Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les premieres rencontres à l'université — Chapitre 1 · Introduction
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les premieres rencontres à l'université
Chapitre 1 · Introduction
Chapitre 1 — Tutorat forcé
Je poussai la porte vitrée de la salle de tutorat avec une légère appréhension. Mon sac en bandoulière me cognait contre la hanche, et je sentais déjà que j'allais perdre deux heures de ma vie à écouter des conseils dont je n'avais pas demandé l'avis.
Le genre de rendez-vous imposé, pour lequel tu sais d'avance que tu vas devoir sourire poliment, hocher la tête, faire semblant d'être intéressé alors que t'as juste envie d'être ailleurs.
Mais bon, pour valider ce semestre, il fallait passer par là.
Le genre de rendez-vous imposé, pour lequel tu sais d'avance que tu vas devoir sourire poliment, hocher la tête, faire semblant d'être intéressé alors que t'as juste envie d'être ailleurs.
Mais bon, pour valider ce semestre, il fallait passer par là.
La pièce était presque vide, à part une fille assise au fond, jambes croisées sur une chaise, plongée dans son téléphone. Quand elle leva les yeux vers moi, je restai un instant figé.
Elle était jolie, sans chercher à l'être. Pas de maquillage lourd, pas de posture forcée. De longs cheveux châtains légèrement ondulés encadraient un visage expressif, franc, avec ce genre de lèvres pleines qui attirent l'œil sans prévenir.
Elle portait un jean troué aux genoux, un pull gris trop large, tombant négligemment sur son épaule gauche. La peau nue contrastait avec la maille du tissu, et je dus faire un effort pour ne pas fixer cette vision plus longtemps que nécessaire.
Elle portait un jean troué aux genoux, un pull gris trop large, tombant négligemment sur son épaule gauche. La peau nue contrastait avec la maille du tissu, et je dus faire un effort pour ne pas fixer cette vision plus longtemps que nécessaire.
Tout dans son attitude respirait l'indifférence contrôlée, mais ses yeux pétillaient d'une attention vive. Elle me détailla rapidement, sans gêne, comme si elle essayait de m'évaluer d'un seul regard.
— Salut, lança-t-elle en rangeant son téléphone dans son sac. T'es Yanis, c'est ça ?
Sa voix était douce, mais assurée. Elle n'avait pas besoin d'en faire trop pour captiver.
Je hochai la tête, un peu surpris par son ton direct.
— Léa, se présenta-t-elle en se levant sans se presser. Apparemment, je suis censée t'aider à « améliorer ta communication écrite ». Comme si t'avais pas mieux à faire.
Son sourire amusé désarma mes défenses. J'esquissai un sourire en retour, déposant mon sac au sol avec un petit soupir.
— Je t'avoue que je suis pas venu de mon plein gré, répondis-je en tirant une chaise.
— Personne ne vient ici par plaisir, assura-t-elle en haussant les épaules. On va rendre ça supportable, t'inquiète.
— Personne ne vient ici par plaisir, assura-t-elle en haussant les épaules. On va rendre ça supportable, t'inquiète.
Elle sortit quelques feuilles froissées de son sac et s'assit en face de moi. Ses yeux noisette m'analysaient sans retenue.
J'avais l'habitude qu'on me jauge du regard — mon teint mat, mes cheveux noirs courts, mon air un peu réservé attiraient souvent une certaine curiosité — mais chez elle, ce n'était pas de la distance ou du jugement. Plutôt de l'intérêt sincère. Peut-être même de la provocation.
J'avais l'habitude qu'on me jauge du regard — mon teint mat, mes cheveux noirs courts, mon air un peu réservé attiraient souvent une certaine curiosité — mais chez elle, ce n'était pas de la distance ou du jugement. Plutôt de l'intérêt sincère. Peut-être même de la provocation.
Elle feuilleta ses papiers, l'air de chercher quelque chose, puis s'arrêta en m'adressant un sourire en coin.
— T'as un accent léger, dit-elle en appuyant légèrement sur ses mots.
Je haussai un sourcil, surpris qu'elle l'ait capté si vite.
— Kabyle, précisai-je simplement.
Elle hocha la tête, l'air vraiment intéressée.
— Cool. Ça te donne un côté mystérieux, lâcha-t-elle avec un petit clin d'œil.
