Réel
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Dans l'antre des fluides — Chapitre 6 · La femme en toi
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Dans l'antre des fluides
Chapitre 6 · La femme en toi
L'été touchait à sa fin et la rentrée s'annonçait. Julie avait hâte de reprendre son travail, de découvrir ses nouveaux élèves, apprendre à les connaître et lancer tout un tas de projets géniaux. Cela faisait maintenant une dizaine d'années qu'elle enseignait dans une école de son village. Elle y était bien ancrée et était appréciée des parents. L'affection des élèves était d'autant plus gagnée si ses propres tenues étaient attractives. Julie mettait donc le paquet sur les chaussures à paillettes multicolores, les tee-shirts licornes et les robes à fleurs. Un peu de mascara. Un soupçon de rouge à lèvres discret. Du vernis girly. Et hop ! Ils lui mangeaient dans la main. Surtout si elle rajoutait sa montre Pokemon. La complicité était acquise.
Tandis qu'elle préparait ses cours, elle songeait à Yann. Il était parti nager quelques longueurs dans la piscine, il y suivait des cours. Elle l'imagina faisant le crawl, ses bras musclés ruisselant, ses cuisses fermes battant l'eau, et ça la fit sourire. Elle ne l'avait pas vu depuis bientôt une semaine et il lui manquait déjà. Elle savait que c'était pour mieux se retrouver. C'était toujours de si bons moments. Chauds. Intimes. Fusionnels. Pénétrants.
L'envie de le revoir commença à la gagner. A quoi bon attendre ? Et si elle y allait ? Comme ça, à l'improviste ! Il ouvrirait la porte de chez lui et elle l'accueillerait, cachée près de l'entrée. Il trouverait la surprise élégante et ils feraient l'amour comme dans les films romantiques et passionnés. Ou comme dans un bon porno de leur répertoire. Ils oscillaient souvent entre faire l'amour et baiser. Et souvent les deux se mêlaient. Pourquoi choisir ? L'un et l'autre n'avaient pas envie de faire dans la dentelle et la concession n'était pas dans leur projet en ce qui concernait le sexe. Julie ? Pas de migraine subite connue, elle disait toujours oui au sexe. Yann ? Pas de panne non plus ; friand de luxure tout autant qu'elle. En somme, sexuellement compatibles. Manifestement sans limites. Complicités taquines. Et intarissables créativités depuis que leurs ébats avaient démarré il y avait tout juste un an.
N'y tenant plus, elle ferma son ordinateur portable, se précipita sur son portefeuille et ses clefs puis courut vers son vélo. Si elle voulait que son plan-surprise fonctionne, il fallait qu'elle se dépêche, car Yann ne tarderait pas à rentrer de son sport et le timing allait être serré. Elle pédalait à toute allure. Elle sentait la transpiration naître sous ses aisselles et le bas de son dos. Essoufflée, elle tourna dans la ruelle à droite et gara son vélo discrètement, éloigné de la maison de Yann. La sueur perlait sur son front. Elle n'avait pas mis de déodorant. Au diable le chimique, bonjour odeur naturelle... ou pas.
Julie se hâta de gagner le jardin de Yann et trouva un buisson de taille raisonnable. Elle fit une première tentative pour se cacher. Elle avait l'air ridicule. Piquée par les branches pointues, elle fit la moue. Le rosier n'était peut-être pas l'arbuste le plus approprié. A moins de vouloir ressembler à Puck, ce personnage couvert de lierres sorti tout droit d'un songe d'une nuit d'été.
"Jack aura Jill ; pas de malheur ; l’homme aura de nouveau sa jument, et tout ira bien", cita pensivement Julie.
"Jack aura Jill ; pas de malheur ; l’homme aura de nouveau sa jument, et tout ira bien", cita pensivement Julie.
Elle se dégagea des ronces et inspecta les dégâts sur sa robe. Elle avait épargné le tissu fort heureusement. Julie scruta le jardin rapidement. Elle allait se diriger vers un autre buisson de haute taille lorsqu'elle entendit une voix féminine provenant de l'étage. Elle leva aussitôt la tête, intriguée, la fenêtre de la chambre était ouverte.
— Vous êtes fort charmante. Votre jupe vous sied à merveille. Et ce corsage...
— Vous êtes fort charmante. Votre jupe vous sied à merveille. Et ce corsage...
Julie tressaillit. La voix de Yann. Avec qui était-il ? Un étrange sentiment lui noua l'estomac. Peut-être que sa surprise était finalement malvenue. La femme répondit. Mais sa voix semblait fibreuse, adoucie et travaillée. C'était très intrigant. Est-ce que c'était fini ? C'était pour ça qu'elle n'avait pas eu de nouvelles ? Il voyait une autre femme ? Il ne lui en avait rien dit. En même temps, il ne lui devait rien. Pas d'engagement, c'était le jeu. Mais ça faisait un mal de chien quand même.
