Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lily pucien — Chapitre 1 · La découverte
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Lily pucien
Chapitre 1 · La découverte
Il est vingt-et-une heure trente. Je regarde la série policière de l'été sur France 3. Il fait encore chaud avec la canicule qui dure depuis bientôt cinq jours. Toutes les portes et fenêtres de la vieille maison familiale sont ouvertes pour faire rentrer un semblant de fraîcheur.
C'est le premier été que je passe seul. Les enfants ont grandi, quant à ma femme, elle est partie avec un cadre de son entreprise il y a deux ans maintenant. Je ne l'ai jamais vraiment oubliée, je n'ai jamais voulu refaire ma vie. Seule Florence, l'épicière du village, casse ma solitude. Alors je me suis occupé de nos enfants pour leur trouver leur appartement quand ils faisaient leurs études.
Je ne dois pas avoir trop mal agi pour eux, désormais ils sont autonomes et viennent me voir régulièrement pour me demander conseil ou pour faire un petit bricolage chez eux.
Bref, je suis seul ce soir. Il fait chaud, même les grillons n'ont pas le courage de chanter. Je regarde ma série une bière à la main. Soudain, telle une tornade, Mistigrain, mon chat rentre en courant à travers le salon. Il saute, il miaule. Il vient me voir puis repart aussitôt donner des coups de pattes dans sa proie.
Encore une souris. Je me lève pour la lui retirer avant qu'il ne la vide de son sang sur le carrelage. Je m'approche doucement. Elle est plus grande que d'habitude cette souris, et m'a l'air un peu bizarre. J'avance. Oh, il a trouvé une poupée, ça ressemble à une poupée barbie mais en plus réaliste. Par contre, au lieu d'être rigide comme la figurine de plastique de chez Mattel, elle semble bien plus molle. A chaque coup de patte, elle prend une position bizarre. Je vais pour la ramasser.
Etrange texture, on dirait de la vraie peau. De plus, elle a un liquide rouge qui coule par endroits. Comme si elle avait été blessée. Ils fabriquent vraiment des jouets très réalistes de nos jours. Je pars à la cuisine pour la nettoyer. Elle a les yeux fermés … étrange … d'habitude les poupées ont toujours les yeux ouverts ou un mécanisme à culbuto pour qu'ils s'ouvrent quand on la redresse. Elle paraît si réelle. Je la trouve très réussie et très belle à la fois.
J'ouvre le robinet d'eau froide. L'eau tombe drue sur la cuisse du jouet. D'un coup il se tord et se retourne dans ma main. De surprise, je le lâche. Elle est vivante ! La poupée tombe dans la vasque en faïence. Elle se tient l'épaule.
Je n‘aurais pas dû prendre cette dernière bière. J'écarquille les yeux. La poupée se réfugie dans un coin. Elle regarde vers le haut. Elle semble perdue. J'approche mon visage.
— Ne t'inquiète pas, je ne te veux aucun mal.
Je tends la main pour l'attraper. Elle se retourne, comme effrayée.
— Dis-moi, tu parles ? Moi c'est Marc … et toi ?
Elle ne semble pas comprendre, ou alors elle ne sait pas parler. Quoique je me dis que peut-être elle parle une autre langue. Je répète mon prénom, “Marc”, en faisant des signes avec la main.
Elle me regarde, sa bouche s'ouvre mais je n'entends rien. J'avance ma main lentement vers elle en restant à distance de quelques centimètres. Elle se plaque tout d'abord contre la paroi en détournant la tête. Je ne bouge pas. Je la regarde, son corps se détend. Elle tourne la tête vers ma main, me regarde. Je lui souris. Elle tend difficilement un bras vers ma main. J'avance très lentement ma main, premier contact.
