Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
(43) Nath et Mitch – La directrice et son problème — Chapitre 3 · Johanne veut un enfant… et que Mitch soit le père!
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
(43) Nath et Mitch – La directrice et son problème
Chapitre 3 · Johanne veut un enfant… et que Mitch soit le père!
À la fin de la discussion, nous nous déplaçons vers le bureau de Karine. Johanne ouvre la porte et lorsqu'elle nous voit, elle demande à Éléonore de s'éclipser. Lorsqu'elle me croise, je suis scotché. C'est la première fois que je vois ma fille habillée de cette façon pour le travail. Comme sa mère, elle est juste, magnifique!
— Tu es vraiment magnifique, Éléonore!
— Je suis la tendance des autres femmes, pour le travail de bureau.
— …
— Et merci pour le compliment «mon petit papa d'amour»!
— Je suis la tendance des autres femmes, pour le travail de bureau.
— …
— Et merci pour le compliment «mon petit papa d'amour»!
Karine se tourne vers moi et dit:
— Elle a fait la moue au début lorsque je lui ai dit de s'habiller correctement.
— …
— Mais là, ton intervention était géniale. Tu as vu son visage, comment il s'est illuminé?
— Oui, tu as raison. Elle est très belle, je crois qu'elle le sait, mais qu'elle s'en fout.
— Tu as tort, Mitch! dit Johanne. Elle ne s'en fout pas. Elle est juste épuisée de se faire constamment comparer à sa mère ou de passer inaperçue. C'est juste ça.
— …
— Mais là, ton intervention était géniale. Tu as vu son visage, comment il s'est illuminé?
— Oui, tu as raison. Elle est très belle, je crois qu'elle le sait, mais qu'elle s'en fout.
— Tu as tort, Mitch! dit Johanne. Elle ne s'en fout pas. Elle est juste épuisée de se faire constamment comparer à sa mère ou de passer inaperçue. C'est juste ça.
En entrant dans la petite salle, Geneviève s'assoit à ma droite au bout de la table. Suzanne à sa droite et moi à sa gauche. Johanne est à côté de moi et Nadine en face. Karine est à l'autre bout de la table. Geneviève lance la rencontre:
— Madame Bolduc, dans un premier temps, veuillez considérer cette pièce comme un bureau satellite de mon cabinet d'avocat. De ce fait, toute notre rencontre se déroule sous le sceau du secret professionnel, pour tous les participants.
— …
— Chacun d'eux a signé un document de confidentialité approprié, que vous pouvez consulter dans ce dossier.
— Ce n'est pas nécessaire, je vous fais totalement confiance.
— Parfait, je vais vous poser la première question et après, les autres intervenants pourront parler.
— Ça me va!
— Que peut-on faire pour vous ce matin, madame?
— Je n'irai pas par quatre chemins, madame. J'ai une relation d'amante avec le maire de la ville et je veux m'en sortir, disons, sans blessure.
— Vous ne pouvez pas rompre tout simplement? demande Geneviève.
— Non, madame. Il me dit que si je mets fin à la relation, il va me faire vivre l'enfer et détruire ma carrière.
— …
— Ce qui rend la relation encore plus toxique, il devient de plus en plus demandant. Il veut utiliser mes ressources policières contre ses adversaires politiques. Ce que je refuse catégoriquement. Mais il devient de plus en plus menaçant.
— Qu'est-ce que tu en penses, Johanne? demande Geneviève.
— Pour moi, c'est très simple. Chaque jeudi, ils se retrouvent à la salle à manger de l'Inter de midi à 14 heures. Ensuite, ils montent tous les deux à leur chambre. Neuf fois sur dix, c'est la chambre 812 sur le coin. Le maire passe ça, diner et chambre sur son allocation de dépenses et les contribuables payent la facture.
— Dites-moi, comment savez-vous tout ça, Johanne?
— Vous savez, madame Bolduc, si les gens disent que je suis la meilleure au Québec, quelque part, c'est sans doute que je suis la meilleure!
— J'ai compris. Vous pouvez enchainer.
— Merci. Donc, pour les photos et les vidéos des activités sexuelles, nous demandons à Redsun de louer la 811 pour trois jours. Ils installent leurs caméras et le tour est joué.
— …
— Pour les photos, j'ai besoin de deux couples de filatures pour la salle à manger. Ils prennent l'ascenseur avec eux. Un couple débarque à mi-chemin pour la suite et l'autre débarque au même étage.
— …
— Où le bât blesse, par contre, c'est que j'aurai besoin de faire de l'écoute électronique sur votre appareil, madame.
— Je n'ai pas de problème, Johanne, j'ai un appareil personnel que j'utilise uniquement avec le maire.
— …
— Chacun d'eux a signé un document de confidentialité approprié, que vous pouvez consulter dans ce dossier.
— Ce n'est pas nécessaire, je vous fais totalement confiance.
— Parfait, je vais vous poser la première question et après, les autres intervenants pourront parler.
— Ça me va!
— Que peut-on faire pour vous ce matin, madame?
— Je n'irai pas par quatre chemins, madame. J'ai une relation d'amante avec le maire de la ville et je veux m'en sortir, disons, sans blessure.
— Vous ne pouvez pas rompre tout simplement? demande Geneviève.
— Non, madame. Il me dit que si je mets fin à la relation, il va me faire vivre l'enfer et détruire ma carrière.
— …
— Ce qui rend la relation encore plus toxique, il devient de plus en plus demandant. Il veut utiliser mes ressources policières contre ses adversaires politiques. Ce que je refuse catégoriquement. Mais il devient de plus en plus menaçant.
— Qu'est-ce que tu en penses, Johanne? demande Geneviève.
— Pour moi, c'est très simple. Chaque jeudi, ils se retrouvent à la salle à manger de l'Inter de midi à 14 heures. Ensuite, ils montent tous les deux à leur chambre. Neuf fois sur dix, c'est la chambre 812 sur le coin. Le maire passe ça, diner et chambre sur son allocation de dépenses et les contribuables payent la facture.
— Dites-moi, comment savez-vous tout ça, Johanne?
— Vous savez, madame Bolduc, si les gens disent que je suis la meilleure au Québec, quelque part, c'est sans doute que je suis la meilleure!
— J'ai compris. Vous pouvez enchainer.
— Merci. Donc, pour les photos et les vidéos des activités sexuelles, nous demandons à Redsun de louer la 811 pour trois jours. Ils installent leurs caméras et le tour est joué.
— …
— Pour les photos, j'ai besoin de deux couples de filatures pour la salle à manger. Ils prennent l'ascenseur avec eux. Un couple débarque à mi-chemin pour la suite et l'autre débarque au même étage.
— …
— Où le bât blesse, par contre, c'est que j'aurai besoin de faire de l'écoute électronique sur votre appareil, madame.
— Je n'ai pas de problème, Johanne, j'ai un appareil personnel que j'utilise uniquement avec le maire.
Tous les participants se mettent à réfléchir. La pièce est soudainement envahie par un lourd moment de silence. Suzanne me regarde droit dans les yeux. C'est à ce moment que j'en ajoute une couche:
— Ça semble simple au premier regard, mais, à mon avis, il y a une façon plus convaincante de régler le problème.
— …
— Dis-moi, Suzanne, c'est à quel moment qu'il te fait de la pression pour utiliser tes forces policières?
— Toujours lorsque nous sommes au restaurant.
— …
— Dis-moi, Suzanne, c'est à quel moment qu'il te fait de la pression pour utiliser tes forces policières?
— Toujours lorsque nous sommes au restaurant.
Je me tourne vers Karine avec un large sourire. Elle sourit également et renchérit:
— Le pendentif que portait Nathalie, hier sur l'hélicoptère, peut-être?
— Hum! Hum!
— Est-ce que je peux comprendre? demande Suzanne.
— Oui, c'est un beau pendentif qui abrite une caméra miniature, ultraperfectionnée et un micro d'enregistrement, très sensible. Les deux sont imperceptibles à l'œil nu.
