Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
(43) Nath et Mitch – La directrice et son problème — Chapitre 5 · Douche oratoire… ou audition d’embauche?
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
(43) Nath et Mitch – La directrice et son problème
Chapitre 5 · Douche oratoire… ou audition d’embauche?
Une fois réunis tous les six, sous la douche, je pose la première question:
— Dites-moi, Lucie et Livia, quelles sont vos règles ou quelles sont vos limites?
— Je te l'ai dit, Mitch. Les mêmes que vous. Sauf la règle «Gloria» que vous venez d'ajouter.
— C'est quoi, la règle «Gloria»? demande Livia.
— Nous sommes hors limite pour tous, dit Nathalie, lorsque nous sommes à l'extérieur de l'une ou l'autre de nos propriétés.
— …
— Même pas un slow avec une autre personne, en club.
— J'avoue que vous venez de régler la majorité des problèmes de la dernière année, dit Lucie.
— …
— La Saint-Valentin, Gran Cayman, le club échangiste, le tournoi de golf, et la soirée bénéfice avec Antoine.
— Oui, dit Nathalie. Honnêtement, je ne veux pas revivre la dernière année.
— Pour les non-affranchies, dit Suzanne: «Y a-t-il une explication courte?»
— Je te l'ai dit, Mitch. Les mêmes que vous. Sauf la règle «Gloria» que vous venez d'ajouter.
— C'est quoi, la règle «Gloria»? demande Livia.
— Nous sommes hors limite pour tous, dit Nathalie, lorsque nous sommes à l'extérieur de l'une ou l'autre de nos propriétés.
— …
— Même pas un slow avec une autre personne, en club.
— J'avoue que vous venez de régler la majorité des problèmes de la dernière année, dit Lucie.
— …
— La Saint-Valentin, Gran Cayman, le club échangiste, le tournoi de golf, et la soirée bénéfice avec Antoine.
— Oui, dit Nathalie. Honnêtement, je ne veux pas revivre la dernière année.
— Pour les non-affranchies, dit Suzanne: «Y a-t-il une explication courte?»
Nathalie se tourne vers moi, me regarde et dit:
— J'ai laissé mon mari sur une piste de danse dans un club échangiste, le soir de la Saint-Valentin, pour aller avec un noir. Ce fut une expérience totalement désagréable. Lorsque je suis revenue à la chambre, il était en train de s'envoyer en l'air, avec la belle Lucie. Je les ai regardés pendant des heures et des heures.
— …
— Quand leur partie de jambes en l'air a pris fin. Je me suis dit que jamais je n'arriverai à la cheville de Lucie, sexuellement. Je suis tombée en dépression et j'ai eu dix-huit épisodes de trahison qui étaient tous documentés par la belle Johanne. Ça s'est terminé par un divorce assez spectaculaire. J'avais pris 20 kilos durant cette période.
— Et vous êtes revenus ensemble! dit Suzanne.
— Heureusement, oui. Mon mari n'a jamais cessé de m'aimer.
— …
— Et chaque fois que je n'ai pas respecté les règles, ses vengeances ont été spectaculaires.
— Je confirme, dit Livia. Le monsieur s'est payé rien de moins qu'une lune de miel d'une semaine avec Mélodie, l'épouse du Président, dans un club naturiste à Bali.
— Le Président savait-il? demande Nathalie, soudainement très curieuse.
— Évidemment, dès leur premier café, répond Livia.
— Et il n'a rien dit?
— Merde, Nathalie, tu connais l'histoire. Que voulais-tu qu'il dise? J'étais sa maitresse. En plus, il était en élection et il ne pouvait absolument rien faire. Ç'aurait été catastrophique!
— N'empêche que c'est quand même grâce à elle que je respire encore aujourd'hui, reprend Nathalie.
— C'est vrai, mais pas totalement. Une grosse partie du mérite revient à ton mari. Il a passé la semaine à la reconstruire, lui redonner ses ailes, il l'a forgée comme il continue à te forger chaque jour.
— …
— Tu as toi-même constaté l'explosion qu'elle a provoquée dans l'amphithéâtre, au Michigan. C'est l'œuvre de Mitch.
— …
— Quand leur partie de jambes en l'air a pris fin. Je me suis dit que jamais je n'arriverai à la cheville de Lucie, sexuellement. Je suis tombée en dépression et j'ai eu dix-huit épisodes de trahison qui étaient tous documentés par la belle Johanne. Ça s'est terminé par un divorce assez spectaculaire. J'avais pris 20 kilos durant cette période.
— Et vous êtes revenus ensemble! dit Suzanne.
— Heureusement, oui. Mon mari n'a jamais cessé de m'aimer.
— …
— Et chaque fois que je n'ai pas respecté les règles, ses vengeances ont été spectaculaires.
— Je confirme, dit Livia. Le monsieur s'est payé rien de moins qu'une lune de miel d'une semaine avec Mélodie, l'épouse du Président, dans un club naturiste à Bali.
— Le Président savait-il? demande Nathalie, soudainement très curieuse.
— Évidemment, dès leur premier café, répond Livia.
— Et il n'a rien dit?
— Merde, Nathalie, tu connais l'histoire. Que voulais-tu qu'il dise? J'étais sa maitresse. En plus, il était en élection et il ne pouvait absolument rien faire. Ç'aurait été catastrophique!
— N'empêche que c'est quand même grâce à elle que je respire encore aujourd'hui, reprend Nathalie.
— C'est vrai, mais pas totalement. Une grosse partie du mérite revient à ton mari. Il a passé la semaine à la reconstruire, lui redonner ses ailes, il l'a forgée comme il continue à te forger chaque jour.
— …
— Tu as toi-même constaté l'explosion qu'elle a provoquée dans l'amphithéâtre, au Michigan. C'est l'œuvre de Mitch.
Pendant la discussion, Nadine s'approche doucement dans le dos de la directrice de police. Elle glisse ses mains sous ses bras et la retient contre elle, en évitant de caresser sa poitrine. Suzanne colle sa tête contre son épaule. Son visage est soudainement, distant, détendu. Livia s'en aperçoit et la sort de son mutisme en lui demandant:
— Toi, Suzanne, comment ça se passe pour toi?
— Je suis à un tournant de ma vie. Comme tu es la seule dans l'ignorance, je suis la maitresse du maire et j'essaie de m'en sortir.
— Par expérience, je peux te dire que c'est très difficile de s'en sortir. Même si vous réussissez à cesser votre relation, c'est toujours difficile de vous côtoyer. Il y a toujours une sorte de malaise fantôme qui persiste.
— As-tu vécu le même type d'expérience? demande Suzanne avec beaucoup de curiosité.
— J'ai été la maitresse du Président, durant quatre ans. Aussi étrange que ça puisse paraître, ma meilleure amie, c'est Mélodie, sa femme. La chance que j'ai, c'est qu'il n'y a pas d'impact au travail.
— …
— Encore plus, les vacances du «Spring-Break» marqueront aussi le chant du cygne pour ma carrière politique.
— Je suis à un tournant de ma vie. Comme tu es la seule dans l'ignorance, je suis la maitresse du maire et j'essaie de m'en sortir.
— Par expérience, je peux te dire que c'est très difficile de s'en sortir. Même si vous réussissez à cesser votre relation, c'est toujours difficile de vous côtoyer. Il y a toujours une sorte de malaise fantôme qui persiste.
— As-tu vécu le même type d'expérience? demande Suzanne avec beaucoup de curiosité.
— J'ai été la maitresse du Président, durant quatre ans. Aussi étrange que ça puisse paraître, ma meilleure amie, c'est Mélodie, sa femme. La chance que j'ai, c'est qu'il n'y a pas d'impact au travail.
— …
— Encore plus, les vacances du «Spring-Break» marqueront aussi le chant du cygne pour ma carrière politique.
Lucie me regarde avec son large sourire à la «Julia Roberts», laissant filer une petite larme. Livia s'approche de Suzanne, qui est toujours prisonnière des bras de Nadine.
— Et toi, comment comptes-tu t'en sortir?
— Je ne sais pas. Chaque fois que je veux mettre un terme à la relation, il devient menaçant. Il me dit qu'il va s'assurer que ma vie devienne un enfer. Que ma carrière va s'écrouler!
— …
— C'est pour cette raison que je suis venue voir Mitch. Il va m'aider à m'en sortir. Non seulement il va m'aider, mais il va en assumer la totalité des coûts. Tu sais, Livia, on ne se connaît que depuis hier. Quel est son intérêt?
