Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
(43) Nath et Mitch – La directrice et son problème — Chapitre 1 · Le début d’une relation improbable
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
(43) Nath et Mitch – La directrice et son problème
Chapitre 1 · Le début d’une relation improbable
Il est 16 heures, toujours ce lundi 24 janvier. Nous venons de conclure l'opération «Bébé Ourson». Je suis dans notre VUS d'intervention, en route pour le domaine. Johanne est au volant. Je suis perdu dans mes pensées.
— Qu'est-ce qui te tracasse, Mitch?
— Je ne sais pas, Johanne. Je pense à la directrice Bolduc.
— Anthony m'a glissé rapidement qu'il a fait une vérification sommaire. Elle a des squelettes. Des aventures extraconjugales, fréquentes, avec le maire.
— Est-elle mariée?
— Non, célibataire. C'est lui qui l'est. Et père de trois enfants, en plus.
— Ça me revient maintenant. Lorsque je lui ai dit que tu étais une sommité, en matière d'enquête sur les relations extraconjugales, elle a tiqué.
— Je ne sais pas, Johanne. Je pense à la directrice Bolduc.
— Anthony m'a glissé rapidement qu'il a fait une vérification sommaire. Elle a des squelettes. Des aventures extraconjugales, fréquentes, avec le maire.
— Est-elle mariée?
— Non, célibataire. C'est lui qui l'est. Et père de trois enfants, en plus.
— Ça me revient maintenant. Lorsque je lui ai dit que tu étais une sommité, en matière d'enquête sur les relations extraconjugales, elle a tiqué.
Comme nous sommes embourbés dans la circulation lourde de l'heure de pointe, je prends le temps d'envoyer un courriel à tout mon personnel du département de la sécurité. Je les félicite pour l'excellent travail qu'ils ont fait aujourd'hui. Du même coup, je les informe que chacun, sans exception, a atteint le premier de ses trois objectifs annuels, dans le cadre du plan boni salarial.
J'ajoute une mention spéciale à Stéphanie, lui soulignant que je vais informer Nathalie qu'elle n'a plus que deux objectifs à lui fixer, puisque le troisième est automatiquement atteint. Je copie Nathalie sur ce courriel.
J'informe Johanne de la teneur du courriel, sans qu'elle ne soit obligée de le consulter, étant au volant. Elle me fait un large sourire.
J'ajoute une mention spéciale à Stéphanie, lui soulignant que je vais informer Nathalie qu'elle n'a plus que deux objectifs à lui fixer, puisque le troisième est automatiquement atteint. Je copie Nathalie sur ce courriel.
J'informe Johanne de la teneur du courriel, sans qu'elle ne soit obligée de le consulter, étant au volant. Elle me fait un large sourire.
— Est-ce que Karine t'a donné son avis sur l'opération?
— Tout ce qu'elle m'a dit : «Nous formons maintenant une équipe de feu!»
— …
— Crois-moi, venant d'elle, ça veut tout dire.
— Faites-vous un genre «d'after talk» ou un bilan, après ce genre d'événement?
— Oui, probablement demain matin, lorsque tout le groupe sera disponible, sinon le surlendemain.
— …
— Et que tu le veuilles ou pas, tu devras être présent.
— Oui, j'imagine.
— Tout ce qu'elle m'a dit : «Nous formons maintenant une équipe de feu!»
— …
— Crois-moi, venant d'elle, ça veut tout dire.
— Faites-vous un genre «d'after talk» ou un bilan, après ce genre d'événement?
— Oui, probablement demain matin, lorsque tout le groupe sera disponible, sinon le surlendemain.
— …
— Et que tu le veuilles ou pas, tu devras être présent.
— Oui, j'imagine.
Notre discussion est interrompue par l'arrivée d'un SMS sur mon appareil:
--- xxxOOOxxx ---
Nadine Chiasson et la directrice Suzanne Bolduc
Pendant que nous sommes sur la route, la directrice de la police de Montréal, Suzanne Bolduc, tient un point de presse au quartier général du corps policier. Elle est flanquée d'un inspecteur-chef, responsable des relations publiques, qui assure le bon déroulement de la séance. À sa gauche se retrouve la lieutenante Nadine Chiasson.
Pendant que nous sommes sur la route, la directrice de la police de Montréal, Suzanne Bolduc, tient un point de presse au quartier général du corps policier. Elle est flanquée d'un inspecteur-chef, responsable des relations publiques, qui assure le bon déroulement de la séance. À sa gauche se retrouve la lieutenante Nadine Chiasson.
Afin d'éviter les questions à ce sujet, elle explique que la lieutenante Chiasson agissait comme intermédiaire des gestionnaires de l'opération et de la police de Montréal. Sa présence a été requise à cause de sa proximité avec la famille du Président américain, rien de plus.
Elle précise que c'est une opération menée par la police fédérale et que tous les intervenants agissaient sous l'autorité du Commissaire. Il a confié la direction des opérations à une entreprise privée qui compte trois gardes du corps parmi son personnel, qui sont des membres à temps partiel du «United States Secret Service» lorsque la fille et la femme du Président se rendent au Québec. Elle précise que le rôle de son corps policier était limité à la sécurité en périphérie.
La directrice enchaine en disant que cet après-midi, Maturin Delcroix, un criminel figurant au 6e rang du top 10 des personnes les plus recherchées par Interpol, a été immobilisé par deux gardes du corps de la fille du Président des États-Unis, lors d'un transport en hélicoptère. À sa descente, il était désarmé et menotté. Il a été remis aux policiers de la GRC qui, eux, l'ont amené à l'aéroport de Montréal, afin qu'il soit remis aux autorités de l'Agence des Services frontaliers du Canada. Ces derniers l'ont mis sur un avion afin de le remettre aux policiers français à Paris. Fin de l'histoire. Elle ajoute qu'elle a été stupéfaite par le déroulement de l'opération qui s'est faite, sans violence et sans arme à feu. Tout était ficelé au quart de tour.
Puis, vient la période de questions. L'inspecteur-chef octroie la première question à un journaliste de la station de télévision publique:
— Pourquoi le prisonnier n'a-t-il pas été remis à la police de Montréal, plutôt que la police fédérale?
La directrice se tourne vers Nadine, qui répond :
« Ce matin, j'ai été convoquée pour assister à une conférence téléphonique entre le président du pays voisin, le premier ministre canadien et la ministre des Affaires étrangères. De notre côté, il y avait le président de la firme privée, son avocate, sa femme, qui est aussi vice-présidente de la société, sa cheffe de la sécurité, ses deux autres membres des USSS. Il y avait aussi la garde du corps personnelle de Megan (la fille du président), la pilote de l'hélicoptère, le chef du renseignement de l'entreprise privée, Megan, la fille du président et son amie de cœur, Joannie, la fille du président de la société.
« Ce matin, j'ai été convoquée pour assister à une conférence téléphonique entre le président du pays voisin, le premier ministre canadien et la ministre des Affaires étrangères. De notre côté, il y avait le président de la firme privée, son avocate, sa femme, qui est aussi vice-présidente de la société, sa cheffe de la sécurité, ses deux autres membres des USSS. Il y avait aussi la garde du corps personnelle de Megan (la fille du président), la pilote de l'hélicoptère, le chef du renseignement de l'entreprise privée, Megan, la fille du président et son amie de cœur, Joannie, la fille du président de la société.
