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Couverture de (43) Nath et Mitch – La directrice et son problème, par NathNMitch
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Bi Orientation principale dans ce chapitre

(43) Nath et Mitch – La directrice et son problème — Chapitre 7 · Le maire piégé par son amante!

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(43) Nath et Mitch – La directrice et son problème

Chapitre 7 · Le maire piégé par son amante!

Jeudi, 27 janvier 2018 – Le jour J
Nous sommes revenus tôt, hier soir. Comme nous n'avons eu aucune activité sexuelle, nous nous sommes endormis rapidement. Je suis réveillé et le jour ne fait que commencer à se lever. Nathalie dort paisiblement dans mes bras. J'ai rompu notre promesse.
En revanche, je crois que c'est important d'invoquer l'après. J'ai choisi ce moment parce que la situation s'y prêtait. Contrairement à ce à quoi je m'attendais, je n'ai pas pensé une seule fois au projet de Johanne. Toutes mes pensées sont avec «ma petite merveille». Je me suis mis à repenser à sa réaction hier matin, alors que la grande se masturbait dans mon dos. Je crois qu'elle devient jalouse. Je suis surpris. Je ne suis pas choqué. Peut-être que c'est un peu naïf de ma part, mais je considère ça un peu comme une preuve d'amour. Son intervention fut pour le moins subtile.
Mes pensées nocturnes se sont ensuite déplacées sur notre relation qui prend du mieux. Beaucoup de mieux! Je comprends que nous avons beaucoup à gérer actuellement, mais, dans ma tête, le remariage devient de plus en plus une priorité. Je me suis surpris à penser que ce ne serait pas une grande fête festive. Je vois plus une simple reconnexion. Quelque chose, à la fois intime et rapide.
J'ai aussi une pensée pour Suzanne Bolduc. C'est un jour charnière dans sa vie. Elle laisse tout tomber et repart à neuf. J'espère qu'elle ne trouve pas ça trop difficile. Vingt-cinq ans de métier. Au sommet, mais emprisonnée dans un engrenage assez tordu avec le maire et ses ambitions politiques.
Nathalie commence à bouger doucement.
Je lui fais une douce caresse le long de sa jambe, juste pour lui faire savoir que je suis réveillé.
--- xxxOOOxxx ---
Elle se tourne vers moi. Son visage n'est pas décomposé, mais plutôt hagard, comme quelqu'un qui s'est questionné toute la nuit.
— Je suis désolé, ma puce, d'avoir momentanément rompu notre promesse, hier soir. J'ai fait le tour de la question une bonne partie de la nuit.
— …
— J'en ai conclu que le moment était propice et que ça devait être abordé un jour ou l'autre.
— Ça m'a littéralement scié les deux jambes, mon amour.
— Je sais. C'est pour ça que je suis désolé.
— Et dois-je te rappeler que mon idée n'a pas changé? Je m'en fous toujours royalement, de ton argent. Tout ce que je souhaite, c'est de te garder le plus longtemps possible à mes côtés. Rien de plus!
— …
— Mes seules dépenses sont toujours consacrées à me faire plus belle, pour toi. Rester la plus belle et la plus désirable à tes yeux. Rien d'autre!
— Tu l'es, et tu le seras toujours. Il n'y a pas que l'extérieur, qui me fait craquer. Je te dirais que l'intérieur prend de plus en plus de place. Tu ne cesses de faire exploser ma fierté.
— Et tu n'arrêtes pas de me faire grandir, dit-elle doucement, affichant son premier petit sourire de la journée.
Elle passe sa main sur ma jambe et enchaîne:
— As-tu pensé au projet de Johanne?
— Pas une seule seconde, je n'ai pensé qu'à nous, toute la nuit.
— …
— Je sais que nous avons les mains pleines, mais je sens de plus en plus l'urgence d'officialiser notre statut.
— Qu'entends-tu par là ?
— Nous remarier!
— Ah!
— Mais au risque de te décevoir, je ne souhaite pas une fête grandiose. Je veux que ça soit intime et rapide.
— …
— Juste rebrancher deux fils qui n'auraient jamais dû être déconnectés.
— Quelque part, je pense que tu as raison. Honnêtement, de plus en plus, nous nous affichons comme des gens mariés. Nous vivons comme des gens mariés. Tu me présentes comme ta femme et moi, je parle toujours de toi comme mon mari.
— …
— Simple comment?
— Je ne sais pas. Juste choisir nos témoins, ça va être compliqué. Entre Lucie et Johanne, toi, entre Stéphanie et Gloria.
— Est-ce que ça peut être simple et original? Un peu à notre image?
— Qu'est-ce que tu as en tête, ma puce?
Nathalie songe un moment et finit par me dire:
— Au «Spring Break»! Gerry et Mélodie sont nos témoins et ça règle tous nos problèmes. Geneviève sera l'officiante.
— …
— Et l'on fait ça dans le salon, sans avertissement préalable.