— Je ne sais pas. Chaque fois que je veux mettre un terme à la relation, il devient menaçant. Il me dit qu'il va s'assurer que ma vie devienne un enfer. Que ma carrière va s'écrouler!
— …
— C'est pour cette raison que je suis venue voir Mitch. Il va m'aider à m'en sortir. Non seulement il va m'aider, mais il va en assumer la totalité des coûts. Tu sais, Livia, on ne se connaît que depuis hier. Quel est son intérêt?
Comme Suzanne et Nadine, Nathalie est blottie dans mes bras. Il n'y a rien de sexuel. Livia s'approche devant moi et me chuchote: «Non seulement j'achète, mais c'est elle que je veux!»
Je me tourne vers Lucie et lui fais deux clignements d'yeux. Elle sourit, s'approche de Suzanne et dit:
Je me tourne vers Lucie et lui fais deux clignements d'yeux. Elle sourit, s'approche de Suzanne et dit:
— Son intérêt? Je vais t'éclairer.
— …
— Je travaille avec Mitch depuis plus de 30 ans. Oublie le facteur sexuel et regarde qui est avec toi dans la douche.
— Dis-moi, qu'est-ce que j'ai manqué ?
— Tu as devant toi l'état-major de la société de Mitch. Lui, le président, sa femme, la deuxième dans la hiérarchie de commandement, Livia, la future dirigeante d'une importante entreprise en devenir qui sera l'une des principales dans son domaine d'expertise, et moi. La vice-présidente des RH.
— …
— Est-ce que tu crois sincèrement que mon amoureuse est partie de la Maison-Blanche en catastrophe pour venir balader sa poitrine quelques heures ici?
— Euh! Je ne sais pas quoi te répondre.
— Je vais t'éclairer. Mon patron a des super pouvoirs. Son plus important est de savoir détecter les meilleures personnes pour atteindre ses objectifs.
— Sérieusement, suis-je en train de passer une audition?
— Non, il a fait son choix. Livia est ici pour tester si elle serait capable de faire équipe avec toi, tout simplement. Ce qu'elle vient de confirmer à Mitch.
— …
— Le salaire de base serait inférieur à ton traitement actuel. Toutefois, le plan boni associé à ton salaire est très généreux, puisqu'il peut atteindre 40% de ton salaire, ce qui te ramène à un peu plus que ton salaire actuel. Tous les avantages reliés à la fonction de cadre supérieur seraient inclus.
— Et quel serait le poste?
— Vice-présidente, cheffe des opérations d'une grosse compagnie de sécurité. Une compagnie que nous souhaitons acquérir prochainement et propulser ensuite, dans la stratosphère. Tu travaillerais à Montréal.
— …
— Je travaille avec Mitch depuis plus de 30 ans. Oublie le facteur sexuel et regarde qui est avec toi dans la douche.
— Dis-moi, qu'est-ce que j'ai manqué ?
— Tu as devant toi l'état-major de la société de Mitch. Lui, le président, sa femme, la deuxième dans la hiérarchie de commandement, Livia, la future dirigeante d'une importante entreprise en devenir qui sera l'une des principales dans son domaine d'expertise, et moi. La vice-présidente des RH.
— …
— Est-ce que tu crois sincèrement que mon amoureuse est partie de la Maison-Blanche en catastrophe pour venir balader sa poitrine quelques heures ici?
— Euh! Je ne sais pas quoi te répondre.
— Je vais t'éclairer. Mon patron a des super pouvoirs. Son plus important est de savoir détecter les meilleures personnes pour atteindre ses objectifs.
— Sérieusement, suis-je en train de passer une audition?
— Non, il a fait son choix. Livia est ici pour tester si elle serait capable de faire équipe avec toi, tout simplement. Ce qu'elle vient de confirmer à Mitch.
— …
— Le salaire de base serait inférieur à ton traitement actuel. Toutefois, le plan boni associé à ton salaire est très généreux, puisqu'il peut atteindre 40% de ton salaire, ce qui te ramène à un peu plus que ton salaire actuel. Tous les avantages reliés à la fonction de cadre supérieur seraient inclus.
— Et quel serait le poste?
— Vice-présidente, cheffe des opérations d'une grosse compagnie de sécurité. Une compagnie que nous souhaitons acquérir prochainement et propulser ensuite, dans la stratosphère. Tu travaillerais à Montréal.
Suzanne se tourne ensuite vers Nathalie et moi. Nous n'avons pas dit un traitre mot depuis que nous sommes sous la douche.
— Est-ce vraiment sérieux? Où suis-je dans une espèce de piège quelconque?
— Laisse-moi te raconter un truc, Suzanne, dit Nathalie.
— …
— À la sortie du restaurant, Mitch a rencontré ma belle-sœur. Il l'a amenée visiter notre domaine. Vers minuit, le soir, il lui faisait signer son contrat de travail comme directrice de quelque chose. Trois semaines plus tard, elle était promue au poste de vice-présidente des relations publiques.
— …
— La veille du Nouvel An. Nous sommes arrivés de nos premières vacances dans les Alpes vers 11 heures. À minuit, Livia avait déjà signé son contrat d'embauche comme présidente de cette compagnie.
— …
— En affaires, mon mari fonctionne à deux vitesses: «VITE, ET TRÈS VITE!»
— Pour répondre à ta question, Suzanne, oui, je suis très sérieux.
— Et pourquoi moi?
— Parce que tu es la candidate idéale pour ce poste.
— As-tu fait une enquête sur moi, as-tu vérifié mon passé?
— Non, c'est sans importance.
— Alors, comment sais-tu que j'ai les compétences?
— Lucie te l'a dit: «C'est mon super pouvoir!»
— Combien de temps ai-je pour réfléchir?
— Question inutile! Ta décision est déjà prise.
— Comment le sais-tu?
— Ta poitrine te trahit. Elle est gonflée, tes mamelons sont tendus et il n'y a rien de sexuel dans nos propos. La proposition t'excite, tu en as envie.
— …
— Tu es à la croisée des chemins. Tu as diné avec Nadine hier soir. Tu en es tombée follement amoureuse. Tu en as marre de ta vie, tu le sais. Tu es au point de rupture et tu as besoin de changement.
— Laisse-moi te raconter un truc, Suzanne, dit Nathalie.
— …
— À la sortie du restaurant, Mitch a rencontré ma belle-sœur. Il l'a amenée visiter notre domaine. Vers minuit, le soir, il lui faisait signer son contrat de travail comme directrice de quelque chose. Trois semaines plus tard, elle était promue au poste de vice-présidente des relations publiques.
— …
— La veille du Nouvel An. Nous sommes arrivés de nos premières vacances dans les Alpes vers 11 heures. À minuit, Livia avait déjà signé son contrat d'embauche comme présidente de cette compagnie.
— …
— En affaires, mon mari fonctionne à deux vitesses: «VITE, ET TRÈS VITE!»
— Pour répondre à ta question, Suzanne, oui, je suis très sérieux.
— Et pourquoi moi?
— Parce que tu es la candidate idéale pour ce poste.
— As-tu fait une enquête sur moi, as-tu vérifié mon passé?
— Non, c'est sans importance.
— Alors, comment sais-tu que j'ai les compétences?
— Lucie te l'a dit: «C'est mon super pouvoir!»
— Combien de temps ai-je pour réfléchir?
— Question inutile! Ta décision est déjà prise.
— Comment le sais-tu?
— Ta poitrine te trahit. Elle est gonflée, tes mamelons sont tendus et il n'y a rien de sexuel dans nos propos. La proposition t'excite, tu en as envie.
— …
— Tu es à la croisée des chemins. Tu as diné avec Nadine hier soir. Tu en es tombée follement amoureuse. Tu en as marre de ta vie, tu le sais. Tu es au point de rupture et tu as besoin de changement.
Nathalie se défait de mon emprise. Elle s'avance doucement, face à Suzanne, la prend par la nuque et lui dit :
— Bienvenue dans notre grande famille, ma belle!
Nathalie la serre dans ses bras, Suzanne me regarde et ses yeux roulent dans l'eau. Je lui dis:
— Sors de la douche, essuie-toi et va dans la chambre. Geneviève t'attend sur le canapé pour signer ton nouveau contrat de travail. Entrée en poste, le 1er avril.
— Et pour mon autre histoire, demande Suzanne.