Du coup, ça vous éclaire sur la proximité du Président avec la famille de la société. Donc, le but de l'appel était final. À ce que je crois, leur plan était déjà ficelé depuis la veille. Le but de la rencontre était de savoir de quelle façon disposer du criminel. Tous cherchaient la façon la plus propice afin que le tout ne se retrouve pas dans un tourbillon judiciaire interminable, et coûteux pour tous. C'est le PM canadien qui a eu la solution logique en disant que l'ASFC pouvait le retourner illico, puisqu'il est entré au pays sous une fausse identité, celle de Marc Rouleau.»
L'inspecteur-chef cède ensuite la parole à une journaliste d'une station de télévision privée:
— Comment se fait-il qu'ils aient laissé embarquer un individu armé dans leur hélicoptère?
Ne sachant quoi répondre, la directrice se tourne vers Nadine, qui répond:
«Sans doute parce que l'avis de recherche d'Interpol le qualifiait d'individu non violent. Ses crimes se situent au niveau de fraudes de plusieurs millions d'euros, principalement sur des personnes âgées, dans plusieurs pays d'Europe.»
«Sans doute parce que l'avis de recherche d'Interpol le qualifiait d'individu non violent. Ses crimes se situent au niveau de fraudes de plusieurs millions d'euros, principalement sur des personnes âgées, dans plusieurs pays d'Europe.»
— Et comment ont-ils su qu'il était armé, reprend le même journaliste?
Cette fois, c'est la directrice Bolduc qui prend la relève:
«C'est l'une des gardes du corps qui a aperçu l'arme à feu et qui a lancé l'alerte par le biais d'un tapotage sur son microphone, en morse. Ce que j'ai oublié de mentionner, c'est que j'étais invitée à assister à leur opération, dans leur poste de commandement. Pour vous imager le niveau de confiance. Lorsque le président de la société a informé le Président américain du nouveau problème, lui et le Commissaire de la GRC lui ont répondu qu'ils avaient totalement confiance en lui pour régler le problème.
«C'est l'une des gardes du corps qui a aperçu l'arme à feu et qui a lancé l'alerte par le biais d'un tapotage sur son microphone, en morse. Ce que j'ai oublié de mentionner, c'est que j'étais invitée à assister à leur opération, dans leur poste de commandement. Pour vous imager le niveau de confiance. Lorsque le président de la société a informé le Président américain du nouveau problème, lui et le Commissaire de la GRC lui ont répondu qu'ils avaient totalement confiance en lui pour régler le problème.
Puis, j'ai assisté à une forme de gestion des opérations que je n'ai jamais vue dans ma carrière. Du genre : « Qu'est-ce que vous croyez si l'on faisait ci ou ça ? » À ces gens dans l'hélico, et toi, Johanne, celle qui as maîtrisé la situation, tu as carte blanche, si tu as une opportunité. Puis, par des échanges de regards et de sourires, il a eu un éclair de génie, en évoquant que les passagers devaient retirer leurs casques d'écoute et les suspendre sur un crochet situé, un peu hors de portée. L'individu a étendu son bras et, en une fraction de seconde, la dame avait son arme et la tendait à l'autre garde du corps assise sur le siège avant, à côté du pilote.
Ensuite, elle a remis sa propre arme à feu à sa collègue devant, afin d'éviter toute confrontation avec le prévenu. Elle s'est tournée vers lui, tenant une paire de menottes dans ses mains, et lui a murmuré : « Tu as deux options : soit un tireur d'élite t'abattra dès que tu quitteras l'hélicoptère, soit tu seras menotté et tu survivras. » Le gars lui a tendu ses deux poignets.»
Dernière question, dit l'inspecteur-chef. Un journaliste du quotidien lève la main et la directrice Bolduc intervient avant qu'il ne puisse la poser:
— Vous aviez deux journalistes sur place et croyez-moi, ils en savent plus que moi sur le dossier. Alors, vous lirez votre journal demain matin, conclut-elle avec un large sourire.
--- xxxOOOxxx ---
En quittant la salle de presse, la directrice attrape le bras de Nadine et s'approche.
— Est-ce que tu as quelqu'un qui t'attend pour diner, ce soir?
— Non, je suis en congé, théoriquement, et célibataire.
— Parfait, attends-moi devant, et l'on se fait un souper de filles toutes les deux.
— …
— Pas de «Madame la Directrice» ni de «Lieutenant». Juste Suzanne et Nadine.
— Ça me va.
— Non, je suis en congé, théoriquement, et célibataire.
— Parfait, attends-moi devant, et l'on se fait un souper de filles toutes les deux.
— …
— Pas de «Madame la Directrice» ni de «Lieutenant». Juste Suzanne et Nadine.
— Ça me va.
Pendant qu'elle attend, elle prend quelques minutes pour m'envoyer un SMS:
Au bout de quelques minutes, la directrice Bolduc réapparaît dans l'entrée du quartier Général. C'est une personne différente. Son air austère a disparu. Elle a laissé retomber sa longue crinière brune sur ses épaules. Elle est fraîchement maquillée et porte une tenue à la fois décontractée et élégante. Elle dit:
— Viens, Nadine! Un Uber nous attend.
— Vous n'avez pas de voiture?
— Oui, mais c'est une soirée exceptionnelle pour moi, une soirée de femmes. Je ne souhaite pas qu'une consommation excessive puisse être à l'origine d'un incident qui pourrait entacher notre carrière.
— C'est très sage……………. Suzanne!
— Vous n'avez pas de voiture?
— Oui, mais c'est une soirée exceptionnelle pour moi, une soirée de femmes. Je ne souhaite pas qu'une consommation excessive puisse être à l'origine d'un incident qui pourrait entacher notre carrière.
— C'est très sage……………. Suzanne!
Les deux femmes se font conduire vers un chic restaurant de la rue de la Montagne, dans l'ouest de la ville de Montréal. La directrice semble être une habituée de l'endroit, puisque la préposée à l'accueil les amène vers une banquette un peu éloignée et assez intime. Une fois assises, les deux femmes se commandent une bouteille de Chardonnay pour entamer la soirée. La directrice prend une gorgée de vin et entame une discussion surprenante:
— Nadine, depuis que j'ai accédé à ce poste, il y a déjà huit ans, je suis totalement isolée. Tous mes camarades et mes amies de fille se sont tous évaporés un à un. Dans les couloirs, les gens m'appellent la louve solitaire!
— …
— Je vais te confier un secret afin, à tout le moins, de créer un climat de confiance entre nous. «J'ai des relations particulières, une fois par semaine, avec le maire!»
— …
— Je vais te confier un secret afin, à tout le moins, de créer un climat de confiance entre nous. «J'ai des relations particulières, une fois par semaine, avec le maire!»
Nadine pose sa main devant sa bouche et dévisage son amie, assise en face d'elle, qui prend une autre gorgée de vin.
— Pourquoi m'avouer un tel secret? demande Nadine.
— Parce que je n'ai aucune amie, personne à qui me confier, j'étais enfant unique et mes parents sont décédés.
— …
— Je crois qu'à cause de mon poste, les gens se sont éloignés et qu'ils ont perdu confiance.
— Je comprends!
— Parce que je n'ai aucune amie, personne à qui me confier, j'étais enfant unique et mes parents sont décédés.
