Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Journal d’une renaissance — Chapitre 1 · Me retrouver, me baiser
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Journal d’une renaissance
Chapitre 1 · Me retrouver, me baiser
Je m’appelle Camille, j’ai trente-deux ans, et je crois que mes yeux brillent encore, même après une décennie à me faner doucement, comme une plante qu’on oublie d’arroser. Brune, les cheveux en bataille qui cascadent sur mes épaules, un peu sauvages, comme moi en ce moment. J’ai ce regard espiègle, un truc qui dit « je suis une fille sage », mais qui hurle en silence que je veux tout faire péter, tout envoyer valser.
Dix ans avec Paul, mon premier amour, mon premier tout. On s’est trouvés à vingt-deux ans, deux gamins pleins de rêves et de désir, et puis on a vieilli ensemble, mais pas dans le bon sens du terme. On a baisé comme des fous au début, dans tous les coins de notre petit appart miteux, sur le canapé, contre le mur de la cuisine, même dans la douche minuscule où on tenait à peine.
Et puis, petit à petit, ça s’est éteint. La flamme s’est noyée dans les « je suis fatigué » et les « on verra demain ». On rentrait du boulot, on s’affalait devant une série débile, et le sexe, c’était une fois par mois, un truc mécanique, sans bruit, sans âme. J’étouffais là-dedans, mais je me disais que c’était normal, que c’était ça, être adulte, être en couple. Quelle connerie.
Un jour, j’ai pété un plomb. Pas de hurlements, pas de vaisselle cassée, juste un « je peux plus » lâché au milieu du salon, alors qu’il jouait à sa console et que je feuilletais un magazine que je ne lisais même pas. Il m’a regardée, un peu surpris, mais pas tant que ça. Peut-être qu’il savait, lui aussi, qu’on était morts depuis longtemps.
J’ai pris mes affaires, un sac avec deux culottes, mon ordi, mes écouteurs, et je suis partie chez ma pote Claire en attendant de trouver autre chose. C’était il y a trois mois, et depuis, je respire. Vraiment. Je sens l’air qui entre dans mes poumons, qui réveille tout, qui me donne envie de vivre, de bouger, de baiser.
Parce que oui, je mouille, tout le temps, à l’idée de me lâcher enfin. Ma chatte, elle frémit, elle pulse, elle me rappelle qu’elle est là, qu’elle a été mise en cage trop longtemps. J’ai décidé de reprendre ma vie sexuelle en main, de me faire plaisir, de me découvrir. J’en ai marre de me retenir, de me brider, de faire semblant que ça me suffit, un mec qui me touche à peine et qui s’endort après trois coups de reins mous.
Tinder, c’est devenu mon terrain de chasse. Je swipe à droite, à gauche, je regarde les torses, les sourires, les bites que certains osent mettre en photo privée – et bordel, ça me fait rire autant que ça m’excite. Je choisis, je prends, je jette. Pas d’attaches, pas de « on se revoit quand ? », juste du cul, du vrai, du sale, du bon.
Je veux des mecs qui me baisent comme si c’était la dernière fois, qui me prennent sans ménagement, qui me font crier. Je veux tout essayer, tout goûter, me perdre dans des corps qui ne me demanderont rien d’autre que de jouir avec eux. Chaque plan cul, je le veux plus fort, plus intense, plus tordu.
Je veux des mecs qui me baisent comme si c’était la dernière fois, qui me prennent sans ménagement, qui me font crier. Je veux tout essayer, tout goûter, me perdre dans des corps qui ne me demanderont rien d’autre que de jouir avec eux. Chaque plan cul, je le veux plus fort, plus intense, plus tordu.
Je sens qu’il y a une folle en moi, une meuf que je ne connais pas encore, une salope qui dort depuis trop longtemps et qui se réveille en grognant, affamée. Elle me fait peur, parfois, mais elle me plaît, elle me ressemble.
Physiquement, je suis plutôt pas mal, je crois. Je suis mince, pas maigre, mais fine, avec des jambes longues et musclées – merci les heures de yoga que j’ai enchaînées pour oublier Paul, pour me vider la tête. J’ai des petits seins, ronds, fermes, qui tiennent bien dans une main, avec des tétons qui pointent dès qu’on les frôle.
Ma taille est marquée, mes hanches étroites, mais mon cul, putain, mon cul, c’est mon trésor. Petit, rebondi, musclé, un cul de meuf qui fait du sport, mais qui aime aussi se faire claquer. Quand je me mets à quatre pattes, c’est un spectacle.
Mes fesses s’écartent juste assez pour laisser voir tout ce qu’il y a entre – ma fente, bien dessinée, rose et lisse, qui s’ouvre comme une invitation, et mon petit trou, serré, un peu plus sombre, qui se contracte sous le regard. Je me suis matée dans le miroir, l’autre jour, nue, à quatre pattes sur mon lit, les cheveux qui tombent devant mon visage, les yeux brillants.
