Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les protectrices du dernier homme — Chapitre 4 · Mon deuxième miracle
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les protectrices du dernier homme
Chapitre 4 · Mon deuxième miracle
Quelques jours (ou étaient-ce déjà des semaines ?) s'écoulèrent depuis cette explosion qui marqua la fin de notre solitude à deux. Des jours où nous continuâmes à vivre dans cette bulle, à apprendre le corps de l'autre par cœur, à alterner entre tendresse et sauvagerie, entre silences complices et rires qui claquaient. Nous sortîmes peu, parlâmes beaucoup, baisâmes encore plus. La tension ne retomba jamais ; elle s'installa simplement, devint une respiration commune.
Ce matin-là nous surprit encore, enlacés, comme si nos corps avaient décidé de ne plus jamais se séparer complètement. Un rayon de soleil filtra à travers les volets mal fermés, effleura le bout de ton nez, descendit lentement le long de ta joue et vint se poser sur ton sein gauche. La chaleur fut douce d'abord, presque caressante, puis plus insistante. Elle durcit ton téton, le fit pointer comme une bille sous la lumière dorée. Tu bougeas légèrement dans ton sommeil, un petit frottement contre le matelas, un soupir étouffé.
Moi, je dormais encore, le souffle régulier contre ta nuque, ma queue nichée entre tes fesses, molle, mais présente. Tu sentis cette présence, cette chaleur familière. Et l'envie monta, lente, irrésistible. Tu te collas mieux, poussas doucement tes fesses contre moi. Mon corps répondit avant même que je fusse conscient : je durcis, lentement, comme un réveil paresseux. Tu glissas une main discrète entre tes cuisses, guidas mon gland contre tes lèvres déjà humides. Tu mouillais, rien qu'à l'idée. Tu frottas, juste un peu, juste pour sentir. Un balancement léger, presque imperceptible. Un deuxième. Un troisième.
Je bougeai dans mon sommeil, un réflexe, et m'enfonçai un peu plus. Tu gémis doucement dans l'oreiller, un râle contenu. Tu poussas encore, me pris plus profond, centimètre par centimètre. Nos corps s'accordèrent parfaitement, comme s'ils connaissaient la chorégraphie par cœur. Tu ondulas, lentement, régulièrement, un rythme hypnotique. Je commençai à bouger avec toi, sans ouvrir les yeux, sans vraiment me réveiller. C'était instinctif, animal. Je te pris en rêve, profond, régulier, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde.
Tu jouis la première, un spasme silencieux, la chatte qui serrait ma queue comme un étau. Je sentis la chaleur, la pulsation, et je jouis à mon tour, une effusion lente, tiède, qui te remplit doucement. Tu restas là, immobile, à savourer la sensation de moi encore en toi, qui ramollissais petit à petit.
Puis tu te retiras doucement, un filet chaud qui coula le long de ta cuisse. Tu te levas, les jambes un peu tremblantes, un sourire idiot aux lèvres. Tu filais à la salle de bain, te regardas dans le miroir : radieuse, les joues rosies, les yeux brillants. Tu revins vers le lit. Je commençais à émerger, confus, encore dans le brouillard du sommeil. Tu t'agenouillas, pris ma queue encore humide dans la bouche, la nettoyas lentement, langoureusement. L'odeur était forte : ce mélange âcre de sperme, de mouille et de peau chaude qui collait aux draps.
J'ouvris enfin les yeux, te vis là, avec ce sourire carnassier.
— Bien dormi ? demandas-tu, la voix rauque, ma queue encore entre tes lèvres.
Je ris, un peu perdu.
— Même endormi, elle t'appartient, on dirait.
Tu te levas, nue, radieuse. Je te suivis vers la cuisine, les yeux rivés sur tes courbes, tes seins qui se balançaient légèrement, tes fesses qui ondulaient, et ce filet blanc qui coulait encore sur l'intérieur de ta cuisse. Ça me remit en feu instantanément. Arrivé dans le couloir, je n'y tins plus. Je te pris par la main, te retournai doucement, te plaquai contre le mur. Tu me regardas avec ce sourire qui disait « enfin ».
— T'as profité de moi pendant que je dormais, murmurai-je contre ton oreille. Maintenant que je suis réveillé... je vais te rendre la pareille.
Tu ne dis rien, te laissas faire, les poignets contre le mur, les seins écrasés contre mon torse chaud. Je frottai ma bite dure contre tes poils trempés, contre tes lèvres gonflées, sans entrer. Juste pour te faire languir. Tu poussas les hanches, essayas de me capturer, mais je reculai à chaque fois. Tu gémis, supplias presque.
— Pas encore, soufflai-je. T'as attendu que je dorme pour me prendre. Moi, je vais te faire attendre éveillée.