— …
— Je crois qu'à cause de mon poste, les gens se sont éloignés et qu'ils ont perdu confiance.
— Je comprends!
Nadine ouvre son téléphone portable et lui montre l'échange qu'elle a eu un peu plus tôt avec Mitch. Suzanne le regarde et affiche un sourire en retournant son regard vers Nadine.
— Wow! En plus, ils sont libertins. Comment le sais-tu?
— Parce que j'ai eu des relations sexuelles avec monsieur, madame et d'autres membres de l'organisation, lors d'un long week-end à Boston.
— Et?
— Si tu trouves qu'ils étaient efficaces aujourd'hui, dis-toi que, dans un lit, ils déménagent tous les deux.
— Es-tu lesbienne?
— Je n'avais jamais même embrassé une autre femme avant de les rencontrer. Et dis-toi que sexuellement, entre femmes, c'est très chaud.
— Et Mitch?
— Toutes les femmes de la communauté se l'arrachent. Tous les soirs, durant notre séjour, ils logeaient dans un loft au-dessus du hangar à bateau et ils avaient une femme invitée à passer la nuit avec eux.
— Est-ce qu'ils ont fait ça 24 heures par jour?
— Pas du tout. Une journée, Mitch a découvert qu'un de ses couples d'amis très proches avait des difficultés dans son entreprise de vente immobilière. Mitch, en un claquement de doigts, a fondé une division immobilière au sein de son entreprise.
— …
— Le lendemain, leur fiscaliste les a appelés pour dire à Mitch qu'il était inquiet pour la fondation présidée par sa femme. Elle n'était pas assez active au niveau des dépenses. En trois heures, Nathalie, les deux membres de sa fondation et Noélie, la journaliste qui était présente ce week-end-là, ont concocté un plan d'action pour dépenser 15M$ en dons éparpillés à des œuvres de charité ciblées.
— …
— Comme tous les membres du conseil d'administration de la fondation étaient présents, sauf la vice-présidente aux finances, mais qui était présente en téléconférence, ils ont tenu une réunion extraordinaire pour approuver le plan.
— Quand même, je ne savais pas qu'ils étaient aussi investis dans leur travail.
— Karine m'a glissé subtilement, ce matin, qu'il y avait eu beaucoup de changements dans l'entreprise, lorsque je lui ai demandé comment il se faisait que Mitch était le maître d'œuvre de l'opération.
— Oui, mais tu es proche d'eux.
— Mon week-end avec eux date du mois d'octobre. Les deux autres fois que je les ai vus, c'était une fois en novembre. C'est lui qui avait signé la plainte pour nous permettre de perquisitionner le club échangiste des motards qui est fermé depuis.
— …
— Une histoire qui a mal tourné, il a voulu arrêter sa femme qui s'envoyait en l'air avec trois autres hommes, par vengeance alors que lui avait juste accompagné une dame à la salle de toilette.
— …
— L'homme de main de l'établissement l'a violemment jeté au sol. Son alarme s'est déclenchée et Karine m'a appelée à la rescousse parce qu'il marchait seul sur la rue dans un quartier dangereux du Nord de Montréal.
— Quelle alarme?
— Nathalie et lui ont chacun une puce électronique d'injectée dans leur bras. Et lorsque l'alarme se déclenche, tous les appareils liés à l'entreprise se mettent à hurler.
— …
— Et le cas échéant, c'est Karine qui devient l'autorité suprême de la compagnie. Personne n'a le loisir de protester, ni Mitch, ni Nathalie. Ses décisions sont finales et exécutoires.
— …
— Vendredi soir dernier, nous sommes intervenus à nouveau, à la demande de Karine, dans un autre club échangiste, généralement connu comme étant le mieux tenu à Montréal. Un individu a commencé à tripoter Nathalie sur le plancher de danse et elle l'a giflé.
— …
— Mitch est intervenu doucement pour tenter de calmer le jeu et, à la fin, l'individu lui a dit qu'il le saoulait. Il l'a poussé, Mitch est tombé à la renverse et Stéphanie a connecté le gars directement sur le nez.
— …
— L'homme a voulu porter une plainte pour double agression, mais nous l'avons interpelé pour agression sexuelle et agression physique sur Mitch. Nous avions déjà reçu une copie de la vidéo tournée par le médaillon de Stéphanie et il n'y avait rien qui militait en faveur de l'individu. Tout était clair.
— Parce que j'ai eu des relations sexuelles avec monsieur, madame et d'autres membres de l'organisation, lors d'un long week-end à Boston.
— Et?
— Si tu trouves qu'ils étaient efficaces aujourd'hui, dis-toi que, dans un lit, ils déménagent tous les deux.
— Es-tu lesbienne?
— Je n'avais jamais même embrassé une autre femme avant de les rencontrer. Et dis-toi que sexuellement, entre femmes, c'est très chaud.
— Et Mitch?
— Toutes les femmes de la communauté se l'arrachent. Tous les soirs, durant notre séjour, ils logeaient dans un loft au-dessus du hangar à bateau et ils avaient une femme invitée à passer la nuit avec eux.
— Est-ce qu'ils ont fait ça 24 heures par jour?
— Pas du tout. Une journée, Mitch a découvert qu'un de ses couples d'amis très proches avait des difficultés dans son entreprise de vente immobilière. Mitch, en un claquement de doigts, a fondé une division immobilière au sein de son entreprise.
— …
— Le lendemain, leur fiscaliste les a appelés pour dire à Mitch qu'il était inquiet pour la fondation présidée par sa femme. Elle n'était pas assez active au niveau des dépenses. En trois heures, Nathalie, les deux membres de sa fondation et Noélie, la journaliste qui était présente ce week-end-là, ont concocté un plan d'action pour dépenser 15M$ en dons éparpillés à des œuvres de charité ciblées.
— …
— Comme tous les membres du conseil d'administration de la fondation étaient présents, sauf la vice-présidente aux finances, mais qui était présente en téléconférence, ils ont tenu une réunion extraordinaire pour approuver le plan.
— Quand même, je ne savais pas qu'ils étaient aussi investis dans leur travail.
— Karine m'a glissé subtilement, ce matin, qu'il y avait eu beaucoup de changements dans l'entreprise, lorsque je lui ai demandé comment il se faisait que Mitch était le maître d'œuvre de l'opération.
— Oui, mais tu es proche d'eux.
— Mon week-end avec eux date du mois d'octobre. Les deux autres fois que je les ai vus, c'était une fois en novembre. C'est lui qui avait signé la plainte pour nous permettre de perquisitionner le club échangiste des motards qui est fermé depuis.
— …
— Une histoire qui a mal tourné, il a voulu arrêter sa femme qui s'envoyait en l'air avec trois autres hommes, par vengeance alors que lui avait juste accompagné une dame à la salle de toilette.
— …
— L'homme de main de l'établissement l'a violemment jeté au sol. Son alarme s'est déclenchée et Karine m'a appelée à la rescousse parce qu'il marchait seul sur la rue dans un quartier dangereux du Nord de Montréal.
— Quelle alarme?
— Nathalie et lui ont chacun une puce électronique d'injectée dans leur bras. Et lorsque l'alarme se déclenche, tous les appareils liés à l'entreprise se mettent à hurler.
— …
— Et le cas échéant, c'est Karine qui devient l'autorité suprême de la compagnie. Personne n'a le loisir de protester, ni Mitch, ni Nathalie. Ses décisions sont finales et exécutoires.