— Oui, mais je suis en uniforme.
— Ce qui passe bien, reprend Karine, c'est une petite épinglette pour vaincre le cancer du sein. Personne ne pose de question, là-dessus : «Les gens ont trop peur d'entendre une histoire qu'ils ne souhaitent pas.»
— …
— Oui, Mitch, tu as raison! dit Geneviève. C'est une vidéo encore plus compromettante que celle de leur relation sexuelle. C'est une tentative flagrante de corruption. Il peut être poursuivi en justice et pire encore, on peut la faire couler et il va avoir tout le politique sur le dos.
— …
— L'Assemblée nationale va en faire ses choux gras durant une semaine!
— Puis, reprend Johanne, s'il fait un peu de résistance, je lui montre deux ou trois photos du cartable en lui disant que le reste ainsi que les vidéos seront livrés à sa femme, par huissier.
— …
— Et ne vous inquiétez pas, madame la police, votre visage va être brouillé et il sera impossible de vous reconnaître, renchérit Johanne.
— J'ACHÈTE LE PROJET AU COMPLET! dit la directrice de police, le visage apaisé.
— Oui, mais vous allez devoir m'accompagner, lorsque je rencontrerai le maire.
— Je n'ai aucun problème à me battre avec lui lorsque nous jouons à armes égales.
— Parfait! dit Geneviève. Il ne reste que la paperasse à compléter. Qui facture-t-on?
— Est-ce que Dominique accepterait que je passe ça sur mon compte?
— Il s'en réjouirait parce que tu consommes moins que ce qui est disponible dans ton compte. Il commence à faire des cauchemars lorsque le contrat se conclura.
— D'accord, j'assume.
— Mitch, tu n'as pas à faire ça!
— Ça me fait plaisir et c'est sans arrière-pensée, sauf peut-être te dire que ma femme bave sérieusement sur toi, sexuellement!
— Hum! Hum!
— Est-ce que je peux comprendre? demande Suzanne.
— Oui, c'est un beau pendentif qui abrite une caméra miniature, ultraperfectionnée et un micro d'enregistrement, très sensible. Les deux sont imperceptibles à l'œil nu.
— Oui, mais je suis en uniforme.
— Ce qui passe bien, reprend Karine, c'est une petite épinglette pour vaincre le cancer du sein. Personne ne pose de question, là-dessus : «Les gens ont trop peur d'entendre une histoire qu'ils ne souhaitent pas.»
— …
— Oui, Mitch, tu as raison! dit Geneviève. C'est une vidéo encore plus compromettante que celle de leur relation sexuelle. C'est une tentative flagrante de corruption. Il peut être poursuivi en justice et pire encore, on peut la faire couler et il va avoir tout le politique sur le dos.
— …
— L'Assemblée nationale va en faire ses choux gras durant une semaine!
— Puis, reprend Johanne, s'il fait un peu de résistance, je lui montre deux ou trois photos du cartable en lui disant que le reste ainsi que les vidéos seront livrés à sa femme, par huissier.
— …
— Et ne vous inquiétez pas, madame la police, votre visage va être brouillé et il sera impossible de vous reconnaître, renchérit Johanne.
— J'ACHÈTE LE PROJET AU COMPLET! dit la directrice de police, le visage apaisé.
— Oui, mais vous allez devoir m'accompagner, lorsque je rencontrerai le maire.
— Je n'ai aucun problème à me battre avec lui lorsque nous jouons à armes égales.
— Parfait! dit Geneviève. Il ne reste que la paperasse à compléter. Qui facture-t-on?
— Est-ce que Dominique accepterait que je passe ça sur mon compte?
— Il s'en réjouirait parce que tu consommes moins que ce qui est disponible dans ton compte. Il commence à faire des cauchemars lorsque le contrat se conclura.
— D'accord, j'assume.
— Mitch, tu n'as pas à faire ça!
— Ça me fait plaisir et c'est sans arrière-pensée, sauf peut-être te dire que ma femme bave sérieusement sur toi, sexuellement!
Tous éclatent de rire. Je les invite à faire une pause et venir manger avec nous au restaurant de l'hôtel.
— Déjeuner à l'hôtel, ça vous dit?
— On te suit, Mitch, dit Suzanne.
— Est-ce que ça vous gêne si j'invite Nathalie et Noélie à venir diner avec nous?
— J'espère que je n'aurai pas à faire…
— Ne t'inquiète pas, dit Johanne. Ils ont une règle de non-consommation extra-conjugale à l'extérieur des limites du domaine.
— Quand même, ma petite Johanne, c'est dit sur un ton assez juridique!
— Oui, mais tu sais, patron: «C'est le ton privilégié lorsque tu parles avec la police.»
— On te suit, Mitch, dit Suzanne.
— Est-ce que ça vous gêne si j'invite Nathalie et Noélie à venir diner avec nous?
— J'espère que je n'aurai pas à faire…
— Ne t'inquiète pas, dit Johanne. Ils ont une règle de non-consommation extra-conjugale à l'extérieur des limites du domaine.
— Quand même, ma petite Johanne, c'est dit sur un ton assez juridique!
— Oui, mais tu sais, patron: «C'est le ton privilégié lorsque tu parles avec la police.»
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Lorsque nous arrivons à l'hôtel, nous croisons le groupe de Megan, qui est en train de placer l'équipement dans le VUS Yukon. Nous allons les saluer et les jeunes femmes sont enchantées de leur avant-midi de ski. Je vais vers Alexandra, qui a pris son propre véhicule.
— Est-ce que tout se passe comme tu veux?
— Oui, mais je suis déçue de ne pas avoir été impliquée dans le processus de bilan que fait la sécurité.
— C'est parce qu'il n'a pas encore été fait.
— Alors, pourquoi la directrice de la police est-elle ici?
— C'est pour un autre dossier.
— Oui, mais je suis déçue de ne pas avoir été impliquée dans le processus de bilan que fait la sécurité.
— C'est parce qu'il n'a pas encore été fait.
— Alors, pourquoi la directrice de la police est-elle ici?
— C'est pour un autre dossier.
Nathalie, qui est souvent dans mon dos, sans que je ne m'en rende compte, s'interpose dans la discussion et dit:
— Vient manger avec nous, Alex!
— Je ne veux pas m'imposer.
— Tu ne t'imposes pas, ma belle. Si nous sommes ici, Noélie, Nancy et moi, c'est parce qu'ils font une pause de leur rencontre privée.
— Je ne veux pas m'imposer.
— Tu ne t'imposes pas, ma belle. Si nous sommes ici, Noélie, Nancy et moi, c'est parce qu'ils font une pause de leur rencontre privée.
Alexandra nous fait un large sourire et s'amène avec nous à l'intérieur. Lorsque Gérard, le maître d'hôtel, nous amène à notre salon privé, la directrice de police entre et s'immobilise. Elle se tourne vers moi et me dit:
— Vous avez réussi à réserver ce salon?
— C'est notre salon. C'était une sorte de pièce inutile, alors nous leur avons proposé de la louer.
— …
— Au fil du temps, comme ils ont compris que nous recevions des gens plus importants que ce qu'ils croyaient, ils l'ont rénové. Ils ont même posé cette fenêtre panoramique qui nous donne une vue magnifique sur la montagne.
— J'imagine qu'à votre prochain renouvellement, le prix va être conséquent.
— Non, avant d'entreprendre les travaux, nous l'avons renouvelé pour cinq ans, au même prix.
— …
— Ils considèrent que la qualité des visiteurs que nous y amenons entraine aussi des retombées publicitaires importantes pour leur établissement.
— Quand même!
— Allez, venez vous assoir!
— C'est notre salon. C'était une sorte de pièce inutile, alors nous leur avons proposé de la louer.
— …
— Au fil du temps, comme ils ont compris que nous recevions des gens plus importants que ce qu'ils croyaient, ils l'ont rénové. Ils ont même posé cette fenêtre panoramique qui nous donne une vue magnifique sur la montagne.