— Ça me convient, ma puce. J'achète le projet!
— On pourrait s'organiser un diner avec nos amis et une petite soirée dansante.
— Oui, mais pas de tenue sexy pour les dames. Tenue de gala pour tous. Je ne souhaite pas que les gens croient que ça va délirer en orgie sexuelle.
— Je suis totalement d'accord avec toi.
--- xxxOOOxxx ---
Nathalie me repousse sur le dos et monte à cheval sur mes jambes. Elle a retrouvé toute sa superbe, et moi mon érection. Son visage est radieux. Son sourire, éclatant.
— À quoi d'autre as-tu rêvé, mon amour?
— Ta petite crise de jalousie, hier matin.
— C'était si visible?
— Hum! Hum!
— Je ne sais pas ce qui se passe, ça m'arrive plus souvent, maintenant.
— …
— Ce n'est pas sexuel.
— C'est plutôt l'intensité du moment, entre vous deux. Je sentais tellement les palpitations de ta queue, j'ai capoté!
— …
— Tu l'as ensuite baisée comme une salope et je n'ai eu aucune jalousie. Tu peux la faire jouir vingt fois et je n'ai pas de problème. Sans doute que je devrai m'habituer à ce genre de moments. Parce qu'à la fin, c'est toi que j'ai puni.
— Mais tu sais, c'est tellement rare, ces petites crises de jalousie. Finalement, je vois ça comme une petite déclaration d'amour.
— Juste une petite? questionne-t-elle avec un petit sourire malicieux.
— Quand même, j'ai aussi été frustré.
— Ouais!
Toujours avec ce petit sourire, elle accentue sa masturbation. Elle devient vigoureuse. J'ai le regard figé sur les petits mouvements de sa poitrine. Je suis littéralement hypnotisé. Je sens la sève monter.
— Je veux ton jus! me dit-elle.
Dès qu'elle aspire mon gland avec sa bouche, la réaction est instantanée et une grosse quantité de foutre est éjectée. Elle continue à me sucer doucement afin de tout récupérer. Nos yeux sont rivés l'un sur l'autre.
Nathalie remonte lentement à quatre pattes et elle vient m'embrasser tendrement, tout en me partageant, bien sûr, une partie de sa récolte. Notre étreinte est douce et longue. Nathalie se redresse, saute en bas du lit et récupère les piqués jetables, la crème magique et un Hitachi. Elle me fait lever la tête et dépose quelques piqués.
Elle s'installe sur ma bouche. Je commence à lécher sa chatte doucement. Elle prend mes mains enroulées autour de ses cuisses et me demande de lui caresser les mamelons. Je m'exécute. Elle baisse la tête et nos regards sont rivés l'un sur l'autre. Elle commence à gémir. De plus en plus fort.
— OUI… OUI… JE VIENS… JE VIENS… OUI… OUI… ARGHHHHHHHHHHHHHHHHH! OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII! hurle-t-elle de toutes ses forces. Tout son corps tremble sous ses convulsions orgasmiques.
Une fois revenue, elle se recule et prend ma queue, qui a retrouvé tout son flegme. Elle l'enfile dans sa chatte. Je relève mes genoux et elle s'appuie vers l'arrière. Elle me sourit, et entreprend une lente chevauchée. Ses seins se balancent doucement, je suis hypnotisé par sa beauté. Elle le sait, elle aime. Elle me tend les bras et entreprend sa première série d'ondulations du bassin. Elle y met l'effort et sa respiration devient plus rapide. Ses gémissements suivent le rythme.
Elle fait une pause, se baisse pour me dévorer la bouche, très brièvement. Elle se redresse, les mains appuyées sur mon torse, et repart à l'assaut avec ses ondulations du bassin. Son plaisir monte rapidement.
— Je t'en supplie, mon amour, attends-moi. J'arrive… OUI… OUI… OUI… JE JOUIS… JE JOUIS… ARGHHHHHHHHHHHH! VIENS… VIENS… OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII!
Mon orgasme précède le sien d'une fraction de seconde. En hurlant, je vois un petit sourire satisfait apparaître au coin de ses lèvres. Elle s'effondre. Elle tremble. Sa tête est appuyée contre mon épaule droite. Je sens sa respiration dans mon oreille.
Au bout de quelques minutes, elle se redresse sur ses avant-bras et m'embrasse tendrement.
— Je t'aime tellement, mon amour! Merci d'être dans ma vie!
— Moi aussi, ma puce, tu es toute ma vie. J'espère que tu seras mienne pour toujours.
— Rassure-toi, ça ne fait aucun doute dans mon esprit. Je suis à toi et tu es à moi, pour la vie!
--- xxxOOOxxx ---
Nous allons tous les deux vers la douche. Je regarde Nathalie se savonner, ses yeux sont pétillants. Elle est magnifique.
— Tu pars vers quelle heure, mon amour?
— Vers dix heures, en hélicoptère avec Éléonore. Geneviève et ma fille, Noélie, monteront avec moi.