— …
— Vendredi soir dernier, nous sommes intervenus à nouveau, à la demande de Karine, dans un autre club échangiste, généralement connu comme étant le mieux tenu à Montréal. Un individu a commencé à tripoter Nathalie sur le plancher de danse et elle l'a giflé.
— …
— Mitch est intervenu doucement pour tenter de calmer le jeu et, à la fin, l'individu lui a dit qu'il le saoulait. Il l'a poussé, Mitch est tombé à la renverse et Stéphanie a connecté le gars directement sur le nez.
— …
— L'homme a voulu porter une plainte pour double agression, mais nous l'avons interpelé pour agression sexuelle et agression physique sur Mitch. Nous avions déjà reçu une copie de la vidéo tournée par le médaillon de Stéphanie et il n'y avait rien qui militait en faveur de l'individu. Tout était clair.
C'est beaucoup d'information à assimiler en peu de temps pour la directrice de police. Les deux femmes prennent leur repas en jasant d'un peu de tout, de la pluie et du beau temps, de mode. Puis, la directrice relance la discussion:
— Tu sais, Nadine, ma relation avec le maire devient de plus en plus malsaine. Il fait de plus en plus de pression pour que mon corps de police intervienne sur des choses personnelles qui n'ont rien à faire avec la police. Des choses contre ses opposants, etc.
— …
— Je cherche une façon de m'en sortir.
— À part écouter ce que tu dis, je ne suis pas en mesure d'aider.
— …
— En revanche, si tu veux discuter de ton problème avec Mitch, je suis convaincue qu'il va t'écouter religieusement.
— Pourquoi ferait-il ça?
— Parce que j'ai senti dans son ton que ça cliquait entre vous deux. Il t'a même confié la lecture de tout le dossier de l'opération.
— Oui, tu as raison. Mais je n'ose pas lui partager ma relation avec le maire.
— Bah! Je mettrais ma main au feu qu'il le sait déjà.
— Pourquoi?
— Parce que lors de l'opération au club échangiste des motards, un des commandants sur place lui a dit que son groupe qui travaillait sur le terrain approuvait son opération sur les agresseurs sexuels et leur drogue du viol.
— …
— Il leur a dit que ce n'était pas le cas de l'état-major.
— …
— Et moi, lorsqu'il m'a demandé si j'avais transmis, aujourd'hui, les informations à mes supérieurs, je lui ai dit qu'elles avaient été mal reçues.
— …
— Tu sais, il est intelligent, le bonhomme. Deux petites lumières rouges qui clignotent dans son cerveau… Ils ont des moyens que même nous, la police, n'avons pas.
— …
— Je cherche une façon de m'en sortir.
— À part écouter ce que tu dis, je ne suis pas en mesure d'aider.
— …
— En revanche, si tu veux discuter de ton problème avec Mitch, je suis convaincue qu'il va t'écouter religieusement.
— Pourquoi ferait-il ça?
— Parce que j'ai senti dans son ton que ça cliquait entre vous deux. Il t'a même confié la lecture de tout le dossier de l'opération.
— Oui, tu as raison. Mais je n'ose pas lui partager ma relation avec le maire.
— Bah! Je mettrais ma main au feu qu'il le sait déjà.
— Pourquoi?
— Parce que lors de l'opération au club échangiste des motards, un des commandants sur place lui a dit que son groupe qui travaillait sur le terrain approuvait son opération sur les agresseurs sexuels et leur drogue du viol.
— …
— Il leur a dit que ce n'était pas le cas de l'état-major.
— …
— Et moi, lorsqu'il m'a demandé si j'avais transmis, aujourd'hui, les informations à mes supérieurs, je lui ai dit qu'elles avaient été mal reçues.
— …
— Tu sais, il est intelligent, le bonhomme. Deux petites lumières rouges qui clignotent dans son cerveau… Ils ont des moyens que même nous, la police, n'avons pas.
Les deux femmes pausent leur discussion pendant que le serveur vient prendre leur commande pour le dessert et le digestif.
--- xxxOOOxxx ---
Après une longue pause silencieuse entre les deux femmes, Suzanne demande à Nadine:
— Est-ce possible pour toi de m'obtenir une rencontre?
— Quand?
— Le plus tôt sera le mieux !
— Quand?
— Le plus tôt sera le mieux !
Nadine prend son téléphone portable et envoie un SMS:
Nadine montre son appareil à Suzanne, qui ouvre les yeux grands. Elle lui fait signe que oui, d'un hochement de tête.
Nadine montre de nouveau le texto à Suzanne qui lui fait un large sourire. Elle lui fait signe que oui.
Nadine lui montre l'échange et Suzanne fait un sourire avant de lui demander:
— Sont-ils sérieux, quand ils nous invitent à coucher?
— Oui, ils sont très chaleureux. Et contrairement à ce que tu peux penser, ils ont des règles sévères et respectueuses. Personne n'est obligé de faire des choses dont elle n'a pas envie.
— …
— C'est le principe de base du milieu libertin.
— Je comprends. Dis, il ne fait pas tellement froid, tu as envie de marcher un peu?
— …
— Dans quel coin demeures-tu? Moi, j'ai un condo dans un petit édifice sur Notre-Dame, tout près de McGill.
— Moi, mon appartement se trouve un peu plus haut, sur de la Gauchetière, entre Bonaventure et McGill.
— Alors, à pied, ce sera…
— Oui, ils sont très chaleureux. Et contrairement à ce que tu peux penser, ils ont des règles sévères et respectueuses. Personne n'est obligé de faire des choses dont elle n'a pas envie.
— …
— C'est le principe de base du milieu libertin.
— Je comprends. Dis, il ne fait pas tellement froid, tu as envie de marcher un peu?
— …
— Dans quel coin demeures-tu? Moi, j'ai un condo dans un petit édifice sur Notre-Dame, tout près de McGill.
— Moi, mon appartement se trouve un peu plus haut, sur de la Gauchetière, entre Bonaventure et McGill.
— Alors, à pied, ce sera…
Après avoir partagé l'addition, comme deux amies, les deux femmes descendent sur la rue Sainte-Catherine et marchent lentement, tout en continuant à discuter, jusque devant l'appartement de Nadine. Suzanne lui dit alors:
— Si tu ramassais tes trucs, tu pourrais venir coucher chez moi, j'ai une chambre d'amis. Nous serions plus près du Vieux-Port, demain matin.
— …
— Si tu dis oui, ce sera une première pour moi depuis plus de trente ans, recevoir une amie à coucher. Comme lorsque j'étais jeune.
— Oui, ça me va, tant et aussi longtemps que ça n'entre pas en conflit avec notre travail.
— Selon toi, Nadine, tu es la première personne qui daigne accepter de prendre un repas avec moi, en simple amitié, depuis cent ans!
— …
— Si tu dis oui, ce sera une première pour moi depuis plus de trente ans, recevoir une amie à coucher. Comme lorsque j'étais jeune.
— Oui, ça me va, tant et aussi longtemps que ça n'entre pas en conflit avec notre travail.
— Selon toi, Nadine, tu es la première personne qui daigne accepter de prendre un repas avec moi, en simple amitié, depuis cent ans!