— Je m'appelle Tiana. Je suis issue de la lignée des Locmariaquer.
— Je m'appelle Tiana. Je suis issue de la lignée des Locmariaquer.
Julie fronça les sourcils. Il y avait quelque chose dans cette voix qu'elle n'arrivait pas à identifier. Ce n'était peut-être pas une voix féminine finalement. Son insatiable curiosité la poussa à franchir le seuil de la maison. Elle se déchaussa silencieusement et à pas de loup, monta l'escalier qui menait à la chambre. Elle entendait des bribes de conversation. Le premier c'était bien Yann, ça elle en était certaine. Mais la deuxième voix était si étrange, si douce et effrayante à la fois !
La porte de la chambre était entrouverte. Julie aperçut le grand miroir dans lequel ils se regardaient souvent lorsqu'ils couchaient ensemble. Une ombre passa dans l'embrasure de la porte. Des talons martelaient le sol de façon digne, mais ferme. Julie se demandait ce qui se tramait. La voix, c'était une chose, mais cette façon de parler, en quel siècle étions-nous ? « Je suis issue de ». Non, mais on est où ? Qui c'est celle-là ?
Julie se rapprocha et écarta doucement la porte, qui grinçait. Julie se figea aussitôt.
— Il y a quelqu'un ? demanda Yann.
— Il y a quelqu'un ? demanda Yann.
Penaude, la jeune femme se dévoila.
— Excuse-moi, je voulais te faire une surprise et je... Yann ??
— Excuse-moi, je voulais te faire une surprise et je... Yann ??
Julie le regarda, interdite. Il était seul dans la chambre. Le jeune homme était habillé de la tête aux pieds en femme. Élégante, raffinée, il avait mis une jupe cintrée noire, des escarpins avec des talons de six centimètres, une chemise blanche qui laissait entrevoir un soutien-gorge de même couleur, un bracelet doré et des lunettes.
Yann ne savait plus où se mettre. Il se trouvait démuni d'avoir été surpris de la sorte. La gêne était palpable. Elle avait découvert son secret. Il ne savait pas où se cacher et aurait voulu disparaître sous terre. Julie l'observa en silence un long moment. Son visage était doux et empathique. Elle comprenait.
— Moi je trouve que ça te va très bien, dit-elle, rassurante. Tu aurais pu être une femme de grande classe.
Yann ne savait plus où se mettre. Il se trouvait démuni d'avoir été surpris de la sorte. La gêne était palpable. Elle avait découvert son secret. Il ne savait pas où se cacher et aurait voulu disparaître sous terre. Julie l'observa en silence un long moment. Son visage était doux et empathique. Elle comprenait.
— Moi je trouve que ça te va très bien, dit-elle, rassurante. Tu aurais pu être une femme de grande classe.
Elle avança doucement vers lui. Il semblait fragile. Il baissa la tête, honteux, les yeux fixant le sol. Elle lui releva le menton et l'embrassa.
— Tu es magnifique, Tiana.
— Tu es magnifique, Tiana.
La jeune femme le tourna vers le miroir et se mit derrière lui. Elle arrangea la chemise blanche en la glissant dans la jupe étroite et en bouffant le vêtement au niveau de la taille pour lui donner du volume. Elle le serra dans ses bras et lui sourit. Il était penaud et son regard lui échappait.
— Regarde-toi. Regarde comme tu es belle.
— Regarde-toi. Regarde comme tu es belle.
Julie sentait que Tiana était fragile, démunie. Elle avait envie de la protéger, de lui faire prendre confiance.
— Veux-tu essayer ma robe ? J'aimerais te voir dedans.
— Veux-tu essayer ma robe ? J'aimerais te voir dedans.
Tiana ne répondit pas. Elle était si timide. Bien sûr qu'elle voulait essayer la robe. Mais elle avait besoin d'être guidée. Elle avait si peur. Ce monde inconnu de la féminité, ce maquillage que sortait Julie de son sac à main, ces dessous... Cette mise à nue. Tout l'effrayait. Tout était nouveau.
Julie déshabilla Tiana et lui enfila sa propre robe. Elle lui étala doucement du mascara sur les cils et un peu de rouge à lèvres sur la bouche.
— Comment tu te sens ? Ça va ?
Julie déshabilla Tiana et lui enfila sa propre robe. Elle lui étala doucement du mascara sur les cils et un peu de rouge à lèvres sur la bouche.
— Comment tu te sens ? Ça va ?
