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Couverture de Le prix à payer... (Tome 3), par LaVieDeLucie
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Le prix à payer... (Tome 3) — Chapitre 5 · Réapprendre à vivre

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LaVieDeLucie
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Le prix à payer... (Tome 3)

Chapitre 5 · Réapprendre à vivre

Samedi 22 Septembre 2018, Lyon.
Mes yeux et mes pommettes légèrement maquillés, je terminai ma préparation en appliquant une fine couche de mon gloss rose pâle sur mes lèvres. Une mise en beauté nécessaire pour cacher ma petite mine et essayer de me faire la plus jolie possible en prévision de ma soirée.
— Ça devrait suffire à cacher la misère… pensai-je en observant mon visage dans le miroir.
Un rapide coup d'œil à ma tenue, un simple jeans slim complété par un pull fin de couleur pourpre, puis je pris la direction de la cuisine, pour contrôler la cuisson de mon plat dans le four. A mon entrée dans la pièce mon portable vibra à deux reprises, m'informant de l'arrivée d'un nouveau message…

Petit imprévu… je te raconterai ! J'aurais une grosse demi-heure de retard. Je te tiens au courant ! A toute. Hugo.

Pour la première fois depuis mon retour à l'appartement, j'avais décidé d'inviter conjointement à diner Hugo et Mathilde. Chose rare, mon amie était seule pour l'occasion, puisque son cher et tendre compagnon était en déplacement à l'étranger pour quelques jours. Un hasard du calendrier, qui en réalité n'en était pas un, puisque j'avais choisie la date en sachant pertinemment que « chéri-chéri », l'homme de Mathilde, serait absent. Aussi sympathique qu'était Sylvain, il avait toujours été plus proche de Raphaël que de moi…
Même si mon ancien amant et ma meilleure amie ne se connaissaient que depuis peu, ils avaient tous les deux sympathisés à mon chevet, et j'étais heureuse de partager une agréable soirée en leur compagnie. Et puis… même si je ne leur avais pas présenté de cette manière, ce repas était aussi pour moi une manière de témoigner ma gratitude à ceux qui m'avaient tout simplement... sauvé la vie.
Deux mois plus tôt et quelques jours après que Raphaël m'ait quitté en découvrant mon infidélité, j'avais tenté de me suicider. Incapable d'accepter l'idée de perdre celui qui était pour moi l'homme de ma vie… et ce malgré la profonde immoralité de mes comportements à son égard… j'avais à l'époque avalé une grande quantité d'alcool et d'opioïdes, décidée à mettre définitivement un terme à mes insupportables souffrances.
Un geste désespéré, réalisé sur un coup de tête, lorsque j'avais compris que Raphaël ne reviendrait jamais...
Mais c'était sans compter sur la réactivité de Mathilde et d'Hugo. Chacun de leur côté, ils foncèrent chez moi dès la réception des messages que je leur avais adressé, tentant l'un et l'autre de me joindre des dizaines de fois par téléphone sur la route. 
Arrivé en premier, Hugo supposa que j'étais bel et bien chez moi, en voyant la lumière allumée dans mon appartement au travers de la grande fenêtre de mon salon. En l'absence de réponse à ses appels et à ses tambourinages répétés sur ma porte d'entrée, il prit la décision d'appeler le SAMU sans attendre... malgré le peu d'éléments en sa possession à leur fournir.
Bloqué devant ma porte d'entrée, il fut rejoint par Mathilde. Grâce à la clé que j'avais fini par accepter de confier à ma meilleure amie, quelques jours plus tôt, ils purent entrer chez moi. Consciente de la profondeur de mon mal-être, elle avait à l'époque insisté pour obtenir un double, prétextant qu'elle pourrait ainsi « passer dans la semaine après le boulot » avant mon retour, pour commencer à m'aider à ranger mon appartement laissé à l'abandon...
A leur entrée, Mathilde et Hugo me découvrirent inconsciente, allongée dans mon vomi à même le sol, à quelques mètres de mon canapé. En liaison téléphonique avec le SAMU, mes deux sauveurs eurent l'horrible mission de patienter à mes côtés, totalement impuissants, en attendant l'arrivée des premiers secours.
Le temps de recevoir une première injection de naloxone sur place, puis je fus transportée en urgence à l'hôpital, toujours inconsciente. Aux termes de plusieurs heures de soins et d'examens, je fus placée en réanimation, l'équipe médicale craignant un à arrêt cardio-respiratoire au regard de la dose supposée d'opioïdes ingérée.
Comme me l'expliqua l'équipe médicale à mon réveil, la grande réactivité de mes deux amis m'avait sauvé la vie, permettant une prise en charge suffisamment rapide pour m'éviter de peu le point de non-retour…
— On va vous aider à aller mieux, mais sachez que vous n'êtes pas seule Lucie… Vous avez des personnes formidables qui tiennent beaucoup à vous, et qui viennent de vous le prouver… m'avait indiqué le médecin en charge de mon dossier, aux termes d'un long échange.
Au total, durant près de quatre semaines, j'étais restée hospitalisée, attendant le feu vert du psychiatre en charge de mon suivi. Une période de repos et de réflexion salutaire, entourée de tout l'amour de mes parents… traumatisés par mon geste… mais également soutenue quotidiennement par les deux seuls vrais amis qu'il me restait.
A mon retour, mes parents dans un premier temps, puis Mathilde, passèrent plusieurs soirées et nuits chez moi, mettant leurs propres vies entre parenthèses pour m'aider à reprendre le cours « normal » de la mienne… Un dévouement admirable qui me fit le plus grand bien, car même si je regrettais mon geste et la souffrance horrible que j'avais infligé à mes proches, mon retour à la réalité fut plus brutal qu'imaginé.
En rentrant chez moi, j'avais retrouvé un environnement familier… mais surtout le lieu de tous mes souvenirs, ceux de ma vie passée avec Raphaël. Lorsque j'avais fini par signer les documents reçus en mon absence et me désignant comme seule et unique locataire de l'appartement, j'avais une fois de plus fondue en larmes dans les bras de ma meilleure amie. Un simple acte administratif… mais hautement symbolique pour moi, puisque la modification de notre contrat de colocation à Raphaël et à moi, fut en quelques sorte le point final de notre relation.
Une séparation « à distance », sans mot, sans regard, sans éclat de voix et sans la moindre possibilité de s'expliquer… Depuis le soir de son départ, je ne revis jamais Raphaël, pas même à l'hôpital. Ni pour la restitution des clés de l'appartement, qu'il remit à Mathilde… Ni pour la récupération des meubles qui lui appartenaient, puisqu'il décida de ne rien récupérer... au regard de la situation qui était le mienne.
Je m'étais comportée comme la plus immorale des femmes, j'avais détruit notre couple et... à juste titre… j'en avais payé le prix fort...
Mais entourée de mes proches, j'étais bien décidée à tourner cette sombre page, et à aller de l'avant... après avoir promis à mes proches de ne jamais recommencer. Dans cette logique de nouveau départ, j'étais impatiente de profiter de la belle soirée qui s'annonçait, en compagnie des deux personnes à qui je devais beaucoup…
— J'arrive ! m'écriai-je lorsque Mathilde toqua à ma porte avec quelques minutes de retard.
Abandonnant les paquets de gâteaux apéro que je vidais dans mes coupelles, je filai sans attendre l'accueillir, sourire aux lèvres…
— Hey salut ma belle ! s'exclama mon amie à ma vue.
— Coucou ma poulette ! lui répondis-je avant de l'enlacer de toutes mes forces.
Le temps de la débarrasser de sa veste, puis nous nous installions confortablement dans mon salon…
— Hugo n'est pas encore arrivé ? m'interrogea-t-elle en fronçant les sourcils.
— Non, il a un petit souci… mais je n'en sais pas plus. Il ne va pas tarder. Il sera là vers 20h30 à priori, lui répondis-je.
— Cool ça nous laisse presque trente minutes entre filles ! Alors ? Ça va comment toi ? Et au boulot… c'est moins… compliqué ? me lança-t-elle sans attendre.
— Moi ça va bien… Et au boulot, franchement ça s'est bien passé cette semaine. Mon chef est toujours au top, aux petits soins, et je reprends petit à petit mes dossiers. Et puis… concernant ma première réunion mensuelle avec Christophe depuis mon retour, elle s'est mieux passée que je ne l'avais imaginé… lui répondis-je sans tourner autour du pot.
A ma sortie de l'hôpital, j'avais informé Enzo et Christophe par messages de ma décision de mettre un terme définitif à ma relation avec l'un et l'autre… Si la réponse du premier, un simple « Ok ! bonne continuation à toi. » me laissa supposer que mon SMS ne faisait que confirmer ce qu'il savait déjà, suite à ma longue absence... la réponse de Christophe à l'époque fut plus ambigüe…