L'arrêt à l'appartement de Nadine ne dure qu'une quinzaine de minutes. Elle dépose ses affaires dans un sac de sport, incluant sa tenue d'entraînement et ses souliers de course. Elles reprennent leur marche et, une quinzaine de minutes plus tard, elles entrent dans l'édifice qui abrite le condo de Suzanne.
--- xxxOOOxxx ---
En entrant dans le petit condo de la directrice du corps policier, cette dernière fait un tour guidé à sa nouvelle amie, avant de lui indiquer sa chambre et de l'inviter à se mettre à l'aise. Cette dernière, en fait autant de son côté. Lorsqu'elles reviennent toutes les deux au salon, Nadine ne porte que son long chemisier de travail qui lui sert de robe de nuit. De son côté, la directrice apparaît avec un long t-shirt bleu foncé avec un écusson du corps policier. Lorsque Nadine l'aperçoit dans son long t-shirt, elle lui dit:
— J'EN VEUX UN!
Elle lui sourit, retourne dans sa chambre et revient avec un chandail méticuleusement plié qu'elle lui tend.
— Prendrais-tu un dernier verre de vin, je n'ai pas sommeil?
— Oui, moi non plus, je n'ai pas sommeil.
— Oui, moi non plus, je n'ai pas sommeil.
Suzanne ouvre la porte de son réfrigérateur, attrape une bouteille, déjà entamée et revient au salon avec deux verres à vin. Elle les remplit et en remet un à Nadine, qui est assise sur un fauteuil, en face d'un grand canapé. Suzanne s'assoit sur le canapé, regarde Nadine et lui demande:
— Raconte-moi comment ça s'est passé la première fois avec eux, je suis curieuse.
— C'était totalement imprévu.
— Raconte!
— C'était totalement imprévu.
— Raconte!
«C'est arrivé le même soir que leur opération sur les deux agresseurs sexuels à la drogue du viol. Après avoir éclairci le mystère, sur les lieux de l'événement, nous nous sommes tous retrouvés, par hasard, à l'hôpital pour nous enquérir de l'état de santé de la dame qui leur a servi d'appât. C'était la blonde que nous avons croisée cet après-midi et qui servait d'intermédiaire entre la compagnie et les réseaux de télé américains.
Janie, ma partenaire et moi devions rencontrer Stéphanie et Noélie, la journaliste, pour un complément d'enquête. Mitch nous a invitées toutes les deux à venir les rencontrer à leur penthouse qui est situé tout près d'ici. Nous avons accepté. Et à notre arrivée, ils ont commandé de la pizza pour tout le monde. Bref, après le repas, je me suis installée dans une chambre avec Stéphanie et Janie, dans le salon avec Noélie.
Pendant notre entrevue, nous avons commencé à entendre des hurlements de jouissance en provenance de la chambre des maîtres. Crois-moi, c'était assez délirant comme moment. Dès que nous avons terminé nos entretiens, Janie n'en pouvait plus et s'est sauvée en courant. Lorsqu'ils sont revenus à la cuisine, j'étais assise sur un tabouret, à siroter un verre de vin sans alcool, avec Stéphanie. Nathalie était debout devant moi, portant un simple t-shirt. Elle pointait outrageusement. J'avais le regard figé sur ses mamelons. Plus je les regardais, plus elle pointait. C'était complètement dément.
Plus capable de supporter la situation, je leur ai demandé pour utiliser leur salle de bain. En entrant, j'ai retiré tous mes vêtements, mes équipements de protection et je me suis branlée jusqu'à l'orgasme. Lorsque je suis ressortie, je portais uniquement un chemisier, semblable à celui-ci. Après m'être rendu à l'îlot de cuisine, j'ai soudainement levé les yeux sur Mitch et lui ai lancé que sa femme n'avait pas l'exclusivité des gros mamelons. Elle m'a demandé de lui montrer et, instinctivement, je lui ai répondu que c'était à elle de découvrir. Elle s'est tournée vers Mitch, qui lui a fait un sourire avec un petit hochement de tête. Elle s'est approchée de moi, m'a regardé dans les yeux et a entamé un long baiser, très sensuel. Et tout s'est enchainé par la suite. C'était ma première fois avec une autre femme. Puis j'ai eu la meilleure baise de ma vie avec Mitch.
Voilà, tu sais tout!»
— Et toi, avec le maire?
«Un peu comme toi, Nadine, c'était imprévu. Nous prenions un repas d'affaires ensemble à l'Inter. Puis, de fil en aiguille, il a déposé sa main sur la mienne et ça s'est terminé dans une chambre. Je n'avais pas eu de relation sexuelle depuis très longtemps et je me suis laissé aller, sans remords. Et cela, malheureusement, malgré le fait que je connaissais bien sa femme. Sexuellement, il n'y avait rien pour écrire à sa mère, mais les sensations de l'interdit, elles, étaient bien plus fortes. Il est habile de ses lèvres et de ses doigts, et la pénétration, admettons-le, n'était qu'un simple mal nécessaire.»
— À ce stade-ci, Suzanne, je dois te mentionner que Mitch a une sainte horreur des trahisons conjugales.
— Alors, pourquoi accepte-t-il de me rencontrer?
— Possiblement qu'il présume que tu te cherches une porte de sortie.
— …
— Et, rappelle-toi son texto. Il désire nous soumettre un problème, tout comme nous.
— …
— Et attends-toi à ce qu'ils soient bien préparés, pour ton dossier. J'imagine que Johanne va fouiller de fond en comble.
— Qu'est-ce que tu connais de cette Johanne?
— Pas grand-chose, autre qu'elle a un passé militaire de cinq ans au sein des forces spéciales de l'armée.
— …
— Dans le cadre de mon enquête, j'ai tenté d'avoir accès à son dossier, mais il était verrouillé. J'ai suivi le chemin pour le déverrouiller, et j'ai découvert que ça prenait trois signatures: «Le premier ministre du Canada, le commissaire de la GRC et le chef d'état-major des Forces armées canadiennes.»
— …
— Puis mon supérieur est apparu rapidement à mon bureau pour s'enquérir des raisons de ma recherche sur cette personne. Je lui ai dit que c'était pour un supplément d'enquête. Il m'a dit de faire comme si cette personne n'existait pas.
— C'est simple. Il me semble que ta tentative de connexion a déclenché une alerte à Ottawa, ce qui a conduit ton responsable à recevoir un appel de quelqu'un de haut placé.
— …
— Ça m'éclaire un peu plus. J'ai l'impression qu'elle faisait partie d'une section spéciale pour des missions à haut risque et ultra secrètes.
— Oui, Suzanne. Tu as vu son sang-froid au cours de la mission. Qui de nos jours enverrait des messages codés en morse pour ne pas attirer l'attention.
— Et Mitch nous l'a présentée comme son assistante personnelle.
— Bon point, je ne savais pas. À l'époque, c'était Lucie, son assistante personnelle, et Johanne travaillait pour le cabinet d'avocats de Geneviève.
— …
— J'ai hâte à demain pour voir tous ces changements qui se sont opérés au sein de sa communauté.
Les deux femmes se versent à nouveau un verre de vin et échangent sur la mode. Nadine lui explique que Nathalie et Gloria sont friandes de sous-vêtements sophistiqués et de vêtements de luxe. Suzanne lui confirme qu'elle a un point en commun avec les deux dames. Au fil de la discussion, Suzanne s'aperçoit qu'elle fréquente la même boutique de luxe que Nathalie et Gloria.