— J'imagine qu'à votre prochain renouvellement, le prix va être conséquent.
— Non, avant d'entreprendre les travaux, nous l'avons renouvelé pour cinq ans, au même prix.
— …
— Ils considèrent que la qualité des visiteurs que nous y amenons entraine aussi des retombées publicitaires importantes pour leur établissement.
— Quand même!
— Allez, venez vous assoir!
Je m'assois à ma place habituelle, au bout de la table. Nathalie s'assoit à ma droite, avec ensuite Noélie, Nancy et Alexandra. À ma gauche, dans l'ordre, Johanne Suzanne, Nadine, Karine et Geneviève.
Avant d'aller plus loin, je me lève et dis:
Avant d'aller plus loin, je me lève et dis:
— Tout le monde se connait ici, dans la pièce, sauf la grande frisée, assise à la droite de Nancy.
— …
— Suzanne, Nadine, je vous présente Alexandra. C'est la belle-sœur de Nathalie. C'est aussi notre vice-présidente aux relations publiques et notre monitrice de ski, pour les débutants. Croyez-moi, elle est très occupée.
— …
— Alex, tu reconnais sans doute Suzanne Bolduc, la directrice de la police. Nadine, à sa gauche, est une policière que nous considérons comme un membre de notre communauté extérieure, comme Noélie et Fred.
— …
— Suzanne, Nadine, je vous présente Alexandra. C'est la belle-sœur de Nathalie. C'est aussi notre vice-présidente aux relations publiques et notre monitrice de ski, pour les débutants. Croyez-moi, elle est très occupée.
— …
— Alex, tu reconnais sans doute Suzanne Bolduc, la directrice de la police. Nadine, à sa gauche, est une policière que nous considérons comme un membre de notre communauté extérieure, comme Noélie et Fred.
Au moment où Gérard vient prendre la commande pour les apéritifs, j'informe Suzanne que notre domaine est sans alcool ainsi que notre salon privé. Elle me dit que Nadine l'a déjà informée et qu'elle n'a aucun souci avec ça. Je la sens sur ses gardes. Je crois que la présence de Noélie l'importune. C'est pour cette raison que j'essaie de la rassurer:
— Tu sais, Suzanne, et Nadine pourra te le confirmer, lorsque nous sommes entre amis, il y a une confiance mutuelle qui s'installe. Lorsque le Président est avec nous, il n'y a pas de monsieur le Président. Uniquement Gerry, Mélodie et Megan.
— …
— Il n'y a pas de madame la directrice de police, madame la journaliste. Que Suzanne et Noélie. Même chose pour Geneviève. Tout ce qui se passe dans l'entourage, reste dans l'entourage. Lorsque nous sommes ici, ensemble, c'est comme une célébration de la vie.
— …
— C'est aussi une aide mutuelle lorsque l'un d'entre nous a des problèmes. Chacun est là pour l'autre. Tout le monde aide son voisin, comme il le peut. Et dans mon cas, je m'assure toujours qu'il y ait des retours d'ascenseur.
— Je comprends parfaitement. Toutefois, je suis étonnée que vous me considériez comme une amie. Je te l'ai dit, ma femme a cliqué avec toi.
— …
— Elle a même mis un code rouge sur vos têtes. Puis, tu as décidé de rester pour participer à notre diner particulier, ce soir.
— Pourquoi alors nous séparer dans une classe à part?
— Première chose, vous n'êtes pas dans une classe à part. Personne ne peut vous solliciter, mais ça ne vous empêche pas de solliciter de votre côté.
— Et l'autre chose?
— Nadine et toi explorez la possibilité d'une relation amoureuse. C'est important de vous laisser l'espace nécessaire pour voir si ça peut aller plus loin.
— …
— Il n'y a pas de madame la directrice de police, madame la journaliste. Que Suzanne et Noélie. Même chose pour Geneviève. Tout ce qui se passe dans l'entourage, reste dans l'entourage. Lorsque nous sommes ici, ensemble, c'est comme une célébration de la vie.
— …
— C'est aussi une aide mutuelle lorsque l'un d'entre nous a des problèmes. Chacun est là pour l'autre. Tout le monde aide son voisin, comme il le peut. Et dans mon cas, je m'assure toujours qu'il y ait des retours d'ascenseur.
— Je comprends parfaitement. Toutefois, je suis étonnée que vous me considériez comme une amie. Je te l'ai dit, ma femme a cliqué avec toi.
— …
— Elle a même mis un code rouge sur vos têtes. Puis, tu as décidé de rester pour participer à notre diner particulier, ce soir.
— Pourquoi alors nous séparer dans une classe à part?
— Première chose, vous n'êtes pas dans une classe à part. Personne ne peut vous solliciter, mais ça ne vous empêche pas de solliciter de votre côté.
— Et l'autre chose?
— Nadine et toi explorez la possibilité d'une relation amoureuse. C'est important de vous laisser l'espace nécessaire pour voir si ça peut aller plus loin.
Notre discussion est interrompue par le serveur qui vient prendre notre commande pour le repas.
--- xxxOOOxxx ---
Pendant le repas, je vois que Noélie a peu d'appétit. Je la dévisage et Nathalie pose délicatement sa main sur mon bras. À son regard, j'ai l'impression qu'elle souhaite que j'intervienne.
— Qu'est-ce qui se passe Noélie?
— Je n'ai pas d'appétit.
— Pourquoi?
— Parce qu'il utilise sa première exemption. Je suis complètement chamboulée. J'ai peur de le perdre.
— Je suis surpris. J'étais sous l'impression qu'il ne les utiliserait jamais.
— …
— Avec qui?
— Il m'a dit sèchement que ce n'était pas de mes affaires.
— Et quelle a été ta réaction?
— J'ai claqué la porte et je suis ici.
— …
— Tu sais, Mitch, j'ai fait un choix que je regrette. J'ai choisi de privilégier des aventures, sans lendemain, au lieu de me concentrer sur l'amour, ce que nous avons construit ensemble depuis dix ans, nos trois enfants.
— …
— En cours de route, j'ai brisé sa confiance, je lui ai fait du mal et je n'ai malheureusement pas d'autre choix que d'en assumer les conséquences.
— Je vois que tu es très lucide, Noélie, par rapport à votre problème et ma foi, ça me réconforte.
— …
— Tu sais, ma belle, dans un couple, les mauvais choix ne sont pas que sexuels. Dans le contexte actuel, tu dois savoir que chaque fois que tu sors en boîte avec tes copines, ce n'est pas le bon choix.
— Oui, mais lui, il passe son temps à faire du sport et je ne lui dis rien.
— Je comprends, mais avoue qu'il y a une différence entre une patinoire et une boîte de nuit.
— …
— Si j'étais à sa place, dans le contexte de tes trahisons, je vivrais cette soirée avec la tête torturée. Honnêtement, compte-toi chanceuse que vous soyez encore en couple. Mais je te le dis, vous arrivez sérieusement au point de rupture.
— Tu as raison, mais d'un autre côté, je voulais lui prouver qu'il pouvait me faire confiance.
— Comment peut-il le mesurer?
— Je croyais qu'il t'avait mis sur le coup et que tu me surveillais.
— Tu as tout faux, ma belle. Ce n'est pas notre sport national, si je peux m'exprimer ainsi. La seule surveillance sur toi et Fred, c'est notre surveillance de sécurité afin de vous porter assistance, en cas d'urgence. Comme ce fut le cas pour Nathalie et Stéphanie à New-Orleans.
— Ah! Je ne savais pas.
— C'est parce que Fred a oublié de te le mentionner. Tiens, parlant du loup…
— Je n'ai pas d'appétit.
— Pourquoi?
— Parce qu'il utilise sa première exemption. Je suis complètement chamboulée. J'ai peur de le perdre.
— Je suis surpris. J'étais sous l'impression qu'il ne les utiliserait jamais.
