Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Camping entre amis — Chapitre 14 · Le trajet
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Camping entre amis
Chapitre 14 · Le trajet
Chapitre 14
Le soleil se levait à peine quand Camille ouvrit les yeux. Nue, toujours enlacée dans les bras d'Alice, elle se remémora la nuit. Elle avait à peine dormi trois heures. La nuit avait été longue, intense, presque irréelle. Alice l'avait guidée avec une patience infinie, puis l'avait laissée prendre les commandes, encore et encore. Elles avaient fait l'amour jusqu'à ce que l'épuisement les gagne, leurs corps en sueur collés l'un à l'autre, leurs souffles mêlés. Camille sentait encore les lèvres d'Alice sur sa peau, ses doigts en elle, sa langue qui l'avait fait jouir plusieurs fois. Elle se sentait à la fois comblée et complètement vidée, le corps lourd et léger en même temps.
— Bonjour toi… soupira Alice, j'adore te sentir tout contre moi, mais je pense que tu vas être en retard, et il y a quelqu'un qui t'attend…
Camille avait souri, les joues encore roses, et après un dernier baiser tendre, s'était précipitée en dehors du mobil-home.
Louis, lui, n'avait presque pas fermé l'œil. Toute la nuit, il avait tourné et retourné dans sa tête ce qu'il voulait lui dire. Il avait vu Camille avec Ethan, il avait couché avec Emma, avec Karine et pourtant, c'était toujours elle qu'il voulait. Il se sentait prêt. Terrifié, mais prêt.
Il prit le chemin vers sa voiture. En passant devant le mobil-home d'Alice, il jeta un coup d'œil involontaire par la fenêtre entrouverte. Alice était là, de dos, en train de se rhabiller. Elle enfilait un débardeur léger, ses seins lourds se balançant légèrement. Louis sentit une pointe de chaleur lui monter au ventre malgré lui. Il détourna rapidement les yeux, gêné d'avoir regardé. Il continua son chemin, le cœur battant plus fort.
Il arriva à la voiture. Camille apparut quelques minutes plus tard, son sac à l'épaule. Elle avait les traits tirés, les cheveux encore un peu en bataille, une légère marque dans le cou qu'elle n'avait pas réussi à cacher complètement. Leurs regards se croisèrent. Un silence gênant s'installa immédiatement.
— Salut… dit Louis simplement.
— Salut.
— Salut.
Ils montèrent dans la voiture sans un mot de plus. Louis démarra. Le silence devint vite lourd, presque étouffant. Aucun des deux n'osait parler. Camille regardait par la fenêtre, les doigts jouant nerveusement avec la ceinture de sécurité. Louis serrait le volant, les yeux fixés sur la route.
Les premiers kilomètres furent pesants. L'air semblait épais dans l'habitacle. Ils voulaient tous les deux parler, mais les mots restaient bloqués dans leur gorge.
Ce fut Camille qui craqua la première, d'une voix un peu sèche mais avec un sourire forcé.
Les premiers kilomètres furent pesants. L'air semblait épais dans l'habitacle. Ils voulaient tous les deux parler, mais les mots restaient bloqués dans leur gorge.
Ce fut Camille qui craqua la première, d'une voix un peu sèche mais avec un sourire forcé.
— Tu as perdu ta langue ce matin ?
Louis sursauta, puis sourit légèrement, soulagé qu'elle brise le silence.
— Non… c'est juste que… je ne sais pas par où commencer.
Camille rit doucement, un rire nerveux.
— Moi non plus. C'est bizarre, non ? On se connaît depuis toujours, et là, on n'arrive même pas à se parler.
Louis hocha la tête.
— Ouais… très bizarre.
Le silence retomba un instant, moins lourd cette fois. Puis Louis reprit, plus doucement :
— C'était cool les vacances…
— Ouais carrément on s'est bien marré… mais maintenant c'est le retour à la réalité.