— Pourquoi ces larmes?
— C'est juste le moment. C'est intense. Imprévu. Totalement hors de ma zone de confort.
— …
— C'est ma première discussion intime. Ta confiance en moi, ta douceur, ta sincérité. C'est beaucoup pour une femme qui vit dans la solitude, depuis tant d'années.
— Je comprends parfaitement ce que tu vis. Pourquoi crois-tu que je priorise un quart de travail de soir?
— Oui, c'est une excellente porte de sortie.
— Et, cette proximité soudaine me perturbe un peu.
— Ah! Désolée, je voulais juste te rassurer. Je vais retourner sur le fauteuil.
— Non! Non! Reste! Reste! Je t'en supplie, reste!
Nadine ne répond pas et se rapproche de la bouche de Suzanne. Les deux femmes s'embrassent tendrement et passionnément, sans aucun contact sexuel supplémentaire. Qu'un tendre moment qui dure longtemps. Très longtemps. Puis, Nadine rompt le baiser, la regarde dans les yeux avec un doux sourire qui illumine son visage:
— Nous n'irons pas plus loin ce soir. Pas parce que tu n'es pas attirante, mais parce que je veux que notre relation d'amitié se développe davantage.
— …
— Prenons le temps de nous découvrir un peu plus et de voir où ça peut nous amener.
— Tu crois qu'il pourrait y avoir plus?
— Sexuellement, ça ne me fait aucun doute. Plus, comme dans « plus », je ne sais pas. Toutefois, je dois admettre que je ressens un gros «crush» pour toi. Je dois peser le pour et le contre.
— Sérieusement, tu as des sentiments pour moi?
— Hum! Hum!
— Donc, je ne suis pas folle. J'éprouve quelque chose d'étrange qui ressemble en tout point à ce que tu viens de me dire.
— Prenons la nuit pour faire le point, chacune de notre côté. Voyons le pour et le contre au large sens du terme. Est-ce que je peux me doucher?
— Oui, il y a des draps de bain dans le petit placard de la salle de bain.
— …
— As-tu besoin d'un pyjama?
— Non, j'ai une intolérance aux vêtements la nuit. Ça m'empêche de dormir, je dors nue.
Une dizaine de minutes plus tard, Nadine sort de la salle de bain enveloppée dans un drap de bain et se retrouve devant Suzanne, qui lui souhaite bonne nuit. Elle entre à son tour dans la salle de bain alors que Nadine va se coucher dans la chambre d'amis.
Une dizaine de minutes plus tard, Suzanne ouvre lentement la porte de la chambre d'amis. Elle laisse tomber son drap de bain au sol, s'approche du lit alors que Nadine la dévisage avec un regard tétanisé. Suzanne, dans un silence total, soulève les draps et s'allonge, tournant le dos à Nadine. Cette dernière, bonne joueuse, enroule son bras autour du corps de sa patronne et les deux femmes sombrent lentement dans les bras de Morphée.
Vers 6h30, c'est l'alarme du téléphone de la directrice Bolduc qui sonne le réveil. Cette dernière arrête la sonnerie et se tourne face à Nadine avec un large sourire. Les deux femmes se regardent, l'une surprise et l'autre souriante.
— Merci, Nadine, de ne pas m'avoir éjectée hors du lit.
— …
— C'est la première fois de ma vie, je crois, que je passe une nuit complète avec une personne, sans intention sexuelle.
— J'aurais dormi toute la journée de cette façon, répond Nadine, qui a finalement retrouvé le sourire.
Rayonnante, Suzanne s'assoit sur le bord de son lit, prend son téléphone et fait un appel téléphonique à un de ses subalternes. Elle lui dit de ne pas l'attendre aujourd'hui. Elle doit se déplacer avec la lieutenante-détective Nadine Chiasson, pour assister à une rencontre de suivi, sur l'opération d'hier dans le Vieux-Port. Elle demande également d'aviser le supérieur du lieutenant Chiasson qu'elle ne travaillera pas aujourd'hui. Elle ajoute que, comme elle a travaillé, hier, durant sa journée de congé, elle prendra également congé mercredi. Elle conclut en disant de lui envoyer un chauffeur à sa résidence pour 8h10.
Après avoir raccroché, elle se tourne vers Nadine, et dit:
— Tout est réglé et, si nous désirons coucher dans les Laurentides, ce soir, il n'y a pas de souci.
— Efficace, madame la directrice!
— Tu n'es pas trop perturbée par ce qui s'est passé hier soir.
— Aucun regret! Que du positif.
— Ah! Tu me rassures.
Sans plus, les deux femmes se lèvent, vont vers la cuisine. Suzanne lance un pot de café et elles s'assoient face à face, dans la petite salle à manger, pour prendre lentement leur petit déjeuner. Elles vont ensuite s'habiller l'une et l'autre. Nadine s'habille proprement en pantalon avec un chemisier blanc. Suzanne, sort de sa chambre vêtue d'un chemisier en soie noir, d'une jupe grise et des bottes à talon.
— Est-ce trop? demande-t-elle à Nadine.
— Non, pas du tout. C'est le genre de tenue portée au domaine lorsque les femmes travaillent.
— …
— Mitch adore que les femmes soient bien habillées. Et ta tenue cadre parfaitement.
Au moment où elles s'apprêtent à partir, Nadine arrête, se tourne vers sa directrice, laisse tomber son sac au sol, la prend et la plaque contre le mur. Elle lui dévore férocement la bouche. Suzanne laisse tomber son sac au sol et prend sa tête pour s'assurer que Nadine ne se dérobe pas. Nadine se recule et dit:
— Disons que mes réflexions nocturnes avancent positivement!
— Qu'est-ce que je dois penser?
— Tout simplement que le dossier chemine favorablement.
Sans mot, elle lui fait un sourire. Les deux femmes sortent de l'édifice et une voiture banalisée les attend à la porte. Elles prennent place à l'arrière et, une dizaine de minutes plus tard, elles débarquent à l'héliport. Éléonore et Joannie les attendent à l'extérieur.
— Nous devons attendre quelques minutes, nous avons un passager supplémentaire.
— …
— Mon père dit de ne pas vous énerver, c'est une rencontre privée avec ma mère.
— Qui est-ce? demande Nadine.
— Noélie!
— Est-ce en rapport avec notre voyage à Boston?
— Exactement. Ils ont de la difficulté, Fred et elle à recoller les morceaux.
— Je comprends, dit Nadine.
Pour changer de sujet, Suzanne regarde Éléonore et lui demande:
— Avez-vous fait une réunion pour discuter de l'opération?
— Pas tout à fait. Quand mon père est arrivé, ma mère lui a sauté au cou.
— …
— Après un long baiser, elle a fouillé dans sa poche, sorti sa culotte et lui a déposé dans sa main.
— …
— Ils se sont enfermés dans leur chambre et ma mère a hurlé sa vie durant deux heures. Après, pause d'environ deux heures.
— …
— Nancy est allée les rejoindre, et ils ont remis ça durant un autre deux heures.
— Ton père doit être épuisé.
— Pas tout à fait! répond Joannie.
— Au moment de quitter le domaine, ils venaient de relancer une nouvelle ronde, ce matin.
— C'est beaucoup de détails! dit la directrice. Et ça ne vous perturbe pas?
