Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lily pucien — Chapitre 3 · Florence
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Lily pucien
Chapitre 3 · Florence
Midi, je mange en la regardant. J'ai essayé de lui donner un morceau d'entrecôte mais elle n'y touche pas. Elle reste sur le melon, les haricots. Peut-être est-elle végétarienne.
— Dis-moi Lily, tu viens d'où ? Il en existe d'autres comme toi ? Qu'est-ce que je peux faire pour t'aider ?
Dès que je parle à haute voix, elle me regarde. Elle me fait des gestes, ouvre la bouche. Je n'entends rien.
— Comment va-t-on faire pour communiquer ? En plus je ne sais même pas si tu me comprends.
Je prends quelques prunes du jardin pour le dessert. Je les ouvre pour vérifier qu'il n'y a pas de locataires. Je fais bien, dans la troisième je retire un petit ver. Dès qu'elle voit se tortiller dans mon assiette, Lily se précipite. Elle l'attrape à deux mains et le porte à sa bouche avec gourmandise. Je suis écoeuré de ce que je vois. J'ai presque un haut-le-cœur en la voyant faire.
— Alors voilà ta source de protéines … Si tu restes, il va falloir que je m'y habitue.
Je prends mon café.
— Je dois faire quelques courses. Il va falloir que tu restes. Je vais tout fermer pour que Mistigrain ne t'embête pas.
A peine ai-je fini ma phrase que je la vois me regarder, perdue. Son expression change instantanément, comme si je venais de lui annoncer que je l'abandonnais. Elle se précipite à mon bras et s'agrippe fortement, faisant non de la tête. Je crois même que je vois des larmes perler aux coins de ses yeux.
— Tu veux venir ?
Elle hoche frénétiquement de la tête pour acquiescer.
— Il ne faudra pas te faire voir, au village, les gens ne comprendraient pas.
Elle grimpe sur mon épaule tandis que je prends les clés de ma vieille 306. Le village est à quelques kilomètres. Je m'arrête sur la place.
— Il va falloir que tu restes dans ma poche. Surtout tu ne bouges pas.
Je la prends délicatement et la glisse dans la grande poche de ma veste de chasseur. Je me dirige vers l'épicerie. Il y a une personne devant moi, une mère et sa fille. Florence la vendeuse, avec qui j'ai eu une aventure quand ma femme m'a quitté, les sert. A quarante ans passés, elle est toujours aussi belle. C'est un peu mon rayon de soleil quand je suis ici en vacances. Et puis on se voit encore parfois le soir pour un apéro et parfois un peu plus.
Alors que je regarde les légumes, je sens Lily bouger dans ma poche.
— Maman, regarde, le monsieur, il a une Barbie dans sa poche !
Par réflexe, je mets la main dans la poche et plaque Lily au fond, plus fort que je ne l'aurais voulu. Je la sens se débattre. Je la maintiens tandis que la mère fait des reproches à sa fille lui demandant de ne pas raconter n'importe quoi tout haut. La fille insiste, regarde ma poche, mais sa mère la tire hors du magasin. Je souffle intérieurement. Il s'en est fallu de peu que Lily soit démasquée.
— Bonjour Florence, tu vas bien ?
— Oui Manon est avec son père. Je passerai ce soir comme prévu.
— Oui Manon est avec son père. Je passerai ce soir comme prévu.
Je deviens blanc.
— Euh, ce soir …
— Il y a un problème ?
— Non, c'est que …
— Si tu ne veux pas, ce n'est pas grave, je me ferai une raison.
— Ah, non. C'est juste que j'avais oublié.
— Il y a un problème ?
— Non, c'est que …
— Si tu ne veux pas, ce n'est pas grave, je me ferai une raison.
— Ah, non. C'est juste que j'avais oublié.
Mince Lily, dans ma tête je me demande ce que je vais faire d'elle ce soir. Je lui tends la liste que j'avais préparée. J'ai toujours l'autre main dans ma poche, je sens les dents de Lily se fermer sur mon auriculaire.
— Aïe !
— Marc, quelque chose ne va pas.
— Non c'est rien, je me suis piqué, il doit y avoir une épine dans ma poche.
— Marc, quelque chose ne va pas.
— Non c'est rien, je me suis piqué, il doit y avoir une épine dans ma poche.
Florence me sourit amusée.
— Au fait, tu as toujours des appâts pour la pêche ?
— Tu pêches maintenant ?
— C'est pour une amie, des vivants s'il te plaît.
— Tu pêches maintenant ?
— C'est pour une amie, des vivants s'il te plaît.
Elle me tend une boîte, le sourcil froncé, intriguée. Pendant que je règle, ça remue dans ma poche. Un client avec un chien arrive. L'animal renifle intensément ma poche et grogne. Je sens Lily s'agripper comme elle peut à moi à travers les tissus.
— A ce soir.
— Je quitte les lieux rapidement. En voiture, je sors Lily de ma poche.