— …
— Karine ou Johanne viendra nous récupérer à l'héliport.
— …
— Et toi, ta journée?
— Comme Megan doit quitter demain soir avec la cheffe de cabinet de son père, nous allons continuer à étudier notre dossier.
— …
— Puis, nous demanderons à Nico et François de venir nous voir pour qu'ils commencent à travailler sur les plans.
— Est-ce que tu crois que Megan acceptera de se joindre à la clinique?
— Je ne sais pas. Mais elle est très investie et aussi, très excitée par le projet.
— Parfait, trouve une façon, ma puce, de lui tendre une petite perche pour la faire réfléchir. Et, surveille sa réaction.
Sur ce, nous allons tous les deux vers la penderie. Nathalie met son ensemble d'exercices alors que moi, je mets un chemisier noir, un veston de lainage gris et un jeans.
En arrivant à l'ilot de cuisine, Nathalie récupère Nancy, Stéphanie et Nina. Elles descendent toutes les quatre à la salle de sport.
À l'ilot de cuisine, Anthony me dit qu'il est prêt à partir avec le poste de commandement. Karine et Johanne vont partir également avec le véhicule d'intervention, sans armement. Ma cheffe de la sécurité me dit qu'elle attendra au poste de commandement pour nous remettre tout l'attirail de l'espion parfait, à chacun des participants, à savoir la directrice Bolduc, Johanne, Joannie, elle et moi.
Ma fille me sert ma tasse de café, derrière l'ilot. Devant moi, je suis surpris de voir la jeune Megan, assise sur un tabouret, entourée de Lucie, Gloria et Éléonore. Elle leur raconte en détail le projet, sur lequel elle travaille, pour Nathalie. À mon grand étonnement, les trois femmes sont très investies dans la discussion. J'écoute avec intérêt, moi aussi. Au bout d'un moment, j'interviens:
— Megan, tu sais que c'est toi l'experte. Lorsque vous concevrez le projet de clinique, je souhaite que vous soyez extrêmement précis, en particulier en ce qui concerne l'équipement.
— …
— Évaluez quels services spécialisés pourraient être sous-traités au service de santé régional. Tu sais, ceux pour lesquels ils ont de la difficulté à atteindre les cibles d'acceptabilité, au niveau des délais d'attente.
— …
— Parle avec tes professeurs à l'université, demande-leur ce que sera la clinique de santé du futur. Dis-leur nos objectifs, privés et aide aux démunis et écoute ce qu'ils ont à te raconter.
— …
— Fais comme si c'était ta propre clinique à toi.
— À MOI! SÉRIEUX?
— Si c'est ton souhait. C'est sûr que tu serais en tête de liste.
— Hummmmmm!
Lorsque Nathalie revient de la salle de sport avec ses comparses, je l'amène un peu à l'écart.
— Elle est très excitée par le projet, notre «fillette américaine». J'ai déjà semé une petite graine. Laisse-la venir à toi.
— Comptes-tu revenir pour le diner, ce soir?
— Je ne sais pas encore. Je vais t'appeler vers 14h30.
— Si je dois venir te trouver à Montréal, envisage de retourner Karine ou Johanne. Je veux que Stéphanie m'accompagne. Je trouve ça triste qu'elle doive se sacrifier pour la protection.
— Sans problème, ma puce.
Sur ce, nous nous embrassons tendrement. Joannie vient nous interrompre:
— Éli est prête à partir, papa.
— Allons-y!

Noélie et toi, rendez-vous à mon poste de commandement, sur St-Pierre, tout près de Notre-Dame, dans une heure.

De quoi de gros?

C'est énorme, mais c'est encore confidentiel.

Parfait, nous y serons.

--- xxxOOOxxx ---
Vers onze heures, nous arrivons au poste de commandement. Geneviève et moi entrons alors que la directrice, Suzanne Bolduc, vêtue de son habit de directrice, nous attend. Elle est assise tout près d'Anthony.
— Comment vas-tu, Suzanne?
— J'ai hâte que tout ça soit terminé. J'ai décidé de tenir un point de presse vers 15h30 et d'annoncer ma démission. J'ai suffisamment de jours de vacances accumulées pour me rendre jusqu'au 1er mars. Puis, je serai en droit de retirer ma pension.
— …
— Nadine va aussi le faire dans deux ou trois semaines. Elle est éligible à sa pension, elle aussi.
— Vous ne le regretterez pas?
— Non! répond-elle. C'est figé dans le béton.
— …
— Le commissaire Courtemanche de l'UPAC attend votre appel.
Notre avocate appelle le commissaire et dépose son cellulaire sur main libre. Elle lui explique qu'elle est accompagnée des membres d'une firme privée avec qui ils sous-traitent ce genre de dossier. Elle leur dit de ne pas chercher à savoir. Elle va lui envoyer un lien pour qu'il puisse assister à la rencontre en direct. Ils conviennent que, lorsque l'avocate croira qu'il y a suffisamment de preuves, elle confirmera avec lui s'il a tout ce qu'il faut.
