Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Dans l'antre des fluides — Chapitre 11 · Un accouchement inattendu
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Dans l'antre des fluides
Chapitre 11 · Un accouchement inattendu
Jouons au docteur
Cela faisait maintenant huit mois et demi que Julie attendait impatiemment la venue de leur petit garçon. Elle l'imaginait déjà beau, intelligent, vif et enthousiaste. Elle caressait son ventre tout en souriant tendrement. Le temps dur des nausées était passé, le mal de dos avait pris le relais. Mais elle agissait tout en douceur dans son quotidien. Son médecin l'avait enfin mise en arrêt et elle passait ses journées à lire, peindre, chantonner tout en se projetant sur l'arrivée prochaine du petit bout.
Yann avait pris son rôle de futur papa très au sérieux. Il commençait déjà à imaginer redécorer une pièce de leur petite maison avec jardin qu'ils avaient prise en commun. Des murs bleu-gris, un mobile en forme d'avion accroché à la lumière, un berceau tout doux, un nounours, un tapis, un petit parc. Les idées ne lui manquaient pas. Il avait envie de se projeter dans l'avenir. Il voyait déjà des voyages qu'ils feraient tous les trois, des brunchs en famille, des balades du dimanche et des entraînements au stade le matin. Il y aurait aussi des moments lecture sur le canapé, à voix haute, au coin du feu, pendant que maman boirait sa tisane sous son plaid avec ses grosses chaussettes molletonnées. Elle écouterait, attendrie, leur progéniture faire de beaux progrès en lecture.
L'avenir semblait donc radieux, doux et idéal.
L'avenir semblait donc radieux, doux et idéal.
Un soir, Yann rentra tard de son travail. Une réunion avait duré plus longtemps que prévu et encore une fois, elle n'était pas nécessaire, ce qui avait eu pour effet de l'agacer au plus haut point. Aussi était-il content de rentrer chez lui en sachant que Julie allait l'accueillir à sa façon. En général, il ouvrait la porte, elle lui sautait dessus ! Littéralement. Elle le tirait vers elle en lui prenant la ceinture à pleine main, s'acharnait à déboutonner, dézipper, enlever tous les obstacles qui l'entravaient et lui saisissait la queue. Quelques pas plus loin, elle l'installait sur le canapé et lui rendait le sourire. Cette séance de détente quotidienne était un vrai rituel. Elle ne s'en lassait jamais. Yann était comblé. Très vite, la main de sa chérie laissait place à sa bouche humide et sa langue experte. Elle ne s'arrêtait pas avant l'éjaculation.
Satisfaite de lui avoir rendu le sourire, elle l'entourait ensuite de ses bras pour un petit câlin et retournait à son piano, son livre ou son aquarelle. Yann se savait chanceux et leur histoire n'aurait pu avoir de plus belle issue.
Mais ce soir-là, cet homme brun et bien bâti ne trouva personne pour l'accueillir. Il fronça les sourcils, un peu vexé ; alors il fit le tour de la petite maison.
— Julie ? Tu es là ?
— Julie ? Tu es là ?
Une petite voix se fit entendre. Un « oui » douloureux, contenu et plaintif qui provenait de la salle de bain. Il alla frapper à la porte.
— Tout va bien ?
— J'ai mal. Je crois que les contractions sont là... Je ne me sens pas bien. Elles sont proches. J'ai un peu peur.
— Je vais prendre tes affaires, on va aller à l'hôpital vérifier tout ça. Ouvre-moi.
— Tout va bien ?
— J'ai mal. Je crois que les contractions sont là... Je ne me sens pas bien. Elles sont proches. J'ai un peu peur.
— Je vais prendre tes affaires, on va aller à l'hôpital vérifier tout ça. Ouvre-moi.
Julie déverrouilla la porte et son homme la prit dans ses bras. Il la fit descendre l'escalier en lui tenant la main, puis l'installa dans la voiture du mieux qu'il put. Elle l'embrassa en gémissant. Elle se tenait le ventre.
— Je ne m'attendais pas à ce que ce soit si douloureux, lâcha-t-elle.
— Je ne m'attendais pas à ce que ce soit si douloureux, lâcha-t-elle.
Yann remplit un sac en quatrième vitesse et jeta le tout dans le coffre de la voiture. Il fila aussi vite que possible à l'hôpital, au service maternité, où il l'enregistra à l'accueil.
Pendant plusieurs minutes interminables, le jeune homme brun faisait les cent pas dans la salle d'attente.
— Monsieur Kergoat ?
— Monsieur Kergoat ?
Yann se figea aussitôt prêt à tout entendre. Le meilleur comme le pire.
— Rien d'inquiétant, je vous rassure tout de suite. Les contractions de votre compagne ne sont pas encore assez régulières. Elles doivent être plus rapprochées pour que l'accouchement ait lieu. Nous allons la garder en observation une petite heure quand même. Elle est dans la chambre 069.
— Rien d'inquiétant, je vous rassure tout de suite. Les contractions de votre compagne ne sont pas encore assez régulières. Elles doivent être plus rapprochées pour que l'accouchement ait lieu. Nous allons la garder en observation une petite heure quand même. Elle est dans la chambre 069.
Yann sourit à l'annonce de ce numéro impromptu. Un heureux hasard. Il remercia la sage-femme et voulut retrouver rapidement Julie. Il fit un détour par les toilettes et tandis qu'il se lavait les mains, il vit juste en face une petite pièce ouverte et une blouse blanche qui traînait sur une chaise. Il eut alors une idée et emprunta le costume.
