Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Camping entre amis — Chapitre 12 · Retour au calme
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Camping entre amis
Chapitre 12 · Retour au calme
Chapitre 12
Le soleil n'est pas encore très haut quand la voiture de Karine s'approche du camping. Louis est songeur. Il sent encore l'odeur de Karine sur sa peau, la chaleur de son corps contre le sien, les murmures en portugais qu'elle lâchait quand elle jouissait. Il a l'impression d'avoir vécu une parenthèse hors du temps, et pourtant la réalité le rattrape déjà.
Karine coupe le contact, se tourne vers lui avec un sourire complice.
Le soleil n'est pas encore très haut quand la voiture de Karine s'approche du camping. Louis est songeur. Il sent encore l'odeur de Karine sur sa peau, la chaleur de son corps contre le sien, les murmures en portugais qu'elle lâchait quand elle jouissait. Il a l'impression d'avoir vécu une parenthèse hors du temps, et pourtant la réalité le rattrape déjà.
Karine coupe le contact, se tourne vers lui avec un sourire complice.
— Tu rêves ? Alors… t'as survécu à une Brésilienne ? lance-t-elle, taquine.
Louis rit doucement, un peu gêné.
— À peine… Merci pour hier soir. Vraiment.
Elle pose une main sur sa joue, l'embrasse tendrement sur les lèvres.
— De rien, chéri. C'était bon pour moi aussi. Et n'oublie pas : profite. La vie est courte. J'espère qu'on remettra ça !
Ils sortent de la voiture. Elle lui fait un dernier clin d'œil et s'éloigne. Louis reste là un instant, seul sur le parking, le cœur bizarre. Il se sent à la fois libéré et perdu.
Il prend le chemin vers les tentes. L'air est frais, chargé de l'odeur de café et de pain grillé. Il entend déjà les voix du groupe autour de la table du petit-déjeuner.
Et puis il la voit.
Camille…
Elle sort de la tente d'Emma, les cheveux en bataille, le visage encore marqué par la nuit, un sourire discret aux lèvres. Elle porte le même short et le même t-shirt que la veille, mais quelque chose a changé : elle a l'air… comblée. Épanouie. Ses joues sont roses, ses yeux brillent d'une lumière qu'il ne lui connaissait pas. Elle tire légèrement sur son t-shirt, comme pour cacher une marque sur son cou.
Il prend le chemin vers les tentes. L'air est frais, chargé de l'odeur de café et de pain grillé. Il entend déjà les voix du groupe autour de la table du petit-déjeuner.
Et puis il la voit.
Camille…
Elle sort de la tente d'Emma, les cheveux en bataille, le visage encore marqué par la nuit, un sourire discret aux lèvres. Elle porte le même short et le même t-shirt que la veille, mais quelque chose a changé : elle a l'air… comblée. Épanouie. Ses joues sont roses, ses yeux brillent d'une lumière qu'il ne lui connaissait pas. Elle tire légèrement sur son t-shirt, comme pour cacher une marque sur son cou.
Leurs regards se croisent.
Louis s'arrête net. Camille aussi.
L'espace d'une seconde, le monde se fige.
Il voit tout de suite : les marques légères sur son cou, la façon dont elle marche un peu différemment, comme si son corps gardait le souvenir de caresses récentes. Et surtout, ce regard fuyant, presque coupable, mais aussi… heureux.
Louis s'arrête net. Camille aussi.
L'espace d'une seconde, le monde se fige.
Il voit tout de suite : les marques légères sur son cou, la façon dont elle marche un peu différemment, comme si son corps gardait le souvenir de caresses récentes. Et surtout, ce regard fuyant, presque coupable, mais aussi… heureux.
Camille, de son côté, voit Louis. Les cheveux ébouriffés, le t-shirt froissé, une odeur de parfum féminin qui flotte autour de lui, une assurance nouvelle dans sa posture. Elle comprend instantanément.
Ils restent là, à dix mètres l'un de l'autre, sans bouger, sans parler. Chacun sait ce que l'autre a fait cette nuit. Chacun sait que l'autre sait. Et pourtant, aucun des deux n'ose faire le premier pas.
Camille baisse les yeux la première, rougit, et se dirige vers la table du petit-déjeuner sans un mot. Louis reste planté là une seconde de plus, puis suit le même chemin, le cœur battant.
Autour de la table, l'ambiance est déjà joyeuse. Léo est au centre, hilare, en train de se faire charrier par tout le monde.
Autour de la table, l'ambiance est déjà joyeuse. Léo est au centre, hilare, en train de se faire charrier par tout le monde.
— Alors, champion ! lance Ethan. On a entendu ta performance jusqu'à 3h du mat' ! Lina a l'air crevée, dis donc…
Lina, assise à côté de Léo, lui donne une tape sur l'épaule en riant.
— Ta gueule, Ethan ! C'est pas ma faute si Léo a une sacrée endurance…
Léo bombe le torse, fier comme un paon.