— On règle ça jeudi, comme prévu. Sauf que le scénario va changer. Il n'est pas question que tu couches avec lui. C'est terminé. Spécialement, si tu te lèves demain matin et que tu me confirmes que Nadine et toi, c'est sérieux et que vous souhaitez aller plus loin ensemble.
— …
— Allez, Lucie va t'accompagner.
Nathalie la serre dans ses bras, Suzanne me regarde et ses yeux roulent dans l'eau. Je lui dis:
— Sors de la douche, essuie-toi et va dans la chambre. Geneviève t'attend sur le canapé pour signer ton nouveau contrat de travail. Entrée en poste, le 1er avril.
— Et pour mon autre histoire, demande Suzanne.
— On règle ça jeudi, comme prévu. Sauf que le scénario va changer. Il n'est pas question que tu couches avec lui. C'est terminé. Spécialement, si tu te lèves demain matin et que tu me confirmes que Nadine et toi, c'est sérieux et que vous souhaitez aller plus loin ensemble.
— …
— Allez, Lucie va t'accompagner.
Les deux femmes sortent de la douche et s'essuient, s'enroulent dans des draps de bain. Nadine est figée au milieu de la douche. Tout s'est déroulé à la vitesse de l'éclair. Elle semble désemparée. Du coup, une idée me traverse l'esprit. Je chuchote à Nathalie: «S'il te plait, ma puce, trouve Johanne et dis-lui qu'elle vienne. Et en passant, dis à Geneviève que nous n'avons pas terminé.»
— Tu m'étourdis! dit-elle avec un large sourire.
--- xxxOOOxxx ---
Elle sort de la douche et file en courant. Il ne reste que Nadine, Livia et moi, sous la douche. Je ferme deux des trois pommeaux de douche afin de garder un peu d'eau chaude. Nous nous rapprochons tous les trois. Je regarde Nadine et lui demande:
— Quels sont tes sentiments réels avec Suzanne?
— Je crois que je suis en train de tomber en amour. Quelque part, comme Livia a mentionné, tantôt, ça fait des années que j'attends l'homme idéal et je crois que j'ai finalement trouvé la personne idéale.
— …
— Cependant, j'ai l'impression que mon quart de soir ne sera pas très compatible avec une nouvelle vie amoureuse.
— C'est ce que je pense aussi.
— Serais-tu prête à relever un nouveau défi?
— Je suis curieuse!
— Laisse-moi en discuter avec Johanne.
— Je crois que je suis en train de tomber en amour. Quelque part, comme Livia a mentionné, tantôt, ça fait des années que j'attends l'homme idéal et je crois que j'ai finalement trouvé la personne idéale.
— …
— Cependant, j'ai l'impression que mon quart de soir ne sera pas très compatible avec une nouvelle vie amoureuse.
— C'est ce que je pense aussi.
— Serais-tu prête à relever un nouveau défi?
— Je suis curieuse!
— Laisse-moi en discuter avec Johanne.
Livia continue à discuter avec Nadine. De mon côté, je sors de la douche et commence à m'essuyer lentement. Au bout d'un moment, Nathalie revient vers la douche avec Suzanne et Johanne.
Je ramène Johanne avec moi vers le canapé, retrouver Geneviève. Nathalie s'assoit à ma gauche, et moi, je m'installe en face des deux femmes.
Je ramène Johanne avec moi vers le canapé, retrouver Geneviève. Nathalie s'assoit à ma gauche, et moi, je m'installe en face des deux femmes.
— Dites-moi. Filature Express, avez-vous un lien particulier avec eux ou est-ce seulement un fournisseur?
— C'est uniquement un fournisseur, répond Geneviève.
— Utilisez-vous leurs services souvent?
— Oui, répond Johanne. Toi, tu n'as en tête que les enquêtes pour relations extraconjugales. Nous faisons aussi beaucoup d'enquêtes pour les compagnies d'assurances. Je te dirais, Mitch, que 70% des revenus, provenant du cabinet d'avocats, sont liés aux enquêtes de compagnies d'assurances.
— Est-ce que cette compagnie a beaucoup de personnel?
— À mon avis, dit Johanne, je crois qu'ils emploient six personnes à temps plein et peut-être, quatre autres, surnuméraires.
— Et, madame, ma partenaire d'affaires, dis-je en m'adressant à Geneviève, si nous formions une section de filature tout en fusionnant l'équipe de prise d'images ensemble, chez Redsun.
— Je ne suis pas la femme d'affaires, Mitch. En revanche, au niveau du cabinet, ça nous simplifierait la tâche. Nous pourrions avoir qu'un seul contact et ce serait la Société S & M. Et, Dominique (le directeur du cabinet d'avocats) serait totalement d'accord avec ce choix.
— Parfait. Johanne, va chercher Livia et Suzanne.
— Quel salaire et quel titre, Mitch? demande Geneviève.
— Directrice de la filature et du soutien technique, 125k$ par année, plan boni, VUS de fonction et autres avantages.
— Donne-moi une dizaine de minutes, je vais utiliser ton bureau.
— C'est uniquement un fournisseur, répond Geneviève.
— Utilisez-vous leurs services souvent?
— Oui, répond Johanne. Toi, tu n'as en tête que les enquêtes pour relations extraconjugales. Nous faisons aussi beaucoup d'enquêtes pour les compagnies d'assurances. Je te dirais, Mitch, que 70% des revenus, provenant du cabinet d'avocats, sont liés aux enquêtes de compagnies d'assurances.
— Est-ce que cette compagnie a beaucoup de personnel?
— À mon avis, dit Johanne, je crois qu'ils emploient six personnes à temps plein et peut-être, quatre autres, surnuméraires.
— Et, madame, ma partenaire d'affaires, dis-je en m'adressant à Geneviève, si nous formions une section de filature tout en fusionnant l'équipe de prise d'images ensemble, chez Redsun.
— Je ne suis pas la femme d'affaires, Mitch. En revanche, au niveau du cabinet, ça nous simplifierait la tâche. Nous pourrions avoir qu'un seul contact et ce serait la Société S & M. Et, Dominique (le directeur du cabinet d'avocats) serait totalement d'accord avec ce choix.
— Parfait. Johanne, va chercher Livia et Suzanne.
— Quel salaire et quel titre, Mitch? demande Geneviève.
— Directrice de la filature et du soutien technique, 125k$ par année, plan boni, VUS de fonction et autres avantages.
— Donne-moi une dizaine de minutes, je vais utiliser ton bureau.
Lorsque Livia et Suzanne viennent me trouver avec Johanne, je les fais assoir sur le canapé. Je leur explique que Johanne, dans ses enquêtes, fait de la sous-traitance avec Redsun et une autre firme de filature extérieure. Je vais regrouper ces deux opérations au sein d'une même, chez Redsun. Je vais offrir le poste à Nadine avec le titre de directrice de la filature et du soutien technique, au salaire de 125k$ par année et autres avantages.
— Dans un cadre hiérarchique, Suzanne, Nadine va relever de toi. Dans la vie de tous les jours, elle va traiter avec Johanne, la directrice de mon bureau d'enquête.
— …
— Donc, quelque part, un maillon s'ajoute chez vous, mais, dans la réalité, tout va se transiger avec ma société.
— Je suis totalement d'accord avec toi, Mitch! dit Livia.
— Suzanne aura déjà beaucoup de travail avec ton nouveau projet. Moi, je n'arriverai pas en poste les mains vides.
— …
— J'ai déjà des projets d'entente à conclure avec la CIA pour quelques opérations mineures, pour tester notre fiabilité.
— Moi, je n'ai aucun problème avec ça, dit Suzanne. Je ne sais pas tout à fait, de quoi il en retourne. Tout ce que je sais, c'est que Nadine a un dossier de travail irréprochable depuis des années. C'est une personne très débrouillarde.
— …
— Donc, quelque part, un maillon s'ajoute chez vous, mais, dans la réalité, tout va se transiger avec ma société.
— Je suis totalement d'accord avec toi, Mitch! dit Livia.
— Suzanne aura déjà beaucoup de travail avec ton nouveau projet. Moi, je n'arriverai pas en poste les mains vides.
— …
— J'ai déjà des projets d'entente à conclure avec la CIA pour quelques opérations mineures, pour tester notre fiabilité.
— Moi, je n'ai aucun problème avec ça, dit Suzanne. Je ne sais pas tout à fait, de quoi il en retourne. Tout ce que je sais, c'est que Nadine a un dossier de travail irréprochable depuis des années. C'est une personne très débrouillarde.