On en reparle à ton retour. D'ici là prends soin de toi, c'est le plus important. Je t'embrasse.

Sans surprise, à ma reprise du boulot, début Septembre, Christophe était venu aux nouvelles. Faussement attentionné à mon égard, j'avais vite compris qu'il espérait bien poursuivre sa relation extra-conjugale avec moi et surtout continuer à profiter librement de mes charmes. J'avais donc dû insister pour lui faire comprendre que ma décision était prise et que je n'avais pas l'intention de revenir dessus. Même s'il n'avait pas apprécié de se faire rembarrer, il avait fini par adopter une attitude « professionnelle »…
— Il s'est comporté comment du coup ? insista Mathilde.
— Je dirais… « normal »… comme avant qu'on couche ensemble… mais sans les allusions sexuelles. Tout juste un regard ou deux, mais franchement rien de déplacé ou d'insistant… lui précisai-je.
— Et avec Hugo alors… dans tout ce merdier… tu en es où ? Il est quoi pour toi ? me demanda-t-elle en plongeant son regard dans le mien.
Même si elle n'était pas illégitime, sa question me mit mal à l'aise. Hugo était le seul de ceux que j'avais honteusement surnommé « mes 4 fantastiques » dont j'étais restée proche. Paradoxalement, et bien que mes escapades chez lui m'aient couté mon couple, c'était le seul qui avait été là pour moi dans les pires moments.
A la base Hugo était un ami d'enfance, un très bon pote de lycée, avant de devenir mon amant… à son retour sur Lyon, près de 10 ans plus tard. Puis, tout comme Mathilde, il était devenu « mon sauveur », lorsque j'avais tenté de commettre l'irréparable.
Ami, amant, sauveur… j'étais bien incapable de définir précisément ce qu'il était à mes yeux, et la place que je souhaitais lui faire dans ma vie. La seule chose que je savais, c'est qu'il comptait pour moi, qu'Hugo était un mec bien et que j'éprouvais un profond sentiment de gratitude et de respect à son égard…
— Franchement… je ne sais pas. Je l'apprécie beaucoup, mais je ne sais pas ce dont j'ai envie… lui répondis-je d'une petite voix.
— Bah… si tu n'as plus envie de baiser avec lui… je dirais que c'est un ami… sinon… Tu as toujours envie de coucher avec lui ? me lança Mathilde avec un petit sourire en coin.
— Il ne m'a jamais laissée indifférente… ce n'est pas nouveau et ça n'a pas changé. Mais je n'en sais rien… je crois que… j'ai honte vis-à-vis de lui… lui dis-je alors que mes yeux commençaient à se remplir de larmes.
Même si j'en avais eu envie suite à ma sortie de l'hôpital, je n'avais pas couché avec lui depuis ma séparation avec Raphaël. A vrai dire je n'avais eu de rapport sexuel avec personne depuis deux mois, malgré le retour progressif de mes pulsions. Car même si j'aurai tout donné pour que ce soit le cas, mon hypersexualité n'avait pas disparue, elle avait simplement été mises en sommeil brièvement par ma dépression...
Mais malgré le retour de mes envies obscènes et obsédantes, jusqu'alors je m'étais résolue à les assouvir seule. Sans pouvoir l'expliquer précisément, l'idée de recoucher avec Hugo m'angoissait énormément... J'étais clairement perdue et honteuse à son égard.
— Ok allez on change de sujet ! Tu n'as rien à boire ? Parce que moi je me dessèche depuis vingt minutes… me dit Mathilde en voyant mon regard triste.
— Évidemment que si ! J'ai rempli le frigo ! Y'a du vin blanc d'Alsace comme t'aime, du Prosecco comme t'aime et de la bière comme t'aime… annonçai-je avec un petit sourire... mi- joueuse, mi- triste.
— Alors fais péter le Prosecco ! Moi pendant ce temps là… faut que j'aille pisser… s'exclama-t-elle en me frottant le dos affectueusement, avant de se lever.
Le temps de sortir deux coupes de mon placard, puis je filai dans la cuisine récupérer la bouteille de mousseux choisie par mon amie...
— Et tu as pris rendez-vous chez le spécialiste ? m'interrogea Mathilde, en criant depuis les toilettes.
— Nan pas encore... faut que je m'en occupe... lui répondis-je sans réelle motivation.
A la sortie de l'hôpital, sur les conseils de l'équipe médicale, j'avais accepté l'idée de reprendre une thérapie avec un psychologue spécialisé, pour m'aider à mieux gérer mon hypersexualité. Même si j'avais conscience d'en avoir besoin, je trainais des pieds, considérant que les chances de réussite étaient faibles et qu'il s'agirait d'une perte de temps... source de déception pour moi.
Lorsque la sonnette de mon interphone retenti, Mathilde ne put s'empêcher de faire une remarque depuis les chiottes…
— Ah bah voilà enfin le seul homme de la soirée ! Monsieur sait se faire désirer… cria-t-elle à haute voix.
Hugo avait beau avoir le code pour entrer dans l'immeuble, il prenait toujours soin d'annoncer son arriver en sonnant… avant de déverrouiller la porte du hall et de monter jusqu'à mon appartement.
Porte ouverte, je l'attendis, mi-impatiente et mi-stressée, comme à chaque fois que nous nous voyions. Alors que mon cœur cognait dans ma poitrine, Hugo fit enfin son apparition…
— Hellooo ! Désolé pour le retard… me lança-t-il avec un large sourire.