— …
— Avec qui?
— Il m'a dit sèchement que ce n'était pas de mes affaires.
— Et quelle a été ta réaction?
— J'ai claqué la porte et je suis ici.
— …
— Tu sais, Mitch, j'ai fait un choix que je regrette. J'ai choisi de privilégier des aventures, sans lendemain, au lieu de me concentrer sur l'amour, ce que nous avons construit ensemble depuis dix ans, nos trois enfants.
— …
— En cours de route, j'ai brisé sa confiance, je lui ai fait du mal et je n'ai malheureusement pas d'autre choix que d'en assumer les conséquences.
— Je vois que tu es très lucide, Noélie, par rapport à votre problème et ma foi, ça me réconforte.
— …
— Tu sais, ma belle, dans un couple, les mauvais choix ne sont pas que sexuels. Dans le contexte actuel, tu dois savoir que chaque fois que tu sors en boîte avec tes copines, ce n'est pas le bon choix.
— Oui, mais lui, il passe son temps à faire du sport et je ne lui dis rien.
— Je comprends, mais avoue qu'il y a une différence entre une patinoire et une boîte de nuit.
— …
— Si j'étais à sa place, dans le contexte de tes trahisons, je vivrais cette soirée avec la tête torturée. Honnêtement, compte-toi chanceuse que vous soyez encore en couple. Mais je te le dis, vous arrivez sérieusement au point de rupture.
— Tu as raison, mais d'un autre côté, je voulais lui prouver qu'il pouvait me faire confiance.
— Comment peut-il le mesurer?
— Je croyais qu'il t'avait mis sur le coup et que tu me surveillais.
— Tu as tout faux, ma belle. Ce n'est pas notre sport national, si je peux m'exprimer ainsi. La seule surveillance sur toi et Fred, c'est notre surveillance de sécurité afin de vous porter assistance, en cas d'urgence. Comme ce fut le cas pour Nathalie et Stéphanie à New-Orleans.
— Ah! Je ne savais pas.
— C'est parce que Fred a oublié de te le mentionner. Tiens, parlant du loup…
Nathalie, qui suit religieusement la discussion, pose sa main sur sa bouche et lâche un petit cri de surprise. Je prends mon appareil et le fais glisser sur la table jusqu'à Nadine. Cette dernière éclate d'un gros rire cristallin.
Noélie, qui n'a pas pris connaissance de l'échange, est totalement décomposée sur sa chaise. Nathalie me jette un regard suppliant et me tend la main. Je lui donne mon appareil qu'elle refile à Noélie. Elle le remet à Nathalie et les larmes coulent abondamment sur ses joues. Sans mot, elle me dévisage.
— Tu vois ma belle, ça confirme son désespoir. Ça confirme aussi l'urgence de la situation.
— Je vais cesser mes sorties entre copines.
— Ce n'est pas la solution. Rapidement, tu vas te sentir invisible, emprisonnée.
— En revanche, tu pourrais être plus créative.
— Dans quel sens?
— Organiser un diner dans notre petit salon, par exemple, alors que Fred serait avec nous au domaine.
— Tu pourrais même introduire, une sorte de nouvelle amie, comme Stéphanie, dit Nathalie, à ma grande surprise.
— Nathalie a raison. Si vous faites une sortie en boîte et juste le fait que Stéphanie vous accompagne, ça va rassurer Fred.
— Pourquoi Stéphanie? En fait, c'est qui, Stéphanie? demande Suzanne.
— Comme moi, dit Johanne, c'est une assistante personnelle. Mais celle de Nathalie. C'est aussi elle qui fait respecter les règles lors de nos soirées spéciales.
— Je vais en parler avec Fred, reprend Noélie.
— Non ! dis-je. Il faut qu'il sente que ça vienne de toi. S'il te demande pourquoi, alors tu lui dis que c'est pour qu'il se sente en confiance, que c'est un geste d'amour ou quelque chose du genre.
— C'est beaucoup à assimiler pour moi, en ce moment.
— Je sais, nous en reparlerons.
— Je vais cesser mes sorties entre copines.
— Ce n'est pas la solution. Rapidement, tu vas te sentir invisible, emprisonnée.
— En revanche, tu pourrais être plus créative.
— Dans quel sens?
— Organiser un diner dans notre petit salon, par exemple, alors que Fred serait avec nous au domaine.
— Tu pourrais même introduire, une sorte de nouvelle amie, comme Stéphanie, dit Nathalie, à ma grande surprise.
— Nathalie a raison. Si vous faites une sortie en boîte et juste le fait que Stéphanie vous accompagne, ça va rassurer Fred.
— Pourquoi Stéphanie? En fait, c'est qui, Stéphanie? demande Suzanne.
— Comme moi, dit Johanne, c'est une assistante personnelle. Mais celle de Nathalie. C'est aussi elle qui fait respecter les règles lors de nos soirées spéciales.
— Je vais en parler avec Fred, reprend Noélie.
— Non ! dis-je. Il faut qu'il sente que ça vienne de toi. S'il te demande pourquoi, alors tu lui dis que c'est pour qu'il se sente en confiance, que c'est un geste d'amour ou quelque chose du genre.
— C'est beaucoup à assimiler pour moi, en ce moment.
— Je sais, nous en reparlerons.
J'invite tout le monde à accélérer le repas afin que nous puissions nous pencher sur notre dossier. Nathalie me demande si c'est toujours de l'ordre privé. Je lui dis que c'est pour notre projet et qu'elle peut y participer, si elle le souhaite. Je lui dis qu'Éléonore participera également et qu'elle fait partie de l'équipe.
--- xxxOOOxxx ---
Sur le chemin du retour, Nathalie est assise avec moi à l'avant alors que Suzanne et Nadine sont derrière, avec Johanne. J'ai le visage de Suzanne, directement dans mon rétroviseur. Elle semble perdue dans ses pensées.
— Est-ce que ça va, Suzanne?
— Euh, oui! Je suis juste un peu étourdie. Ça se passe tellement vite, autour de vous; et la vitesse de vos réactions.
— …
— Tout est si précis, calculé, comme un grand ballet.
— Bah! Bienvenue dans mon monde, Suzanne! dit Nathalie.
— …
— Par chance, tu ne les as pas vus aller ensemble, lui et le Président. Lorsque leur cerveau se met à tourner ensemble, ils sont tellement synchros, tous les deux. C'en est troublant, quelquefois!
— J'ai vu qu'il y avait un fort lien entre les deux durant l'opération. Alors que la situation était tendue, que tout le monde autour était littéralement en train de se décomposer, lui, le Président, avait un petit sourire moqueur sur le visage.
— …
— C'est comme s'il regardait Mitch, passer un test quelconque et qu'il se demandait s'il allait le passer ou l'échouer.
— Non! dit Johanne. C'était son baptême du feu. C'était sa première opération, imaginée de toutes pièces et dirigée par lui.
— …
— Pour nous, à la sécurité, c'était la première fois que notre chef suprême, si l'on peut l'appeler ainsi, mettait la main à la pâte.
— Je comprends. Mais, dans l'hélicoptère, tout le monde avait l'air tendu, à l'exception de celle qui pilotait en pensant qu'elle jouait dans un film. Karine avait l'air crispée alors que toi, tu affichais le même petit sourire que le Président.
— Karine, c'était la première fois qu'elle n'avait pas le contrôle et craignait sans doute que la situation nous échappe. Moi, au contraire, depuis que je suis son assistante personnelle, c'est comme si notre pensée était devenue télépathique, l'un envers l'autre.
— …
— Honnêtement, je ne sais pas pourquoi, mais c'est comme ça!
— Ah! Ah! Je comprends. Puis, au bout du compte, vous étiez armées.
— Les armes, Suzanne, ce n'est que pour rassurer les autres. Ce qu'ils n'ont pas compris encore, c'est que ce sont elles, Johanne et Stéphanie, les armes.