— Avertissez vos gens qu'il y a plusieurs personnes qui portent des caméras-espionnes autour. Que vos policiers soient discrets et qu'ils ne donnent pas dans le spectacle.
— Oui, je comprends. Ils seront quatre et j'ai une autre équipe qui débutera, en même temps, une perquisition à l'hôtel de ville.
Geneviève lui dit qu'elle va lui faire parvenir quelques documents qu'ils ont obtenus anonymement, juste pour que son équipe sache où orienter ses recherches.
En sortant du poste de commandement, Karine prend ma place à l'intérieur pour installer son équipement électronique sur la directrice Bolduc. Johanne en fait autant avec Joannie et moi. Nous avons chacun une oreillette pour entendre ce qui se dit, entre la directrice et le maire.
Noélie et Fred viennent à notre rencontre.
Je leur fais un petit résumé de ce qui va se passer. Je dis à Noélie qu'elle pourra écrire son histoire à l'intérieur du poste de commandement. Je lui demande, le cas échéant, d'être délicate au niveau des relations sexuelles. Pas pour protéger Suzanne, mais plutôt la femme du maire et ses enfants. Je dis à Noélie qu'elle pourra faire son «breaking news» et l'envoyer. Anthony lui fera suivre des captures d'écran de l'arrestation, dans le restaurant.
J'insiste sur le fait qu'elle doit m'aider et aller reconduire Joannie à l'héliport rapidement pour qu'elle puisse entrer en ondes pour la station de télé.
Je dis à Fred que l'UPAC sortira par la sortie de l'hôtel sur Saint-Jacques.
Vers 11h55, la directrice Bolduc sort du poste de commandement et marche d'un pas décidé, vers l'entrée de l'hôtel. Nous emboîtons le pas derrière elle.
--- xxxOOOxxx ---
Le restaurant est plein sans être bruyant. Les nappes blanches, la verrière, les serveurs qui glissent entre les tables. Elle arrive à l'heure. Lui aussi. Ils se saluent comme chaque jeudi, une proximité étudiée, un sourire qui n'engage rien. Comme promis, moi et mes amis sommes assis de part et d'autre de leur table.
— Tu as bonne mine, dit-il en s'asseyant.
— Toi aussi. Tu devrais lever le pied, répond-elle. On dirait que tu cours toujours après quelque chose.
Il rit, ce rire bref qui sert à masquer l'impatience.
— J'ai besoin de sentir que ça avance. La ville n'attend pas.
Elle s'installe. Le miroir minuscule fixé à l'épinglette rose capte son reflet. Elle pense à Mitch, à Karine, à Johanne. À l'autre table, leurs silhouettes ordinaires. Aux oreillettes. À la respiration d'Anthony, dehors, dans le poste mobile. À l'avocate qui a dit : «Laisse-le parler. Reformule. Obtiens des phrases complètes.»
— On commence par quoi ? demande-t-elle.
— Par ce qui m'énerve, répond-il. Tu sais très bien de quoi je parle.
Elle ne répond pas tout de suite. Le serveur arrive, propose l'eau, le vin. Le maire commande sans regarder la carte. Elle demande un verre d'eau minérale.
— J'ai un problème avec tes gens, dit-il.
— Lesquels ?
— Ceux qui traînent autour de mon bureau. Ceux qui prennent des notes comme s'ils attendaient quelque chose. Ceux qui vont à la pêche dans les dossiers de la mairie.
Elle hoche la tête, neutre.
— Tu veux que je fasse quoi, concrètement ?
— Je veux que ça cesse. Qu'ils regardent ailleurs. Il y a des priorités plus urgentes que mes affaires. Ça fait des mois qu'ils cherchent et ne trouvent rien. Ils regardent qui je rencontre.
— Tes rencontres, répète-t-elle.
— Tu sais ce que je veux dire. Les fuites, les coups de fil, les histoires qu'on monte pour me faire passer pour… enfin.
— Pour quoi ?
— Pour un homme qui abuse de sa position.
Elle soutient son regard.
— Tu me demandes d'intervenir sur des enquêtes internes.
— Je te demande d'orienter tes ressources vers des dossiers qui comptent.
— …
— La ville est pleine de problèmes. Tu ne vas pas me dire que ces petits curieux sont ta priorité.
— Tu veux que je retire des effectifs d'un périmètre précis.
— Oui.
— Lequel ?
— Celui autour de l'hôtel de ville. Et celui qui s'intéresse à mes rencontres. On a déjà parlé de ça.
Elle inspire.
— Tu me demandes de freiner un contrôle administratif, les entrepreneurs, les donateurs à ta caisse électorale.
— Je te demande de faire preuve de jugement. Ce sont des broutilles. De simples dossiers que je mets sur le dessus de la pile.
— Et ils posent des questions sur mes frais de représentation.
— De la représentation, répète-t-elle.