— Bah quoi ? Faut bien montrer ce qu'on vaut ! Et puis t'étais pas la dernière à en réclamer toujours plus !
Tout le monde rit. Karine arrive juste après Louis, s'assoit comme si de rien n'était, un sourire en coin.
Louis s'installe en face de Camille. Leurs regards se croisent à nouveau, très brièvement. Elle détourne les yeux, rougit. Lui aussi.
Emma, assise à côté de Camille, pose une main sur son genou sous la table – un geste discret, complice. Camille lui sourit légèrement, reconnaissante.
Le petit-déjeuner se déroule dans cette ambiance légère, mais Louis et Camille restent en retrait. Ils mangent sans vraiment parler, écoutant les blagues sans vraiment rire. Chaque fois que leurs regards se croisent, c'est comme une décharge électrique.
Après le repas, alors que le groupe commence à ranger, Léo attrape Louis par l'épaule.
Louis s'installe en face de Camille. Leurs regards se croisent à nouveau, très brièvement. Elle détourne les yeux, rougit. Lui aussi.
Emma, assise à côté de Camille, pose une main sur son genou sous la table – un geste discret, complice. Camille lui sourit légèrement, reconnaissante.
Le petit-déjeuner se déroule dans cette ambiance légère, mais Louis et Camille restent en retrait. Ils mangent sans vraiment parler, écoutant les blagues sans vraiment rire. Chaque fois que leurs regards se croisent, c'est comme une décharge électrique.
Après le repas, alors que le groupe commence à ranger, Léo attrape Louis par l'épaule.
— Viens, on va se balader ! Faut que je te raconte.
Louis suit, soulagé d'avoir une excuse pour s'éloigner de la table.
Ils s'isolent près des pins.
Ils s'isolent près des pins.
— Alors… ta nuit ? demande Léo avec un grand sourire. T'as disparu comme ça, j'imagine que tu n'étais pas seul !
Louis inspire profondément et lui déballe tout. D'abord le spa entre Camille et Ethan.
— Je me disais bien qu'elle avait dû y passer ! Ethan était tellement à fond sur elle !
Puis Louis enchaîne sur sa soirée brésilienne.
— C'était… intense… Karine, c'était… wow.
Léo siffle.
— Je m'en doutais. T'avais la tête de quelqu'un qui n'a pas beaucoup dormi !
— Et toi ? Tu as finalement conclu avec Lina ?
— Oh oui ! C'est une bête de sexe ! Insatiable, je te raconte pas ! Jamais vu une nympho pareille ! C'était fou ! On était comme connectés…
— Mais du coup, c'est sérieux ?
— J'en sais rien, mais j'avoue que j'aimerais bien. Juste là, je suis vidé ! ajoute-t-il en rigolant. Par contre, quand elle s'est finalement endormie dans mes bras, j'ai entendu quelque chose dans la tente à côté, celle d'Emma.
— Et toi ? Tu as finalement conclu avec Lina ?
— Oh oui ! C'est une bête de sexe ! Insatiable, je te raconte pas ! Jamais vu une nympho pareille ! C'était fou ! On était comme connectés…
— Mais du coup, c'est sérieux ?
— J'en sais rien, mais j'avoue que j'aimerais bien. Juste là, je suis vidé ! ajoute-t-il en rigolant. Par contre, quand elle s'est finalement endormie dans mes bras, j'ai entendu quelque chose dans la tente à côté, celle d'Emma.
Louis hoche la tête, le regard sombre.
— Ouais… j'ai croisé Camille ce matin, elle sortait de sa tente. Avec Emma.
Léo pose une main sur son épaule.
— Mec… t'as vu Camille avec Ethan au spa, et maintenant elle dort chez Emma. Et toi t'as passé la nuit avec Karine. Vous êtes en train de faire n'importe quoi tous les deux.
— Qu'est-ce que tu veux dire ?
— Louis, on se connaît depuis l'école primaire ! On a rencontré Camille ensemble au collège et je sais que ça a été le coup de foudre pour toi… tu l'as jamais dit, mais je l'ai toujours su ! Je me suis toujours refusé d'aller draguer Camille parce que je savais qu'elle était trop importante pour toi.
— Qu'est-ce que tu veux dire ?
— Louis, on se connaît depuis l'école primaire ! On a rencontré Camille ensemble au collège et je sais que ça a été le coup de foudre pour toi… tu l'as jamais dit, mais je l'ai toujours su ! Je me suis toujours refusé d'aller draguer Camille parce que je savais qu'elle était trop importante pour toi.
Louis baisse les yeux. Il ne se doutait pas que son ami le connaissait si bien. Léo enchaîne :
— Cet été, il t'est arrivé plein de choses, tu as gagné en confiance en toi, mais maintenant, faut que tu ailles la voir !
— Je sais… Mais j'arrive pas à lui parler. Je me sens nul et elle est tellement parfaite ! Et puis regarde, elle préfère Ethan !
