Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le journal intime de Clémence — Chapitre 10
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le journal intime de Clémence
Chapitre 10
Mercredi 12 juin
J'étais en train de déjeuner quand Camille est sortie de la chambre de Julien. En petite culotte blanche. Rien d'autre. Elle s'est assise en face de moi. S'est servi un grand bol de café noir.
‒ C'était formidable, cette nuit. Vraiment formidable.
J'ai renchéri.
‒ Ah, oui, alors !
On s'est souri, complices.
‒ C'était formidable, cette nuit. Vraiment formidable.
J'ai renchéri.
‒ Ah, oui, alors !
On s'est souri, complices.
10 heures
La tête du dentiste, quand ils nous a trouvées là, assises, toutes les deux, toutes seules, dans sa salle d'attente.
‒ Ce que vous m'avez manqué hier !
Il s'est agenouillé à nos pieds et il nous a regardées – longtemps – comme si sa vie en dépendait. Et puis sa main sur nos visages. À nous redessiner. Le front. Les tempes. Les joues. Les lèvres. Et ce qu'il y avait dans ses yeux. Ce qu'il y avait c'était, mais c'était…
‒ Vous voulez pas ?
On voulait pas quoi ? Nous déshabiller. Là. Complètement. Dans sa salle d'attente. En prenant tout notre temps. On a bien voulu. Si ! Oui. Un truc après l'autre. Et on a été nues. On a marché. Pour lui. En long. En large. D'une porte à l'autre. On s'est assises. On s'est relevées. On a recommencé. Encore et encore.
‒ Ce que vous m'avez manqué hier !
Il s'est agenouillé à nos pieds et il nous a regardées – longtemps – comme si sa vie en dépendait. Et puis sa main sur nos visages. À nous redessiner. Le front. Les tempes. Les joues. Les lèvres. Et ce qu'il y avait dans ses yeux. Ce qu'il y avait c'était, mais c'était…
‒ Vous voulez pas ?
On voulait pas quoi ? Nous déshabiller. Là. Complètement. Dans sa salle d'attente. En prenant tout notre temps. On a bien voulu. Si ! Oui. Un truc après l'autre. Et on a été nues. On a marché. Pour lui. En long. En large. D'une porte à l'autre. On s'est assises. On s'est relevées. On a recommencé. Encore et encore.
Quelqu'un. Dans l'escalier. Quelqu'un. Il nous a précipitamment poussées dans le cabinet, nous y a rejointes, les bras chargés de nos vêtements. Qu'il a déposés sur son fauteuil de consultation. Et soigneusement triés.
‒ Ça, c'est à toi. Et ça à toi. Encore à toi.
Jusqu'à la fin. Sauf que… il y avait pas mon string. On s'est regardés tous les trois. Et on a éclaté de rire.
‒ Ça, c'est à toi. Et ça à toi. Encore à toi.
Jusqu'à la fin. Sauf que… il y avait pas mon string. On s'est regardés tous les trois. Et on a éclaté de rire.
13 heures 30
Quelqu'un, derrière moi, au resto U. Quelqu'un qui m'a couvert les yeux de ses deux mains.
‒ Tu changeras pas, Stéphane, hein !
C'était pas Stéphane. C'était Julien.
‒ Julien ? Qu'est-ce tu fais là ? Qu'est-ce qui se passe ? Rien de grave, j'espère.
‒ Oh, non ! Non. C'est juste que j'avais envie d'être un peu tout seul avec toi. Parce que maintenant qu'il y a Camille…
‒ Ça change, ça, c'est sûr.
‒ C'est plus comme avant. C'est plus nous.
‒ C'est différent. Une autre étape. Qui aura son charme, elle aussi, tu verras.
‒ Je sais pas. Je me dis que c'est peut-être pas une si bonne chose que ça finalement d'avoir remis ça avec elle. De l'avoir fait venir à l'appart.
‒ Oh, alors là, si ! Parce qu'avec les idées que j'ai tu vas voir ça ! Tu m'en diras des nouvelles.