Julie patientait en soupirant sur le lit inconfortable qu'on avait bien voulu lui prêter le temps de l'observation. Son ventre était si rond qu'il lui était impossible de voir ses pieds.
— Je ressemble à une baleine, pensa-t-elle, mais une baleine sexy qui va accoucher.
— Je ressemble à une baleine, pensa-t-elle, mais une baleine sexy qui va accoucher.
Elle réajustait ainsi ses pensées négatives en jetant un œil sur ses vergetures, ses veines apparentes et la taille de son ventre protubérant. La jeune femme se demandait ce que pouvait faire son amoureux lorsque la porte de la chambre s'ouvrit et fit entrer le médecin.
— Madame Le Guen ? J'ai le résultat de vos analyses.
— Madame Le Guen ? J'ai le résultat de vos analyses.
Julie pouffa de rire en voyant Yann déguisé en docteur, il ne manquait que le stéthoscope pour rendre crédible son entrée si sérieuse.
— Il est essentiel de vous administrer une bonne dose de semence blanche au fond de votre vagin afin de recouvrer une meilleure santé plus rapidement.
— Il est essentiel de vous administrer une bonne dose de semence blanche au fond de votre vagin afin de recouvrer une meilleure santé plus rapidement.
Ce faisant, il avait descendu sa braguette et sorti son énorme sexe hors de son caleçon. Il lui souleva la robe, écarta sa culotte en dentelles et lui fourra son dard entre les cuisses. Julie était à la fois joueuse et sur le qui-vive. Elle craignait qu'ils ne se fassent prendre. Mais c'est elle qui était prise. L'envie sexuelle grandissante et le temps étant compté, il lui enfonça son sexe au plus profond de façon brutale, rapide et intense. Le faux docteur commença de nombreux allers-retours. Ils sentirent tous deux la chaleur les envahir. C'était trop bon et si intense qu'ils se laissèrent aller.
— Qu'est-ce que je t'aime, souffla-t-elle en lui empoignant les bras. Tu me rends dingue.
— Qu'est-ce que je t'aime, souffla-t-elle en lui empoignant les bras. Tu me rends dingue.
Yann ne répondait pas. Il la dominait de tout son être et sentait son sexe si dur qu'il fallait le soulager. Après tout, il n'y avait pas qu'elle qui avait mal. Ils n'avaient pas couché ensemble depuis au moins une semaine. C'en était trop. Tant pis s'ils se faisaient prendre. C'était le moment ou jamais.
— Il va falloir que je vous donne votre médicament, maintenant !
— Il va falloir que je vous donne votre médicament, maintenant !
Tandis qu'il la saisissait par la taille et bien que par moments il fût maladroit avec ce ventre énorme qui les gênait un peu, il accéléra la cadence et sentit monter en lui assez rapidement et intensément une énorme envie de tout laisser s'échapper.
— Prête à recevoir des petits frères et sœurs ?
— Prête à recevoir des petits frères et sœurs ?
Entendant des bruits dans le couloir, il se retira à toute vitesse tout en éjaculant à la fois en elle et sur le sol. Il en avait mis partout. La honte. Il se hâta de refermer la braguette et retira aussitôt la blouse en la jetant nonchalamment sur le dos d'une chaise.
Les chuchotements dans le couloir s'éteignirent. C'était une fausse alerte. Ils se regardèrent et éclatèrent de rire.
— Nettoie, maintenant, andouille ! dit-elle en riant.
Les chuchotements dans le couloir s'éteignirent. C'était une fausse alerte. Ils se regardèrent et éclatèrent de rire.
— Nettoie, maintenant, andouille ! dit-elle en riant.
Mais sa moquerie fut de courte durée. Elle poussa un cri terrifiant. Une sage-femme entra presque aussitôt. Elle regarda les machines qui entouraient Julie, prit le pouls, analysa quelques données et observa sa montre. La future maman se remit à gémir.
La professionnelle de santé baissa la tête. Son regard suivait les gouttes de sperme qui menaient du bord du lit au sol, puis jusqu'à Yann qui patientait à côté, faisant l'innocent. Elle comprit assez rapidement la situation.
— Mais qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce que vous avez fait ? Tout à l'heure tout allait très bien. Je vais vous conduire immédiatement en salle d'accouchement.
La professionnelle de santé baissa la tête. Son regard suivait les gouttes de sperme qui menaient du bord du lit au sol, puis jusqu'à Yann qui patientait à côté, faisant l'innocent. Elle comprit assez rapidement la situation.
— Mais qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce que vous avez fait ? Tout à l'heure tout allait très bien. Je vais vous conduire immédiatement en salle d'accouchement.
Le jeune homme gêné d'avoir été démasqué les suivit de près. Il serra la main de Julie ; ou n'était-ce pas plutôt l'inverse ? Elle lui broyait littéralement la paume. Et elle criait de plus en plus fort, mais pour une fois, il n'y était pour rien, lui ! Yann sentait son cœur s'emballer. Le moment tant attendu était sur le point d'arriver. Ils allaient être parents. Le travail avait commencé. Il était très heureux.
C'est ainsi que par une nuit douce du 26 novembre, un très beau petit garçon naquit. Et fut prénommé Victor.
C'est ainsi que par une nuit douce du 26 novembre, un très beau petit garçon naquit. Et fut prénommé Victor.
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