Puis, notre discussion est interrompue par l'arrivée de Nathalie et Nadine.
— Eau froide, mon amour!
— Ça va, nous avons terminé.
— Ça va, nous avons terminé.
J'invite Nadine à s'assoir sur le canapé entre Suzanne et Livia. Nathalie vient s'assoir à ma gauche sur la table basse. Johanne reste assise à ma droite. J'explique l'offre que nous allons présenter à Nadine et, sommairement, sa description de tâche. Je lui explique tout ce qui est énuméré plus haut et sa date d'embauche, prévue pour le 1er avril. Elle accepte la proposition sur le champ, d'autant plus que le salaire et les avantages sociaux sont nettement supérieurs à ce qu'elle gagne dans la police, actuellement.
Lorsque Geneviève et Lucie reviennent dans mon bureau, je demande à Lucie:
Lorsque Geneviève et Lucie reviennent dans mon bureau, je demande à Lucie:
— Reste-t-il encore des gens dans le grand salon?
— Oui, et l'ambiance est festive. Outre nous, dans la pièce, tout le monde est encore là.
— Parfait! Va les avertir que je vais faire une annonce dans quinze minutes.
— Oui, et l'ambiance est festive. Outre nous, dans la pièce, tout le monde est encore là.
— Parfait! Va les avertir que je vais faire une annonce dans quinze minutes.
Pendant que Geneviève et Nadine traitent le contrat de travail, Nathalie est assise sur le lit en train de remettre son ensemble qu'elle portait ce soir. Johanne et Suzanne en font autant. Livia s'approche de Nathalie et dit:
— Pas question que je retourne avec ce que je portais.
— Viens avec moi, ma belle.
— Viens avec moi, ma belle.
Elle fouille dans un de ses tiroirs de la penderie et lui offre un t-shirt blanc, un shorty de dentelle de même couleur et une paire de bas autofixants, blancs.
--- xxxOOOxxx ---
Une fois que la paperasse est terminée, je demande à Johanne de prendre les devants et d'aller à la rencontre de Noélie et Fred. Je veux qu'elle leur mentionne que l'annonce que je vais faire doit demeurer confidentielle.
Lorsque nous arrivons au grand salon, j'aperçois Karine, qui discute avec Nico et Gloria dans un coin. Je demande à Nathalie d'amener Karine dans mon bureau pour cinq minutes. Je fais signe à Martin de continuer avec sa musique que je ne suis pas encore prêt.
Je vais dans mon bureau et invite Karine à s'assoir sur une chaise devant et je m'assois à côté d'elle.
Lorsque nous arrivons au grand salon, j'aperçois Karine, qui discute avec Nico et Gloria dans un coin. Je demande à Nathalie d'amener Karine dans mon bureau pour cinq minutes. Je fais signe à Martin de continuer avec sa musique que je ne suis pas encore prêt.
Je vais dans mon bureau et invite Karine à s'assoir sur une chaise devant et je m'assois à côté d'elle.
— Karine, par respect pour ton poste et ton importance, je veux t'aviser que je m'apprête à annoncer l'embauche de Suzanne Bolduc et Nadine Chiasson. Elles ne travailleront pas avec nous, mais plutôt chez Redsun.
— Qu'est-ce que ça change pour nous, pour moi?
— Absolument rien, comme dans rien. Mais, comme nous sommes dans la même équipe, tous les deux, je tenais à ce que tu le saches.
— Merci! Heu! Pour l'importance que je représente à tes yeux. Je suis juste, sans mot!
— Viens, je vais faire une annonce.
— Qu'est-ce que ça change pour nous, pour moi?
— Absolument rien, comme dans rien. Mais, comme nous sommes dans la même équipe, tous les deux, je tenais à ce que tu le saches.
— Merci! Heu! Pour l'importance que je représente à tes yeux. Je suis juste, sans mot!
— Viens, je vais faire une annonce.
De retour au salon, je fais signe à Martin qu'il peut arrêter la musique. J'entraîne Nathalie avec moi au centre de la piste de danse. Tout le monde s'approche autour, silencieux.
«Mes amis, je suis conscient que plusieurs d'entre vous ont sans doute pensé que nous nous étions éclipsés pour aller nous envoyer en l'air dans notre suite. Malheureusement, ce n'est pas tout à fait le cas.
«Mes amis, je suis conscient que plusieurs d'entre vous ont sans doute pensé que nous nous étions éclipsés pour aller nous envoyer en l'air dans notre suite. Malheureusement, ce n'est pas tout à fait le cas.
Comme je n'apprécie pas les longs discours, laissez-moi vous annoncer que deux nouveaux membres vont s'ajouter à notre famille. Suzanne Bolduc, directrice de la police de Montréal, vient d'accepter un poste de vice-présidente, chef des opérations, de notre future acquisition dont je vous ai parlé au diner du Nouvel An. Elle relèvera directement de la présidente, Livia Hutchison. De son côté, Nadine Chiasson, qui fait carrière aux crimes sexuels depuis plusieurs années, toujours à la police de Montréal, a accepté un poste de directrice de la filature et du soutien électronique. Elle relèvera de Suzanne Bolduc. Les deux personnes entreront en fonction, le 1er avril prochain.»
Pendant que Nicolas, Gloria et Lucie distribuent des flutes de champagne, Nathalie s'approche de mon oreille et me demande si elle peut faire l'annonce de son nouveau projet. Je lui fais un large sourire et lui dis de se laisser aller.
«Si vous me permettez, dit Nathalie, j'ai aussi une nouvelle importante à vous annoncer. Après en avoir discuté avec Mitch, nous allons présenter au conseil d'administration de la fondation, un nouveau projet phare pour les deux prochaines années. Il s'agit d'un investissement de 20M$ pour la construction d'une clinique médicale semi-privée, ici même, dans la ville de Mont-Tremblant.
Je ne peux pas vous donner tous les détails, puisqu'ils ne sont pas encore sur papier. Tout ce que je peux vous dire, c'est que ce projet sera sous la responsabilité de Nancy, notre vice-présidente, responsable du développement régional. Cette dernière partira demain ou après-demain avec Megan et Stéphanie pour visiter une ou deux cliniques privées à Montréal. L'objectif est de découvrir comment elles fonctionnent et quels services elles offrent.»
Les collègues applaudissent les deux annonces. Alors que tous ont leur verre de champagne en main, je dis:
— Trinquons à la santé de Suzanne et Nadine.
Tous lèvent leur verre à leur santé. Et je me dirige vers Martin pour lui dire qu'il peut lancer la musique encore pendant trente minutes, jusqu'à 1 h 30, et ensuite, la soirée est terminée.
--- xxxOOOxxx ---
Je dis à Nathalie que nous devons rencontrer Noélie et Fred en privé. Je lui dis que sa participation n'est pas obligatoire, si elle veut continuer à danser et s'amuser avec les autres. Elle me dit, sur un ton assez décisif, qu'il n'en est pas question. Nous devons le faire ensemble parce que nous avons vécu la même situation. Il faut qu'ils aient une image qu'on peut s'en sortir, même si les probabilités ne sont pas en leur faveur.
— Va les chercher et amène-les tous les deux dans le bureau de Karine, ou mon ancienne salle de conférence.
Je vais vers mon bureau, et j'avise Karine au passage que je vais utiliser son bureau pour une séance de thérapie de couple. Elle me fait un large sourire et dit: «Ça fait beaucoup de dossiers, aujourd'hui, patron!»
Je lui fais un sourire et vais vers mon bureau. J'entre dans le bureau de Karine et, dès que Noélie et Fred entrent avec Nathalie, je les invite à s'assoir de l'autre côté de la table. Nathalie et moi nous assoyons aussi, côte à côte.
Une fois qu'ils sont installés, je les regarde et dis:
Je lui fais un sourire et vais vers mon bureau. J'entre dans le bureau de Karine et, dès que Noélie et Fred entrent avec Nathalie, je les invite à s'assoir de l'autre côté de la table. Nathalie et moi nous assoyons aussi, côte à côte.
Une fois qu'ils sont installés, je les regarde et dis:
— C'est clair que ça ne va pas bien entre vous deux et que votre mariage bat de l'aile.
— Je fais malheureusement le même constat, répond Noélie.
— Et pourquoi, selon toi?
— Je pense que je ne réussis pas à me faire pardonner mes erreurs.