— Oui, Suzanne, Mitch a raison, dit Nadine. Je sais qu'avec l'état-major, vous avez regardé le film de l'opération, dans son ensemble.
— …
— En 30 secondes, elles ont eu le temps de culbuter solidement les deux mecs, d'aller voir Gloria et revenir. Trente secondes et les deux hommes sont partis en ambulance et il y avait tellement de sang, sur les murs.
— Euh, oui! Je suis juste un peu étourdie. Ça se passe tellement vite, autour de vous; et la vitesse de vos réactions.
— …
— Tout est si précis, calculé, comme un grand ballet.
— Bah! Bienvenue dans mon monde, Suzanne! dit Nathalie.
— …
— Par chance, tu ne les as pas vus aller ensemble, lui et le Président. Lorsque leur cerveau se met à tourner ensemble, ils sont tellement synchros, tous les deux. C'en est troublant, quelquefois!
— J'ai vu qu'il y avait un fort lien entre les deux durant l'opération. Alors que la situation était tendue, que tout le monde autour était littéralement en train de se décomposer, lui, le Président, avait un petit sourire moqueur sur le visage.
— …
— C'est comme s'il regardait Mitch, passer un test quelconque et qu'il se demandait s'il allait le passer ou l'échouer.
— Non! dit Johanne. C'était son baptême du feu. C'était sa première opération, imaginée de toutes pièces et dirigée par lui.
— …
— Pour nous, à la sécurité, c'était la première fois que notre chef suprême, si l'on peut l'appeler ainsi, mettait la main à la pâte.
— Je comprends. Mais, dans l'hélicoptère, tout le monde avait l'air tendu, à l'exception de celle qui pilotait en pensant qu'elle jouait dans un film. Karine avait l'air crispée alors que toi, tu affichais le même petit sourire que le Président.
— Karine, c'était la première fois qu'elle n'avait pas le contrôle et craignait sans doute que la situation nous échappe. Moi, au contraire, depuis que je suis son assistante personnelle, c'est comme si notre pensée était devenue télépathique, l'un envers l'autre.
— …
— Honnêtement, je ne sais pas pourquoi, mais c'est comme ça!
— Ah! Ah! Je comprends. Puis, au bout du compte, vous étiez armées.
— Les armes, Suzanne, ce n'est que pour rassurer les autres. Ce qu'ils n'ont pas compris encore, c'est que ce sont elles, Johanne et Stéphanie, les armes.
— Oui, Suzanne, Mitch a raison, dit Nadine. Je sais qu'avec l'état-major, vous avez regardé le film de l'opération, dans son ensemble.
Lire: (24) Nath et Mitch – Noélie, journaliste infidèle! – Chapitre 7
Mais arrête-toi juste sur la partie de l'intervention dans la chambre. Dès qu'elles entrent, Karine reste en retrait et fait un décompte de 30 secondes.— …
— En 30 secondes, elles ont eu le temps de culbuter solidement les deux mecs, d'aller voir Gloria et revenir. Trente secondes et les deux hommes sont partis en ambulance et il y avait tellement de sang, sur les murs.
Avant que Suzanne n'ait le temps de répondre, nous arrivons à la résidence. Je débarque les quatre femmes et demande à Nathalie de leur offrir la suite, voisine de celle de Karine, à l'étage. Pendant ce temps, je vais remiser le VUS dans le garage.
--- xxxOOOxxx ---
Pendant que Nathalie monte à l'étage pour montrer la suite à Suzanne et Nadine, je fais un court passage vers la cuisine. Je m'arrête à l'entrée et observe le travail du chef Jean-Pierre, et de Martin, qui semblent très concentrés sur ce qu'ils font. Jean-Pierre multiplie les conseils et Martin les accepte comme un étudiant, dans un laboratoire de chimie, qui fait une expérience avec son professeur. Bref, je fais demi-tour et leur fous la paix.
Lorsque j'entre dans ma petite salle de conférence, j'y retrouve Karine, Geneviève, Éléonore et Johanne. Je m'approche subtilement de Karine et lui demande:
Lorsque j'entre dans ma petite salle de conférence, j'y retrouve Karine, Geneviève, Éléonore et Johanne. Je m'approche subtilement de Karine et lui demande:
— Est-ce que tout se passe comme tu veux?
— Impeccable, Mitch. Depuis samedi, je passe ma plus belle semaine au domaine. Je me sens choyée de faire partie de la famille.
— Tu ne trouves pas que j'empiète sur tes plates-bandes. Non, aucunement! Je te rassure, s'il y a un truc qui ne me plait pas, tu vas être le premier à le savoir.
— La directrice, comment la trouves-tu?
— Complètement différente de ce que j'ai perçu d'elle. Je la trouve sympathique et très allumée.
— …
— Son analyse de l'opération m'a complètement renversée.
— Et leur relation?
— Totalement indécente vue de l'externe. Mais c'est tellement compréhensible de voir deux solitudes se rencontrer. Honnêtement, aussi improbable que le couple puisse être, je leur souhaite que ça fonctionne.
— …
— J'ai vécu leur solitude, et avec vous tous, j'en suis sortie. Tous mes besoins sont comblés, physiques et émotifs. Johanne est très avenante, avec moi. Ne la perds pas de vue. Elle vit le rêve de sa vie.
— …
— Et, dès qu'elle vous a raconté son secret, elle s'est tournée vers nous, Stéphanie et moi, et elle nous a tout raconté. J'en ai pleuré toute la nuit. C'est la personne la plus courageuse que je connaisse. Éléonore ne sait rien.
— …
— Autre chose, Stéphanie et Johanne, même si c'est invisible, sont les meilleures amies du monde.
— Merci de me le dire.
— Impeccable, Mitch. Depuis samedi, je passe ma plus belle semaine au domaine. Je me sens choyée de faire partie de la famille.
— Tu ne trouves pas que j'empiète sur tes plates-bandes. Non, aucunement! Je te rassure, s'il y a un truc qui ne me plait pas, tu vas être le premier à le savoir.
— La directrice, comment la trouves-tu?
— Complètement différente de ce que j'ai perçu d'elle. Je la trouve sympathique et très allumée.
— …
— Son analyse de l'opération m'a complètement renversée.
— Et leur relation?
— Totalement indécente vue de l'externe. Mais c'est tellement compréhensible de voir deux solitudes se rencontrer. Honnêtement, aussi improbable que le couple puisse être, je leur souhaite que ça fonctionne.
— …
— J'ai vécu leur solitude, et avec vous tous, j'en suis sortie. Tous mes besoins sont comblés, physiques et émotifs. Johanne est très avenante, avec moi. Ne la perds pas de vue. Elle vit le rêve de sa vie.
— …
— Et, dès qu'elle vous a raconté son secret, elle s'est tournée vers nous, Stéphanie et moi, et elle nous a tout raconté. J'en ai pleuré toute la nuit. C'est la personne la plus courageuse que je connaisse. Éléonore ne sait rien.
— …
— Autre chose, Stéphanie et Johanne, même si c'est invisible, sont les meilleures amies du monde.
— Merci de me le dire.
À leur tour, Nathalie, Suzanne et Nadine entrent dans la pièce, nous sommes prêts à commencer. Contrairement à ce matin, je m'assois en retrait et laisse la place à Karine, à côté de Geneviève. Nathalie s'assoit à côté de moi. Geneviève commence par déposer un document de confidentialité devant Nadine et Suzanne.
Suzanne ne pose aucune question, le regarde sommairement et appose sa signature au bas. Nadine, de son côté, prend le temps d'en prendre connaissance et de mesurer, dans sa tête, les implications du non-respect de la confidentialité. Elle jette un œil à Suzanne, qui reste impassible. Elle le signe et le remet à Geneviève.
L'avocate leur fait une présentation sommaire du dossier. Elle leur mentionne que Jim Murphy possède une fortune de plusieurs milliards de dollars. Sa firme a été mandatée par monsieur Murphy pour enquêter sur des suspicions de trahison conjugale de sa femme, la célèbre chanteuse Julie l'Amour. Nadine et Suzanne échangent un regard.