— Oui. Je représente la ville, que je sois ici ou ailleurs.
— Y compris quand tu prolonges tes séjours à l'étranger d'une semaine avec ta famille ?
— Ce sont des déplacements officiels. Je travaille. Tu crois que je ne fais que… enfin.
— Tu fais porter ces frais personnels au compte de la ville.
— Tu dramatises.
Elle se penche légèrement en avant.
— Dis-le clairement. Tu veux que je ralentisse l'examen de tes dépenses.
— Je veux que tu m'évites un cirque médiatique. C'est tout.
— Et en échange?
— En échange quoi?
— En échange de quoi, pour la police?
— Je peux te donner des marges. Des budgets. Je peux accélérer tes demandes au conseil. Tu sais que je peux.
— Tu me proposes d'user de ton influence politique pour orienter mes décisions policières.
— Je te propose de travailler ensemble. Comme on l'a toujours fait.
Le serveur dépose les entrées. Le maire n'y touche pas.
— Tu veux que je m'en prenne à qui ?
— Personne. Juste… qu'on cesse de me harceler.
— Concrètement: tu veux que je fasse fermer le dossier sur tes dépenses et qu'ils cessent de regarder qui tu rencontres?
— Je veux que tu les fasses disparaître du radar.
— Et les agents qui enquêtent?
— Tu les affectes ailleurs. Il y a toujours un prétexte. Une urgence.
Elle se redresse.
— Tu me demandes d'entraver un processus de contrôle.
— J'essaie de t'éviter une tempête. Si ça sort, tu seras éclaboussée aussi.
— Parce que je te vois et qu'on baise ensemble depuis quatre ans?
— Parce que tu me vois. Mais pour la baise, ils n'auront jamais de preuve.
Elle le fixe.
— Tu m'as déjà demandé de «regarder ailleurs» pour des entrepreneurs proches de toi.
— …
— J'ai toujours refusé.
— …
— Tu me demandes encore de le faire.
— Je te demande d'être pragmatique.
— Et si je refuse encore?
— Si tu refuses, je te promets de faire de ta vie un enfer.
— …
— Ta carrière ne s'en remettra pas.
Un silence. Elle prend une gorgée de café.
— Tu veux que j'ouvre quel dossier, à la place?
— Celui de l'opposition. Leur collecte de fonds est louche. Tu le sais. Il y a sûrement matière à vérifier.
— Tu veux que je cible ton adversaire politique?
— Je veux que tu fasses ton travail.
— Mon travail n'est pas de cibler selon tes intérêts.
— Ton travail est de protéger la ville. Et moi, je protège la ville.
— Tu me demandes d'utiliser des ressources policières contre des adversaires politiques?
— J'utilise mes ressources politiques pour t'obtenir ce dont tu as besoin. C'est donnant-donnant.
— Tu viens de dire «donnant-donnant».
— Tu aimes quand je suis franc.
Elle pose sa fourchette.
— Tu veux que je fasse surveiller qui, exactement?
— Le directeur de campagne. Et deux de leurs donateurs. Rien de spectaculaire. Juste assez pour qu'ils comprennent.
— «Comprendre» quoi ?
— Qu'ils ne sont pas intouchables!
— Et en échange, ils cessent les questions sur tes dépenses.
— Je les éteins. Je peux faire en sorte que la vérification s'enlise.
— Tu as déjà fait ça?
— Tu crois que je serais encore là, sinon?
Il sourit. Elle ne sourit pas.
— Dis-le.
— J'ai déjà fait en sorte que certains contrôles n'aboutissent pas.
— Avec qui?
— Avec des gens qui savent comment les choses fonctionnent.
— Tu me demandes de faire pareil.
— Je te demande de jouer collectif.
Elle regarde sa montre. Les voix dans l'oreillette sont muettes, mais elle sent leur attention.
— Et les factures d'aujourd'hui ?
— Comme d'habitude. Sur mon compte de représentation.
— Le repas. La chambre? précise-t-elle.
— La chambre n'est pas un problème. Je reçois. Je travaille.
— Tu fais passer une chambre d'hôtel personnelle en frais de représentation municipale.
— Je reçois une partenaire institutionnelle.
— Tu me qualifies de «partenaire institutionnelle».
— Tu diriges un service clé. C'est institutionnel.
— Tu fais passer des dépenses personnelles avec ton amante comme des dépenses publiques?
— Tu chipotes.
— Tu signes les autorisations?
— Oui.
— Tu sais que c'est frauduleux?
— Tu sais que tout le monde fait ça.
— Dis-le.
— Je signe des autorisations pour des dépenses qui ne sont pas strictement liées à la représentation officielle.
— Merci.
Il la regarde, enfin inquiet.
— Pourquoi tu joues à ça aujourd'hui ?
— Parce que tu me demandes d'aller trop loin.
— Trop loin par rapport à quoi?
— Par rapport à la loi.
— La loi est un cadre. On l'interprète.
— La loi est une limite.