Je baissai les yeux sur les feuilles pour éviter de sourire comme un idiot.
Mais je sentais son regard posé sur moi, lourd, presque palpable.
Mais je sentais son regard posé sur moi, lourd, presque palpable.
Elle m'expliqua rapidement la méthode : quelques exercices, des analyses de textes, des rédactions courtes. Rien de trop compliqué, en théorie.
Mais à chaque fois qu'elle se penchait vers moi pour me montrer une correction ou souligner une phrase, son pull glissait encore un peu plus sur son épaule nue.
Chaque mouvement dégageait une chaleur tranquille, comme une évidence.
Mais à chaque fois qu'elle se penchait vers moi pour me montrer une correction ou souligner une phrase, son pull glissait encore un peu plus sur son épaule nue.
Chaque mouvement dégageait une chaleur tranquille, comme une évidence.
Elle semblait totalement à l'aise avec son corps, sans en faire une arme. Et pourtant, chaque fois que sa main frôlait la mienne pour ajuster la feuille, je sentais une tension invisible me traverser.
Entre deux exercices, elle lança la conversation sur un autre terrain.
— T'es en info, non ?
— Ouais. Dernière année, répondis-je, heureux de sortir du contexte scolaire pour parler de quelque chose de plus personnel.
— T'aimes ça ?
— Ouais. Dernière année, répondis-je, heureux de sortir du contexte scolaire pour parler de quelque chose de plus personnel.
— T'aimes ça ?
Je haussai les épaules.
— C'est pas vraiment une question d'aimer. C'est logique. Rassurant.
Elle me fixa quelques secondes, son stylo immobile entre ses doigts.
— Toi, t'es du genre discret, mais intense, je me trompe ?
Je relevai les yeux vers elle, la fixant franchement pour la première fois.
Elle me regardait sans ciller, un demi-sourire flottant au coin des lèvres, sûre d'elle.
Elle avait vu juste, évidemment. Mais je ne lui donnai pas ce plaisir à voix haute.
Elle me regardait sans ciller, un demi-sourire flottant au coin des lèvres, sûre d'elle.
Elle avait vu juste, évidemment. Mais je ne lui donnai pas ce plaisir à voix haute.
Un silence s'installa, lourd, mais pas désagréable.
Dehors, la lumière baissait doucement, projetant des reflets orangés sur le sol de la salle vide. La fac se vidait petit à petit, mais ici, le temps semblait suspendu.
Dehors, la lumière baissait doucement, projetant des reflets orangés sur le sol de la salle vide. La fac se vidait petit à petit, mais ici, le temps semblait suspendu.
Je repris un des exercices, tentant de me concentrer, mais je sentais toujours la chaleur de son corps, la façon dont elle mordillait parfois son stylo en me regardant discrètement, comme si elle me défiait de faire un pas de plus.
Quand elle me rendit mes feuilles corrigées, elle effleura ma main du bout des doigts, volontairement ou non.
Ce simple contact envoya une décharge douce sous ma peau.
Ce simple contact envoya une décharge douce sous ma peau.
— Cours fini, annonça-t-elle en rangeant ses affaires d'un geste lent.
Je me relevai, encore un peu sonné par l'atmosphère étrange qui s'était tissée entre nous.
Elle enfila son sac sur l'épaule, puis se tourna vers moi avec un sourire plus espiègle.
— Mais... si tu veux t'améliorer encore, je donne des cours particuliers. Chez moi. Gratos. Enfin, si t'es sage.
Elle lâcha cette phrase d'un ton faussement innocent, me lançant un regard appuyé avant de tourner les talons.
Son jean déchiré moulait parfaitement ses hanches lorsqu'elle s'éloigna.
Je restai planté là quelques secondes, incapable de détacher mes yeux de sa silhouette.
Son jean déchiré moulait parfaitement ses hanches lorsqu'elle s'éloigna.
Je restai planté là quelques secondes, incapable de détacher mes yeux de sa silhouette.
Un goût étrange me montait à la bouche. Un mélange de curiosité, d'envie, et de ce frisson d'excitation qui naît quand on sait que quelque chose vient de commencer.
Quelque chose que je n'avais pas prévu.
Quelque chose que je n'avais aucune intention d'arrêter.
Quelque chose que je n'avais pas prévu.
Quelque chose que je n'avais aucune intention d'arrêter.
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