— Ouais carrément on s'est bien marré… mais maintenant c'est le retour à la réalité.
Les deux amis retrouvaient petit à petit une complicité qui s'était un peu effacée ces derniers jours.
À un moment, Louis prit son courage à deux mains et le cœur battant dit :
À un moment, Louis prit son courage à deux mains et le cœur battant dit :
— J'ai pas beaucoup dormi cette nuit. J'ai beaucoup réfléchi.
— Ah bon ? Pourquoi ? Répond Camille curieuse.
— Ah bon ? Pourquoi ? Répond Camille curieuse.
Louis inspira profondément.
— Camille… je vous ai vus. Toi et Ethan. Au spa. J'étais là, je suis entré par hasard et… je vous ai vus.
Camille se figea. Elle tourna lentement la tête vers lui, les yeux brillants.
— Tu… tu as vu ?
— Oui. Et ça m'a fait mal. Vraiment mal. J'ai eu envie de tout casser, et en même temps… je me suis senti nul. Parce que moi aussi, j'avais couché avec Emma. Et je suis partie après avec Karine… J'ai tout fait de travers cet été. J'ai cru que si je me lâchais, comme Emma me l'avait dit, je finirais par t'oublier. Mais ça n'a fait que rendre les choses plus claires.
— Oui. Et ça m'a fait mal. Vraiment mal. J'ai eu envie de tout casser, et en même temps… je me suis senti nul. Parce que moi aussi, j'avais couché avec Emma. Et je suis partie après avec Karine… J'ai tout fait de travers cet été. J'ai cru que si je me lâchais, comme Emma me l'avait dit, je finirais par t'oublier. Mais ça n'a fait que rendre les choses plus claires.
Il marqua une pause, la voix un peu tremblante.
— C'est toi que je veux, Camille. Depuis le début. Depuis qu'on s'est rencontrés en sixième, depuis toujours… Je t'aime. Pas comme une amie. Vraiment.
Camille sentit ses yeux s'embuer. Les larmes montèrent, chaudes et silencieuses. Elle les essuya rapidement, la voix tremblante.
— Idiot… murmura-t-elle. Moi aussi, je t'aime. Depuis cette soirée d'hiver. Depuis que tu m'as mis ton pull sur les épaules. J'ai rompu avec mon ex à cause de toi. J'ai gardé ton pull pendant des mois parce que ton odeur me rassurait. Et cet été… j'ai vu Emma te prendre, j'ai entendu vos gémissements… ça m'a déchirée. J'ai couché avec Ethan pour essayer d'oublier. J'ai couché avec Emma parce que j'avais besoin de me sentir désirée. Mais c'était toujours toi que je voulais.
Louis sentit son cœur exploser dans sa poitrine. Il serra le volant, la voix rauque.
— Alors pourquoi on a attendu tout ce temps ?
Camille posa doucement sa main sur la sienne, sur le levier de vitesse. Leurs doigts s'entrelacèrent.
— Parce qu'on était deux idiots.
Louis ralentit, mit le clignotant et se gara sur une petite aire de repos déserte, à l'écart de la route. Il coupa le moteur. Le silence les enveloppa.
Ils se regardèrent. Puis, sans un mot, Camille se pencha vers lui. Leurs lèvres se rencontrèrent pour la première fois. Le baiser fut d'abord timide, presque hésitant, comme s'ils avaient peur de rêver. Puis il devint plus profond, plus urgent. Leurs langues se trouvèrent, se mêlèrent. Louis posa une main sur sa nuque, l'autre sur sa taille. Camille glissa ses doigts dans ses cheveux.
Ils s'embrassèrent longtemps, comme s'ils rattrapaient des années perdues. Quand ils se séparèrent, ils étaient essoufflés, les yeux brillants.