Tiana répondit par un signe de tête. Les mots lui manquaient. Elle se laissait guider silencieuse. Julie retourna à nouveau son amie face au miroir.
— Tu es vraiment magnifique Tiana.
— Tu es vraiment magnifique Tiana.
Tiana rougit. Elle qui était si pudique. Elle ne savait plus quoi dire. Elle souriait en guise de réponse, mais elle ne se sentait pas à l'aise. Julie la prit dans ses bras.
— Yann ou Tiana, peu importe. Je suis là pour toi. Je ne t'abandonnerai jamais.
— Je n'ai jamais montré ça à personne... lui confia Yann à demi-mot.
— Yann ou Tiana, peu importe. Je suis là pour toi. Je ne t'abandonnerai jamais.
— Je n'ai jamais montré ça à personne... lui confia Yann à demi-mot.
Julie était d'autant plus touchée par sa vulnérabilité. Elle qui le voyait toujours comme un homme parfois froid et distant, cachant ses émotions. Elle voyait en Tiana une nouvelle alliée, une amie. Elle l'embrassa tendrement et lui sourit.
— Tu peux me faire confiance. Je t'aime. Et j'aime toutes les parties de toi.
— Tu peux me faire confiance. Je t'aime. Et j'aime toutes les parties de toi.
Ils s'embrassèrent de nouveau. Julie la coucha sur le lit et lui fit l'amour, elle au-dessus, Tiana en dessous. Leurs souffles se mêlèrent à la transpiration.
Julie fouilla dans le tiroir de la table de chevet et s'empara du double gode en verre. Elle la pénétra avec délicatesse et tact. Tiana gémit, mais elle était heureuse. Elle se laissait aller à explorer sa sensibilité. Elles se regardèrent droit dans les yeux. Yann avait disparu, dominé par Tiana qui avait pris en lui le relais. Julie l'avait chevauchée avec attention et lui donnait des coups de bassin doux. Tiana gémissait, s'abandonnait, serrait Julie dans ses bras, la ramenait contre elle pour la sentir encore plus près. Telle une petite chose cassante, fragile et vulnérable, elle se blottissait contre Julie, devenue conquérante et investie de la mission de protéger son amie coûte que coûte. Elles s'embrassèrent. Julie accéléra la cadence. Leurs doigts s'entremêlèrent. Leurs souffles accélérèrent. Leurs gémissements se firent plus sonores. Et soudain, elles jouirent de concert.
Julie fouilla dans le tiroir de la table de chevet et s'empara du double gode en verre. Elle la pénétra avec délicatesse et tact. Tiana gémit, mais elle était heureuse. Elle se laissait aller à explorer sa sensibilité. Elles se regardèrent droit dans les yeux. Yann avait disparu, dominé par Tiana qui avait pris en lui le relais. Julie l'avait chevauchée avec attention et lui donnait des coups de bassin doux. Tiana gémissait, s'abandonnait, serrait Julie dans ses bras, la ramenait contre elle pour la sentir encore plus près. Telle une petite chose cassante, fragile et vulnérable, elle se blottissait contre Julie, devenue conquérante et investie de la mission de protéger son amie coûte que coûte. Elles s'embrassèrent. Julie accéléra la cadence. Leurs doigts s'entremêlèrent. Leurs souffles accélérèrent. Leurs gémissements se firent plus sonores. Et soudain, elles jouirent de concert.
Elles s'enlacèrent, se souriant avec bienveillance et apaisement. Julie avait adoré prendre le lead. Tiana, timide et pudique souriait en baissant les yeux. Elles s'étaient trouvées complices, s'étaient promis de ne pas se quitter et de rester profondément amies.
Yann sortit de la douche. Il avait enfilé son boxer noir et un tee-shirt blanc. Il descendit au salon, alluma la télé et ouvrit une bière. Il en tendit une à Julie qui ne posa aucune question. Elle but à côté de lui et se lova dans ses bras. Il remonta le plaid sur eux et allongea ses jambes sur la table basse. Le film du samedi soir commença.
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Commentaires ()
Je m'attendais à tout ,sauf à l'apparition de Tiana.
C'est extraordinaire cette transformation du garçon viril qui refoule ses émotions , pour se transformer en vierge timide, rougissante ,fragile ,qui se love dans les bras de son audacieuse amie.
Je suis touché personnellement, parce que c'est une subversion de la masculinité, pour que l'homme trouve la femme qui est en lui. C'est un peu mon chemin personnel depuis mes 21 ans, qui m'a pris des années, sauf que je peux assumer ma double nature, appelée "féminine" et "masculine" ,alors que je suis convaincu que nous avons tous les deux potentialités