Son visage s'est brusquement illuminé.
‒ Moi aussi, j'en ai eu une d'idée.
‒ Ben vas-y ! Dis !
‒ Pour vendredi soir. T'es toujours d'accord ? Pour venir chez moi ? Chez mes parents. Ils seront pas là.
‒ Plus que jamais.
‒ Oui. Alors j'ai pensé. Si je vais en face te regarder avec eux, mes copains, tu sais ce que je pourrais faire ? C'est cacher un petit enregistreur dans ma poche. Comme ça tu les entendrais. Leurs réactions. Ce qu'ils disent. Hein ? Qu'est-ce t'en penses ?
‒ Je t'adore. Il y a des moments je t'adore vraiment.
‒ Tu changeras pas, Stéphane, hein !
C'était pas Stéphane. C'était Julien.
‒ Julien ? Qu'est-ce tu fais là ? Qu'est-ce qui se passe ? Rien de grave, j'espère.
‒ Oh, non ! Non. C'est juste que j'avais envie d'être un peu tout seul avec toi. Parce que maintenant qu'il y a Camille…
‒ Ça change, ça, c'est sûr.
‒ C'est plus comme avant. C'est plus nous.
‒ C'est différent. Une autre étape. Qui aura son charme, elle aussi, tu verras.
‒ Je sais pas. Je me dis que c'est peut-être pas une si bonne chose que ça finalement d'avoir remis ça avec elle. De l'avoir fait venir à l'appart.
‒ Oh, alors là, si ! Parce qu'avec les idées que j'ai tu vas voir ça ! Tu m'en diras des nouvelles.
Son visage s'est brusquement illuminé.
‒ Moi aussi, j'en ai eu une d'idée.
‒ Ben vas-y ! Dis !
‒ Pour vendredi soir. T'es toujours d'accord ? Pour venir chez moi ? Chez mes parents. Ils seront pas là.
‒ Plus que jamais.
‒ Oui. Alors j'ai pensé. Si je vais en face te regarder avec eux, mes copains, tu sais ce que je pourrais faire ? C'est cacher un petit enregistreur dans ma poche. Comme ça tu les entendrais. Leurs réactions. Ce qu'ils disent. Hein ? Qu'est-ce t'en penses ?
‒ Je t'adore. Il y a des moments je t'adore vraiment.
18 heures
‒ Pierre ? C'est moi ! Ça va ? Qu'est-ce tu fais ?
‒ Rien de bien palpitant. Je bosse, je bosse et je bosse. Comme d'habitude. Et toi ?
‒ Je viens de rentrer. Et je me disais que peut-être on aurait pu se voir ce soir. Que t'aurais pu venir à l'appart. Passer la nuit là.
‒ Ce soir ? Ah, non, non, c'est complètement impossible ce soir. Non. J'ai un truc hyper urgent à faire. Pour le boulot
‒ C'est à chaque fois la même chose. Chaque fois que j'ai envie qu'on soit ensemble.
‒ Mais non !
‒ Mais si ! Demain alors ?
‒ Si tu veux…
‒ Promets ! Tu promets ?
‒ Mais oui !
‒ Et demain soir c'est pour sa Laëtitia qu'il faudra qu'il trouve un prétexte. S'il change pas d'avis d'ici là. Mais s'il change d'avis… Alors là ! Là, il aura pas fait le plus dur !
‒ Rien de bien palpitant. Je bosse, je bosse et je bosse. Comme d'habitude. Et toi ?
‒ Je viens de rentrer. Et je me disais que peut-être on aurait pu se voir ce soir. Que t'aurais pu venir à l'appart. Passer la nuit là.
‒ Ce soir ? Ah, non, non, c'est complètement impossible ce soir. Non. J'ai un truc hyper urgent à faire. Pour le boulot
‒ C'est à chaque fois la même chose. Chaque fois que j'ai envie qu'on soit ensemble.
‒ Mais non !
‒ Mais si ! Demain alors ?
‒ Si tu veux…
‒ Promets ! Tu promets ?
‒ Mais oui !