— C'est sans doute, Noélie, que tu crois que le simple fait de me dire «pardonne-moi, j'ai fait une erreur», reprend Frédéric, ça efface tout?
— …
— Merde, Noélie, tu divagues. Tu n'as pas fait une erreur, loin de là. Une erreur, c'est d'oublier que tu dois récupérer les enfants à la garderie. Quand tu prends le temps de te déguiser en salope pour aller t'envoyer en l'air avec deux mecs, c'est plutôt un choix prémédité, pas une erreur.
— …
— Parce que tu es frustrée que Mitch ne veuille pas s'envoyer en l'air avec toi, tu décides de te venger sur moi, vraiment sur moi? Tu décides que quelques heures de trahisons et de plaisir, c'est plus important que tout ce que nous avons construit ensemble?
— …
— Mais ce n'est pas ça le vrai problème. Le vrai problème, c'est que je t'ai dit que j'aimais mieux baiser avec ma femme et que les autres femmes ne m'intéressaient pas. C'est là que tu as commencé à me punir.
— …
— Non seulement, tu m'as trahi, Noélie, tu m'as brisé le cœur. Pire encore, tu as brisé le lien de confiance. Je n'ai absolument aucune confiance en toi, c'est-à-dire zéro !
— Je fais malheureusement le même constat, répond Noélie.
— Et pourquoi, selon toi?
— Je pense que je ne réussis pas à me faire pardonner mes erreurs.
— C'est sans doute, Noélie, que tu crois que le simple fait de me dire «pardonne-moi, j'ai fait une erreur», reprend Frédéric, ça efface tout?
— …
— Merde, Noélie, tu divagues. Tu n'as pas fait une erreur, loin de là. Une erreur, c'est d'oublier que tu dois récupérer les enfants à la garderie. Quand tu prends le temps de te déguiser en salope pour aller t'envoyer en l'air avec deux mecs, c'est plutôt un choix prémédité, pas une erreur.
— …
— Parce que tu es frustrée que Mitch ne veuille pas s'envoyer en l'air avec toi, tu décides de te venger sur moi, vraiment sur moi? Tu décides que quelques heures de trahisons et de plaisir, c'est plus important que tout ce que nous avons construit ensemble?
— …
— Mais ce n'est pas ça le vrai problème. Le vrai problème, c'est que je t'ai dit que j'aimais mieux baiser avec ma femme et que les autres femmes ne m'intéressaient pas. C'est là que tu as commencé à me punir.
— …
— Non seulement, tu m'as trahi, Noélie, tu m'as brisé le cœur. Pire encore, tu as brisé le lien de confiance. Je n'ai absolument aucune confiance en toi, c'est-à-dire zéro !
Nathalie et moi échangeons un regard, surpris par la lourdeur des propos de Fred, qui semble parti pour une méchante tirade.
— Inconsciente que tu as brisé le lien de confiance, une fois par mois, tu remets ton déguisement de salope, puis là, comme si de rien n'était, tu me dis ta célèbre phrase qui tue: «Je t'aime, mon chéri… ATTENDS-MOI PAS, JE VAIS RENTRER TARD!»
— …
— C'est moi qui me retrouve seul assis dans le salon, à fixer le plafond, à me questionner, à faire de l'anxiété et à me demander pourquoi je n'ai pas droit à un minimum de respect.
— …
— Pour en rajouter, deux ou trois jours plus tard, tu me dis qu'il faut renflouer le compte conjoint parce que nous n'arriverons pas à la fin du mois.
— …
— J'examine le compte bancaire pour essayer de voir où ça cloche. Puis je m'aperçois que madame a dépensé 200$ en frais de restaurant et un autre 300$ en frais de bar. «Ça veut dire que non seulement tu t'amuses à me faire chier, mais en plus, c'est moi qui finance mes humiliations!»
— …
— Moi, je n'ai le droit qu'à un simple diner en tête à tête dans une chaine de restauration, avec la femme que j'aime, habillée en vulgaire molleton et qui passe tout son diner scotchée sur son téléphone.
— …
— C'est moi qui me retrouve seul assis dans le salon, à fixer le plafond, à me questionner, à faire de l'anxiété et à me demander pourquoi je n'ai pas droit à un minimum de respect.
— …
— Pour en rajouter, deux ou trois jours plus tard, tu me dis qu'il faut renflouer le compte conjoint parce que nous n'arriverons pas à la fin du mois.
— …
— J'examine le compte bancaire pour essayer de voir où ça cloche. Puis je m'aperçois que madame a dépensé 200$ en frais de restaurant et un autre 300$ en frais de bar. «Ça veut dire que non seulement tu t'amuses à me faire chier, mais en plus, c'est moi qui finance mes humiliations!»
— …
— Moi, je n'ai le droit qu'à un simple diner en tête à tête dans une chaine de restauration, avec la femme que j'aime, habillée en vulgaire molleton et qui passe tout son diner scotchée sur son téléphone.
Nathalie me regarde et un silence de mort semble s'installer autour de la table. Nathalie brise ce silence.
— Bien, ça vous fait un point de départ pour une bonne discussion. Toi, Noélie, qu'en penses-tu?
— Je sais que je suis la fautive, ça ne fait aucun doute. Je l'ai imploré de me pardonner parce que je tiens à lui. Je lui ai demandé d'oublier et de reprendre notre vie comme si rien ne s'était passé.
— …
— C'est clair que ce n'est pas le cas.
— Évidemment! dis-je. La trahison, c'est impardonnable. L'oublier, c'est impossible, puisque tu as commis l'impensable. Ça va vous suivre toute votre vie, même après un divorce… dis-je.
— Et la porte de sortie que tu as imaginée, Noélie, reprendre notre vie comme si ce n'était jamais arrivé, ça relève de la pensée magique. Ça n'arrivera pas, soutient Nathalie.
— C'est facile à dire pour toi, parce que ton mari t'a clairement pardonné. Une personne qui ne le sait pas ne peut pas s'imaginer que tu as fait pire que moi.
— Bien, tu vois, Noélie. C'est la perception que tu as qui est malsaine et qui trouble ton jugement.
— …
— C'est un long, très long travail de reconstruction qui doit se faire autour de ce malheureux drame que tu as provoqué. C'est un défi que tu dois affronter tous les jours, tout en étant consciente que le passé ne s'efface pas.
— …
— Vous devez tous les deux apprendre à vivre avec, et ne pas l'oublier. Permets-moi de deviner: «Tu sors avec tes amies parce que tu en as assez de te sentir invisible, comme une plante verte, tu en as assez de la routine. Sans vouloir le tromper, tu as envie de te sentir désirée, de te sentir comme une vraie femme.»
— …
— Qui plus est, tu ne veux pas sortir avec ton mari, parce qu'il va te faire de l'ombre, te retourner dans ton invisibilité. Est-ce que je me trompe?
— Pas vraiment!
— Même si je n'ai pas trahi mon mari, depuis que nous sommes de retour ensemble, j'ai quand même dérapé solidement. Tu vois, chaque fois, je construis un nouveau mur.
— …
— Tu sais, Noélie, des robes de salopes, j'en ai une tonne dans ma penderie. Je porte chaque vêtement, chaque sous-vêtement uniquement pour plaire à mon mari. Tous les autres, je m'en fous. Il n'y a rien d'autre qui compte pour moi, dans ma vie. C'est l'homme de ma vie et je ne m'imagine pas vivre sans lui.
— …
— Chaque matin, avant d'aller travailler, je me fais belle. Je passe par son bureau, lui demande comment il me trouve.
— …
— Il me dit que je suis à ses yeux la huitième merveille du monde. Crois-moi, je sais que c'est sincère, je le vois dans ses yeux. Au bout du compte, ça fait ma journée.
— …
— Pourquoi penses-tu que ton mari ne te désire plus, que tu te sens invisible? La réponse la plus facile, c'est la routine des vieux couples. Mais toi, que fais-tu pour essayer de te rendre plus visible, plus attirante à ses yeux, outre que de te déguiser en salope et aller te faire sentir désirée par les autres?
— C'est dur parce que vous êtes tous ligués contre moi, dit Noélie avec le visage décomposé.
— Non, Noélie. Ce qui est dur, c'est que Fred a exprimé ses frustrations pour la première fois, et que Nathalie t'a mis le nez dans ton caca ! Pas pour te rendre coupable, pour te faire sortir de ta pensée magique. Pour vous ouvrir les yeux tous les deux, alors que votre mariage bat de l'aile sérieusement. Et, si vous voulez le remettre sur les rails, ce sera un défi de taille et que ça va vous prendre beaucoup de courage! Rien de moins!