— Tu as manqué de te faire remarquer.
Sous la panique, je viens de parler d'un ton plus sec que désiré. Lily encore terrorisée se met en boule sur le siège passager.
— Excuse-moi, mais j'ai eu peur, pour toi … Pour nous.
Une fois rentré, je ne sais plus où tourner la tête. Je dois faire attention que Florence ne trouve pas Lily. Je cours de tout côté, à droite, à gauche, à droite … Je me perds. Je jette un œil à Lily qui me regarde médusée. La caisse est au bout de la table. La camping-car, bien sûr pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt. Je le sors de la caisse. Il est plein de poussière. Je le nettoie, un peu d'alcool à soixante-dix pour m'assurer qu'aucun germe ne pourrait rendre ma petite protégée malade. Je le repose devant elle. Elle me regarde.
— C'est pour toi, ton petit chez toi. Je vais trouver de quoi te faire un lit moelleux et des draps.
Elle me sourit, entre dedans. Elle visite. Son sourire irradie son visage. Qu'elle est belle ainsi. Un peu de mousse d'un vieux matelas d'enfant, et un mouchoir. Son lit est prêt. Je dépose devant elle des accessoires, chaussures, brosses, etc … Elle regarde, en prend quelques uns qu'elle range dans son nouveau chez soi.
Pendant ce temps, je m'attelle à préparer la venue de Florence. A la fenêtre de la cuisine, Mistigrain gratte. C'est vrai qu'avec l'arrivée de Lily je l'avais oublié. il faut que je le nourrisse.
Sept heure moins le quart, Florence ne va pas tarder à arriver. Je prépare de quoi manger pour Lily. Je lui dépose le tout dans le fond d'une boîte d'allumette. Je prends le camping car, je le place sur une étagère dans la chambre. J'installe délicatement Lily et son repas.
— Je suis désolé Lily, mais ce soir Florence vient et je pense qu'il vaut mieux qu'elle ne te voit pas. Je reviendrai dès que je peux, promis.
Lily fait la moue, elle baisse les yeux. J'ai la certitude que si je ne comprends pas ce qu'elle dit, Lily, elle, me comprend parfaitement. Son visage désespéré me fait de la peine. Mais c'est pour son bien, pour notre bien. Je repars après avoir vérifié que la porte est bien fermée. Je ne voudrais pas que Mistigrain l'importune.
Florence arrive, une bouteille à la main. Elle est magnifique dans son petit short en jean, et son chemisier. Je remarque qu'elle a laissé un bouton ouvert de plus qu'à l'habitude me permettant de voir le début du sillon de sa poitrine. Nous prenons le repas, des grillades avec une salade. Je vide la bouteille dans nos verres, passons devant la télé pour regarder le jeu de l'été. Nous rigolons ensemble. Générique de fin. Florence se tourne vers moi. Je la regarde. Ses yeux bleus, les rides à ses coins, ses cheveux noirs parsemés de quelques traits blancs. Tout sur sa figure lui confère un charme que les starlettes “influenceuses” ne peuvent égaler. J'approche mes lèvres, nous nous embrassons.
— Tu vas devoir partir …
Elle pose sa main sur mon entrejambe.
— Tu n'as pas envie ?
— Si … Si, bien sûr.
— Si … Si, bien sûr.
Notre baiser reprend. Je me lève. Je l'entraîne dans ma chambre. Nous sommes sur le lit, lèvres collées. Je lui retire son chemisier, elle mon t-shirt. Je la regarde. Sa poitrine n'est peut-être pas totalement ferme, mais si envoutante. Je l'embrasse, la caresse. Elle déboutonne mon bermuda et caresse mon sexe. Il grossit. Elle le porte à sa bouche. Je gémit. Ses lèvres sont toujours aussi douces. Je la redresse, l'embrasse. Elle retire son short, s'allonge. Je me couche sur elle. Mon gland à l'entrée de sa grotte. Je la pénètre. Je commence mes va-et-vient. Elle halète. Sa respiration devient plus pressante. J'accélère. Elle pousse un gémissement, moi, un râle rauque. Je me répands en elle. Elle se blottit contre moi. Je bascule sur le dos, heureux.
Elle s'endort sur mon épaule. J'ouvre les yeux. Sur l'étagère, je vois Lily assise qui balance les jambes le visage fermé. Sans vraiment savoir pourquoi, je ressens comme une culpabilité en la voyant.
A suivre ...
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Commentaires ()
Merci pour ton retour.
Elle arrive demain, tous les chapitres de cette histoire sont validés avec une date de sortie.
Qui sait ce qui va se passer, il reste encore 9 chapitres à lire ...
Oh quelle idée coquine ...
C'est moi qui te remercie d'apprécier mon travail.
La suite arrive vendredi
Merci pour le compliment.
Un goût de trop peu dans quel sens ?
Tu voudrais tout de suite le chapitre suivant ou il manque quelque chose ?