‒ Et demain soir c'est pour sa Laëtitia qu'il faudra qu'il trouve un prétexte. S'il change pas d'avis d'ici là. Mais s'il change d'avis… Alors là ! Là, il aura pas fait le plus dur !
20 heures
Camille est venue s'asseoir à mes côtés sur le canapé.
‒ Je peux te demander quelque chose ?
‒ Vas-y !
‒ Tu crois que ça va le faire Julien et moi ?
‒ Comment veux-tu que je sache ? Je te connais pas assez. Et puis votre couple je suis pas dedans.
‒ Il t'a rien dit par rapport à moi ?
‒ Oh, Julien, tu sais, il m'a jamais bien fait ses confidences.
‒ Non, parce que ce que je voudrais pas, c'est que ça recommence comme avant.
‒ Il y a pas de raison.
‒ Il y en a plein au contraire. Même s'il a changé, je trouve. S'il est plus vraiment le même.
‒ Comment ça ?
‒ Je sais pas. C'est difficile à expliquer. Comme si c'était seulement maintenant qu'il se mettait à y tenir à nous deux. Ou à y croire.
‒ C'est peut-être toi qu'as changé.
‒ Je vois pas en quoi. À part le cul où, oui, ça, c'est vrai, je suis beaucoup plus demandeuse. Beaucoup plus investie. Et je vais l'être de plus en plus. Parce qu'après ce qu'on s'est dit toutes les deux.
‒ Cherche pas plus loin.
‒ Oui, je sais. C'est hyper important pour un mec, le sexe.
‒ C'est pas tellement le sexe en tant que tel, moi, je crois, c'est que tu perdes complètement la tête dans ses bras. Que tu sois laminée de plaisir. Le type qui te fait perdre complètement pied, il se sent homme. Vraiment homme. Même si en réalité. Et il en peut plus. Tu deviens hyper importante pour lui.
‒ Je peux te demander quelque chose ?
‒ Vas-y !
‒ Tu crois que ça va le faire Julien et moi ?
‒ Comment veux-tu que je sache ? Je te connais pas assez. Et puis votre couple je suis pas dedans.
‒ Il t'a rien dit par rapport à moi ?
‒ Oh, Julien, tu sais, il m'a jamais bien fait ses confidences.
‒ Non, parce que ce que je voudrais pas, c'est que ça recommence comme avant.
‒ Il y a pas de raison.
‒ Il y en a plein au contraire. Même s'il a changé, je trouve. S'il est plus vraiment le même.
‒ Comment ça ?
‒ Je sais pas. C'est difficile à expliquer. Comme si c'était seulement maintenant qu'il se mettait à y tenir à nous deux. Ou à y croire.
‒ C'est peut-être toi qu'as changé.
‒ Je vois pas en quoi. À part le cul où, oui, ça, c'est vrai, je suis beaucoup plus demandeuse. Beaucoup plus investie. Et je vais l'être de plus en plus. Parce qu'après ce qu'on s'est dit toutes les deux.
‒ Cherche pas plus loin.
‒ Oui, je sais. C'est hyper important pour un mec, le sexe.
‒ C'est pas tellement le sexe en tant que tel, moi, je crois, c'est que tu perdes complètement la tête dans ses bras. Que tu sois laminée de plaisir. Le type qui te fait perdre complètement pied, il se sent homme. Vraiment homme. Même si en réalité. Et il en peut plus. Tu deviens hyper importante pour lui.
Jeudi 13 juin
Quand il a ouvert la porte, notre dentiste avait une petite lueur amusée dans le regard.
‒ Désolée pour ton string, Clémence, mais j'ai pas pu le retrouver.
‒ Hein ? Mais où il est passé ?
‒ Faut croire qu'il a plu à quelqu'un. Mon premier client d'hier sans doute.
Sophie a sauté sur l'occasion.
‒ Ben, vous avez plus qu'à l'emmener en racheter un autre alors !
‒ Oh, mais avec plaisir, mes chéries. Quand vous voudrez…
‒ Lundi alors ! On n'a pas cours lundi prochain.