— Ça fait dix-huit ans que ça dure. Ils sont follement amoureux l'un de l'autre.
— Est-ce régulier?
— Je dirais au minimum deux fois par jour! dit Joannie.
Éléonore se tourne vers sa demi-sœur et lui demande:
— As-tu un programme chargé, sœurette?
— Non, absolument rien. Et toi?
— Je suis en affectation temporaire pour Johanne.
— S'il y a un besoin urgent pour l'hélico, Karine prend la relève.
— Ah bon! Megan veut aller skier, mais Nina dit que ça prend un deuxième garde du corps. Johanne est occupée avec Mitch pour la journée.
— …
— Elle devra négocier avec Nathalie.
Éléonore se tourne vers les deux invitées et dit :
— Vous deux, c'est nouveau?
— Qu'est-ce qui te fait dire ça? demande Nadine, d'un air suspect.
— Soyez plus subtiles. Vous n'avez pas cessé de vous dévorer des yeux et d'échanger de petits sourires complices.
— Ce n'est sans doute qu'une coïncidence due à mon inconfort d'aller chez vous, réplique Suzanne.
— Sans doute! répond Éléonore.
— …
— Je vais juste vous faire un petit topo, madame. Chez nous, Johanne, mon mari, Martin et moi, formons un trouple. Joannie est en couple avec Megan. Lucie est follement en amour avec Livia, la cheffe de cabinet du Président. Gloria est amoureuse de mon père et ma mère, et le contraire est vrai. Karine couche avec le mari de Gloria lorsque cette dernière couche avec mes parents. Stéphanie et Nina couchent ensemble.
Suzanne regarde Nadine, qui lui confirme que oui, d'un hochement de tête.
Sur le coup, Noélie arrive avec sa voiture personnelle et se dirige droit vers l'hélicoptère, les yeux qui lui roulent dans l'eau. Éléonore la fait assoir devant et les invités montent à l'arrière avec Joannie. Quelques minutes plus tard, l'hélicoptère s'envole pour les Laurentides.
— À ce stade-ci, Suzanne, je dois te mentionner que Mitch a une sainte horreur des trahisons conjugales.
— Alors, pourquoi accepte-t-il de me rencontrer?
— Possiblement qu'il présume que tu te cherches une porte de sortie.
— …
— Et, rappelle-toi son texto. Il désire nous soumettre un problème, tout comme nous.
— …
— Et attends-toi à ce qu'ils soient bien préparés, pour ton dossier. J'imagine que Johanne va fouiller de fond en comble.
— Qu'est-ce que tu connais de cette Johanne?
— Pas grand-chose, autre qu'elle a un passé militaire de cinq ans au sein des forces spéciales de l'armée.
— …
— Dans le cadre de mon enquête, j'ai tenté d'avoir accès à son dossier, mais il était verrouillé. J'ai suivi le chemin pour le déverrouiller, et j'ai découvert que ça prenait trois signatures: «Le premier ministre du Canada, le commissaire de la GRC et le chef d'état-major des Forces armées canadiennes.»
— …
— Puis mon supérieur est apparu rapidement à mon bureau pour s'enquérir des raisons de ma recherche sur cette personne. Je lui ai dit que c'était pour un supplément d'enquête. Il m'a dit de faire comme si cette personne n'existait pas.
— C'est simple. Il me semble que ta tentative de connexion a déclenché une alerte à Ottawa, ce qui a conduit ton responsable à recevoir un appel de quelqu'un de haut placé.
— …
— Ça m'éclaire un peu plus. J'ai l'impression qu'elle faisait partie d'une section spéciale pour des missions à haut risque et ultra secrètes.
— Oui, Suzanne. Tu as vu son sang-froid au cours de la mission. Qui de nos jours enverrait des messages codés en morse pour ne pas attirer l'attention.
— Et Mitch nous l'a présentée comme son assistante personnelle.
— Bon point, je ne savais pas. À l'époque, c'était Lucie, son assistante personnelle, et Johanne travaillait pour le cabinet d'avocats de Geneviève.
— …
— J'ai hâte à demain pour voir tous ces changements qui se sont opérés au sein de sa communauté.
Les deux femmes se versent à nouveau un verre de vin et échangent sur la mode. Nadine lui explique que Nathalie et Gloria sont friandes de sous-vêtements sophistiqués et de vêtements de luxe. Suzanne lui confirme qu'elle a un point en commun avec les deux dames. Au fil de la discussion, Suzanne s'aperçoit qu'elle fréquente la même boutique de luxe que Nathalie et Gloria.
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Du coup, Nadine a le regard figé sur le visage de Suzanne, qui est en train de se décomposer. Des larmes apparaissent dans son regard. Nadine se lève, dépose son verre de vin sur la table basse et vient s'installer à califourchon par-dessus sa directrice. Elle pose ses mains sur sa nuque et demande:— Pourquoi ces larmes?
— C'est juste le moment. C'est intense. Imprévu. Totalement hors de ma zone de confort.
— …
— C'est ma première discussion intime. Ta confiance en moi, ta douceur, ta sincérité. C'est beaucoup pour une femme qui vit dans la solitude, depuis tant d'années.
— Je comprends parfaitement ce que tu vis. Pourquoi crois-tu que je priorise un quart de travail de soir?
— Oui, c'est une excellente porte de sortie.
— Et, cette proximité soudaine me perturbe un peu.
— Ah! Désolée, je voulais juste te rassurer. Je vais retourner sur le fauteuil.
— Non! Non! Reste! Reste! Je t'en supplie, reste!
Nadine ne répond pas et se rapproche de la bouche de Suzanne. Les deux femmes s'embrassent tendrement et passionnément, sans aucun contact sexuel supplémentaire. Qu'un tendre moment qui dure longtemps. Très longtemps. Puis, Nadine rompt le baiser, la regarde dans les yeux avec un doux sourire qui illumine son visage:
— Nous n'irons pas plus loin ce soir. Pas parce que tu n'es pas attirante, mais parce que je veux que notre relation d'amitié se développe davantage.
— …
— Prenons le temps de nous découvrir un peu plus et de voir où ça peut nous amener.
— Tu crois qu'il pourrait y avoir plus?
— Sexuellement, ça ne me fait aucun doute. Plus, comme dans « plus », je ne sais pas. Toutefois, je dois admettre que je ressens un gros «crush» pour toi. Je dois peser le pour et le contre.
— Sérieusement, tu as des sentiments pour moi?
— Hum! Hum!
— Donc, je ne suis pas folle. J'éprouve quelque chose d'étrange qui ressemble en tout point à ce que tu viens de me dire.
— Prenons la nuit pour faire le point, chacune de notre côté. Voyons le pour et le contre au large sens du terme. Est-ce que je peux me doucher?
— Oui, il y a des draps de bain dans le petit placard de la salle de bain.
— …
— As-tu besoin d'un pyjama?
— Non, j'ai une intolérance aux vêtements la nuit. Ça m'empêche de dormir, je dors nue.
Une dizaine de minutes plus tard, Nadine sort de la salle de bain enveloppée dans un drap de bain et se retrouve devant Suzanne, qui lui souhaite bonne nuit. Elle entre à son tour dans la salle de bain alors que Nadine va se coucher dans la chambre d'amis.