— …
— Je vous le dis, ce n'est vraiment pas facile. Tous les jours, c'est un petit défi. Tu reconstruis pièce par pièce. Une pièce tombe et en fait tomber plusieurs au passage. Tu répares, tu te demandes ce qui a provoqué la chute. Tu solidifies pour que ça ne retombe pas.
— Et ça ne vous décourage pas? demande Fred.
— Non! reprend Nathalie. Je pars du principe de base que Mitch, c'est l'homme de ma vie, et que c'est ainsi pour toujours. Son cœur m'appartient et le mien lui appartient. Finalement: «Il n'y a personne, ni rien au monde, qui va changer ça!»
— …
— Nathalie a raison, c'est le principe commun qui nous unit, tous les deux. Et c'est sur cet énoncé que nous avons décidé de reconstruire notre couple.
— Autre chose, vous deux, dit Nathalie. Nous sommes aussi en train de remodeler notre mode de vie libertine. C'était en train de tuer notre couple.
— …
— Maintenant, il n'y a qu'un soir par semaine, c'est le vendredi, point final. Nous choisissons les personnes avec qui nous désirons le faire.
— …
— Et Mitch a décidé qu'il n'était plus question qu'il soit le jouet sexuel des autres. Ça fait un énorme changement dans la communauté et l'entourage apprend à vivre avec.
— Et, dans votre chambre, ce soir?
— C'était le travail, dis-je. Une façon détournée de passer une audition d'embauche à Suzanne Bolduc, sans qu'elle s'en aperçoive.
— C'est clair qu'elle a passé le test! nous dit Noélie avec son premier sourire de la soirée.
— Je sais que je suis la fautive, ça ne fait aucun doute. Je l'ai imploré de me pardonner parce que je tiens à lui. Je lui ai demandé d'oublier et de reprendre notre vie comme si rien ne s'était passé.
— …
— C'est clair que ce n'est pas le cas.
— Évidemment! dis-je. La trahison, c'est impardonnable. L'oublier, c'est impossible, puisque tu as commis l'impensable. Ça va vous suivre toute votre vie, même après un divorce… dis-je.
— Et la porte de sortie que tu as imaginée, Noélie, reprendre notre vie comme si ce n'était jamais arrivé, ça relève de la pensée magique. Ça n'arrivera pas, soutient Nathalie.
— C'est facile à dire pour toi, parce que ton mari t'a clairement pardonné. Une personne qui ne le sait pas ne peut pas s'imaginer que tu as fait pire que moi.
— Bien, tu vois, Noélie. C'est la perception que tu as qui est malsaine et qui trouble ton jugement.
— …
— C'est un long, très long travail de reconstruction qui doit se faire autour de ce malheureux drame que tu as provoqué. C'est un défi que tu dois affronter tous les jours, tout en étant consciente que le passé ne s'efface pas.
— …
— Vous devez tous les deux apprendre à vivre avec, et ne pas l'oublier. Permets-moi de deviner: «Tu sors avec tes amies parce que tu en as assez de te sentir invisible, comme une plante verte, tu en as assez de la routine. Sans vouloir le tromper, tu as envie de te sentir désirée, de te sentir comme une vraie femme.»
— …
— Qui plus est, tu ne veux pas sortir avec ton mari, parce qu'il va te faire de l'ombre, te retourner dans ton invisibilité. Est-ce que je me trompe?
— Pas vraiment!
— Même si je n'ai pas trahi mon mari, depuis que nous sommes de retour ensemble, j'ai quand même dérapé solidement. Tu vois, chaque fois, je construis un nouveau mur.
— …
— Tu sais, Noélie, des robes de salopes, j'en ai une tonne dans ma penderie. Je porte chaque vêtement, chaque sous-vêtement uniquement pour plaire à mon mari. Tous les autres, je m'en fous. Il n'y a rien d'autre qui compte pour moi, dans ma vie. C'est l'homme de ma vie et je ne m'imagine pas vivre sans lui.
— …
— Chaque matin, avant d'aller travailler, je me fais belle. Je passe par son bureau, lui demande comment il me trouve.
— …
— Il me dit que je suis à ses yeux la huitième merveille du monde. Crois-moi, je sais que c'est sincère, je le vois dans ses yeux. Au bout du compte, ça fait ma journée.
— …
— Pourquoi penses-tu que ton mari ne te désire plus, que tu te sens invisible? La réponse la plus facile, c'est la routine des vieux couples. Mais toi, que fais-tu pour essayer de te rendre plus visible, plus attirante à ses yeux, outre que de te déguiser en salope et aller te faire sentir désirée par les autres?
— C'est dur parce que vous êtes tous ligués contre moi, dit Noélie avec le visage décomposé.
— Non, Noélie. Ce qui est dur, c'est que Fred a exprimé ses frustrations pour la première fois, et que Nathalie t'a mis le nez dans ton caca ! Pas pour te rendre coupable, pour te faire sortir de ta pensée magique. Pour vous ouvrir les yeux tous les deux, alors que votre mariage bat de l'aile sérieusement. Et, si vous voulez le remettre sur les rails, ce sera un défi de taille et que ça va vous prendre beaucoup de courage! Rien de moins!
— …
— Je vous le dis, ce n'est vraiment pas facile. Tous les jours, c'est un petit défi. Tu reconstruis pièce par pièce. Une pièce tombe et en fait tomber plusieurs au passage. Tu répares, tu te demandes ce qui a provoqué la chute. Tu solidifies pour que ça ne retombe pas.
— Et ça ne vous décourage pas? demande Fred.
— Non! reprend Nathalie. Je pars du principe de base que Mitch, c'est l'homme de ma vie, et que c'est ainsi pour toujours. Son cœur m'appartient et le mien lui appartient. Finalement: «Il n'y a personne, ni rien au monde, qui va changer ça!»
— …
— Nathalie a raison, c'est le principe commun qui nous unit, tous les deux. Et c'est sur cet énoncé que nous avons décidé de reconstruire notre couple.
— Autre chose, vous deux, dit Nathalie. Nous sommes aussi en train de remodeler notre mode de vie libertine. C'était en train de tuer notre couple.
— …
— Maintenant, il n'y a qu'un soir par semaine, c'est le vendredi, point final. Nous choisissons les personnes avec qui nous désirons le faire.
— …
— Et Mitch a décidé qu'il n'était plus question qu'il soit le jouet sexuel des autres. Ça fait un énorme changement dans la communauté et l'entourage apprend à vivre avec.
— Et, dans votre chambre, ce soir?
— C'était le travail, dis-je. Une façon détournée de passer une audition d'embauche à Suzanne Bolduc, sans qu'elle s'en aperçoive.
— C'est clair qu'elle a passé le test! nous dit Noélie avec son premier sourire de la soirée.
Nathalie et moi échangeons un sourire avec elle.
--- xxxOOOxxx ---
Nathalie commence à se tortiller sur sa chaise et je vois qu'elle est en train de retirer subtilement sa culotte, signe que la rencontre tire à sa fin.
Elle se tourne vers Noélie et lui dit:
Elle se tourne vers Noélie et lui dit:
— Je sais que vous avez trois enfants et que c'est beaucoup de travail. J'ai beaucoup d'admiration pour vous.
— …
— Toutefois, je vais vous donner une idée de départ, si vous voulez vous reconstruire. C'est notre fil conducteur, Mitch et moi. « Ma priorité absolue dans ma vie, c'est mon conjoint ou ma conjointe. Qu'est-ce que je peux faire pour qu'il me désire et qu'est-ce que je peux faire pour lui faire comprendre que c'est ma personne?»
— …
— Toutefois, je vais vous donner une idée de départ, si vous voulez vous reconstruire. C'est notre fil conducteur, Mitch et moi. « Ma priorité absolue dans ma vie, c'est mon conjoint ou ma conjointe. Qu'est-ce que je peux faire pour qu'il me désire et qu'est-ce que je peux faire pour lui faire comprendre que c'est ma personne?»
Nathalie relève sa main de sous la table, et dépose sa petite culotte de ma main, avec un large sourire. Nous nous levons tous les deux et je dis:
— Vous voyez comme ça peut être simple, quelques fois!
Ils nous regardent avec un air tétanisé et nous sortons tous les quatre. Nathalie et moi filons directement vers notre suite, sans dire bonsoir à personne. Comme on dit, nous avons notre journée dans le corps.