J’ai cambré le dos, poussé mon cul en arrière, et j’ai vu cette meuf que je ne reconnaissais pas, une meuf bandante, une meuf qui donne envie de tout lui faire. Et j’ai kiffé. J’ai mouillé direct, juste à me regarder, à comprendre que j’avais ce pouvoir, ce corps, cette liberté.
Je me souviens de la première fois que j’ai vraiment pris conscience de mon cul. C’était il y a des années, avec Paul, au début. On baisait dans sa chambre d’étudiant, et il m’a mise en levrette, un truc qu’on faisait souvent à l’époque.
Il m’a dit « putain, ton cul, il est parfait », et il a passé ses mains dessus, les a écartées, a glissé un doigt entre mes fesses, juste pour voir. Ça m’avait gênée, à l’époque, mais ça m’avait aussi fait un truc, un frisson que je n’avais pas compris. Aujourd’hui, je comprends.
Il m’a dit « putain, ton cul, il est parfait », et il a passé ses mains dessus, les a écartées, a glissé un doigt entre mes fesses, juste pour voir. Ça m’avait gênée, à l’époque, mais ça m’avait aussi fait un truc, un frisson que je n’avais pas compris. Aujourd’hui, je comprends.
Aujourd’hui, je veux qu’on me mate, qu’on me touche, qu’on me prenne, là, partout, comme ça. Je veux sentir des mains, des langues, des bites, je veux qu’on me remplisse, qu’on me fasse mal, qu’on me fasse jouir jusqu’à ce que je ne puisse plus tenir debout.
Ce journal, c’est mon truc à moi. Personne ne le lira, jamais. C’est mon confessionnal, mon défouloir, mon miroir. Ici, je peux tout dire, tout écrire, sans filtre, sans honte.
Je peux dire que je veux me faire baiser jusqu’à en crever, que je veux des queues dans ma bouche, dans ma chatte, dans mon cul, que je veux jouir en hurlant, en pleurant, en riant. Je peux dire que je suis une salope, une vraie, et que j’aime ça. Parce que c’est vrai. Parce que c’est moi, la nouvelle moi, celle qui sort de sa cage et qui ne compte pas y retourner.
Je peux dire que je veux me faire baiser jusqu’à en crever, que je veux des queues dans ma bouche, dans ma chatte, dans mon cul, que je veux jouir en hurlant, en pleurant, en riant. Je peux dire que je suis une salope, une vraie, et que j’aime ça. Parce que c’est vrai. Parce que c’est moi, la nouvelle moi, celle qui sort de sa cage et qui ne compte pas y retourner.
Reprendre ma vie sexuelle en main, ça veut dire arrêter de me poser des questions. Avec Paul, je me demandais tout le temps si j’étais assez bien, si je faisais ce qu’il fallait, si je le satisfaisais. J’avais peur de lui demander des trucs, peur qu’il me trouve trop perchée, trop crade.
Je me souviens d’une fois, on était bourrés, et j’ai osé lui dire que j’aimerais qu’il me prenne plus fort, qu’il me tienne par les cheveux, qu’il me foute une claque sur les fesses. Il a ri, un peu mal à l’aise, et il m’a dit « t’es pas sérieuse, toi ». Ça m’a tuée.
J’ai ravalé ça, j’ai fermé ma gueule, et j’ai continué à faire l’amour comme une gentille fille. Mais là, c’est fini. Maintenant, je vais demander, je vais exiger, je vais prendre.
Je me souviens d’une fois, on était bourrés, et j’ai osé lui dire que j’aimerais qu’il me prenne plus fort, qu’il me tienne par les cheveux, qu’il me foute une claque sur les fesses. Il a ri, un peu mal à l’aise, et il m’a dit « t’es pas sérieuse, toi ». Ça m’a tuée.
J’ai ravalé ça, j’ai fermé ma gueule, et j’ai continué à faire l’amour comme une gentille fille. Mais là, c’est fini. Maintenant, je vais demander, je vais exiger, je vais prendre.
Si un mec me plaît sur Tinder, je vais lui dire ce que je veux, direct. Je veux qu’il me baise comme une chienne, qu’il me fasse crier, qu’il me laisse en morceaux. Et s’il ne peut pas suivre, tant pis, je passe au suivant.
Je pense souvent à ces années perdues, ces nuits où je me touchais en silence à côté de Paul qui dormait, parce qu’il ne me donnait pas assez. Je fermais les yeux, je glissais ma main dans ma culotte, et j’imaginais des trucs que je n’osais pas lui dire.