— Je sais… Mais j'arrive pas à lui parler. Je me sens nul et elle est tellement parfaite ! Et puis regarde, elle préfère Ethan !
Léo allume une cigarette, tire une taffe, expire lentement.
— Ethan ? Tu parles ! C'est juste un collectionneur, je parie que maintenant qu'il a eu Camille, il est déjà sur quelqu'un d'autre… Et puis, on ne peut pas dire que tu aies été très sage non plus à ce niveau-là : Emma, Karine… Et ton inconnu ! Mais au fait, tu sais toujours pas qui c'est ?
— Non, j'essaie de me refaire le film dans ma tête, comparer avec ce que j'ai vécu… mais difficile à dire qui c'était…
— C'est fou ça ! Bon, faut vraiment que tu lui parles, Louis. Parce que là, vous allez juste continuer à tourner en rond.
— Facile à dire pour toi ! T'es un Don Juan !
— T'es con ! Regarde, tu vas la voir quand elle est seule, tu t'approches doucement, tu lui dis un truc romantico-niais comme tu sais le faire genre : « Je t'aime, je t'ai toujours aimé… » Là, tu l'embrasses, tu lui retires son maillot et tu lui fais le meilleur cunni de sa vie !
— Non, j'essaie de me refaire le film dans ma tête, comparer avec ce que j'ai vécu… mais difficile à dire qui c'était…
— C'est fou ça ! Bon, faut vraiment que tu lui parles, Louis. Parce que là, vous allez juste continuer à tourner en rond.
— Facile à dire pour toi ! T'es un Don Juan !
— T'es con ! Regarde, tu vas la voir quand elle est seule, tu t'approches doucement, tu lui dis un truc romantico-niais comme tu sais le faire genre : « Je t'aime, je t'ai toujours aimé… » Là, tu l'embrasses, tu lui retires son maillot et tu lui fais le meilleur cunni de sa vie !
Léo se met à mimer un cunni et continue en imitant Camille :
— Oh oui mon Louis, je t'aime… Tu vois, c'est facile !
Les deux amis éclatent de rire. Louis hoche la tête, mais ne répond pas.
Ils reviennent vers le groupe. Tout le monde est en train de ranger, mais Camille est au téléphone, l'air un peu fermé…
Ils reviennent vers le groupe. Tout le monde est en train de ranger, mais Camille est au téléphone, l'air un peu fermé…
— Elle parle avec qui ? demande Léo à Emma.
— J'en sais rien, mais ça n'a pas l'air de bonnes nouvelles.
— J'en sais rien, mais ça n'a pas l'air de bonnes nouvelles.
Camille raccroche, l'air un peu triste.
— Bon… annonce-t-elle au groupe. J'ai une mauvaise nouvelle. Mon stage commence plus tôt que prévu. Faut que je rentre demain matin. Le train est à 10h.
Un murmure de déception parcourt le groupe.
— Merde… dit Léo. Déjà ?
Emma pose une main sur l'épaule de Camille.
— C'est con ! Ils t'ont dit pourquoi ?
Karine et Emma échangent un regard. Elles savent toutes les deux ce que Camille ressent pour Louis, et ce que Louis ressent pour Camille. Karine prend la parole, l'air de rien.
— Louis, tu peux pas l'accompagner à la gare demain matin ? T'as la voiture, et ça lui évitera de prendre le bus avec ses valises.
Louis lève les yeux vers Camille. Elle le regarde aussi, hésitante.
— Ouais… bien sûr, dit-il doucement. Avec plaisir.
Camille sourit faiblement.
— Merci…
Le reste de la journée se passe dans une ambiance étrange : rires forcés, regards qui se cherchent, tension palpable. Louis et Camille n'échangent presque pas un mot.
Le soir, après le dîner, Camille s'éclipse discrètement. Elle traverse le camping, le cœur battant, et frappe à la porte du mobil-home d'Alice.
Alice ouvre, un sourire complice aux lèvres.
Le soir, après le dîner, Camille s'éclipse discrètement. Elle traverse le camping, le cœur battant, et frappe à la porte du mobil-home d'Alice.
Alice ouvre, un sourire complice aux lèvres.
— Oh Camille ! Ça va ? J'ai appris ton départ… C'est dommage.
— Ouais, pas le choix. Mais j'avais envie de te voir avant de partir.
— Entre ! Tu tombes bien, on vient de me poser un lapin. Je suis tout à toi…
— Ouais, pas le choix. Mais j'avais envie de te voir avant de partir.
— Entre ! Tu tombes bien, on vient de me poser un lapin. Je suis tout à toi…
Camille franchit le seuil. La porte se referme derrière elle.
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Commentaires ()
J’ai encore quelques idées pour la fin des vacances! Mais ça finira par une happy end ;)
Et je pense à une « saison 2 » avec les mêmes personnages, à voir! :)