Une dizaine de minutes plus tard, Suzanne ouvre lentement la porte de la chambre d'amis. Elle laisse tomber son drap de bain au sol, s'approche du lit alors que Nadine la dévisage avec un regard tétanisé. Suzanne, dans un silence total, soulève les draps et s'allonge, tournant le dos à Nadine. Cette dernière, bonne joueuse, enroule son bras autour du corps de sa patronne et les deux femmes sombrent lentement dans les bras de Morphée.
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Mardi, 25 janvier 2018Vers 6h30, c'est l'alarme du téléphone de la directrice Bolduc qui sonne le réveil. Cette dernière arrête la sonnerie et se tourne face à Nadine avec un large sourire. Les deux femmes se regardent, l'une surprise et l'autre souriante.
— Merci, Nadine, de ne pas m'avoir éjectée hors du lit.
— …
— C'est la première fois de ma vie, je crois, que je passe une nuit complète avec une personne, sans intention sexuelle.
— J'aurais dormi toute la journée de cette façon, répond Nadine, qui a finalement retrouvé le sourire.
Rayonnante, Suzanne s'assoit sur le bord de son lit, prend son téléphone et fait un appel téléphonique à un de ses subalternes. Elle lui dit de ne pas l'attendre aujourd'hui. Elle doit se déplacer avec la lieutenante-détective Nadine Chiasson, pour assister à une rencontre de suivi, sur l'opération d'hier dans le Vieux-Port. Elle demande également d'aviser le supérieur du lieutenant Chiasson qu'elle ne travaillera pas aujourd'hui. Elle ajoute que, comme elle a travaillé, hier, durant sa journée de congé, elle prendra également congé mercredi. Elle conclut en disant de lui envoyer un chauffeur à sa résidence pour 8h10.
Après avoir raccroché, elle se tourne vers Nadine, et dit:
— Tout est réglé et, si nous désirons coucher dans les Laurentides, ce soir, il n'y a pas de souci.
— Efficace, madame la directrice!
— Tu n'es pas trop perturbée par ce qui s'est passé hier soir.
— Aucun regret! Que du positif.
— Ah! Tu me rassures.
Sans plus, les deux femmes se lèvent, vont vers la cuisine. Suzanne lance un pot de café et elles s'assoient face à face, dans la petite salle à manger, pour prendre lentement leur petit déjeuner. Elles vont ensuite s'habiller l'une et l'autre. Nadine s'habille proprement en pantalon avec un chemisier blanc. Suzanne, sort de sa chambre vêtue d'un chemisier en soie noir, d'une jupe grise et des bottes à talon.
— Est-ce trop? demande-t-elle à Nadine.
— Non, pas du tout. C'est le genre de tenue portée au domaine lorsque les femmes travaillent.
— …
— Mitch adore que les femmes soient bien habillées. Et ta tenue cadre parfaitement.
Au moment où elles s'apprêtent à partir, Nadine arrête, se tourne vers sa directrice, laisse tomber son sac au sol, la prend et la plaque contre le mur. Elle lui dévore férocement la bouche. Suzanne laisse tomber son sac au sol et prend sa tête pour s'assurer que Nadine ne se dérobe pas. Nadine se recule et dit:
— Disons que mes réflexions nocturnes avancent positivement!
— Qu'est-ce que je dois penser?
— Tout simplement que le dossier chemine favorablement.
Sans mot, elle lui fait un sourire. Les deux femmes sortent de l'édifice et une voiture banalisée les attend à la porte. Elles prennent place à l'arrière et, une dizaine de minutes plus tard, elles débarquent à l'héliport. Éléonore et Joannie les attendent à l'extérieur.
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Joannie vient les accueillir alors qu'Éléonore discute au téléphone. Après avoir raccroché, elle dit:— Nous devons attendre quelques minutes, nous avons un passager supplémentaire.
— …
— Mon père dit de ne pas vous énerver, c'est une rencontre privée avec ma mère.
— Qui est-ce? demande Nadine.
— Noélie!
— Est-ce en rapport avec notre voyage à Boston?
— Exactement. Ils ont de la difficulté, Fred et elle à recoller les morceaux.
— Je comprends, dit Nadine.
Pour changer de sujet, Suzanne regarde Éléonore et lui demande:
— Avez-vous fait une réunion pour discuter de l'opération?
— Pas tout à fait. Quand mon père est arrivé, ma mère lui a sauté au cou.
— …
— Après un long baiser, elle a fouillé dans sa poche, sorti sa culotte et lui a déposé dans sa main.
— …
— Ils se sont enfermés dans leur chambre et ma mère a hurlé sa vie durant deux heures. Après, pause d'environ deux heures.
— …
— Nancy est allée les rejoindre, et ils ont remis ça durant un autre deux heures.
— Ton père doit être épuisé.
— Pas tout à fait! répond Joannie.
— Au moment de quitter le domaine, ils venaient de relancer une nouvelle ronde, ce matin.
— C'est beaucoup de détails! dit la directrice. Et ça ne vous perturbe pas?
— Ça fait dix-huit ans que ça dure. Ils sont follement amoureux l'un de l'autre.
— Est-ce régulier?
— Je dirais au minimum deux fois par jour! dit Joannie.
Éléonore se tourne vers sa demi-sœur et lui demande:
— As-tu un programme chargé, sœurette?
— Non, absolument rien. Et toi?
— Je suis en affectation temporaire pour Johanne.
— S'il y a un besoin urgent pour l'hélico, Karine prend la relève.
— Ah bon! Megan veut aller skier, mais Nina dit que ça prend un deuxième garde du corps. Johanne est occupée avec Mitch pour la journée.
— …
— Elle devra négocier avec Nathalie.
Éléonore se tourne vers les deux invitées et dit :
— Vous deux, c'est nouveau?
— Qu'est-ce qui te fait dire ça? demande Nadine, d'un air suspect.
— Soyez plus subtiles. Vous n'avez pas cessé de vous dévorer des yeux et d'échanger de petits sourires complices.
— Ce n'est sans doute qu'une coïncidence due à mon inconfort d'aller chez vous, réplique Suzanne.
— Sans doute! répond Éléonore.
— …
— Je vais juste vous faire un petit topo, madame. Chez nous, Johanne, mon mari, Martin et moi, formons un trouple. Joannie est en couple avec Megan. Lucie est follement en amour avec Livia, la cheffe de cabinet du Président. Gloria est amoureuse de mon père et ma mère, et le contraire est vrai. Karine couche avec le mari de Gloria lorsque cette dernière couche avec mes parents. Stéphanie et Nina couchent ensemble.
Suzanne regarde Nadine, qui lui confirme que oui, d'un hochement de tête.
Sur le coup, Noélie arrive avec sa voiture personnelle et se dirige droit vers l'hélicoptère, les yeux qui lui roulent dans l'eau. Éléonore la fait assoir devant et les invités montent à l'arrière avec Joannie. Quelques minutes plus tard, l'hélicoptère s'envole pour les Laurentides.
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L'auteur a prévu une suite à cette histoire avec un dernier chapitre intitulé: «Tu bandes à l'odeur de la viande fraîche!» qui sera publié le 24 février.En attendant, si vous aimez nos histoires, vous pouvez vous abonner à notre compte en cliquant sur le bouton «s'abonner aux histoires de Nath et Mitch». Vous pouvez aussi cliquer sur le bouton «J'aime». Merci de suivre nos récits et de commenter.
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