— Salut ! T'inquiète on allait ouvrir la bouteille de Prosecco en t'attendant ! Waouw… la vache… tu t'es mis sur ton 31 ! lui répondis-je impressionnée par sa tenue inhabituelle.
— T'as vu… j'ai décidé de renouveler ma garde-robe ! me répondit-il en riant.
Depuis toujours, ce beau mec à la gueule d'ange s'habillait comme un sac… Informaticien de métier, il était le stéréotype du « geek »… toujours mal fringué et ne prêtant aucune importance à son look. Mais pour une fois, il était particulièrement séduisant et étonnement élégant…
— Je vais prendre ta veste… l'informai-je après l'avoir embrassé chaleureusement.
Comme toujours, notre accolade fut la source d'une petite émotion... Même si nous avions repris une distance « amicale » depuis mon retour à l'appartement, chaque petit contact physique avec Hugo était la source d'un émoi intérieur que je m'efforçais de masquer au mieux.
Silencieuse, je l'observai se déchausser. Son chino « gris pétrole » à la coupe ajustée lui offrait un très beau cul, tandis que son polo légèrement cintré mettait en valeur ses larges épaules. Une tenue en totale décalage avec ses t-shirts et ses jeans, habituellement aussi usés que trop larges…
Avec une pointe de jalousie totalement déplacée, je m'interrogeai intérieurement sur les raisons de ce changement radical. S'agissait-il simplement d'une envie personnelle aussi subite que surprenante ? Était-ce une tenue destinée à attirer mon attention ? Ou… beaucoup moins drôle… avait-il rencontré quelqu'un ?
En me gardant bien de lui poser la question, je l'invitai à rejoindre Mathilde, avant de retourner à la cuisine pour lui récupérer une bière…
— Alors ? On peut savoir pourquoi monsieur arrive avec plus de 30 minutes de retard ? lui lança Mathilde après lui avoir fait la bise.
— Bah c'est la merde, mon chauffe-eau fuit ! Je m'en suis rendu compte en sortant de la douche, juste avant de partir, du coup j'ai dû couper l'eau au général, ramasser toute la flotte et appeler le proprio… lui répondit-il l'air blasé.
— Ah merde ! La loose ! Et il vient quand ? lui répondis-je de retour de la cuisine.
— Il passe demain matin… mais vu que ça coule depuis le haut de la cuve… je sens que je ne vais pas avoir d'eau chaude pendant un moment… me précisa Hugo, dépité.
— C'est con ça... tu vas devoir squatter chez Lucie pour prendre tes douches ! Je ne vois pas d'autres solutions… lança Mathilde en me jetant un regard rempli de sous-entendu.
Les gros yeux que je fis à mon amie déclenchèrent un petit rictus de satisfaction sur son visage. Elle était contente de sa connerie, autant que de ma réaction…
Dans une ambiance conviviale, notre apéro traina en longueur, comme toujours quand les sujets de discussion s'enchainaient, entrecoupés de vannes et de rires complices. Vers 22h, je proposai à mes convives de passer à table pour poursuivre notre agréable soirée…
— Et tu as prévu de nous intoxiquer avec quoi ce soir ? me lança Mathilde sur un ton moqueur.
— Une tartiflette ! Et je réussis toujours mes tartiflettes ! C'est pas parce qu'une seule fois je me suis trouée que tu dois me le rappeler à chaque fois… bougonnai-je en partant chercher le plat dans le four.
— Oui parce que ça, Hugo… je suis sure qu'elle ne te l'a jamais raconté ! Elle nous avait invité avec des potes dans son studio de l'époque, et vu qu'elle avait rien dans son frigo… comme d'hab… elle nous avait fait des pates carbo… mais avec des lardons périmés depuis plus d'une semaine… expliqua en détails Mathilde à Hugo.
— C'est pas vrai ! Périmé depuis 2 jours !!! Juste 2 jours !!! criais-je depuis la cuisine.
— Ouai bah c'est pareil… parce qu'au final on a tous été malade comme des chiens ! Je la soupçonne d'avoir voulu nous éliminer… finit d'expliquer celle que je pensais être mon amie…
— Et c'était y'a longtemps ? s'inquiéta Hugo.
— L'année dernière ! répondit Mathilde avant de rire.
— Putain la mytho ! C'était y'a presque 10 ans ! Je venais d'être embauchée dans ma première boite ! contestai-je avec force, même si je m'amusai intérieurement de la voir en rajouter.
Malgré les sarcasmes de ma meilleure amie, mes deux invités se régalèrent, me félicitant tour à tour pour la qualité de ma tartiflette qui avait mijotée bien plus longtemps que prévu, grâce à notre long apéritif.
A la fin de notre repas, Mathilde nous confia s'inquiéter de ne toujours pas réussir à tombée enceinte, après des mois « d'essais » et surtout d'arrêt de la pilule. Depuis février, avec celui qu'elle surnommait « chéri-chéri », ils avaient décidé de se lancer dans la construction d'une famille. Pour Mathilde, cette situation… qui ressemblait à ses yeux à un échec… pesait de plus en plus sur son moral, devenant même la source de tension au sein de son couple.
Malgré l'habituelle désinvolture dont elle avait le secret, je savais que cette situation la peinait bien plus qu'elle ne le montrait, et en toute logique je tentais de la rassurer…