--- xxxOOOxxx ---
Lorsque nous entrons dans la chambre, Nathalie me saute au cou et me dévore la bouche. Elle me dit:
— Tu as déchiré, aujourd'hui, mon amour. Tu ne cesses de m'impressionner.
— J'avoue que c'est réciproque. Toi aussi, tu as assuré et tu as fait exploser ma fierté.
— …
— Je suis vraiment fier de la tangente que nous prenons, cette année. Vraiment!
— J'avoue que c'est réciproque. Toi aussi, tu as assuré et tu as fait exploser ma fierté.
— …
— Je suis vraiment fier de la tangente que nous prenons, cette année. Vraiment!
Comme la journée a été assez bien remplie, la ronde sexuelle sera assez timide ce soir. Nous nous suçons mutuellement et Nathalie prend son pied, selon notre façon traditionnelle: deux séances d'ondulation du bassin, la seconde avec l'aide du Hitachi. Moi, contrairement à mon habitude, je ne me retiens pas, et inonde la chatte de sa femme, au moment de son dernier orgasme.
Après, nous prenons une bonne douche tous les deux. Une longue douche amoureuse. Seulement des conversations accompagnées de tendres gestes et d'embrassades délicates.
Lorsque nous revenons vers le lit, nous sommes surpris de voir Alexandra, assise sur le canapé. Elle ne porte que son long molleton habituel. Toute penaude, elle dit:
Après, nous prenons une bonne douche tous les deux. Une longue douche amoureuse. Seulement des conversations accompagnées de tendres gestes et d'embrassades délicates.
Lorsque nous revenons vers le lit, nous sommes surpris de voir Alexandra, assise sur le canapé. Elle ne porte que son long molleton habituel. Toute penaude, elle dit:
— Acceptez-vous une sans-abri pour la nuit? Je croyais coucher avec Johanne et elle est partie chez Éléonore et Martin.
— Oui, à la condition que tu me promettes de ne pas me mordre au sang en te branlant demain matin.
— Je peux garder mon chandail.
— Non, j'aime mieux sentir la chaleur de ta peau dans mon dos.
— Oui, à la condition que tu me promettes de ne pas me mordre au sang en te branlant demain matin.
— Je peux garder mon chandail.
— Non, j'aime mieux sentir la chaleur de ta peau dans mon dos.
Nathalie s'approche de sa belle-sœur, enroule ses bras autour de son cou et l'embrasse tendrement, avant de l'attirer dans le lit. Nathalie s'allonge en premier, se blottit contre moi, tandis que la grande frisée se place dans mon dos. Rapidement, nous nous envolons dans les bras de Morphée.
--- xxxOOOxxx ---
Nadine et Suzanne
Nadine et Suzanne sont parmi les dernières à quitter le salon. Elles discutent longuement avec Livia et Lucie. Cette dernière, comme on la connaît, est particulièrement charmante avec les nouvelles venues.
En entrant dans sa suite, Suzanne s'approche de la fenêtre et contemple le paysage extérieur, paisible, avec quelques lumières au loin, à la station. Nadine, de son côté, enlève son ensemble de sous-vêtements. Elle s'approche discrètement et se colle dans le dos de Suzanne.
Nadine et Suzanne sont parmi les dernières à quitter le salon. Elles discutent longuement avec Livia et Lucie. Cette dernière, comme on la connaît, est particulièrement charmante avec les nouvelles venues.
En entrant dans sa suite, Suzanne s'approche de la fenêtre et contemple le paysage extérieur, paisible, avec quelques lumières au loin, à la station. Nadine, de son côté, enlève son ensemble de sous-vêtements. Elle s'approche discrètement et se colle dans le dos de Suzanne.
— Quelle journée! lui souffle-t-elle à l'oreille.
— À qui le dis-tu? Mon cœur bat à cent à l'heure. Tout a déboulé tellement vite.
— …
— Je me suis levée, hier matin, et je le haïssais profondément. Et là, je fais partie de sa famille.
— …
— Tu as vu… Le Président l'appelle pour lui dire qu'il veut prendre une semaine de vacances chez lui. Tout le monde déroulerait le tapis rouge pour l'accueillir, mais monsieur se permet de mettre ses conditions.
— Pendant que tu signais ton contrat avec Geneviève, dans leur petit salon, il m'a demandé si c'était sérieux entre toi et moi. J'ai consenti, mais j'ai ajouté que mon quart de travail pourrait constituer un réel obstacle. Trente secondes plus tard, il m'avait créé un poste.
— Oui, j'avoue qu'ils sont durs à suivre. Pas seulement lui, mais elle aussi. Elle ne semble pas avoir la langue dans sa poche.
— Je confirme, dit Nadine. Pendant que tu discutais avec Livia et Lucie, je me suis jointe à Karine et Gloria.
— …
— Gloria a dit, Noélie a l'air vraiment sonnée. Karine lui a dit qu'elle venait de se faire ramasser par Nathalie, dans le bureau.
— Pour quelle raison?
— Son histoire d'adultère avec Fred.
— À qui le dis-tu? Mon cœur bat à cent à l'heure. Tout a déboulé tellement vite.
— …
— Je me suis levée, hier matin, et je le haïssais profondément. Et là, je fais partie de sa famille.
— …
— Tu as vu… Le Président l'appelle pour lui dire qu'il veut prendre une semaine de vacances chez lui. Tout le monde déroulerait le tapis rouge pour l'accueillir, mais monsieur se permet de mettre ses conditions.
— Pendant que tu signais ton contrat avec Geneviève, dans leur petit salon, il m'a demandé si c'était sérieux entre toi et moi. J'ai consenti, mais j'ai ajouté que mon quart de travail pourrait constituer un réel obstacle. Trente secondes plus tard, il m'avait créé un poste.
— Oui, j'avoue qu'ils sont durs à suivre. Pas seulement lui, mais elle aussi. Elle ne semble pas avoir la langue dans sa poche.
— Je confirme, dit Nadine. Pendant que tu discutais avec Livia et Lucie, je me suis jointe à Karine et Gloria.
— …
— Gloria a dit, Noélie a l'air vraiment sonnée. Karine lui a dit qu'elle venait de se faire ramasser par Nathalie, dans le bureau.
— Pour quelle raison?
— Son histoire d'adultère avec Fred.
Les deux femmes pausent leur discussion et, doucement, Nadine, qui est déjà complètement nue, défait lentement le soutien-gorge de Suzanne. Elle glisse ensuite ses mains sous ses bras et, pour la première fois, elle caresse doucement sa poitrine. Elle multiplie les baisers dans son cou et sa partenaire se met à gémir doucement. Elle lui dit:
— Je suis tendue. Je n'ai jamais fait l'amour avec une femme.
— C'est tellement simple. Je te répète ce qu'on m'a dit la première fois: «Commence par me faire ce que tu aimerais qu'on te fasse!»
— …
— C'est la formule magique!
— C'est tellement simple. Je te répète ce qu'on m'a dit la première fois: «Commence par me faire ce que tu aimerais qu'on te fasse!»
— …
— C'est la formule magique!
Nadine fait tourner Suzanne vers elle et leurs bouches se rejoignent instantanément pour un langoureux baiser. Nadine lui caresse doucement la poitrine alors que Suzanne a ses deux bras posés sur les épaules de sa partenaire. Nadine s'empare des mamelons de sa directrice et commence à les faire rouler avec ses doigts. L'intensité du baiser monte d'un cran. Nadine laisse glisser sa main droite entre les jambes de sa supérieure et caresse sa chatte, doucement, par-dessus sa culotte. La respiration de Suzanne augmente en intensité, puis se transforme peu à peu en petits gémissements.
Elles ne s'embrassent plus, elles se dévorent littéralement la bouche. La culotte de Suzanne devient de plus en plus détrempée. Nadine se recule et lui retire sa culotte, son porte-jarretelles et ses bas de nylon. Elle l'entraine et la fait étendre sur le dos. La chambre n'est éclairée que par la pleine lune qui perce la grande fenêtre.
Après lui avoir longuement dévoré les seins, Nadine s'agenouille entre les jambes de sa partenaire. Elle glisse deux doigts dans sa chatte et caresse délicatement son point G. Suzanne, les bras étendus, se laisse aller aux tendres attouchements inconnus jusqu'ici. Nadine regarde sa main et voit une quantité de cyprine qui coule doucement dans sa paume. Elle se baisse et aspire la récolte avec sa bouche. Tout en maintenant le rythme lent de sa masturbation.
