Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'apprentis — Chapitre 1 · Léon
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'apprentis
Chapitre 1 · Léon
La charrette avance aux pas des deux puissants percherons gris qui la tirent inlassablement depuis ce matin.
La journée est passée lentement. Nous roulons vers Thury Harcourt, une petite ville où nous devons livrer et installer notre chargement.
Je m’appelle Oscar Leflutre, je suis né en 1894, j’ai19 ans. En 1908, je suis entré comme apprentis chez Léon Garnier, un maître ébéniste de Coutance, en Normandie, j’avais alors 14 ans.
Ce n’est pas un mauvais patron Monsieur Garnier. Exigeant sur la qualité du travail mais doux et précis comme le sont tous les ébénistes. Il m’apprend tout ce que je dois savoir pour, peut-être un jour, ouvrir mon propre atelier. Au début, il m’impressionnait avec ses grandes mains caleuses et sa stature de colosse roux. Je le respecte et j’obéis à chacun de ses ordres, mais ça c’est dans l’atelier, car je sais qu’à la maison, c’est Eulalie, sa femme qui porte la culotte.
Aujourd’hui, le 11 février 1913, nous partons livrer et installer une énorme bibliothèque chez un notables de Thury Harcourt. La charrette est remplie de pièces de bois soigneusement enveloppées.
Le père Garnier tient les chevaux tandis que je lui sers de guide. Tournez à gauche à cent pas, allez tout droit, attention il y a une côte… Il connaît le chemin mais veut que je me rende utile.
Nous faisons la route en plusieurs étapes, les chevaux ne peuvent aller plus vite et doivent se reposer. Ainsi, le patron a décidé de faire une halte au relais de poste de Saint-Jean-d’Elle. Une fois les chevaux nettoyés et nourris, nous irons déposer nos affaires dans la chambre mansardée que nous a attribué l’aubergiste. Il n’y a qu’un lit, nous le partagerons. Je n’ai pas le droit à ma propre chambre, un sou est un sou et le patron sait compter.
Le repas chaud nous réconforte. Composé d’une soupe, d’un morceau de viande de porc avec des navets et du choux, du pain, du fromage et du vin. Le patron s’enfile un, puis deux, puis quatre verres de vins, après quoi il réclame du calvados. Je sais qu’il profite d’être sans sa femme pour siroter quelques verres de plus. L’alcool faisant son effet, et lorsque nous retournons dans la chambre, le patron est étonnamment loquace, le vin et la gniole le rende intarissable. Je l’aide à retirer sa chemise et son pantalon et à se coucher. Puis à mon tour, je mets ma chemise de nuit et entre dans le lit. Léon dort déjà ! Je souffle la bougie et m’endors à mon tour.
Dans la nuit, je me réveille brutalement et je sens le patron contre moi. Son sexe est dur et frotte entre mes cuisses et parfois entre mes fesses.
M’sieur Léon ! Que faites-vous donc ? il répond tout bas : Je t’en prie Oscar, laisse-moi faire, je n’en peux plus !! Tout en parlant, il continue ses mouvements et sa main caresses ma cuisse et ma hanche. Son gland mouille abondamment et glisse de mieux en mieux. Ooh ! M’sieur Léon, ce n’est pas bien, je suis un homme, c’est… c’est… Je ne sais quoi faire, et cela me trouble de plus en plus. Soudainement, il jouit en grognant et mes fesses deviennent gluantes de sa semence.
Je ne bouge pas, lui s’est arrêté aussi de bouger. Sa bite palpite encore entre mes fesses et je sens son jus couler le long de mon sillon. Le silence qui règne dans la pièce est pesant mais il n’ose parler, comprenant la gêne que je ressens.
Il s’écarte allume la bougie et s’allonge sur le dos.
Je te demande pardon Oscar, je ne sais pas ce qui m’a pris. Je me retourne et le regarde. Vous avez dû rêver M’sieur Léon, vous m’avez confondu avec M’dame Eulalie et… Il me regarde d’un air contrit et me coupe. Oh non, je ne me suis pas trompé. Il baisse les yeux, pas de risque que cela arrive ! Ma femme ne se donne plus à moi depuis près de deux ans.