— J'avais regardé sur internet la dernière fois qu'on en avait parlé et je crois qu'en moyenne le délai c'est six mois après l'arrêt d'un contraceptif hormonal pour tomber enceinte… Donc c'est normal ma poulette, faut pas que tu t'inquiètes, ça va le faire… faut juste être patiente ! lui lançai-je avec empathie.
— Oui c'est clair… et puis souvent le « blocage », si on peut appeler ça comme ça, est psychologique… Même si c'est plus facile à dire qu'à faire, le fait de lâcher prise, de laisser les choses venir… ça débloque le truc… ajouta Hugo à son tour.
— Ouai on verra bien… mais j'avoue que ça m'inquiète un peu quand même… Et toi Hugo ? Dans tes rêves les plus fous ? Tu en voudrais combien des enfants ? Enfin déjà est-ce que tu aimerais en avoir ! lui demanda mon amie.
— Bonne question… je dirais deux. Une fille et un garçon… lui répondit-il, un peu gêné par sa question frontale.
Anticipant un éventuel tour de table finissant par me concerner, j'en profitai pour m'éclipser, prétextant d'aller chercher une nouvelle bouteille d'eau pour remplacer la précédente, fraichement terminée…
Des envies de maternités, j'en avais déjà eu avec Raphaël, même si elles n'étaient restées qu'un lointain projet. Mais à l'époque, je n'étais absolument pas prête aux « changements de vie » profonds qu'impliquaient une grossesse et l'arrivée d'un enfant... pas plus qu'aux conséquences inévitables sur ma sexualité.
Mais aujourd'hui... la question ne se posait plus.
Peu après minuit et aux termes d'une agréable soirée, Mathilde nous annonça son départ. Une dernière « pause pipi », puis je l'avais raccompagné jusqu'à la porte, en compagnie d'Hugo visiblement peu pressé de rentrer chez lui…
— Je t'appelle demain ma belle ! D'ici là, bonne fin de soirée… à tous les deux… nous lança-t-elle avec un petit sourire évocateur.
Deux bises pour Hugo, puis un gros bisou accompagné d'un câlin pour moi… et mon amie quitta les lieux.
De retour dans le salon, Hugo et moi reprîmes nos discussions le plus naturellement du monde. Moins sur la réserve, mon bel invité se fit plus expressif dans ses regards. Bien que ses mots ou la nature de nos échanges n'eurent rien de tendancieux, son attitude devint progressivement plus attentionnée… comme pleine de tendresse, autant que de désirs.
Si mes pulsions à l'égard d'Hugo s'étaient faites plutôt silencieuses au cours de la soirée, sans surprise, elles se firent rapidement plus présentes, suite au départ de Mathilde. Même si j'avais toujours le plus grand mal à ne pas « psychoter » à l'idée de recoucher avec Hugo, l'envie était bel et bien là…
— Bon je vais te laisser… finit par me lancer Hugo, vers une heure du matin.
— Ok… mais… tu n'aurai pas envie de rester... encore un peu ? lui lançai-je avec un regard insistant.
— Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée… me répondit-il alors qu'une petite tension sexuelle s'était installée.
En temps normal, au mieux je me serais approchée de lui pour l'embrasser, au pire je me serais faite particulièrement provocante pour le faire céder… Mais dans le cas présent, je me comportai comme une jeune femme timide, mal à l'aise et incapable de savoir comment faire…
— Ouai… c'est sûr que si tu en as pas envie, ce n'est pas la peine… et puis je te comprends... Mais j'ai quand même une question conne à te poser... Tu trouves que je suis une pauvre fille ? lui lançai-je peinée par son refus.
Lors de mon hospitalisation et de mes nombreux échanges avec Hugo, je m'étais livrée à lui comme jamais… sans filtre et sans mensonge. Si l'annonce de mon hypersexualité ne semblait pas vraiment l'avoir étonné, mes confidences sur mes multiples partenaires… dont il faisait partie… semblaient l'avoir passablement déstabilisé. Contrairement à ce qu'il croyait à l'époque, il n'était pas mon seul amant...
Mais bien que son égo eût logiquement souffert de mon inhabituelle moment d'honnêteté, Hugo était resté à mes côtés, continuant à m'apporter tout son soutien…
— Ce n'est pas du tout ce que je pense de toi… Je ne te considère pas du tout comme une « pauvre fille »… pas le moins du monde… pourquoi tu penses ça ? me répondit-il avec ce qui ressemblait à de la sincérité.
— Je sais pas... c'est parce que tu me trouves plus désirable que tu veux pas rester ? Je sais que… j'ai pris chère depuis deux mois… lui répondis-je d'une petite voix tremblante.
Depuis ma séparation avec Raphaël, j'étais descendue à 39 malheureux kilos pour 1.53m. Même si j'en avais repris un peu plus de deux, depuis quelques semaines, je ressemblais plus à un sac d'os qu'à la jolie brune aux yeux bleus et au petit cul rebondit d'antan… Manque de sommeil, arrêt brutal du sport, boule au ventre permanente, repas sautés… Les raisons de ma perte de poids étaient multiples et sources d'un véritable complexe pour moi.
Et objectivement, je me trouvais purement et simplement hideuse, lorsque je me regardais dans le miroir…
— Mais non ça n'a rien à voir, tu es toujours aussi belle et… désirable. C'est juste que je suis pas sûr que tu sois prête… Psychologiquement je veux dire. Et puis j'ai pas envie d'être le genre de mec qui profite de toi... même si j'ai envie de toi. Je suis pas comme ça… m'expliqua-t-il en plongeant son regard dans le mien.
