Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Dans l'antre des fluides — Chapitre 3 · Pluie sur Quiberon
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Dans l'antre des fluides
Chapitre 3 · Pluie sur Quiberon
Pluie sur Quiberon
Yann avait passé une sale journée au boulot. Des réunions interminables avec des sigles dignes de masturbations intellectuelles de bien-pensants. Il était désagréable et ruminait dans son coin. Il prenait un livre, tentait de lire une page, le reposait, agacé de ne pas réussir à se concentrer. La tension était palpable.
Si j'allais courir ?
Il s'équipa de baskets, mit le chrono sur sa montre et chercha ses clefs. Il consulta une dernière fois son téléphone et vit un message. Julie lui envoyait un cœur. Il sourit et reposa aussitôt le portable.
Non, il ne faut pas.
Il sortit et se mit à courir de façon soutenue. Il fallait qu'il reste concentré s'il voulait faire le semi-marathon de Vannes en septembre. Il s'y était engagé auprès de ses collègues et de quelques amis. Il devait garder la tête haute, car nul doute qu'ils trouveraient une occasion de le chambrer s'il n'affichait pas un bon temps. Question d'honneur.
C'était sans compter sur Julie qui le soutenait toujours à distance, qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige.
— Je suis sûre que tu vas y arriver haut la main, champion / Je t'aime / Je crois en toi / Hâte de te voir recouvert de sueurs et de glisser sur ton corps ruisselant / Prends-moi comme tu prendrais un trophée / Un petit massage post-footing ? Je vais prendre soin de toi. / Si tu y arrives, je te...
Tandis qu'il courait, il l'imaginait extravagante dans tout un tas de tenues qu'il avait eu l'occasion de voir : en robe dos échancré, en string rouge, en tanga, en porte-jarretelles blanc écru, en mère noël, en infirmière, en cuir noir, en lacets... une fois, elle était même venue juste en manteau... Rien d'autre. Nue et offerte comme un cadeau sous le sapin. Et toujours avec son sourire imperturbable et ses yeux gourmands complices d'une soirée prometteuse.
Yann commença à se dire qu'une douche froide serait la bienvenue pour faire redescendre la température. Des gouttes de sueur perlaient sur son front alors qu'il venait à peine de s'engager dans la course.
Après une bonne heure sans relâche, il rentra à son domicile, éreinté. Il passa la porte de chez lui et trouva ses volets fermés. Il les avait pourtant laissés ouverts en partant. Il en était sûr. Il se déchaussa, un peu surpris, et s'avança vers la cuisine.
— Surprise ! s'écria une voix espiègle derrière lui.
Julie venait d'apparaître courbée derrière le canapé. Elle se leva pour le rejoindre près de l'évier. Elle avait besoin de réduire l'espace entre eux. Yann, amusé, se laissa faire.
— Allez, viens par là ! dit-elle en le rapprochant doucement.
Elle l'embrassa passionnément. Ses mains s'animèrent vite sous le tee-shirt pour tâter la peau humide. Yann sentait qu'il se vidait la tête à son contact. Il la serra contre lui et sentit des griffes timides sur son biceps. Julie lui lécha le cou puis respira son odeur animale. Elle le pressa contre lui et sentit ses cuisses musclées de joggeur qui la faisaient frissonner.
Yann lui empoigna les cheveux et tira légèrement en arrière pour l'embrasser plus ardemment. Elle gémit. Sa main droite s'aventura sur son pantalon. Elle dénoua le nœud qui entravait son chemin vers sa queue. Elle était déjà grosse, tendue, suintante. Julie en fut d'autant plus excitée. Elle le regardait prête à le dévorer. Il lui agrippa le cul et l'attira à lui, bouche contre bouche, front contre front.
Elle lui fit un sourire complice. Il la souleva sans difficulté et la mena sur le canapé. Ils échangèrent un doux baiser. Puis il la retourna, la plaqua contre le dos du sofa et lui souleva la robe. Surprise, elle laissa échapper un cri. Il lui descendit la culotte d'un geste ferme, mais déterminé. Il bandait dur. Elle ondula pour finir de se débarrasser de son sous-vêtement qu'elle repoussa rapidement le plus loin possible.
— Tu m'appartiens, lui souffla-t-il. Dis-moi que tu m'aimes. Dis-moi que tu reviendras toujours vers moi. J'ai besoin de toi.
Yann bandait très dur et prit en main sa belle queue. Leurs souffles se mêlaient, saccadés, harmonieux. Julie laissa échapper un petit cri. Elle tentait d'attraper sa bite d'où commençait à poindre une texture visqueuse si délicieuse. Elle-même mouillait déjà abondamment. Ses mots l'avaient enivrée. Elle avait chaud.
Yann glissa sa main sur sa chatte. Ses lèvres étaient humectées de mouille. Il remonta vers le clitoris et appuya légèrement dessus. Son pouce le fit rouler. Julie sentait ses jambes la lâcher. Elle le branlait frénétiquement tout en luttant pour respirer.
— Je veux que tu jouisses, dit-il, déterminé.
— Je ne flancherai pas, sourit-elle.
— Je ne flancherai pas, sourit-elle.
Il lui attrapa le visage, menaçant. Elle lui cracha dans la bouche. Hors de lui, il lui écarta les fesses et la pénétra aussitôt, directement dans l'anus. Julie cria en agrippant du mieux qu'elle put le canapé. Il était devenu sauvage, terriblement hors de contrôle et dominant. Elle sentit les coups vifs et profonds qu'il lui donnait. La vitre du salon reflétait leurs corps mélangés. Ils étaient beaux. Ils étaient ensemble. Des bouffées de chaleur montaient en elle tandis qu'il lui malmenait les seins.
Elle sentit que ça venait, qu'il n'en pouvait plus. Ca grossissait. Intensément. Brutal. Dur. Prêt à exploser. Julie reprit son souffle et se retira d'un coup sec en gémissant.
— Jouis sur moi.
Il se tenait debout, sa bite à la main. Elle, à genoux, à ses pieds. Les cheveux défaits, la respiration haletante et les yeux encourageants. Il se masturba en la regardant elle-même se toucher.
Il finit sur elle. Elle s'acheva aussitôt après, prise de spasmes incontrôlables. Il la regarda reprendre son souffle et la souleva tendrement. Il se dévêtit, lui ôta également sa robe et la mena dans sa chambre.
Sur les draps, Julie se lova en position fœtale. Yann l'entoura de ses bras puissants et la tira contre lui. Elle s'imprégna de son odeur et ferma les yeux. Elle sentit le sommeil la gagner lorsque soudain, il lui tapota le bout du nez avec son index.
— Ce n'est qu'une pause, souffla-t-il.
Julie lui sourit.
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