Je suis gêné par cet aveu, je comprends lui dis-je, alors vous vous êtes soulagé sur moi ?
Tu comprends, tu étais contre moi, ta chemise de nuit retroussée jusqu’à la taille, et en dormant tu frottais tes pieds sur les miens alors… tu m’as fait bander, je sentais tes fesses contre mon sexe et puis j’ai caressé ta peau et tu m’as laissé faire… Mais je dormais monsieur Léon, je ne faisais pas cela volontairement !
Le patron me regarde avec un air honteux, il s’excuse encore et me jure que cela ne se reproduira plus, mais il veut être sûr que je n’en parlerai pas, surtout à sa femme. Je vous le jure monsieur Léon, mais vous aussi jurez moi que personne ne saura. Je te le jure Oscar. Il se lève, va verser de l’eau du pichet dans la bassine, attrape une serviette et me les apporte. Tu peux te laver et puis on va dormir, demain il y a de l’ouvrage et, promis je ne te toucherai plus.
Le lendemain, nous repartons assez tôt. La route est brumeuse et déserte, renforçant la sensation de solitude. Léon fixe la route, silencieux, comme absorbé par la vue de ce brouillard. M’sieur Léon, pourquoi M’dame Eulalie ne veut plus que… enfin vous comprenez ? Léon me jette un œil embarrassé, puis il me dit : Normalement je devrais te faire comprendre que cela ne te regarde pas, mais vu ce qui s’est passé cette nuit, je te dois cette explication.
Comme tu sais elle est dévote. Cela fait qu’elle n’est pas très portée sur la chose, tu comprends, et moi c’est tout le contraire. J’ai besoin de la prendre souvent, presque chaque jour. Au début elle s’y soumettait par devoir conjugal, mais les années passant, elle a fini par trouver des prétextes pour ne pas se coucher en même temps que moi et se lever avant que je sois réveillé. Il y a deux ans, je l’ai prise dans la nuit, et pendant que je la baisais elle m’a juré que c’était la dernière fois. Au début, j’ai pensé à penser à aller voir des filles, tu sais, de celles que l’on paie pour ça mais, j’ai fini par renoncer par peur d’être vu avec et aussi des maladies. Alors je me soulage comme je peux, parfois j’ai besoin de le faire plusieurs fois par jour. Mais cela n’a pas la douceur d’une peau que l’on embrasse, ni la chaleur quand on pénètre mais je n’ai pas le choix.
En l’écoutant je comprends mieux ce qui s’est passé. Cela m’attriste pour lui, cela doit être difficile de se coucher auprès d’une femme sans pouvoir lui faire l’amour.
Nous poursuivons notre route au pas des chevaux, la brume ne se lève pas. Et vous aimez le faire avec… enfin je veux dire, vous aimez les hommes ? Le patron me regarde, non je n’ai jamais été attiré par les hommes. Toi c’est différent, je ne sais pas pourquoi, peut être ton corps si fin, tes hanches dessinées, et ton petit cul rond… dans la pénombre, tu m’as fait penser à une jeune femme. Et toi tu préfères les femmes ou les hommes ?
Je détourne les yeux, je pense que j’aime les femmes M’sieur Léon. Mais je suis timide et par conséquent toujours puceaux. Je me tais puis en rougissant je lui avoue que ce qu’il m’a fait cette nuit m’a troublé. Enfin, je veux dire que cela était nouveau pour moi et que ce n’était pas désagréable. Léon me regarde, mais n’ajoute rien.
Nous arrivons à Thury en fin d’après-midi. Nous nous rendons directement chez le client pour décharger et laisser nos outils dans une remise. Monsieur Léon parle avec le propriétaire et convient de commencer la pose dès huit heures demain. Puis nous nous rendons à pied jusqu’à l’auberge la plus proche. Là, le patron loue une chambre et nous montons nous y installer.
Après toute cette route, nous sommes couverts de poussières et Monsieur Léon me dit de me laver avant d’aller diner. Il s’allonge sur le lit tandis que je me dénude devant le meuble de toilette. Je trempe mes mains dans l’eau froide de la cuvette et commence à me savonner. La fraicheur de l’eau me fait frissonner. Je frotte mes bras, mon torse et mon visage. Puis je retire mes chaussures, mon pantalon, ma culotte, et mes bas de coton. Je lave mon sexe, entre mes fesses, mes jambes et mes pieds. Je sens le regard de Léon posé sur moi, je lève les yeux et le voit dans le miroir. Il me fixe pendant que mes mains parcourent mes jambes pour les essuyer. Mais il ne parle pas.