Je te dominai, te fis monter lentement, te frottai, te claquai la bite contre le ventre, entre tes cuisses, contre la chatte. Tu tremblas, commenças à mouiller abondamment, finis par jouir rien qu'au contact, un jet qui gicla sur ma queue raide et contre ma cuisse, contre le mur. Tu étais à bout, les genoux qui fléchissaient, mais soutenue par ma main qui serrait tes poignets au-dessus de toi.
Je te retournai alors, te plaquai dos au mur, ce mur froid qui écrasa ta poitrine, les poignets dans une main au-dessus de ta tête. De l'autre, je te pénétrai enfin, d'abord la chatte, profond, fort. Tu crias de soulagement. Puis je passai à ton cul, à ta demande muette, à ton regard suppliant. Tu jouis encore, si fort que tu tremblas autour de moi. Mais avant que tu ne vinsses, je plaçai mon membre gorgé de vie en toi, dans ce fabuleux petit orifice qui m'avala instantanément tout en glissant deux de mes doigts au fond de ta chatte, trempée, velue, mais toujours autant accueillante.
Je poussai doucement, lentement, et t'ordonnai de ne rien dire, de ne rien faire, mais la tension était à son paroxysme de ton côté et je le savais. J'augmentai alors la vitesse avec des gestes plus profonds, plus précis. Tu n'en pouvais plus et je le savais. Je commençais à te connaître, toi et tes « putain, putain ». Je te maintenais toujours les bras en hauteur, te dominais, mais te sentir prendre ce plaisir, gémir de plus en plus fort, m'injurier pour que j'aille plus fort, plus profond me firent me demander qui dominait qui ? Je te sentis alors venir et cela m'arrangea, car je n'en pouvais vraiment plus non plus. Je jouis à mon tour, au fond, en grognant tout en n'arrêtant pas de te dire que tu me rendais complètement dingue.
Nous restâmes là un moment, essoufflés, collants, heureux. Nous rîmes. Nous nous regardâmes. Nous savions que c'était nous, tout simplement.
Nous décidâmes enfin d'aller petit-déjeuner, encore nus, encore humides. Tu préparas le café, je coupai le pain. L'odeur du café frais se mêla à celle du sexe qui imprégnait encore l'appartement : sueur, sperme, mouille, peau chaude.
Nous décidâmes enfin d'aller petit-déjeuner, encore nus, encore humides. Tu préparas le café, je coupai le pain. L'odeur du café frais se mêla à celle du sexe qui imprégnait encore l'appartement : sueur, sperme, mouille, peau chaude.
Et là, on toqua à la porte...
Mon cœur s'arrêta une seconde. Personne ne frappait jamais ici. Personne ne savait que j'existais.
Nous nous figeâmes. Nous nous regardâmes. Avions-nous mal entendu ? Non, ça retoqua, plus fort.
Personne ne devait savoir que j'existais. Personne ne devait frapper ici.
Tu enfilas rapidement une chemise longue, moi un pantalon et un pull. C'était toi qui allas à la porte comme si c'était chez toi, comme si c'était normal. Tu ouvris légèrement, la chaîne mise, ton ton rustre, mais adouci qui pointa :
Mon cœur s'arrêta une seconde. Personne ne frappait jamais ici. Personne ne savait que j'existais.
Nous nous figeâmes. Nous nous regardâmes. Avions-nous mal entendu ? Non, ça retoqua, plus fort.
Personne ne devait savoir que j'existais. Personne ne devait frapper ici.
Tu enfilas rapidement une chemise longue, moi un pantalon et un pull. C'était toi qui allas à la porte comme si c'était chez toi, comme si c'était normal. Tu ouvris légèrement, la chaîne mise, ton ton rustre, mais adouci qui pointa :
— Ouais ? Qu'est-ce que tu veux ? Si c'est pour vendre un truc ou faire chier, déguerpis vite fait, j'ai pas le temps pour ces conneries.
La femme dehors, peau noire, formes généreuses, yeux verts perçants, cheveux crépus courts ne bougea pas. Elle sourit légèrement, bloqua la porte avec son pied quand tu essayas de la refermer.
— J't'ai jamais vue dans cet immeuble, toi. Je sais que ce n'est pas à toi, ici. D'habitude, c'est calme comme une tombe dans cet appart. Personne n'entre, personne ne sort.
Elle renifla l'air qui s'échappait de la porte entrebâillée.
— Et là... ça pue le sexe. Ça pue la vie.
Tu te tournais vers moi, cachée dans l'ombre du couloir. Je fis un signe de tête discret : OK, laisse-la entrer. Tu haussas les épaules, enlevas la chaîne.
— Bon, entre alors. Mais si tu fous la merde, je te vire à coups de pied dans l'cul.