‒ Va pour lundi ! En attendant…
En attendant il a voulu qu'on enlève nos hauts.
‒ J'adore vos seins.
Qu'on s'en fasse toucher les bouts.
Qu'on se les frotte l'un contre l'autre.
‒ Ils pointent. Non, mais comment ils pointent !
Nos lèvres se sont effleurées, éloignées, rapprochées à nouveau
‒ Oh, oui ! Oui. S'il vous plaît !
On n'a pas voulu.
Non ! Une autre fois.
‒ Désolée pour ton string, Clémence, mais j'ai pas pu le retrouver.
‒ Hein ? Mais où il est passé ?
‒ Faut croire qu'il a plu à quelqu'un. Mon premier client d'hier sans doute.
Sophie a sauté sur l'occasion.
‒ Ben, vous avez plus qu'à l'emmener en racheter un autre alors !
‒ Oh, mais avec plaisir, mes chéries. Quand vous voudrez…
‒ Lundi alors ! On n'a pas cours lundi prochain.
‒ Va pour lundi ! En attendant…
En attendant il a voulu qu'on enlève nos hauts.
‒ J'adore vos seins.
Qu'on s'en fasse toucher les bouts.
Qu'on se les frotte l'un contre l'autre.
‒ Ils pointent. Non, mais comment ils pointent !
Nos lèvres se sont effleurées, éloignées, rapprochées à nouveau
‒ Oh, oui ! Oui. S'il vous plaît !
On n'a pas voulu.
Non ! Une autre fois.
10 heures
« Alfred Charusse »
J'ai frappé. Plus fort.
‒ Oui ?
Quand il a vu que c'était moi, il s'est précipitamment levé, avancé à ma rencontre.
‒ Je voulais vous voir, M'sieur ! Parce que je sais pas si je vais continuer. Mes études ici. Je sais pas.
‒ Ben pourquoi ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Mais asseyez-vous ! Asseyez-vous !
Ce que j'ai fait. En croisant haut les jambes. Très haut.
‒ Et expliquez-moi ça. Qu'est-ce qui vous arrive ?
J'ai décroisé. Recroisé. Recommencé. Dans le registre fille nerveuse qu'en peut plus. En fixant mes godasses pour qu'il puisse laisser traîner son regard là où il avait envie. Il s'en est pas privé. J'ai brusquement relevé la tête. L'ai pris en flagrant délit. Il a très vite détourné son regard. Rougi.
Oui ? Alors ? Qu'est-ce qu'il m'arrivait ?
Il m'arrivait que c'était bien trop long ces études. Bien trop long.
‒ J'y arriverai jamais.
‒ Allons ! Allons ! Vous êtes un excellent élément.
Un petit coup d'œil vite fait au passage. Il a pas pu s'empêcher.
‒ Oui, un excellent élément. Vous obtenez d'excellents résultats.
Un autre. Plus appuyé. Elles tremblaient, ses mains.
‒ C'est juste un moment de découragement. Vous allez vous reprendre.
‒ Vous croyez ?
‒ Mais bien sûr !
Et il a parlé. Parlé. Je l'écoutais pas. Je l'observais. Ses efforts pour pas me regarder en bas. Il y arrivait pas. Il y revenait. Il y revenait sans arrêt. Il a fini par se lever. Moi aussi.
‒ Ça va aller, vous verrez ! Ça va aller.
‒ Merci. Ça m'a fait beaucoup de bien de vous parler.
Revenez alors ! Revenez quand vous voulez. Ce sera avec plaisir.
J'ai frappé. Plus fort.
‒ Oui ?
Quand il a vu que c'était moi, il s'est précipitamment levé, avancé à ma rencontre.
‒ Je voulais vous voir, M'sieur ! Parce que je sais pas si je vais continuer. Mes études ici. Je sais pas.
‒ Ben pourquoi ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Mais asseyez-vous ! Asseyez-vous !
Ce que j'ai fait. En croisant haut les jambes. Très haut.