Ma toilette achevée, c’est au tour du patron de faire la sienne. J’enfile mon pantalon et reste torse et pieds nus pendant qu’il se déshabille. Je m’allonge sur le lit.
Je le regarde, il est entièrement nu. Je détaille son corps, sa poitrine puissante, ses bras musclés et je découvre son sexe qui bien recroquevillé reste assez épais bien qu’il m’ait semblé plus gros lorsqu’il glissait entre mes fesses. Il me voit aussi l’observer dans le miroir et cela doit le troubler car sa verge commence à s’allonger puis grossit jusqu’à se redresser. Je rougis devant le spectacle de son prépuce qui glisse lentement et découvre son gland en forme de fraise.
Léon vient s’assoir près de moi, sur le lit. Il prend ma main et la pose sur son membre devenu raide. S’il te plait Oscar, caresse moi un peu… Je suis partagé entre la gêne et le trouble que suscite ce contact, mais la situation est si particulière que je ressens de l’excitation. La peau de sa verge est douce et elle palpite dans ma main, son gland cramoisi perle. Encore une fois, je n’ose refuser et mes doigts commencent à monter et descendre.
Léon ferme les yeux, il soupire longuement et sa main se pose sur ma cuisse, puis remonte jusqu’à mon sexe qui bande. Il me caresse à travers l’étoffe, je soulève mes fesses et baisse mon pantalon, il me regarde avec un sourire, alors tu en as envie aussi ? Je pose mon doigt sur mes lèvres en faisant « chuut » et nous restons un long moment silencieux, à nous branler.
Léon me regarde et me demande si je me sens bien. Oui, c’est agréable, et comme votre membre est gros ! Il sourit commence une phrase mais l’interrompt pour pousser un long gémissement. Son foutre jaillit et coule sur ma main, abondant, chaud. Pendant que je continue de masser sa bite avec son jus, je sens la jouissance envahir mon corps, je me cabre et dans un gémissement, j’expulse de puissants jets sur mon ventre. Léon me branle encore, ma main rejoint la sienne et il murmure : Voilà, c’est bien, tu as du plaisir hein ? Je hoche la tête, je veux qu’il sache ce qu’il à provoqué en moi.
Doucement, il lâche ma verge et lèche mon jus sur ses doigts avec un plaisir non feint. Cela me fait pouffer de rire et je me dis que cela doit avoir un goût bizarre. Il rit aussi et, devant ma réaction, il s’enhardit et se penche au-dessus de moi pour laper la flaque sur mon ventre. Puis sa langue descend sur ma queue qu’il lèche pour la nettoyer. Mon gland est encore sensible, je tressaille légèrement et je pose ma main sur sa tête et caresse ses cheveux pendant que je sens sa bouche prendre mon gland puis ma bite toute entière. Il me suce doucement, je découvre un plaisir nouveau et lorsqu’il libère ma tige elle est parfaitement propre.
Je souris et après une courte hésitation, je décide de lui rendre la pareille. Je me penche à mon tour et prend son sexe en bouche, je n’ai jamais fait cela avant. Sa queue est couverte de sperme, c’est salé et cela a le goût de l’interdit. J’aime l’idée de goûter son plaisir et je le suce lentement.
Je sens son sexe qui réagit déjà à ma caresse et Léon me demande d’arrêter. Tu vas me faire bander encore et je vais avoir envie de plus. Il vient s’allonger nu près de moi, il me prend dans ses bras et me dit tout bas : Tu aimes ma bite n’est-ce pas, tu veux être mon amant Oscar ?
Je caresse sa poitrine velue, mes doigts se perdent entre les poils et glissent inéluctablement vers son pénis. Je lève les yeux et lui répond, je suis vierge Léon, tu seras doux ?
Je te le jure !
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Commentaires ()
J'ai vraiment hâte de lire la suite
"Apprentis", c'est au pluriel
J espère lire la suite rapidement
Seb