— Tu te fais peur toute seule.
— Non. Tu te crois intouchable.
Il se penche.
— Je t'ai soutenue quand tu avais besoin de moi.
— Tu m'as soutenue quand ça t'arrangeait.
— Et maintenant, ça ne t'arrange plus?
— Maintenant, tu me demandes d'utiliser la police comme un outil politique.
— Et toi, tu refuses?
— Je refuse de couvrir tes dépenses et de cibler tes adversaires.
— Tu sais ce que ça implique, dit-il sur un ton menaçant.
— Je sais ce que ça implique de continuer.
Il se renverse sur sa chaise, agacé.
— Tu veux quoi, exactement? demande-t-il.
— Que tu dises que tu me demandes de freiner un contrôle sur tes comptes et d'orienter des ressources contre des adversaires politiques.
— Tu veux que je m'incrimine ?
— Je veux que tu sois honnête.
— Tu me pièges?
— Tu te réponds tout seul.
Un autre silence. Les plats principaux arrivent. Il n'y touche toujours pas. Son visage est crispé. Il est de plus en plus contrarié.
— Si je te promets de régler le dossier des dépenses autrement?
— Comment, «autrement»?
— Je ferai remonter une note pour fermer la vérification.
— Par qui?
— Par le service des finances.
— Avec quels arguments?
— Qu'il n'y a rien de substantiel!
— Alors que tu viens de dire l'inverse.
— Tu me fais dire ce que tu veux entendre.
— Je te fais préciser ce que tu me demandes de faire.
— Tu veux vraiment me mettre dans cette position?
— Tu t'y es mis tout seul.
Il soupire.
— Très bien. Je te demande de ralentir la vérification de mes dépenses et d'affecter tes équipes sur des cibles qui me dérangent. En échange, je t'obtiens les budgets et les nominations que tu veux.
Elle le regarde sans ciller.
— Merci.
— C'est bon, tu es contente?
— Non.
— Alors quoi?
— Alors, tu viens de dire ce que tu fais depuis des années.
— Tu crois que ça va me tomber dessus?
— Je crois que tu viens de le rendre possible.
Il se redresse.
— Tu fais une erreur, reprend-il.
— Tu en fais une depuis longtemps.
Le serveur dépose l'addition. Le maire sort sa carte municipale.
— Mets-le sur le compte de représentation, dit-il.
Geneviève me dit dans l'oreillette qu'ils ont tout ce qu'il faut. Je me lève et Joannie en fait autant. Comme nous avons déjà payé l'addition, nous filons rapidement vers la porte extérieure.
Dès qu'elle nous voit quitter, la directrice se lève.
— On se voit là-haut? Comme d'habitude.
— Non!
Il la regarde, déconcerté.
— Qu'est-ce que tu veux dire?
— Je veux dire que cette fois, tu montes seul. Je ne peux plus continuer. J'ai maintenant quelqu'un dans ma vie.
Elle se dirige vers l'extérieur. Elle croise sur son chemin quatre agents de l'UPAC qui se dirigent vers la table, alors que le maire est en train de signer l'addition.
Les policiers s'approchent de la table sans élever la voix. L'un d'eux décline son identité, badge à l'appui. «Monsieur le Maire, je suis l'inspecteur de l'Unité permanente anticorruption. Vous êtes en état d'arrestation pour abus de pouvoir, entrave à un processus de vérification, corruption et fraude relativement à l'utilisation de fonds publics. Vous n'êtes pas libre de partir. Vous avez le droit de garder le silence. Tout ce que vous direz pourra être utilisé contre vous devant un tribunal. Vous avez le droit de consulter un avocat immédiatement. Souhaitez-vous parler à un avocat?»
Toute la clientèle du restaurant semble se mettre sur pause pour surveiller. Karine et Johanne sont toujours à l'intérieur, et orientent leurs caméras-espionnes vers la scène.
Le maire pâlit, tente d'abord un sourire qui ne prend pas. Il regarde autour de lui, comme s'il cherchait encore une issue, puis se redresse avec un reste d'arrogance. «Vous faites une erreur», lâche-t-il, la voix trop assurée pour être calme. Sa main hésite au-dessus de la table, se ravise. Le silence s'abat sur le restaurant tandis qu'il comprend, enfin, que cette fois, personne ne regarde ailleurs. Un agent lui passe les menottes et ils l'amènent vers l'extérieur. Karine et Johanne les suivent.
Fred est à l'extérieur et mitraille la scène avec son appareil photo. Joannie est montée à bord de la voiture de Noélie qui l'amène directement à l'héliport. Le moteur de l'hélicoptère tourne déjà et s'envole rapidement. Noélie entre en ondes pour la station de télé privée.
--- xxxOOOxxx ---
Au poste de commandement, j'attends l'arrivée de la directrice de police.
— Est-ce que ça va, Suzanne?
— Ça fait longtemps que je ne me suis pas sentie aussi bien.
— …
— Veux-tu un café ou quelque chose?