Un mec qui me plaque contre un mur, qui arrache mes vêtements, qui me prend sans me demander la permission. Ou deux mecs, même, un devant, un derrière, qui me remplissent jusqu’à ce que je ne sache plus où je suis. Je jouissais, toute seule, en mordant mon oreiller pour pas qu’il m’entende, et après, je me sentais vide, coupable, minable.
Aujourd’hui, je me dis que ces fantasmes, je vais les vivre. Pas tous d’un coup, peut-être, mais un par un, je vais les cocher, les goûter, les laisser me transformer.
Aujourd’hui, je me dis que ces fantasmes, je vais les vivre. Pas tous d’un coup, peut-être, mais un par un, je vais les cocher, les goûter, les laisser me transformer.
J’ai téléchargé Tinder il y a deux semaines. Au début, j’étais nerveuse, je swipais timidement, je ne répondais pas aux messages trop directs. Et puis, j’ai lâché prise.
J’ai mis une photo de moi en legging moulant, le cul bien en évidence, et une autre où on voit mes yeux, ma bouche entrouverte, un sourire qui promet des trucs. Les matchs ont commencé à pleuvoir, et avec eux, les messages.
J’ai mis une photo de moi en legging moulant, le cul bien en évidence, et une autre où on voit mes yeux, ma bouche entrouverte, un sourire qui promet des trucs. Les matchs ont commencé à pleuvoir, et avec eux, les messages.
Des « salut, t’es jolie », des « t’aimes quoi dans la vie ? », mais aussi des « je te baiserais bien direct ». Ces derniers, ils me font sourire. Ils me donnent chaud. Je ne réponds pas toujours, mais je garde leurs profils dans un coin de ma tête, pour plus tard, quand je serai prête à passer à l’action.
Hier, j’ai failli craquer. Un mec, vingt-neuf ans, grand, brun, une barbe bien taillée, des bras qui disent qu’il soulève autre chose que des stylos. Il m’a écrit « t’as l’air d’une meuf qui sait ce qu’elle veut », et j’ai répondu « ouais, et toi, t’as l’air de pouvoir me le donner ».
On a causé dix minutes, ça chauffait, j’avais les cuisses qui se serraient toutes seules sur mon canapé. Il m’a proposé de venir chez lui, mais j’ai dit non, pas encore. Je n’étais pas prête, ou peut-être que je voulais faire monter la pression encore un peu.
Ce soir-là, je me suis touchée, longtemps, en imaginant sa gueule entre mes jambes, sa langue qui me lèche, ses doigts qui me fouillent. J’ai joui fort, toute seule, mais ce n’était pas assez. Je veux du vrai, du concret, de la sueur, des grognements.
C’est décidé, demain, je passe à l’action. Le premier plan cul, le premier d’une longue liste, je l’espère. Je veux sentir un mec en moi, un inconnu, un corps que je ne connais pas, une odeur nouvelle, une voix qui me dit des trucs sales.
Je veux qu’il me prenne, qu’il me fasse mal, qu’il me fasse jouir jusqu’à ce que je le supplie d’arrêter – ou de continuer, je sais pas encore. Ce journal, c’est ma promesse à moi-même. Je vais tout écrire, tout raconter, chaque détail, chaque sensation, chaque cri. Parce que c’est mon histoire, ma renaissance, ma baise.
Je veux qu’il me prenne, qu’il me fasse mal, qu’il me fasse jouir jusqu’à ce que je le supplie d’arrêter – ou de continuer, je sais pas encore. Ce journal, c’est ma promesse à moi-même. Je vais tout écrire, tout raconter, chaque détail, chaque sensation, chaque cri. Parce que c’est mon histoire, ma renaissance, ma baise.
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Commentaires ()
En effet, maintenant que tu le dis il me semblait l’avoir vu…
Merci de tes conseils
Quand le texte fait moins de mille mots, tu as un message qui t'en avertit lors de la publication. Donc pas d'inquiétude 😉.
Ah ouf !
Quand j’ai reçu le le mail disant qu’elle été publiée, je ne la voyais qu’en cochant l’option textes courts…
Mais ça semble bon maintenant en effet :)
Sûrement un bug passager…
Merci
En fait, il n'est pas du tout en texte court, puisqu'on le voit dans les nouvelles publications. Tu peux être rassuré 😌.
Pour le second chapitre, vérifie bien que tu es au-dessus des mille mots. Ce serait con de passer à côté de ton public 🫤.
En tout cas, j'ai hâte de lire la suite de ce journal, moi 😋.
Ce qui est bizarre c’est que l’application utilisée pour écrire mes histoires compte 1753 mots…
Un compteur de mots en ligne, 1870…
Certains mots sont sont-ils ignorés par xstory ?