Camille murmura contre ses lèvres :
Ils se regardèrent. Puis, sans un mot, Camille se pencha vers lui. Leurs lèvres se rencontrèrent pour la première fois. Le baiser fut d'abord timide, presque hésitant, comme s'ils avaient peur de rêver. Puis il devint plus profond, plus urgent. Leurs langues se trouvèrent, se mêlèrent. Louis posa une main sur sa nuque, l'autre sur sa taille. Camille glissa ses doigts dans ses cheveux.
Ils s'embrassèrent longtemps, comme s'ils rattrapaient des années perdues. Quand ils se séparèrent, ils étaient essoufflés, les yeux brillants.
Camille murmura contre ses lèvres :
— J'ai pourtant essayé de te faire comprendre mes sentiments…
— Comment ça ? demanda Louis, la voix rauque.
— Comment ça ? demanda Louis, la voix rauque.
Camille sourit, un sourire à la fois tendre et coquin. Elle glissa sa main sur sa cuisse, puis plus haut, et ouvrit lentement son pantalon. Elle baissa son boxer, libérant son sexe déjà dur.
— Ça ne te rappelle rien ? murmura-t-elle en se penchant.
Louis comprit en une fraction de seconde.
— C'était… toi ? Dans les douches… la première nuit ?
Camille ne répondit pas avec des mots. Elle se pencha davantage et prit son sexe dans sa bouche, lentement, profondément, exactement comme elle l'avait fait cette fameuse nuit. Louis gémit, la tête renversée en arrière.
— Putain… c'était toi…
Camille le suça avec une tendresse infinie, sa langue tournant autour du gland, ses lèvres serrées. Elle le prit profondément, puis remonta, alternant succions lentes et rapides. Louis posa une main dans ses cheveux, mais sans forcer. Il voulait la toucher, la caresser, mais elle repoussa doucement sa main.
— Aujourd'hui… profite, murmura-t-elle en relevant les yeux vers lui, la voix rauque. On continuera quand on aura plus de temps…
Elle reprit son sexe en bouche, plus intensément. Louis se laissa aller, les mains crispées sur le siège, le plaisir montant rapidement. Il sentait la chaleur humide de sa bouche, la douceur de sa langue, le regard qu'elle lui lançait entre deux mouvements. C'était à la fois tendre et incroyablement érotique.
Il jouit dans sa bouche avec un long gémissement étouffé, le corps secoué. Camille avala tout, sans se retirer, puis remonta lentement, un sourire aux lèvres.
Ils restèrent un moment silencieux, front contre front, respirant fort.
Puis Camille posa sa tête sur son épaule.
Il jouit dans sa bouche avec un long gémissement étouffé, le corps secoué. Camille avala tout, sans se retirer, puis remonta lentement, un sourire aux lèvres.
Ils restèrent un moment silencieux, front contre front, respirant fort.
Puis Camille posa sa tête sur son épaule.
— On peut y aller maintenant, murmura-t-elle.
Louis redémarra, la main de Camille toujours posée sur sa cuisse. Ils reprirent la route, le silence cette fois doux et complice.
Arrivés à la gare, ils descendirent. Le train était déjà annoncé. Camille se tourna vers lui, les yeux brillants.
Ils s'embrassèrent une dernière fois, longuement, tendrement.
Arrivés à la gare, ils descendirent. Le train était déjà annoncé. Camille se tourna vers lui, les yeux brillants.
Ils s'embrassèrent une dernière fois, longuement, tendrement.
— Profite à fond de la fin de tes vacances… murmura-t-elle à son oreille. Et après… reviens-moi pour qu'on commence notre histoire à nous.
Louis la serra fort contre lui.
— Je te le promets.
Camille monta dans le train. La porte se referma. Louis resta sur le quai, le cœur plein, un sourire aux lèvres malgré la tristesse.
Pour la première fois depuis longtemps, il savait exactement où il allait.
Pour la première fois depuis longtemps, il savait exactement où il allait.
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Commentaires ()
Vraiment
Comme d'habitude, jai hâte de lire la chapitre suivant....
Merci