— Non, je n'ai pas le temps. Je dois retourner au QG, envoyer ma lettre de démission et tenir mon point de presse.
Je relève son collet de veston et enlève le bijou du cancer du sein, qui contient caméra et micro.
— Merci, pour tout, Mitch.
— L'on se reparle en fin de journée. Appelle-moi sur mon portable lorsque tout sera terminé.
— Oui, à plus tard.
Lorsque j'entre dans le poste de commandement, Geneviève est en discussion sur main libre, avec le commissaire Courtemanche. Ce dernier lui raconte qu'il a déjà le ministre de la Justice sur le dos. C'est un ami intime du maire. Il est dans tous ses états et fait toutes sortes de menaces, à peine voilées.
Je lui évoque l'idée de laisser couler une partie de l'enregistrement de la discussion, en fait toute la discussion qui n'inclue pas leur relation extraconjugale. Je lui dis que, de cette façon, ça va calmer le ministre de la Justice, qui va en avoir plein les bras avec l'opposition et tout le cirque des médias au parlement. Il trouve que c'est une excellente idée.
— À qui vas-tu le couler, Mitch?
— Je ne vais pas le couler, Geneviève. Je vais le vendre au plus offrant.
— Tu n'en manques pas une!
Je prends mon portable et appelle Gloria. Je lui dis que nous allons lui faire parvenir une vidéo. Elle peut la soumettre à la station de télé privée et leur demander 100 000 $, ou négocier avec eux le meilleur prix qu'ils peuvent payer.
Une quinzaine de minutes plus tard, elle me rappelle pour me dire qu'ils sont très excités et qu'ils n'ont pas hésité à payer le 100k$ demandé.
Lorsque Noélie revient de l'héliport, je lui dis de compléter son histoire rapidement parce que nous avons vendu la bande d'enregistrement à la station de télé. Elle fait une petite moue. Pour lui remonter le moral, je lui dis qu'elle peut écrire un autre «breaking news» indiquant que, d'après des sources généralement bien informées, la directrice Bolduc annoncerait sa démission en point de presse vers 15 h 30.
— Mais attends 15h15 pour l'envoyer.
Vers 15 heures, le poste de télé crée le remous politique en diffusant l'intégrale de la vidéo que nous lui avons envoyée. En pleine période de questions à l'Assemblée nationale, l'opposition est déjà au courant et se met à questionner le premier ministre ainsi que le ministre de la Justice. Ces derniers sont un peu dans l'ignorance et sont pris au dépourvu.
Lorsque Karine et Johanne reviennent au poste de commandement, je leur dis que ça prend une volontaire pour retourner au domaine. L'hélicoptère va aller chercher Nathalie et Stéphanie pour les ramener à Montréal. Karine lève la main. Johanne nous dit qu'elle pourra retourner avec Éléonore et que nous pourrons coucher au penthouse. Stéphanie nous ramènera demain matin avec le véhicule d'intervention. Je demande à Johanne de nous réserver le petit salon de l'Escale pour dix-neuf heures ce soir, pour de six à huit personnes.
J'appelle Nathalie pour lui donner un compte-rendu de notre opération. Je lui demande de se tenir prête avec Stéphanie pour 17 heures. L'hélicoptère viendra les chercher.
QG de la police – 15h30
L'inspecteur-chef, directeur du service des communications de la police de Montréal, est debout dans la salle de presse. Il informe les journalistes que la directrice fera une courte déclaration et qu'elle ne prendra aucune question.
Il cède la parole à sa directrice:
«Depuis plusieurs semaines, je collabore avec l'Unité permanente anticorruption dans le cadre d'une enquête visant des gestes graves d'abus de pouvoir et d'entrave à des processus administratifs. J'ai choisi de coopérer pleinement afin que les faits soient établis et que la confiance du public envers nos institutions soit préservée.
Par souci de transparence, je vous informe qu'une relation personnelle débute depuis quelques jours avec un membre subalterne du service de police. Ça fait des années que mon poste passe avant tout. Aujourd'hui, j'ai décidé de me choisir.
Même si cette relation est très récente, elle crée une apparence de conflit d'intérêts incompatible avec les exigences éthiques de mes fonctions. Afin d'éviter toute perception de favoritisme et de préserver l'intégrité du service, je décide de remettre ma démission. La lettre officielle est transmise aujourd'hui au président du comité exécutif de la Ville, le maire n'étant pas disponible. Je quitterai officiellement mon poste, le 1er mars.
Je remercie les femmes et les hommes du service pour leur professionnalisme. Mon geste vise à protéger l'institution, pas à la fragiliser.»
Les larmes aux yeux, Suzanne Bolduc quitte la pièce. Elle vient de mettre un terme à une glorieuse carrière de 25 ans, au sein de la police de Montréal.
J'appelle Nadine, sa nouvelle conjointe, et lui dit de convaincre Suzanne de venir diner avec Geneviève, Nathalie et moi au restaurant l'Escale. Je lui précise que nous avons réservé un salon privé, à l'abri des curieux.
