Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les premieres rencontres à l'université — Chapitre 4 · Premier vrai "date"
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les premieres rencontres à l'université
Chapitre 4 · Premier vrai "date"
Chapitre 4 — Sortie culturelle
Léa avait proposé qu'on se retrouve en ville le week-end suivant, en prétextant vouloir m'aider à trouver "des bouquins pour enrichir mes rédactions". Un prétexte aussi mince que la finesse de ses shorts, mais je n'avais pas cherché à discuter. Je lui avais dit oui sans réfléchir.
Le rendez-vous était fixé devant une petite librairie du Marais.
Le rendez-vous était fixé devant une petite librairie du Marais.
Je la repérai tout de suite.
Elle m'attendait appuyée contre un lampadaire, un air faussement distrait sur le visage, son téléphone à la main. Elle portait un débardeur noir échancré qui laissait voir la naissance de ses clavicules, et un short en jean brut, déchiré sur les côtés, qui dévoilait beaucoup trop de peau pour que ce soit innocent.
Ses jambes étaient longues et bronzées. Ses cheveux châtains lâchés en une cascade ondulée tombaient sur ses épaules. Un maquillage léger soulignait ses yeux noisette vifs et rieurs, et ses lèvres naturellement pleines semblaient appelées à sourire, ou à provoquer.
En la voyant, je me rendis compte que je savais encore peu de choses sur elle:
Ses jambes étaient longues et bronzées. Ses cheveux châtains lâchés en une cascade ondulée tombaient sur ses épaules. Un maquillage léger soulignait ses yeux noisette vifs et rieurs, et ses lèvres naturellement pleines semblaient appelées à sourire, ou à provoquer.
En la voyant, je me rendis compte que je savais encore peu de choses sur elle:
Léa, vingt-et-un ans, étudiante en lettres modernes à la Sorbonne Nouvelle, originaire d'une petite ville du sud-ouest. Fille unique. Indépendante, débrouillarde, avec ce genre d'insolence tranquille de celles qui ont grandi vite.
Elle repéra ma silhouette avant même que je l'appelle.
Yanis, vingt-deux ans, fils de parents kabyles, né à Saint-Denis, en banlieue parisienne. Discret par nature, réservé sans être distant, plus à l'aise avec un clavier qu'avec les longues conversations de façade. Plutôt grand, un peu plus d'un mètre quatre-vingt, des épaules larges sans chercher à les montrer. Peau mate, cheveux noirs courts toujours légèrement ébouriffés, regard brun souvent sérieux, mais qui trahit parfois des éclairs d'amusement.
Quand j'arrivai à sa hauteur, elle rangea son téléphone et me décocha un sourire lumineux.
— Hey, beau gosse, t'es prêt à enrichir ta culture littéraire ? lâcha-t-elle.
— Hey, beau gosse, t'es prêt à enrichir ta culture littéraire ? lâcha-t-elle.
Je haussai un sourcil, mi amusé, mi défiant.
— On va surtout enrichir ta collection de provocations, non ?
— On va surtout enrichir ta collection de provocations, non ?
Elle éclata de rire, un rire clair et léger.
— Peut-être un peu des deux.
— Peut-être un peu des deux.
Elle attrapa mon bras comme si c'était la chose la plus naturelle du monde et m'entraîna dans la librairie. À l'intérieur, la fraîcheur contrastait avec la chaleur étouffante qui écrasait Paris ce jour-là. Léa déambulait entre les rayons étroits, effleurant parfois les couvertures des livres du bout des doigts, jetant des coups d'œil espiègles dans ma direction. À plusieurs reprises, elle se pencha ostensiblement pour attraper un ouvrage sur une étagère basse, offrant à ma vue le galbe parfait de ses jambes et la naissance de ses fesses moulées dans son short. Je serrai les dents, faisant mine de feuilleter un roman quelconque pour éviter de me trahir.
Elle jouait avec moi, consciemment. À un moment, elle brandit un livre à la couverture sensuelle, un recueil de nouvelles érotiques.
— Tiens, proposa-t-elle en me le tendant, le regard pétillant. Ça pourrait t'inspirer pour t'améliorer en écriture "émotionnelle".
— Tiens, proposa-t-elle en me le tendant, le regard pétillant. Ça pourrait t'inspirer pour t'améliorer en écriture "émotionnelle".
Nos doigts se frôlèrent furtivement lorsque je pris le livre. Ce contact, léger, me donna l'impression que la température avait grimpé de dix degrés.
— Tu cherches à m'inspirer ou à me provoquer ? murmurai-je.
— Tu cherches à m'inspirer ou à me provoquer ? murmurai-je.
Elle haussa innocemment les épaules.
— Peut-être les deux.
— Peut-être les deux.
Je ris doucement, secouant la tête.
Elle savait exactement ce qu'elle faisait. Et moi, j'étais de plus en plus incapable de faire semblant de ne pas comprendre.
Elle savait exactement ce qu'elle faisait. Et moi, j'étais de plus en plus incapable de faire semblant de ne pas comprendre.
Nous passâmes encore une vingtaine de minutes dans la boutique, plus à échanger des regards furtifs et de fines allusions qu'à feuilleter véritablement des ouvrages.
Puis Léa proposa qu'on aille prendre un café.