Si Hugo prétendait ne pas me voir comme « une pauvre fille », j'avais quand même l'impression de lui inspirer une certaine forme de… pitié, au regard de l'état de fragilité qui était le mien. Perdue dans mes pensées, j'hésitais entre admettre qu'il avait peut-être raison et le raccompagner… ou l'embrasser langoureusement, dans l'espoir partager avec lui mon premier vrai moment de plaisir depuis des semaines... et autre que solitaire.
— Tu sais quoi… je vais aller me changer et me mettre en pyjama… si tu changes d'avis, je serais dans la salle de bain. Tu sais ce dont moi j'ai envie… à toi de voir si toi aussi… tu en as envie… Si c'est pas le cas, c'est pas grave... lui dis-je en me levant.
Tout en ravalant l'envie de pleurer qui venait de faire son apparition, je pris la direction de ma salle de bain. J'avais l'impression d'être misérable… réduite à quémander une faveur sexuelle à mon ancien amant.
En réalité, j'étais surtout complètement perdue…
Depuis quelques semaines déjà, j'avais à nouveau grande besoin de me sentir vivre, de me sentir désirée, de prendre du plaisir… et de jouir tout simplement. Mais ma détresse abyssale avait entamée en profondeur ma confiance en moi...
J'avais peur… j'avais honte… et je me sentais coupable de mille et une choses. Avec l'impression persistante de n'être rien de plus qu'une pauvre fille, j'avais la plus grande difficulté à imaginer qu'un homme puisse me trouver désirable. Et puis... Hugo méritait tout mon respect. J'avais fait de la merde avec Raphaël en occultant le mal que je pouvais faire à ceux qui tenaient à moi... J'avais fait peur à Hugo en tentant de mette fin à mes jours... et il n'était pas question que je fasse souffrir mon ami d'une manière ou d'une autre, une fois de plus...
Un rapide passage par les toilettes, puis j'entrai dans la salle de bain, le regard triste. Le temps de quitter tous mes vêtements, puis je m'observai un bref instant, nue au travers de mon miroir…
— Aucune chance qu'il me trouve excitante ! pensai-je en regardant mes cotes... sous mes petits seins encore plus ridicules qu'avant.
En prévision de ma soirée, j'avais pris soin de mettre un peu d'ordre au niveau de mon entrecuisse. Un « au cas où » pathétique, qui m'avait conduit à raser presque intégralement ma vulve, ne laissant qu'un étroit filet de poils sur mon pubis. Ce que j'avais trouvé sexy quelques heures plus tôt, m'apparaissait à présent vulgaire… s'en vraiment trop savoir pourquoi.
Le temps d'enfiler mon pyjama, puis je récupérai des cotons pour me démaquiller...
— Entre ! répondis-je à Hugo lorsqu'il toqua à la porte de la salle de bain.
Mon cœur se mit instantanément à cogner dans ma poitrine… Je finis à la hâte de nettoyer mon visage, avant de me retourner vers Hugo à son approche. Comme une cruche, immobile, je plongeai mon regard dans le sien… Un regard en forme d'interrogation… teinté d'inquiétude… une sorte de « Alors, tu as décidé quoi ? »... rempli de fébrilité.
Sans un mot, Hugo s'approcha de moi, avant de poser ses deux mains avec douceur sur mes joues. Une courte pause, un sourire doux… puis il s'inclina vers moi pour m'embrasser avec tendresse.
Un long et savoureux baiser, qui me fit frissonner…
— Quoi que tu penses, tu es toujours aussi belle… Et j'ai toujours autant envie de toi… Tu n'es pas une « pauvre fille ». Sors toi cette idée de la tête... me murmura-t-il avant de m'embrasser dans le cou à plusieurs reprises.
— Alors suis-moi… lui répondis-je en l'attrapant par la main.
Portée par l'euphorie de ses quelques mots, d'un pas rapide, je conduisis Hugo jusqu'à ma chambre…
A notre arrivée, il m'embrassa à nouveau langoureusement, mais dans une étreinte plus passionnelle cette fois-ci. Avec avidité, ses mains parcoururent mon corps… l'une d'entre elle passant de mon dos à ma nuque… l'autre de ma taille à mes fesses…
Sentir son désir s'exprimer de la sorte fut pour moi la source d'un profond sentiment de bonheur et de soulagement. Je n'étais pas si « laide » que ça, au sens propre comme au sens figuré du terme...
D'un geste de la main, Hugo m'invita à m'asseoir au bord du lit, avant de me pousser en douceur vers l'arrière, les yeux brillants et un sourire d'impatience aux coins des lèvres. Allongée sur le dos, j'oubliai mes peurs et mes doutes, le laissant se saisir de mon short pour me le retirer lentement…
Une fois débarrassée de ce bout de tissus, naturellement mes jambes remontèrent vers l'arrière, avant de s'écarter sous le regard émerveillé d'Hugo. De son coté, il avait déjà quitté son polo et déboutonnait son pantalon à la hâte…
La tête remplie d'envies obscènes à son égard, je l'observai à mon tour se mettre à nu, face à moi…
— Je veux te sentir en moi… lui lançai-je en redécouvrant avec joie son sexe, déjà dressé dans ma direction.
— J'y compte bien… mais pas tout de suite… me répondit-il en s'agenouillant entre mes cuisses.