Amina entra, c'était son nom, on l'apprit vite. Elle s'assit à la table, accepta un café. Je restai caché dans la chambre quelques minutes, j'écoutai. Elle expliqua calmement : elle habitait à côté, avait entendu nos bruits depuis des jours, avait compris qu'il y avait un homme. N'avait rien dit à personne. Voulait juste comprendre, peut-être partager. Je fouillai ma mémoire, pas de souvenir d'une Amina dans le quartier, pas de ragots sur une voisine curieuse. Ça semblait safe. Je décidai de me montrer.
Je sortis de la chambre, encore en pull et pantalon, l'air neutre. Elle me vit. Son visage changea : les yeux s'écarquillèrent, elle se figea, la tasse à mi-chemin vers sa bouche. C'était comme si elle voyait un fantôme, un mélange de stress pur (ses mains tremblèrent légèrement, elle respira plus vite, elle recula imperceptiblement sur sa chaise) et d'excitation brute (pas forcément sexuelle, mais comme si elle redécouvrait quelque chose de perdu depuis des années. Ses joues rosirent, ses yeux brillèrent d'une curiosité presque enfantine, un sourire nerveux aux lèvres.
— Un homme... en... en chair et en os ?! murmura-t-elle, la voix cassée. Elle avala sa salive, posa la tasse pour ne pas la renverser.
Nous discutâmes tous les trois. Longuement. Sans précipitation. Elle posa des questions : comment nous nous étions rencontrés, comment je survivais, comment nous gérions. Nous répondîmes, posâmes les nôtres : qui elle était, comment elle avait survécu seule, pourquoi elle n'avait rien dit. Pendant toute la conversation, elle n'arrêta pas de me regarder, moi, Jacques. Parfois directement dans les yeux, parfois un coup d'œil subreptice vers mon entrejambe, vite détourné, comme si elle ne pouvait pas s'en empêcher, un mélange de fascination et de gêne. Quand tu te levais pour lui resservir du café, la chemise trop longue glissa légèrement, créant un décolleté généreux qui laissait entrevoir la courbe de tes seins, ses yeux s'y attardèrent une fraction de seconde, discrets, mais avides. Et quand tu t'assis, tes belles jambes croisées sous la table, elle jeta aussi des regards furtifs vers elles, comme si elle découvrait à nouveau la beauté d'un corps féminin sans filtre.
Elle finit par ouvrir son cœur, la voix plus basse :
— Ma vie, c'est nul. Je vis, mais je survis, quoi. Je vais au boulot, je rentre, je vais parfois chez EDEN seule, ou dans les salles secrètes de certaines boîtes de nuit... Je sors avec des « amies, qui, au final, ne m'intéressent pas vraiment. Et puis, quand je vous ai entendu, vos rires, vos cris, vos silences, j'ai tout de suite senti que je devais venir. Que c'était là que j'allais trouver ce que je cherche intérieurement depuis toujours. »
Tu l'interrompis net, avec ce ton élégant qui était le tien quand tu étais sur la défensive, un sourire en coin, mais les yeux qui perçaient :
— Attends, tu te touches pendant que tu nous écoutes, ou quoi ?
Amina baissa les yeux immédiatement, les joues en feu, un sourire gêné.
— Euh... un petit peu, je dois bien l'avouer...
Elle releva la tête, rit nerveusement, et ajouta :
— Vous deux... vous êtes tellement complices, tellement fusionnels. Comme si vous vous connaissiez depuis toujours. Et vous dites que ça ne fait même pas un mois ? C'est dingue. On sent que vous vous comprenez sans mots.
La matinée devint après-midi, puis soirée. Nous rîmes, parlâmes de tout et de rien. Le feeling était là, immédiat, profond. Rien ne se passa physiquement, pas encore. Mais l'air était chargé, électrique. Nous savions tous les trois que quelque chose de beau pouvait naître.
La soirée se passa bien, légère, complice. Nous mangeâmes ensemble, discutâmes encore. Et quand la nuit tomba, Amina nous regarda avec ce sourire timide, mais brûlant :
La soirée se passa bien, légère, complice. Nous mangeâmes ensemble, discutâmes encore. Et quand la nuit tomba, Amina nous regarda avec ce sourire timide, mais brûlant :
— C'est encore mieux que ce que j'imaginais. Incroyable. Je vous jure que je ne dirai jamais rien. Ça sera comme vous voulez... mais je veux rester avec vous.
Nous nous regardâmes, toi et moi. Et nous sourîmes.
C'était comme ça que notre bulle s'agrandit. Pas d'explosion immédiate. Juste une promesse. Juste un début. Et un peu de stress.
C'était comme ça que notre bulle s'agrandit. Pas d'explosion immédiate. Juste une promesse. Juste un début. Et un peu de stress.
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