Elle cède maintenant la parole à Johanne, qui est responsable de l'enquête. Elle ajoute que tout ce qu'elles verront dans la vidéo est légal, puisque monsieur Murphy a accepté l'installation de 53 caméras, partout dans la maison, des microphones pour faire de l'écoute électronique dans les moindres recoins. L'espionnage électronique sur l'appareil de sa femme, puisqu'il lui appartient et qu'il est payé par son entreprise.
— Notre opération doit durer près d'un mois, mais après une semaine, nous avons suffisamment d'évidence pour prouver des trahisons conjugales avec au moins trois individus différents, soutient Johanne.
— …
— Elle suggère que l'enquête pourrait être close, car ils disposent déjà de suffisamment de preuves pour appliquer une clause du contrat prénuptial selon laquelle toute entente concernant le partage des biens en cas de divorce est annulée.
— …
— Cependant, nous avons découvert autre chose de plus inquiétant durant nos enregistrements.
— …
— Elle suggère que l'enquête pourrait être close, car ils disposent déjà de suffisamment de preuves pour appliquer une clause du contrat prénuptial selon laquelle toute entente concernant le partage des biens en cas de divorce est annulée.
— …
— Cependant, nous avons découvert autre chose de plus inquiétant durant nos enregistrements.
Elle fait un signe de tête à Éléonore qui enclenche une vidéo. Cette vidéo est épurée de scènes sexuelles. Elle ne montre que les discussions entre la chanteuse et l'exécutif, Jonathan, qui travaille pour la compagnie de Murphy. Les deux concoctent un scénario afin que lui soit pris en flagrant délit d'une relation extraconjugale, et qu'il soit obligé de céder la moitié de ses avoirs, à la chanteuse. Ils parlent de leur équipe de filature, et passent en revue tous les détails de leur plan sordide.
Puis, Éléonore enclenche une nouvelle vidéo. Sur cette vidéo, nous les voyons tous les deux, un peu dépassés. Leur compagnie de filature a complètement perdu sa trace. Ils croyaient qu'il était débarqué à Paris. Son jet a atterri, puis est reparti, sans doute pour revenir. Sur la vidéo, ils élaborent un plan pour être sûrs de le piéger. Jonathan dit à Julie qu'il a trouvé une firme spécialisée, qui offre les services d'amie intime d'accompagnement, pour gens d'affaires. Ils vont subtilement en glisser une sur son chemin, à l'hôtel, durant son séjour à Paris.
Je les interromps et demande sur un ton sévère:
— Comment se fait-il que Geneviève et moi ne soyons pas au courant de ce nouveau plan à Paris?
— Détends-toi, Mitch! dit Johanne en déposant sa main sur mon bras.
— …
— La vidéo vient d'être captée. Pendant que nous étions au restaurant. C'est tout frais.
— Merci! Où est-il présentement?
— Il est à Gottenburgh, en Suède. Ils ne le trouveront pas. Je crois qu'il prend ça très au sérieux.
— Détends-toi, Mitch! dit Johanne en déposant sa main sur mon bras.
— …
— La vidéo vient d'être captée. Pendant que nous étions au restaurant. C'est tout frais.
— Merci! Où est-il présentement?
— Il est à Gottenburgh, en Suède. Ils ne le trouveront pas. Je crois qu'il prend ça très au sérieux.
Je jette un œil vers Geneviève, qui semble rassurée de l'information que vient de nous fournir Johanne.
— Qu'attendez-vous de moi? demande Suzanne.
— Une opinion éclairée de la police, dit Geneviève. Il n'y a pas eu de geste concret, à date.
— Si, comme vous dites, vous êtes capables de prouver à la cour que votre capture vidéo est parfaitement légale, il y a, à tout le moins, suffisamment de preuve pour une accusation de complot en vue d'extorsion.
— …
— L'importance du montant en jeu a aussi un poids proportionnel devant les tribunaux.
— …
— Est-ce tout ce que vous avez?
— Non! dit Johanne. Il y en a plus. Voyons ça comme un échantillon.
— Si vous me donnez l'entièreté de ce que vous avez, je pourrais sans doute les arrêter demain!
— Non! dit Geneviève. C'est prévu dans l'entente avec le client que tout le contenu des enregistrements lui appartient. Il pourra en disposer comme il le veut.
— …
— Je veux seulement une opinion afin de lui suggérer une marche à suivre.
— Pourquoi?
— Parce que je ne peux pas en parler moi-même à un procureur. J'essaie aussi de trouver une voie de sortie moins sauvage pour sa femme et ses complices.
— Une opinion éclairée de la police, dit Geneviève. Il n'y a pas eu de geste concret, à date.
— Si, comme vous dites, vous êtes capables de prouver à la cour que votre capture vidéo est parfaitement légale, il y a, à tout le moins, suffisamment de preuve pour une accusation de complot en vue d'extorsion.
— …
— L'importance du montant en jeu a aussi un poids proportionnel devant les tribunaux.
— …
— Est-ce tout ce que vous avez?
— Non! dit Johanne. Il y en a plus. Voyons ça comme un échantillon.
— Si vous me donnez l'entièreté de ce que vous avez, je pourrais sans doute les arrêter demain!
— Non! dit Geneviève. C'est prévu dans l'entente avec le client que tout le contenu des enregistrements lui appartient. Il pourra en disposer comme il le veut.
— …
— Je veux seulement une opinion afin de lui suggérer une marche à suivre.
— Pourquoi?
— Parce que je ne peux pas en parler moi-même à un procureur. J'essaie aussi de trouver une voie de sortie moins sauvage pour sa femme et ses complices.
Nathalie me regarde, puis se tourne vers Suzanne et dit:
— Admettons que Jim Murphy a un caractère identique et une façon de penser similaire à mon mari, en matière de trahison conjugale. Les deux ensembles, ils vont concocter une vengeance non violente, je te rassure. Mais crois-moi, elle sera dévastatrice.
— Tu ne vas quand même pas, Mitch, commettre des gestes illégaux? dit Suzanne.
— Non! confirme Geneviève, au grand soulagement de la directrice de police.
— …
— Il va uniquement lui donner la recette et ne s'impliquera pas, conclut Geneviève.
— Oui, mais là, je le sais.
— Non Suzanne, tu ne le sais pas! dis-je.
— Quoi?
— Ton accord de confidentialité!
— Tu ne vas quand même pas, Mitch, commettre des gestes illégaux? dit Suzanne.
— Non! confirme Geneviève, au grand soulagement de la directrice de police.
— …
— Il va uniquement lui donner la recette et ne s'impliquera pas, conclut Geneviève.
— Oui, mais là, je le sais.
— Non Suzanne, tu ne le sais pas! dis-je.
— Quoi?
— Ton accord de confidentialité!
Notre discussion est soudainement interrompue par la sonnerie d'un appel FaceTime sur mon appareil:
— Excusez-moi, je dois répondre.
Je pèse sur le bouton pour prendre l'appel:
— Bonjour, Mitch!
— Monsieur le Président!
— Non, c'est Gerry!
— Ça va?
— J'ai besoin de faire une pause. De m'éloigner de la Maison-Blanche pour quelques jours.
— Quand?
— Le «Spring Break» américain, à la mi-mars.
— Combien de suites à ma résidence !
— Deux seulement. Une pour moi et une pour Ryan.
— …
— Livia couche avec Lucie et Markus va coucher chez Nancy. Elle ne va pas bien, semble-t-il et ils ont recommencé à se parler régulièrement.
— Je sais, je viens de l'apprendre et mon entourage s'en occupe en priorité.
— Si tu es d'accord, Livia s'occupe de loger le reste de la fanfare.
— Veux-tu skier aussi?
— Si c'est possible, le Capitaine America et son équipe sont en attente de ma décision.