Lorsqu'Hugo fit glisser lentement sa langue sur ma vulve brulante, la parcourant avec tendresse de bas en haut à plusieurs reprises, un premier soupire de plaisir s'échappa de ma gorge. Puis lorsqu'il finit par s'attarder sur mon clitoris parfaitement accessible, mes gémissements firent rapidement leur apparition.
Ses langoureuses caresses, aussi suaves qu'intenses firent décoller mon plaisir en rien de temps… Ce plaisir qui m'avait tant manqué...
Alors que mon rythme cardiaque, autant que celui de ma respiration, ne cessaient de s'accélérer… Hugo se redressa. Trop impatient de se glisser en moi, il abandonna ma vulve en ébullition, puis récupéra un préservatif dans la poche de son pantalon, avant de l'enfiler aussi vite que possible…
— Ohhhh ouiiiiii… murmurai-je lorsqu'il s'enfonça lentement en moi.
Avec douceur, son pouce vint se poser sur mon clitoris gonflé par mon excitation immense, au moment même où il entama ses premiers coups de bassin. Tout en caressant la partie la plus sensible de mon corps, il augmenta progressivement la cadence de ses allers-retours. Des va-et-vient amples et profonds… tendre et viril... mais surtout divin…
— C'est tellement bon… lui lançai-je entre deux cris de plus en plus aigus.
Silencieux et le regard remplis de sentiments, Hugo prit plaisir à me voir profiter de ses talents, avant de finir par fermer à plusieurs reprises les yeux, transporté à son tour dans une autre galaxie…
Tandis que mon orgasme se profilait à grand pas… le premier depuis ma rupture avec Raphaël… mon esprit sembla brutalement quitter l'instant présent. Aux portes de l'extase et sans même le vouloir, je me mis à penser à toutes sortes de choses. Nous étions dans la chambre, celle où Raphaël et moi avions joui ensemble des centaines de fois… J'étais avec Hugo, l'homme avec lequel j'avais trompé Raphaël… et celui qui avait été là pour moi, alors même que je l'avais mal traité… comme tous les autres.
Alors que mes puissants gémissements diminuaient au fur et à mesure que mon esprit se remplissait de pensées déprimantes… je tentai de masquer la tristesse qui m'envahissait, afin de ne pas gâcher l'instant pour Hugo. Il était sur le point de lâcher prise et je ne voulais pas être… une fois de plus… une source de déceptions pour lui.
Simulant un plaisir qui n'était plus, mes gémissements accompagnèrent ses derniers coups de bassin…
— Aaaaaah… aaaaah oui… gémit-il dans la foulée en s'agrippant à mes cuisses.
Hugo jouit avec force, tête basculée vers l'arrière, mâchoire crispée. Moi de mon côté… envahie par un étrange sentiment de culpabilité, teinté de honte, je tentai de faire bonne figure…
— Ca va ? Tu as pas l'air bien… me lança Hugo d'une voix inquiète, en recouvrant ses esprits.
— Si, si ça va… c'était super, ne t'inquiète pas… lui répondis-je avec un sourire gêné.
— Je vois bien que non… J'ai fait un truc que tu n'as pas aimé ? Je t'ai fait mal ? insista-t-il désemparé.
— Non ce n'est pas toi… c'est moi… juste un petit coup de blues au mauvais moment… mais c'est rien, t'inquiète pas… finis-je par répondre à Hugo avec honnêteté.
Après s'être débarrassé à la hâte de son préservatif... en le déposant au sol... Hugo s'installa au bord du lit, à côté de moi, décontenancé par ma réaction. Puis, avec la tendresse qui le caractérisait, en silence, il me prit dans ses bras…
Mon moment de plaisir avait lamentablement foiré, et Hugo n'y était absolument pour rien. Sans doute avait-il raison : je n'étais pas prête.
Pas prête à coucher avec lui, chez moi, dans mon lit qui avait également été celui de Raphaël des années durant… Pas prête à le laisser me faire l'amour et exprimer ainsi des sentiments auxquels j'étais incapable de faire face... et pas sûre de partager.
— Il faut que j'aille aux toilettes… l'informai-je d'une petite voix timide.
Hugo relâcha son étreinte, avant de plonger son regard dans les mien. Un bref échange les yeux dans les yeux, qui lui permit de comprendre le double sens de mon propos…
— Ça marche… c'est le moment où je rentre chez moi, c'est ça ? me lança-t-il avec un petit sourire mélangeant empathie et déception.
— Oui, je crois que c'est mieux… lui répondis-je, désireuse d'être seule.
Hugo se leva et ramassa ses vêtements abandonnés à même le sol… Moi, je restai immobile et mal à l'aise, assise au bord du lit...
— Mais en attendant que ton chauffe-eau soit réparé, tu passes quand tu veux… lui précisai-je alors qu'il se rhabillait.
— Ca marche... me répondit-il en enfilant son polo.
— Ils te vont super bien tes nouveaux habits... lui lançai-je d'une petite voix timide.
— Merci... je suis content qu'ils te plaisent... me dit-il en m'adressant un petit sourire de satisfaction.
Une fois prêt à partir, Hugo vint déposer un doux baiser sur mon front. Le regard rempli de tendresse, il caressa mon visage d'un revers de la main… puis quitta mon appartement... en silence.
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LaVieDeLucie
19 juillet 2026 à 01:34
@LaVieDeLucie
Moi ça me va. Je préfère les drames aux comédies ou aux pornos.
Je suis juste une quiche pour m'exprimer dans ces cas là.

