant le trajet, mon esprit revit de nombreux souvenirs que nous avons passé en famille, Jacques, Norah et moi. De merveilleux souvenirs. Nos vacances dans notre chalet de Saas Fee. Celles dans notre petite maison de Bretagne. Nos soirées, notre complicité avec notre fille. Cette complicité qui semble s'être brisée ou du moins éteinte depuis quelque temps.
Lorsque je parque ma voiture devant les bureaux du cabinet, je réalise que j'ai les mains tremblotantes. Je quitte l'habitacle et tire sur mon tailleur que je trouve un peu court pour l'occasion. Je vérifie mon chemisier et réajuste mon foulard de soie. J'ai à peine pris le temps de me mettre un peu de rouge.
Je passe à la réception. La secrétaire m'envoie au dernier étage de ce petit immeuble cossu où se trouvent les bureaux de Maître Duval.
En foulant le moelleux tapis du couloir, et en regardant les tableaux et statues qui le décorent, je ne peux qu'éprouver un sentiment de fierté que mon mari ait trouvé une si bonne place pour notre fille.
Dans quelques années, elle pourra à son tour ouvrir son propre cabinet d'avocat.
Mais nous n'en sommes pas là et je profite d'un dernier miroir pour vérifier ma tenue avant de frapper et d'entrer chez Maître Duval.
Je franchis le seuil et voit un homme de taille moyenne debout derrière son bureau. Il a la quarantaine, de beaux cheveux noirs bien coiffés. Son costume semble taillé sur mesure. Tout en lui respire la richesse et l'assurance.
- Mme Delattre ! Quel plaisir ! Je vous prie de bien vouloir prendre la peine de vous asseoir. Je lis votre inquiétude et je conçois que mon appel n'avait rien de rassurant. Et pourtant détendez vous! Elle est en parfaite santé et se trouve probablement déjà chez elle à cette heure.
Un peu irritée malgré la prévenance de mon interlocuteur, qui m'a fait venir jusqu'ici alors que ma fille ne s'y trouve même pas, je réponds assez froidement, les lèvres pincées.
- Maître, vous êtes un homme respecté et certainement très occupé, mais daignez concevoir que d'autres puissent également souhaiter disposer de leur temps à leur guise. Aussi je vous prierai d'aller droit au but que je puisse recouvrer mon calme ainsi que mon mari qui, lui aussi, doit être rentré à cette heure-ci.
Un sourire déplaisant, suivi d'un court silence m'est donné en retour.
- Madame, sachez que vous n'êtes pas venue ici pour des peccadilles. Dans quelques instants vous saurez ; et je subodore que votre ton se fera plus conciliant.
Je m'apprête à répondre vivement lorsque je me rappelle que cet homme est le patron de ma fille.
- Très bien ! Je vous écoute.
- Voilà qui est mieux. J'ai ici en ma possession quelques documents sur lesquels vous devriez porter toute votre attention. Prenez le temps chère madame.
- Voilà qui est mieux. J'ai ici en ma possession quelques documents sur lesquels vous devriez porter toute votre attention. Prenez le temps chère madame.
J'ouvre le dossier que Maître Duval me propose. De prime abord plusieurs pages de texte se suivent, rien d'autre. Je commence à les lire.
Ce n'est pas possible. Non, ce n'est pas possible. Ça ne peut être vrai.
Je relève des yeux exorbités et je perçois dans son regard la satisfaction d'un homme qui sait qu'il se fera entendre sans discussion.
Ce n'est pas possible. Non, ce n'est pas possible. Ça ne peut être vrai.
Je relève des yeux exorbités et je perçois dans son regard la satisfaction d'un homme qui sait qu'il se fera entendre sans discussion.
- Bien ! Ma chère dame, vous constaterez que ce ne sont pas de simples broutilles. J'attends dès lors votre plus entière collaboration pour éviter les pires ennuis à votre fille.
Je ne sais que dire. Je reste coite, presque honteuse.
- Mais bien sûre. Je suis prête à tout pour aider ma fille. Je suppose que vous avez un plan ou au moins une idée. C'est pour cela que vous m'avez mandée, n'est-ce pas ?
- Certes. Je peux essayer de sortir votre fille de cette catastrophique situation. Mais sachez qu'il m'en coutera et je n'ai pas l'habitude d'œuvrer par charité.
- Je comprends. Ne vous inquiétez pas de ça, nous avons les moyens de vous rétribuer plus que convenablement. Mon mari est…
- Je sais qui est votre mari, me coupe t-il. Mais il ne s'agit pas de lui. Quoique sa réputation pourrait également terriblement en pâtir. Vous saisissez ?
- Mais que faut-il faire alors ?
- C'est sur votre dévouement que je compte. Je pourrai même plutôt parler de dévotion.
Il attend quelques secondes avant de reprendre.
- Ne restez pas ainsi tétanisée chère Mme Delattre ou permettez moi de vous appeler Marion. Je ne ferai pas offense à votre intelligence en vous exposant le détail de la situation. Vous l'avez parfaitement comprise.
- Certes. Je peux essayer de sortir votre fille de cette catastrophique situation. Mais sachez qu'il m'en coutera et je n'ai pas l'habitude d'œuvrer par charité.
- Je comprends. Ne vous inquiétez pas de ça, nous avons les moyens de vous rétribuer plus que convenablement. Mon mari est…
- Je sais qui est votre mari, me coupe t-il. Mais il ne s'agit pas de lui. Quoique sa réputation pourrait également terriblement en pâtir. Vous saisissez ?
- Mais que faut-il faire alors ?
- C'est sur votre dévouement que je compte. Je pourrai même plutôt parler de dévotion.
Il attend quelques secondes avant de reprendre.
- Ne restez pas ainsi tétanisée chère Mme Delattre ou permettez moi de vous appeler Marion. Je ne ferai pas offense à votre intelligence en vous exposant le détail de la situation. Vous l'avez parfaitement comprise.
Toujours immobile dans mon fauteuil, je vois cet homme se lever, faire le tour de son bureau, se pencher vers moi et me susurrer au creux de l'oreille.
- Je vous recontacterai très prochainement. Il est inutile de préciser que j'attends une infinie discrétion de votre part.
Sur ces dernières paroles, il m'embrasse dans le cou et se retire sur son fauteuil, l'air satisfait.
Je me lève, rouge de honte, tire sur mon tailleur qui me semble désespérément trop court et sors, le regard perçant de cet homme dans mon dos.
Je me lève, rouge de honte, tire sur mon tailleur qui me semble désespérément trop court et sors, le regard perçant de cet homme dans mon dos.
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Commentaires ()
Je veux pas être méchant mes à forcer de vous lire il devient facile de comprendre vos histoires bien moisies et oublie pas le titre Mdr Loly Lol.[/quote.
C´est le premier chapitre que vous lisez et en même temps, à force de lire mes histoires ( une seule autre en fait), vous comprenez aisément le côté moisi qu´elles comportent. Côté qui doit vous plaire , soit dit en passant, puisque vous les lisez à minuit un réveillon de Noël. Noël que je vous souhaite joyeux.
Je veux pas être méchant mes à forcer de vous lire il devient facile de comprendre vos histoires bien moisies et oublie pas le titre Mdr Loly Lol.
Mais bon finalement j'avoue avoir bien aimé cette aventure.
Vivement la suite
C'est le suspens, un délicieux marché finement pensé, entre les mains de Marion...
Mais qu'à t'elle fait ?
Et que devra t'elle faire pour aider sa fille, et ne pas ternir la réputation de sa famille ?...