— Je te reviens demain soir au plus tard. Mais rassure-moi que vous ne préparez pas de banquet ou autre chose.
— Non.
— Comme tu es là, je voudrais que tu ouvres un compte de banque ou un truc du genre pour Megan.
— Pourquoi?
— La fondation de Nathalie va verser 300k$ dans son fond pour payer ses frais de scolarité jusqu'à l'obtention de son brevet.
— Pourquoi lui versez-vous ce montant?
— C'est ce que Gloria a arraché à XYZ pour son entrevue hier. Et j'ai un autre 300k$ que je voudrais investir en elle, mais je ne sais pas comment.
— As-tu dans l'idée de la rapatrier au Canada.
— Monsieur le Président!
— Non, c'est Gerry!
— Ça va?
— J'ai besoin de faire une pause. De m'éloigner de la Maison-Blanche pour quelques jours.
— Quand?
— Le «Spring Break» américain, à la mi-mars.
— Combien de suites à ma résidence !
— Deux seulement. Une pour moi et une pour Ryan.
— …
— Livia couche avec Lucie et Markus va coucher chez Nancy. Elle ne va pas bien, semble-t-il et ils ont recommencé à se parler régulièrement.
— Je sais, je viens de l'apprendre et mon entourage s'en occupe en priorité.
— Si tu es d'accord, Livia s'occupe de loger le reste de la fanfare.
— Veux-tu skier aussi?
— Si c'est possible, le Capitaine America et son équipe sont en attente de ma décision.
— Je te reviens demain soir au plus tard. Mais rassure-moi que vous ne préparez pas de banquet ou autre chose.
— Non.
— Comme tu es là, je voudrais que tu ouvres un compte de banque ou un truc du genre pour Megan.
— Pourquoi?
— La fondation de Nathalie va verser 300k$ dans son fond pour payer ses frais de scolarité jusqu'à l'obtention de son brevet.
— Pourquoi lui versez-vous ce montant?
— C'est ce que Gloria a arraché à XYZ pour son entrevue hier. Et j'ai un autre 300k$ que je voudrais investir en elle, mais je ne sais pas comment.
— As-tu dans l'idée de la rapatrier au Canada.
Je fais une pause et reviens:
— Maintenant que tu le dis, Gerry, j'ai une idée.
— …
— Je pourrais bâtir et équiper une clinique de médecine semi-privée. Une section de médecine préventive où nous pourrions offrir des services d'examen complet, annuel à une clientèle d'affaires et fortunée. La clinique aurait tous ses équipements, son propre laboratoire. Même leur garantir un rendez-vous en urgence, en l'espace d'une heure.
— …
— Pour la partie publique, comme l'hôpital le plus près est à quarante minutes, nous pourrions offrir un service d'urgence, sans hébergement. Les cas plus lourds pourraient être transférés à l'hôpital régional.
— Et qu'est-ce que Megan vient faire là-dedans?
— Ce serait sa clinique médicale, conjointement avec Nathalie et sa fondation.
— Lui en as-tu parlé?
— Non, c'est une idée soudaine.
— ARRÊTER TOUS LES DEUX! crie Nathalie. Ensemble, vous êtes en train de me rendre folle!
— …
— Je pourrais bâtir et équiper une clinique de médecine semi-privée. Une section de médecine préventive où nous pourrions offrir des services d'examen complet, annuel à une clientèle d'affaires et fortunée. La clinique aurait tous ses équipements, son propre laboratoire. Même leur garantir un rendez-vous en urgence, en l'espace d'une heure.
— …
— Pour la partie publique, comme l'hôpital le plus près est à quarante minutes, nous pourrions offrir un service d'urgence, sans hébergement. Les cas plus lourds pourraient être transférés à l'hôpital régional.
— Et qu'est-ce que Megan vient faire là-dedans?
— Ce serait sa clinique médicale, conjointement avec Nathalie et sa fondation.
— Lui en as-tu parlé?
— Non, c'est une idée soudaine.
— ARRÊTER TOUS LES DEUX! crie Nathalie. Ensemble, vous êtes en train de me rendre folle!
Nous éclatons de rire Gerry et moi et mettons fin à l'appel en attendant de nous reparler, demain soir. Je me tourne vers les participants et demande:
— Est-ce que ça fait le tour? dis-je.
— Je vous reviens, avec des suggestions dans deux ou trois jours, dit Suzanne.
— Parfait. Alors l'on se revoit vers 18 heures au grand salon.
— Qu'est-ce qu'on fait en attendant?
— Peut-être pourrions-nous aller prendre un verre au bar de l'hôtel, dit Geneviève.
— C'est une idée formidable! Demandez à Lucie de venir avec vous, elle vous montrera le chemin, ai-je suggéré.
— Bonne idée, dit Geneviève en quittant avec les deux invitées.
— Je vous reviens, avec des suggestions dans deux ou trois jours, dit Suzanne.
— Parfait. Alors l'on se revoit vers 18 heures au grand salon.
— Qu'est-ce qu'on fait en attendant?
— Peut-être pourrions-nous aller prendre un verre au bar de l'hôtel, dit Geneviève.
— C'est une idée formidable! Demandez à Lucie de venir avec vous, elle vous montrera le chemin, ai-je suggéré.
— Bonne idée, dit Geneviève en quittant avec les deux invitées.
Nathalie se lève et nous dit:
— Je dois parler avec Stéphanie. Je vais l'amener prendre une douche.
— C'est bon! dis-je. En plus, vous avez une exception.
— Ce n'est pas le but, mais du coup, si l'on peut joindre l'utile à l'agréable. Et tu peux te joindre si tu veux.
— C'est bon! dis-je. En plus, vous avez une exception.
— Ce n'est pas le but, mais du coup, si l'on peut joindre l'utile à l'agréable. Et tu peux te joindre si tu veux.
Une fois qu'elle a quitté la pièce, Johanne se tourne vers moi avec un petit sourire et dit:
— Il ne se passera rien, Mitch.
— Pourquoi?
— C'est ce que nous avons convenu, Stéphanie et moi. C'est notre choix.
— Si tu le dis. Donnez-moi un instant.
— Il ne se passera rien, Mitch.
— Pourquoi?
— C'est ce que nous avons convenu, Stéphanie et moi. C'est notre choix.
— Si tu le dis. Donnez-moi un instant.
Je prends mon appareil téléphonique et fais un appel téléphonique à Mélodie. Elle me répond à la première sonnerie. Je lui dis que je dois parler de nouveau à Gerry. Il est encore avec elle, il prend l'appel. Je lui dis que j'ai un diner «spécial» ce soir à la résidence et que j'aurais besoin que Livia soit présente. Je veux l'introduire à une invitée, dans le cadre de sa future carrière chez nous. Je lui dis que je peux lui envoyer un avion privé de Montréal. Il me dit que ce n'est pas nécessaire, il va l'envoyer en jet privé à Mirabel. Elle y sera aux alentours de 18 heures. Je le remercie et mets fin à l'appel.
Dès que j'ai raccroché, Karine me dit qu'elle va y aller avec l'hélicoptère. Inquiète, elle me demande:
Dès que j'ai raccroché, Karine me dit qu'elle va y aller avec l'hélicoptère. Inquiète, elle me demande:
— Quel est ton plan, avec elle?
— Je veux qu'elle prenne charge des opérations chez Redsun. Ils vont en avoir plein les bras et elle connaît les subtilités de ce que nos gens pourraient faire et ne pas faire. En plus, ça va nous faire des yeux sur place.
— …
— Et, je ne veux surtout pas défaire notre groupe, ici. J'y tiens plus que tout. Karine et l'équipe, vous êtes dans une classe à part et, comme je l'ai dit depuis le début, je ne veux pas vous mélanger avec l'autre division. Même pas Anthony.
— Merci, tu me rassures, dit-elle avec un large sourire.
— Je veux qu'elle prenne charge des opérations chez Redsun. Ils vont en avoir plein les bras et elle connaît les subtilités de ce que nos gens pourraient faire et ne pas faire. En plus, ça va nous faire des yeux sur place.