Tant mieux c'est que tu as tourné la page.
Je vais t'embêter un peu moins avec mes nofications maintenant.🤣

Tu m'embêtes pas du tout @Élise Selby !
Soyez respectueux
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Élise Selby
17 juillet 2026 à 15:36
Cest encore difficile pour moi de commenter ce tome, pas parce que ça ne me touche pas mais parce que je n'aurais jamais la capacité de trouver quoi dire.

Passer des 4 fantastique à ça, c'est triste mais c'est beau. C'est une leçon de vie.

Les plaisirs sans lendemain, c'est agréable sur le coup mais beaucoup moins par la suite.

Ça t'a servira sûrement par la suite, j'en suis sûre. Ça doit te paraître si loin mais encore si proche. Tu as l'air d'être heureuse et en couple, en famille. Mais au fond de toi, il u a encore peut être une infime partie de toi qui est toujours amoureuse de Raphaël.

Merci pour ton commentaire @Élise Selby.
Et oui, je savais avant même de les publier, que deux de mes récits seraient difficiles à lire et à commenter (celui-ci et un autre). On est très loin des standards en matière d'érotisme, d'excitation et de plaisir, mais c'est ainsi. Dans mon cas comme pour bien d'autres, la vie et la sexualité ne sont pas toujours synonymes de joie et de bonheur.

Pour ce qui est de répondre à ta dernière phrase, non, je n'ai plus aucun sentiment pour Raphaël. Aucun.
Si je regretterais toujours mes errements, je me dis aussi que c'est grâce à eux que j'ai pu me reconstruire, autrement.

@LaVieDeLucie
Moi ça me va. Je préfère les drames aux comédies ou aux pornos.
Je suis juste une quiche pour m'exprimer dans ces cas là.

Tant mieux c'est que tu as tourné la page.
Je vais t'embêter un peu moins avec mes nofications maintenant.🤣
Soyez respectueux
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Élise Selby
17 juillet 2026 à 15:02
Cest encore difficile pour moi de commenter ce tome, pas parce que ça ne me touche pas mais parce que je n'aurais jamais la capacité de trouver quoi dire.

Passer des 4 fantastique à ça, c'est triste mais c'est beau. C'est une leçon de vie.