--- xxxOOOxxx ---
Vers 19 heures, Suzanne Bolduc, bientôt ex-directrice du corps de police, se présente à l'Escale. Stéphanie l'attend à la porte. Le restaurant est bondé. Elle l'accueille en compagnie d'Annie Sauvageau. Les deux femmes l'amènent rapidement vers le petit salon privé. Nathalie se précipite vers elle la première. Geneviève suit et moi le dernier. Je la prends dans mes bras et elle explose en larmes. L'étreinte dure quelques minutes, puis elle se ressaisit.
Un serveur se présente pour prendre notre commande. Lorsqu'il quitte, je me tourne vers Suzanne et lui demande:
— Parle-nous de ta carrière.
— Comme tous les policiers, après l'école de police, je me suis déniché un boulot au sein de la Communauté urbaine de Montréal. J'ai fait de la patrouille durant sept ans.
— …
— Puis, j'ai été promue au poste de sergent de quart, et ensuite, j'ai bifurqué aux enquêtes, aux crimes contre la personne. J'ai enchainé avec un séjour au crime organisé.
— …
— J'ai continué à gravir les échelons en devenant commandant du poste de quartier au centre-ville pour finalement me retrouver comme inspectrice-chef aux opérations.
— …
— Il y a huit ans, j'ai été nommée directrice générale.
— C'est un parcours très impressionnant, lui dit Nathalie, avec un large sourire.
— …
— Un peu identique à celui de Mitch. Vous avez commencé tous les deux au bas de l'échelle pour finir au sommet de la hiérarchie. J'ai beaucoup de respect, pour ça. Vous m'impressionnez!
Nous recevons notre entrée et discutons de la pluie et du beau temps. Les serveurs enchainent avec le plat principal. Au terme de ce service, je demande à Suzanne:
— Qu'est-ce que tu comptes faire jusqu'au 1er avril?
— Sûrement, m'emmerder pour les quatre prochaines semaines.
— Nadine ne doit-elle pas remettre sa démission?
— Oui, nous avons vérifié hier soir, toutes les deux. Elle doit encore travailler quatre semaines pour être éligible à sa pension de retraite. Si elle se retire avant, elle sera pénalisée.
— …
— Le problème, c'est que Nadine fait beaucoup de temps supplémentaire. Elle ne peut pas terminer son quart, au milieu d'une enquête. Donc, ça va me faire de longues soirées de solitude.
Je prends une gorgée de mon verre de vin et relance la discussion:
— Et si je te proposais un stage d'orientation, chez nous, assorti d'un petit contrat de conseillère spéciale.
— …
— Je perds Karine pour deux mois. Elle partira en tournée avec Gloria et Alex afin de tenter de recruter de nouvelles municipalités pour mon projet. Johanne peut prendre la relève au pied levé.
— Moi, je trouve l'idée excellente, dit Nathalie. Une fois que j'aurai fini mon plan d'action, je vais m'attaquer sans attendre à la présentation pour l'acquisition de Redsun.
— …
— Nous pourrions former un comité de présentation, avec Geneviève, Suzanne, toi, mon amour, élaborer les grandes lignes et procéder au montage.
— Je suis totalement d'accord avec toi, ma puce. Qu'en dis-tu, Suzanne?
— Quand dois-je débuter?
— Demain, si tu veux!
La directrice nous dit qu'elle verra avec sa nouvelle compagne et qu'elle nous tiendra au courant vendredi, dans le courant de la journée.
C'est ainsi que se termine notre journée. En partant du restaurant, nous laissons Geneviève à sa résidence, puis bifurquons ensuite vers le penthouse. Après une bonne ronde sexuelle à trois, Stéphanie, Nathalie et moi, nous sombrons dans les bras de Morphée.
--- FIN ---
L'auteur a prévu une suite à ce feuilleton avec un nouvelle histoire intitulée: «(44) Nath et Mitch – Le milliardaire et sa chanteuse country!»dont le premier chapitre: «Le mystère de la femme qui pleure!» sera publié le 26 mars.

Note de l'auteur

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Commentaires ()

Passer les 4 commentaires
Garen
20 mars 2026 à 20:44
Belle reconnection!
Quelle promesse a été rompu par Mitch?
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Répondre
MAUDARD
19 mars 2026 à 06:57
Mitch et Nath se reconnectent à un mode de vie "traditionnel" et envisagent un remariage pour le Spring break avec pour témoins Gerry et Mélodie et Geneviève comme officiante.
Quant au match Suzanne vs le Maire, il s 'apparente plus à un réquisitoire pour contraindre le maire à expliciter ses "demandes" ; pensant avoir toujours l'ascendant sur Suzanne, il s'exprime sans soupçonner le piège. . .
Finalement, les délais après démission seront remplis avec un contrat pour Suzanne qui attendra le total des annuités de Nadine !
Soyez respectueux
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