Je ressens sa peau contre le bout de mes doigts. Elle garde sa main contre mon doigt. Elle me regarde, ferme les yeux et se laisse glisser contre la paroi de l'évier. Je la ramasse doucement. Elle ne bouge pas. Je vais à la salle de bain chercher la trousse à pharmacie. Mistigrain me suit, il se frotte entre mes jambes, miaule, manque de me faire tomber.
— Va-t-en, ce n'est pas pour toi !
Je le repousse délicatement avec les jambes, mais il continue. Il me réclame sa proie. Je m'enferme dans la salle de bain, laissant le chat à l'extérieur afin de pouvoir être tranquille avec le petit être.
Avec du coton et un désinfectant qui ne pique pas, je nettoie ses plaies une à une. Elle sursaute à chaque contact, mais déjà elle ne se débat plus. Petit à petit, la tension quitte son corps minuscule.
Ses vêtements sont en lambeaux. Le tissu, déjà fin, a été déchiré par les griffes du chat. J'hésite un moment, le regard fixé sur les morceaux de tissu collés à sa peau. Je n'ai pas envie de la laisser ainsi, sale et blessée. Du bout des doigts, très lentement, je retire ce qui reste de sa robe. Le tissu se déchire par endroit. Sous mes doigts, sa peau apparaît : chaude, lisse, réelle. Une peau de femme. Je m'arrête net.
Elle est désormais entièrement nue dans ma paume. Blonde, cheveux longs un peu emmêlés, yeux fermés. Son corps a les proportions étranges de ces célèbres poupées : jambes interminables, taille fine, poitrine généreuse par rapport à sa taille. Ses seins, ronds et fermes, reposent contre ma peau. Plus bas, le bas-ventre lisse, le sexe minuscule légèrement entrouvert. Une femme en réduction, trop parfaite pour être vraie … et pourtant elle respire. Je sens le souffle tiède de sa poitrine contre ma main.
Même si Florence vient me rendre visite quelquefois quand je suis ici, il est rare que je me retrouve face à un corps de femme entièrement nu. Je détourne les yeux un instant. Puis mon regard revient sur elle. Je reste quelques secondes de trop à observer la courbe de ses hanches, le creux de son nombril, l'intérieur de ses cuisses.
Alors, avec une lenteur presque cérémonieuse, je prends un mouchoir en tissu propre, le plie en plusieurs épaisseurs, et la couvre avec précaution, comme on borde un enfant. Seule sa tête dépasse encore. Sous le tissu, je sens encore la chaleur de son corps contre ma paume.
Quand je sors de la salle de bain, Mistigrain a disparu. J'éteins la télé. Je monte me coucher. J'installe le petit être sur le lit à côté de mon oreiller.
Que vais-je faire d'elle ? Si je la relâche, mon chat va la chasser à nouveau. Dois-je l'emmener voir un médecin ? un vétérinaire ? Et si je dois lui donner à manger, que mange-t-elle ? Je me torture l'esprit, avant que Morphée m'emporte à lui comme tous les soirs.
A suivre ...
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Commentaires ()
Merci, pour ce retour. Heureux que ca te plaise.
Merci, j'ai tenté, ca a l'air de plaire, ca me donne envie d en faire dautre de ce style.
Je vais suivre avec les autres chapitres .
Elle arrive samedi.
Merci beaucoup pour vos commentaires.
Je me suis testé à un nouveau registre, je me suis fait plaisir en écrivant.
J'espère que vous en aurez autant en lisant. Sachez que l'histoire est entièrement ecrite, postée et validée. Donc tous les 3 jours vous aurez la suite.
Je sais que la catégorie et le thème ne feront pas de ce texte un des plus lu du site, mais je ne l'ai pas ecrit pour multiplier les vu et les likes, juste me faire plaisir et faire plaisir aux lecteurs curieux d'autres choses.
Merci pour ton retour, ce chapitre est surtout une introduction.. il fallait planter l univers.
La suite arrive bientôt, tout est validé, les 11 prochains épisodes sortiront tous les 3 jours.