‒ Et expliquez-moi ça. Qu'est-ce qui vous arrive ?
J'ai décroisé. Recroisé. Recommencé. Dans le registre fille nerveuse qu'en peut plus. En fixant mes godasses pour qu'il puisse laisser traîner son regard là où il avait envie. Il s'en est pas privé. J'ai brusquement relevé la tête. L'ai pris en flagrant délit. Il a très vite détourné son regard. Rougi.
Oui ? Alors ? Qu'est-ce qu'il m'arrivait ?
Il m'arrivait que c'était bien trop long ces études. Bien trop long.
‒ J'y arriverai jamais.
‒ Allons ! Allons ! Vous êtes un excellent élément.
Un petit coup d'œil vite fait au passage. Il a pas pu s'empêcher.
‒ Oui, un excellent élément. Vous obtenez d'excellents résultats.
Un autre. Plus appuyé. Elles tremblaient, ses mains.
‒ C'est juste un moment de découragement. Vous allez vous reprendre.
‒ Vous croyez ?
‒ Mais bien sûr !
Et il a parlé. Parlé. Je l'écoutais pas. Je l'observais. Ses efforts pour pas me regarder en bas. Il y arrivait pas. Il y revenait. Il y revenait sans arrêt. Il a fini par se lever. Moi aussi.
‒ Ça va aller, vous verrez ! Ça va aller.
‒ Merci. Ça m'a fait beaucoup de bien de vous parler.
Revenez alors ! Revenez quand vous voulez. Ce sera avec plaisir.
Quand je suis arrivée à notre rendez-vous, j'y croyais qu'à moitié. Mais non ! Pierre était bien là, exact au rendez-vous.
‒ Tu veux qu'on fasse quoi ?
‒ N'importe ! Ça m'est égal pourvu qu'on soit ensemble. Décide, toi !
On a traversé, main dans la main, le Jardin des Plantes, flâné le long des quais, mangé un Hot Dog dans le petit square qui jouxte Saint-Julien le Pauvre, encore marché.
Et puis on a regagné l'appart. Camille et Julien finissaient de manger.
‒ On en est au café. Vous le prenez avec nous ?
Et on a parlé. De tout. De rien. Camille et Pierre ont fini par se découvrir une passion commune pour les États-Unis. Le grand canyon. Las Vegas. San Francisco. Tout y est passé. Quand on est allés se coucher
‒ C'est pas tout ça, mais faut se lever demain…
il était pas loin de deux heures du matin.
‒ Tu veux qu'on fasse quoi ?
‒ N'importe ! Ça m'est égal pourvu qu'on soit ensemble. Décide, toi !
On a traversé, main dans la main, le Jardin des Plantes, flâné le long des quais, mangé un Hot Dog dans le petit square qui jouxte Saint-Julien le Pauvre, encore marché.
Et puis on a regagné l'appart. Camille et Julien finissaient de manger.
‒ On en est au café. Vous le prenez avec nous ?
Et on a parlé. De tout. De rien. Camille et Pierre ont fini par se découvrir une passion commune pour les États-Unis. Le grand canyon. Las Vegas. San Francisco. Tout y est passé. Quand on est allés se coucher
‒ C'est pas tout ça, mais faut se lever demain…
il était pas loin de deux heures du matin.
Ça a commencé presque tout de suite. Le halètement de Camille de l'autre côté de la cloison. Pierre m'a attirée contre lui. M'a piqueté le cou de petits baisers. A glissé sa main dans l'échancrure de ma veste de pyjama. Il a caressé. Redessiné. Modelé. Camille a doucement gémi ; Il s'est introduit en bas. Son souffle s'est fait court. Le mien aussi. Il s'est fait impatient. Impérieux. Camille a clamé son plaisir. Le nôtre est venu. Le sien. Le mien.
Et encore dans la nuit. Les mains de Pierre sur moi. Précises. Insistantes. Convaincantes. Et eux aussi, à côté, c'est revenu de nous entendre. Ça a été en même temps tous les quatre. Pratiquement en même temps.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()