Elle aspire encore et encore puis augmente l'intensité de sa masturbation. Suzanne gémit de plus en plus fort et approche rapidement du point d'extase. Nadine retire ses doigts, se baisse et entreprend de la sucer frénétiquement. Suzanne pose ses deux mains sur sa tête et, au moment de son orgasme, ses jambes enserrent vigoureusement la tête de sa tortionnaire et se mettent à trembler. Elle se tend et laisse filer un sourd gémissement:
— HUMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMM!
Elle se relâche complètement et les deux femmes s'échangent un sourire amoureux. Une petite larme perle sur la joue de Suzanne. Elle se redresse et fait basculer Nadine sur le dos. Elle se met à l'embrasser tendrement, longtemps. À son tour, elle commence à l'embrasser un peu partout et s'attarde sur sa poitrine, légèrement affalée. Elle examine les deux piercings transversaux sur ses mamelons. Nadine comprend que sa nouvelle amoureuse ne semble pas apprécier.
Elle se glisse lentement entre ses jambes et commence à la déguster. C'est la première fois qu'elle goûte une autre femme. Elle ne sait trop comment s'y prendre. La séance de léchage de découverte dure un bon moment. Dès qu'elle touche le clitoris, Nadine se raidit et émet un long gémissement. Elle vient de trouver l'endroit magique. Elle se concentre à aspirer, titiller le clitoris avec sa langue. Nadine monte rapidement. Elle lui souffle:
Elle se glisse lentement entre ses jambes et commence à la déguster. C'est la première fois qu'elle goûte une autre femme. Elle ne sait trop comment s'y prendre. La séance de léchage de découverte dure un bon moment. Dès qu'elle touche le clitoris, Nadine se raidit et émet un long gémissement. Elle vient de trouver l'endroit magique. Elle se concentre à aspirer, titiller le clitoris avec sa langue. Nadine monte rapidement. Elle lui souffle:
— Continue… Comme ça… Comme ça… Je vais jouir… oui… oui… oui…
— …
— HAN… HAN… HAN… HANNNN… HANNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN!
— …
— HAN… HAN… HAN… HANNNN… HANNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN!
Elle est traversée par un violent orgasme et repousse la tête de Suzanne. L'endroit est sensible, elle a joui fort. Très fort.
Suzanne se redresse, s'assoit sur ses talons entre les jambes de Nadine, les deux mains appuyées sur ses hanches, et la regarde avec le sourire satisfait de la conquérante. Elle lui dit:
Suzanne se redresse, s'assoit sur ses talons entre les jambes de Nadine, les deux mains appuyées sur ses hanches, et la regarde avec le sourire satisfait de la conquérante. Elle lui dit:
— Sincèrement, je pense que je suis en amour avec toi, Nadine!
— Ah! Ah! C'est une excellente nouvelle, car… C'est réciproque!
— …
— Quand je t'ai plaquée sur le mur ce matin, avant de sortir de ton appartement, vois ça comme une déclaration d'amour.
— C'est ce que j'ai compris!
— Ah! Ah! C'est une excellente nouvelle, car… C'est réciproque!
— …
— Quand je t'ai plaquée sur le mur ce matin, avant de sortir de ton appartement, vois ça comme une déclaration d'amour.
— C'est ce que j'ai compris!
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L'auteur a prévu une suite à cette histoire avec un dernier chapitre intitulé: «J'ai déjà ma dose de frustrations avec Nathalie, ce matin!» qui sera publié le 15 mars.
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- La famille Alexandra, Joannie, Florence
- Les amis qui fréquentent plus ou moins fréquemment le domaine (Jean Pierre, Sylvie, Julianne, ....)
- Et sûrement d'autres dont je n'ai pas idees
Il va nous falloir un organigramme pour suivre toutes les activités du couple et les interactions amoureuses des uns et des autres
Mick est toujours rapide dans ses prises de décisions et il fait jouer "son super pouvoirs" .
Le feuilleton est vraiment agréable à suivre, j'imagine le travail d'écriture que cela doit représenter pour rester dans le cours du récit.
J'attends avec impatience la semaine de vacances de POTUS et son épouse
Deux esprits vif argent qui se rencontrent vont faire des étincelles
- Nath et Mitch, mari et femme depuis 18 ans. Mitch, grand manitou de tout ce qui bouge... Nathalie, Présidente de la fondation secondée par deux VP, Stéphanie qui agit aussi comme assistante personnelle et confidente et Nancy, responsable du développement régional et de l'aide alimentaire. Nathalie est aussi VP exécutive de la société de Mitch. Elle chapeaute la division de l'immobilier (Nicolas l'époux de Gloria en est le VP responsable. Elle chapeaute aussi la division des relations publiques avec Alexandra, sa belle soeur, ex-conjointe de son frère Dino. Alex est VP des relations publiques.
Mitch, chapeaute la division de la sécurité où il n'y a pas de VP. Karine est la cheffe de la sécurité et elle est entourée de Anthony, génie informatique et directeur du renseignement; Johanne, directrice du bureau d'enquête et assistante personnelle de Mitch, Éléonore, fille de Nathalie et pilote de l'hélicoptère et enfin, Joannie, fille de Mitch et reporter embarquée sur l'hélicoptère. Elle est en couple avec Megan Sterling, la fille du Président américain.
Mitch chapeaute également d'autre personnages. Chloé, la meilleure amie de Nathalie, VP finances de toute l'organisation. Lucie, la meilleure amie de Mitch qui le connaît depuis 30 ans. Elle est VP Ressources humaines. Gloria, qu'on appelle souvent la tornade blonde, la plus belle de tout le groupe. Elle est VP commerciale et épouse de Nicolas. Éric, le mari de Chloé qui est responsable de l'entretien immobilier et de la surveillance des travaux de construction. Martin, le mari d'Éléonore, qui est responsable du parc nautique, de la piscine et du parc automobile.
Là, tu as le portrait de la communauté principale à laquelle se greffent des personnages extérieurs:
- Livia, cheffe de cabinet du Président des USA et bientôt, présidente de Redsun.
- Florence, la mère de Nathalie.
- Fred et Noélie, un couple de journalistes chevronnés et très proche de Mitch.
- Sylvie, l'ex de Mitch et mère de Joannie.
- Annie, ex ce Mitch et co-propriétaire du restaurant l'Escale avec son mari Jean-Pierre, chef étoilé.
- Gerry et Mélodie, le couple présidentiel et leur fille Megan qui a surnommé Mitch, son petit papa canadien.
- Markus, chef de cabinet de Mélodie qui succédera à Livia avec le Président. Il est aussi l'amant occasionnel de Nancy.
- Ryan, le chef des services secrets américains et ses acolytes, Dave et Ron.
- Geneviève, l'avocate de Mitch, associée sénior du plus gros cabinet d'avocats au Québec.
- Dominique, le directeur du cabinet.
- Clément, fiscaliste du cabinet qui s'occupe des affaires de Mitch.
- Jean, directeur des enquêtes au cabinet, ex-patron de Johanne.
- François, architecte et ex-mari de Nancy et ex-amant de Nathalie, au début de nos histoires.
- Louis et Sophie, un couple avec qui Nath et Mitch ont eu des relations sexuelles très intenses, au début de leur libertinage.
- Nadine Chiasson, policière aux enquêtes sur les crimes sexuels.
- Suzanne Bloduc, cheffe du plus gros corps de police municipale au Québec et bientôt VP aux opérations chez Redsun.
- Le groupe des joueurs de hockey, Nick et Sandy, Mike et l'influenceuse Marie, Dave et Janet, et enfin, Antoine et Madeleine.
- Caroline, l'ex belle soeur de Mitch, la soeur de son ex Sylvie. Son mari Stéphane et sa fille Josée.
- Jim Murphy, un milliardaire, époux de la chanteuse country populaire, Julie L'Amour.
- Julianne, la voisine du domaine de Boston. Une transexuelle aux petits seins, bien membrée et un visage magnifique!
Peut-être qu'il y en a d'autres, mais ils ne sont que de simples figurants.
Pour les vacances, c'est encore un peu loin. Il y a quelques histoires encore, avant. Puis, à ce moment-ci, tout ce que je sais c'est qu'il y aura des vacances, mais je n'ai tellement aucune idée de ce qui va se passer!!!
Merci de suivre mes récits et bonne journée!