Les plaisirs sans lendemain, c'est agréable sur le coup mais beaucoup moins par la suite.

Ça t'a servira sûrement par la suite, j'en suis sûre. Ça doit te paraître si loin mais encore si proche. Tu as l'air d'être heureuse et en couple, en famille. Mais au fond de toi, il u a encore peut être une infime partie de toi qui est toujours amoureuse de Raphaël.
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myriana
6 mars 2025 à 20:57
Merci pour ce récit, j'adore votre écriture, j'espère une suite .............. heureuse.
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myriana
6 mars 2025 à 20:52
Merci pour cette histoire, j'adore votre écriture, j'espère une suite
Soyez respectueux
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cocolst
17 juin 2024 à 19:03
J'ai arrêté de lire... je vis ton histoire.

[Compte rendu de ce tome] :D
Alors oui, plein de trucs qui auraient permis que les choses se passent autrement. Seule responsable de cette rupture ? Je ne pense pas, mais pas du tout. Si n'avoir jamais rien osé dire à Raph sur cette hyper sexualité, c'est que ton instinct avait compris qu'il ne le comprendrait pas.

Alors oui, l'élément déclencheur est la découverte de cette infidélité avec Hugo. Mais, clairement, le mec qui veut se marier avec toi, qui est soit disant amoureux et tout et qui ne prend aucune nouvelle, jamais, ben non, il n'était pas amoureux. Je ne sais pas bien ce que tu étais pour lui. Un jouet ? Un trophée ? Sa chose ? Le mariage est pour le meilleur et pour le pire, et il y a le pire, forcément, qui arrive un jour ou l'autre. Là, ça donne l'impression qu'il a fait une grosse colère parce qu'il a cassé sa voiture. Tant pis, on l'abandonne et on la change sans même savoir si elle est réparable. Ben non, j'aime pas Raph. Qu'il soit en colère au début, oui, c'est compréhensible, mais pas pour le reste. On dirait la réaction d'un gamin.

J'aime bien Hugo, par contre. Il a l'air d'être un chouette type.

Rhum, miam (même sans mojito). Mais ça tape bien le ciboulot tout de même.
Sky, pas bon !

Très prenante cette histoire, très... rappel de certains souvenirs. C'est bien une histoire qui donne de l'émotion, même si elle est triste.
Soyez respectueux
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LaVieDeLucie
10 mars 2024 à 20:48
Merci beaucoup pour votre long message @Monplaisir71.

Même si mon hypersexualité explique mes difficultés, elle n'excuse pas pour autant le mensonge... J'ai payé cher mes errements, et j'ai dû en assumer toutes conséquences face à mon ex-compagnon, non sans difficulté...

Je vous remercie pour votre lecture et pour message plein d'empathie. Sachez qu'aujourd'hui je suis heureuse, même si mon chemin vers le bonheur a peut être été moins simple que pour d'autres. A plus d'un titre, j'ai eu beaucoup de chance.
Modifié 10 mars 2024 à 20:49
Soyez respectueux
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Monplaisir71
10 mars 2024 à 17:03
J'ai lu les trois premiers tomes de VOTRE histoire il y a quelques semaines déjà et n'avais pu/voulu à ce moment commenter tant la lecture de ces deux derniers chapitres m'avait marqué.
Après avoir commencé le tout premier chapitre, c'est d'abord l'excitation qui avait prévalu puis la qualité de votre écriture n'avait pu que m'inciter à poursuivre. Puis lorsque la crise qui paraissait inévitable est survenu, j'ai (peut-être comme d'autres lecteurs) imaginé qu'après une explication, vous partiriez dans un mode de vie libertin avec Raphaël. Sa réaction de rupture totale m'a laissé perplexe mais il est bien difficile de savoir comment l'on réagirait soi-même face à une telle découverte et dans une telle phase d'une relation. Peut être auriez vous mieux accepté son départ, s'il avait été moins "brutal"? Là aussi impossible de se mettre à votre place. Même si le fait de voir le chapitre écrit nous indiquait que vous aviez survécu à votre geste désespéré, impossible de ne pas en être bouleversé.
Quelle chance vous avez eu d'avoir eu à ce moment des amis comme Hugo et Mathilde.

Je lirai bien sûr les autres tomes dans lesquels j'espère de tout cœur y découvrir que vous avez surmonté ce passage très difficile et avez pu reprendre une vie qui satisfasse à la fois vos besoins physiques et votre épanouissement personnel et émotionnel.
Je vous souhaite le meilleur.
Soyez respectueux
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Monplaisir71
10 mars 2024 à 16:38
J'ai lu les trois premiers tomes de VOTRE histoire il y a quelques semaines déjà et n'avais pu/voulu à ce moment commenter tant la lecture de ces deux derniers chapitres m'avait marqué.
Après avoir commencé le tout premier chapitre, c'est d'abord l'excitation qui avait prévalu puis la qualité de votre écriture n'avait pu que m'inciter à poursuivre. Puis lorsque la crise qui paraiss
Soyez respectueux
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LaVieDeLucie
8 mars 2024 à 10:37
Oui ce chapitre est le début de ma reconstruction sur plusieurs plans (émotionnel, affectif et sexuel).

Un chemin sinueux avec un certain nombres de "ratés/erreurs", que j'évoque dans les trois prochains tomes (4, 5 et 6)...

Ensuite, le 7 évoquera pour sa part le début de ma vie actuelle...

Merci pour ton commentaire (toujours aussi touchant) @"Doctor Génial" ! 😊
Soyez respectueux
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