Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Dans l'antre des fluides — Chapitre 2 · Des retrouvailles Dantesques
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Dans l'antre des fluides
Chapitre 2 · Des retrouvailles Dantesques
De belles retrouvailles
Julie peignait une petite aquarelle aux abords de la plage de Quiberon. Ignorant le décor paradisiaque, elle esquissait le corps nu d'une femme, ligotée dans un bondage savant. L'abandon de son personnage la rendait étrangement heureuse.
L'espace d'un instant, elle imagina Yann, prisonnier de cette corde, à sa merci. Un sourire lui échappa. Elle se remit à l'ouvrage, concentrée.
L'espace d'un instant, elle imagina Yann, prisonnier de cette corde, à sa merci. Un sourire lui échappa. Elle se remit à l'ouvrage, concentrée.
Quand elle eut fini, elle inspira profondément. Le soleil lui caressait la peau. Les goélands semblaient se moquer de son tableau. Le vent iodé séchait doucement sa petite création. Elle regarda son téléphone. Il avait écrit.
Je t'attends.
Un frisson lui traversa le corps. Le sang lui monta aux joues. Retrouver Yann, c'était toujours la promesse d'une parenthèse lumineuse. Son sourire. Ses bras. Sa façon de la soulever comme une plume malgré ses formes. Son odeur. Il était sa drogue. Son addiction douce et brutale à la fois. Comment aurait-elle pu lui résister ?
Elle rangea ses affaires dans le porte-bagage de son vélo et pédala vers sa petite maison de pêcheur. Il était à peine à dix minutes de la plage. Tandis qu'elle défilait à toute allure, les odeurs de crêpes de caramel au beurre salé et le vent iodé ajoutaient à son sentiment de filer vers un paradis clandestin.
Elle poussa le portique et gara son vélo sur la pelouse. Elle aimait bien cet espace reposant, ce havre de paix. La porte s'ouvrit brusquement et la fit sursauter.
— Hey coucou !
La silhouette de son beau brun venait d'apparaître. Elle ne prit pas le temps de répondre. Ses lèvres attrapèrent les siennes. Elle le fit reculer à l'intérieur, la porte en bois claqua derrière eux. Déjà ses mains le déshabillaient avec une impatience fébrile.
— Tu es en forme !
— Tu m'as manqué...
— Tu m'as manqué...
Il se laissait faire, amusé. C'était toujours le même rituel : un petit message, et le dragon en elle se déchaînait.
Julie le poussa sur le canapé et lui ôta le tee-shirt bleu marine Jack & Jones qu'il affectionnait. En découvrant ce torse musclé, elle sentit un feu brûler entre ses cuisses.
Elle s'attaqua à lui sans attendre. Ses dents et sa langue alternaient caresses et morsures. Ses bras. Ses aisselles. Ses orteils. Son pénis. Son nombril. Le lobe de ses oreilles. Chaque gémissement de Yann lui donnait des ailes. Elle effleurait son caleçon, sentait sa queue durcir, son corps trembler. Elle voulait le sentir vibrer, perdre le contrôle.
Il tenta de la déshabiller à son tour. Elle refusa d'un geste ferme. Aujourd'hui, c'est elle qui menait le bal.
Bientôt, le caleçon disparut entre ses dents. Il était nu. Elle, toujours en robe rouge, savourait ce moment de puissance douce. Yann n'y tint plus. Ses mains glissèrent sous le tissu. Il découvrit sa cuisse humide, sa chatte offerte.
— Pas de culotte ?
— Je l'ai enlevée dans la rue... juste pour toi.
— Je l'ai enlevée dans la rue... juste pour toi.
Elle rit, mutine. Cette folie, c'était lui qui la faisait naître, qui lui donnait des idées plus folles les unes que les autres. Sa créativité ne s'en trouvait que décuplée à son contact.
Il la bascula, pris d'une fièvre soudaine. Sa bouche lui dévorait la chatte. Langue, lèvres, morsures. Julie se cambra, tenta de retenir ses cris. C'était trop. Trop bon. Trop fort. Elle, obstinée, en voulait encore. Toujours plus.
Il la souleva alors et la monta droit dans sa chambre. Son lit. Son antre. Elle se hâta de retirer sa robe et de la jeter en boule n'importe où. Elle avait chaud. Elle avait envie. Pleine de désirs, elle n'attendait plus que d'être soulagée. Cette tension trop présente. Ces bouffées de chaleur à son contact. C'était plus qu'elle ne pouvait supporter. Elle revint immédiatement auprès de lui. Sur le matelas. Prête à tout.
Il s'était transformé en brute, lui empoignant les cheveux, la mordant à son tour. Il se frotta contre elle et la pénétra enfin. Elle sentit le choc, la chaleur, le vertige. Elle se colla à son torse, l'agrippa comme si leurs corps ne faisaient plus qu'un.
Elle la sentait toute entière, toute en elle, si mouillée, si dure, si chaleureuse et enivrante. Elle l'aimait. Elle l'avait serrée tant de fois dans ses mains. Yann la pilonnait vigoureusement tandis qu'elle arrachait les draps du lit ou attrapait l'oreiller. La pièce résonnait de leurs souffles, de leurs gémissements étouffés.
Un point partout. Bite au centre. Il n'y avait plus d'arbitre. C'est lui qui menait la danse maintenant. Tu t'es bien amusée ? Prends ça maintenant. Et il la châtiait de grands coups de bite vigoureux tandis qu'elle se débattait. Des frissons lui parcouraient le corps, elle se mordait les lèvres. Il la regardait intensément. Ses yeux ne riaient pas. Il allait la punir. Il lui maintenait la tête en arrière tout en l'assenant de coups de reins puissants. Il lui mit la main sur la bouche et accéléra la cadence.
Elle poussa des cris de plus en plus rapprochés, étouffés. Elle cherchait à s'échapper. Il la maintenait coûte que coûte. Elle se débattait comme une lionne. Elle résistait. Pas pour longtemps.
— J'vais venir... J'vais venir... J'vais...
Le râle de Yann vibra dans sa gorge. Il se déversa généreusement en elle, tremblant. Il avait tout donné, il la regarda tout en reprenant son souffle. Elle lui souriait, des étoiles dans les yeux. Elle l'invita à se blottir contre elle.
Ils restèrent enlacés, haletants, trempés de sueur et de plaisir, hors du monde.
Julie passa alors ses bras autour de lui. Doucement. Comme si, dans ce monde qui pouvait le blesser mille fois, c'était à elle de le protéger. Elle lui embrassa le front et sourit.
Julie passa alors ses bras autour de lui. Doucement. Comme si, dans ce monde qui pouvait le blesser mille fois, c'était à elle de le protéger. Elle lui embrassa le front et sourit.
Tandis qu'il sombrait dans un profond sommeil, elle s'échappa de ses bras et remit sa jolie robe. Sa petite culotte de dentelle rouge était toujours en boule au fond de son sac. Elle s'imprégna de son odeur et lui laissa en cadeau sur son oreiller. Ce serait sa surprise au réveil. La petite souris qui serait passée se faire tringler. La mère Noël en manque de son mari. Ces images l'amusèrent. Elle l'embrassa tendrement dans le cou. Elle referma doucement la porte, enfourcha son vélo et retourna sur la plage.
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