Puis Léa proposa qu'on aille prendre un café.
Au moment de sortir, le soleil tapait fort dans les rues pavées du Marais.
Nous traversâmes une petite place bordée de terrasses bondées. Léa marchait légèrement devant moi, laissant voir son short frôler ses cuisses hâlées et son dos onduler à chaque pas. Je dus faire un effort considérable pour ne pas rester accroché à cette vision.
Soudain elle se retourna, marchant à reculons pour me parler.
— Tu sais que tu peux arrêter de faire semblant d'être sage, Yanis.
Nous traversâmes une petite place bordée de terrasses bondées. Léa marchait légèrement devant moi, laissant voir son short frôler ses cuisses hâlées et son dos onduler à chaque pas. Je dus faire un effort considérable pour ne pas rester accroché à cette vision.
Soudain elle se retourna, marchant à reculons pour me parler.
— Tu sais que tu peux arrêter de faire semblant d'être sage, Yanis.
Je haussai un sourcil, intrigué.
— Qui te dit que je fais semblant ?
— Qui te dit que je fais semblant ?
Elle sourit de ce sourire éclatant qui mélangeait amusement et défi.
— Ton regard.
— Ton regard.
Elle s'approcha doucement, réduisant encore la distance entre nous.
— Tu me déshabilles des yeux depuis tout à l'heure.
— Tu me déshabilles des yeux depuis tout à l'heure.
Je sentis mes joues chauffer légèrement.
Elle se hissa sur la pointe des pieds, chuchotant presque contre mon oreille :
— Et crois-moi... ça me plaît.
Elle se hissa sur la pointe des pieds, chuchotant presque contre mon oreille :
— Et crois-moi... ça me plaît.
Puis elle s'éloigna d'un pas léger, me laissant planté là, le cœur battant à tout rompre.
Nous nous installâmes à la terrasse d'un café discret, près de la Place des Vosges. Léa croisa ses jambes sous la table et s'étira négligemment. Son débardeur glissa légèrement, dévoilant ainsi une bretelle fine et une parcelle de peau dorée. La conversation dériva sur nos vies.
Je lui parlai de mon enfance entre Saint-Denis et les petites rues populaires de Paris où je traînais souvent, des étés passés dans les montagnes kabyles, des valeurs solides que mes parents m'avaient transmises.
Elle m'écoutait avec attention, posant des questions, creusant doucement sous la surface.
À son tour, elle me confia avoir grandi dans une famille plutôt stricte, dans un village proche de Bayonne, mais qu'elle s'était vite rebellée, cherchant toujours à tracer sa propre voie. Elle avait travaillé l'été pour payer ses études, enchaînant les petits boulots. Elle me dit en riant:
— Je voulais devenir éditrice "pour changer un peu le monde, un livre à la fois" !
Elle m'écoutait avec attention, posant des questions, creusant doucement sous la surface.
À son tour, elle me confia avoir grandi dans une famille plutôt stricte, dans un village proche de Bayonne, mais qu'elle s'était vite rebellée, cherchant toujours à tracer sa propre voie. Elle avait travaillé l'été pour payer ses études, enchaînant les petits boulots. Elle me dit en riant:
— Je voulais devenir éditrice "pour changer un peu le monde, un livre à la fois" !
Plus elle parlait, plus je découvrais que derrière l'apparence légère se cachait une fille déterminée, sensible, vibrante.
Je sentais l'attirance grandir, se nourrir de chaque mot, de chaque sourire, de chaque regard appuyé.
À un moment, elle posa sa main sur la mienne, très naturellement. Son pouce effleura ma peau. Juste ça. Et ce fut comme si le monde extérieur avait disparu.
Son regard s'assombrit légèrement.
— T'es vraiment différent, Yanis.
Je sentais l'attirance grandir, se nourrir de chaque mot, de chaque sourire, de chaque regard appuyé.
À un moment, elle posa sa main sur la mienne, très naturellement. Son pouce effleura ma peau. Juste ça. Et ce fut comme si le monde extérieur avait disparu.
Son regard s'assombrit légèrement.
— T'es vraiment différent, Yanis.
Je sentis la tension monter encore d'un cran.
Elle ne bougeait pas, laissant sa main sur la mienne, ses jambes croisées, son regard planté dans le mien. Nous étions suspendus, juste au bord de quelque chose. Un précipice délicieux. Mais je savais que ce n'était pas encore le moment. Pas encore.
Elle ne bougeait pas, laissant sa main sur la mienne, ses jambes croisées, son regard planté dans le mien. Nous étions suspendus, juste au bord de quelque chose. Un précipice délicieux. Mais je savais que ce n'était pas encore le moment. Pas encore.
Elle semblait lire dans mes pensées. Avec un sourire en coin elle proposa:
— On devrait peut-être... se revoir bientôt ?
— On devrait peut-être... se revoir bientôt ?
Je lui rendis son sourire.
— J'espère bien.
— J'espère bien.
Léa ramassa son sac puis se leva d'un geste lent. Son débardeur glissa encore sur son épaule, révélant la dentelle discrète d'un soutien-gorge noir. Elle me lança un dernier regard par-dessus son épaule, un regard chargé de promesses silencieuses.
Et je sus que le vrai jeu ne faisait que commencer.
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