— …
— Et, je ne veux surtout pas défaire notre groupe, ici. J'y tiens plus que tout. Karine et l'équipe, vous êtes dans une classe à part et, comme je l'ai dit depuis le début, je ne veux pas vous mélanger avec l'autre division. Même pas Anthony.
— Merci, tu me rassures, dit-elle avec un large sourire.
Éléonore et Karine nous quittent pour retourner travailler avec Anthony. Il ne reste que Johanne et moi. Je lui demande de tenter de joindre le directeur de la station de ski.
Nathalie et Stéphanie
Dès qu'elles entrent dans la douche, Nathalie pousse Stéphanie contre le mur pour l'embrasser et Stéphanie la repousse. Nathalie est sous le choc et Stéphanie lui dit que Johanne et elle ont convenu qu'elles n'utiliseraient pas leur exemption et qu'il n'y aurait aucun attouchement sexuel, en l'absence de l'un ou l'autre des partenaires.
Nathalie reste figée un moment et finit par reprendre du tonus:
Nathalie et Stéphanie
Dès qu'elles entrent dans la douche, Nathalie pousse Stéphanie contre le mur pour l'embrasser et Stéphanie la repousse. Nathalie est sous le choc et Stéphanie lui dit que Johanne et elle ont convenu qu'elles n'utiliseraient pas leur exemption et qu'il n'y aurait aucun attouchement sexuel, en l'absence de l'un ou l'autre des partenaires.
Nathalie reste figée un moment et finit par reprendre du tonus:
— Je veux te confier une mission particulière. Un genre de dossier de la fondation, si tu veux.
— Quelle fondation?
— Quelle fondation?
Nathalie dévisage Stéphanie et éclate en sanglots. Stéphanie la retourne et l'appuie à son tour contre le mur. Elle pose ses mains de chaque côté de sa tête et lui dit:
— Tu sais le truc dont tu es la présidente, et qui ne semble plus exister pour toi.
— …
— Nancy et moi sommes devenues invisibles. De vulgaires plantes vertes. À quand remonte notre dernière réunion de travail ensemble? Peux-tu me le dire? Qu'est-ce qu'on doit faire ensemble en 2026, le sais-tu? Dis-moi, que doit-on faire? C'est quoi le plan? En as-tu une idée?
— …
— Moi, j'ai la chance de travailler avec la sécurité, mais, crois-moi, Nancy est complètement démoralisée. Non seulement elle doit gérer les emmerdes avec son ex, mais rien ne va plus au travail.
— …
— Je comprends que tu dois assimiler le travail des autres divisions, mais, outre la curiosité, qu'est-ce que tu as à faire avec le dossier Murphy? Pourquoi devais-tu passer l'après-midi à leur réunion?
— …
— Avant de t'occuper des choses de ton mari, tu devrais réfléchir un peu et t'assurer que tout se passe bien dans ton carré de sable.
— Je suis désolée, dit-elle alors que le flot de sanglots s'accentue.
— Et maintenant, l'assistante personnelle. Une semaine, je suis la personne la plus importante dans ta vie et après, tout s'effrite. J'en sais plus de la bouche de Johanne que de la tienne.
— …
— As-tu vu la chimie qui s'est installée entre Johanne et Mitch? Ça ne fait pas trois mois qu'elle est en poste et, déjà, il y a plus de chimie entre eux qu'il n'y en a jamais eu entre nous.
— Je suis dé…
— Chut! ne me dis pas que tu es désolée, tu te répètes. Dis-moi plutôt un truc qui va me rassurer.
— Je te jure, sur la tête de mon mari, que tu vas devenir ma priorité, laisse-moi juste une petite chance de m'ajuster, s'il te plaît. Je vais y arriver.
— …
— J'ai de la difficulté à m'adapter. Je suis jalouse de Johanne et j'ai de la difficulté à gérer. Pas qu'elle me vole mon mari, mais qu'elle en sache plus que moi, qu'elle est toujours aux premières loges de l'action.
— Bah! Tu n'es pas sorti du bois, ma belle? Johanne veut avoir un enfant et elle souhaite que Mitch soit le père !
— QUOIIIIIIIII???
— …
— Nancy et moi sommes devenues invisibles. De vulgaires plantes vertes. À quand remonte notre dernière réunion de travail ensemble? Peux-tu me le dire? Qu'est-ce qu'on doit faire ensemble en 2026, le sais-tu? Dis-moi, que doit-on faire? C'est quoi le plan? En as-tu une idée?
— …
— Moi, j'ai la chance de travailler avec la sécurité, mais, crois-moi, Nancy est complètement démoralisée. Non seulement elle doit gérer les emmerdes avec son ex, mais rien ne va plus au travail.
— …
— Je comprends que tu dois assimiler le travail des autres divisions, mais, outre la curiosité, qu'est-ce que tu as à faire avec le dossier Murphy? Pourquoi devais-tu passer l'après-midi à leur réunion?
— …
— Avant de t'occuper des choses de ton mari, tu devrais réfléchir un peu et t'assurer que tout se passe bien dans ton carré de sable.
— Je suis désolée, dit-elle alors que le flot de sanglots s'accentue.
— Et maintenant, l'assistante personnelle. Une semaine, je suis la personne la plus importante dans ta vie et après, tout s'effrite. J'en sais plus de la bouche de Johanne que de la tienne.
— …
— As-tu vu la chimie qui s'est installée entre Johanne et Mitch? Ça ne fait pas trois mois qu'elle est en poste et, déjà, il y a plus de chimie entre eux qu'il n'y en a jamais eu entre nous.
— Je suis dé…
— Chut! ne me dis pas que tu es désolée, tu te répètes. Dis-moi plutôt un truc qui va me rassurer.
— Je te jure, sur la tête de mon mari, que tu vas devenir ma priorité, laisse-moi juste une petite chance de m'ajuster, s'il te plaît. Je vais y arriver.
— …
— J'ai de la difficulté à m'adapter. Je suis jalouse de Johanne et j'ai de la difficulté à gérer. Pas qu'elle me vole mon mari, mais qu'elle en sache plus que moi, qu'elle est toujours aux premières loges de l'action.
— Bah! Tu n'es pas sorti du bois, ma belle? Johanne veut avoir un enfant et elle souhaite que Mitch soit le père !
— QUOIIIIIIIII???
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L'auteur a prévu une suite à cette histoire avec un dernier chapitre intitulé: «Nathalie se ressaisit...» qui sera publié le 5 mars.
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Commentaires ()
La sortie de Stéphanie, est fort à propos. C'est le réveil. Depuis sa nomination, comme mentionné par Stéphanie, elle a complètement oublié sa tâche première. Elle doit s'y remettre, rapidement. Et tu le verras dans le prochain récit.
La jalousie ne se limite pas a l'amour. Elle peut être amicale professionnelle...Nath peut être jalouse de la place d exception que Johanne occupe dans beaucoup de parties de la vie de Nath. C est la personne la plus importante pour sa fille. C est la personne dont son "mari" ne peut pas se passer toute la journée. Johanne a bien déclaré son amour a Mitch. Mitch n oublie jamais Johanne, elle fait tout bien tout le temps pour tout le monde donc oui cela peut entraîner de la jalousie. Reconnais que la sortie de Stéphanie, qui est aussi la meilleure amie de Johanne n est très compatissante pour Nath
Biensure qu elle a de quoi être jalouse,si elle n est pas présente elle sera une potiche sur le bord de la touche.
Je trouve le reproche un peu injuste.
Je sais Mitch fait tout bien, mais quand même. J espère que le souhait de Johanne c est une blague! L'idée même est sale
Elle n'a pas à être jalouse de Johanne avec Mitch. C'est Éléonore, l'amour de sa vie, à Johanne. En ce qui concerne le souhait de Johanne... Dès le début du prochain chapitre, tu sauras tout!