Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lily pucien — Chapitre 8 · Garde-manger
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Lily pucien
Chapitre 8 · Garde-manger
Il n'est pas sept heures que la sonnette retentit. Je sursaute. Florence, encore à moitié endormie, ouvre un œil. Je me lève, enfile un t-shirt et vais ouvrir. Un homme d'une quarantaine d'années, carnet à la main, appareil photo en bandoulière, se tient sur le pas de la porte.
— Bonjour monsieur, La Voix du Local. Je suis désolé de vous déranger si tôt. Vous êtes bien Marc… ?
— Pas intéressé.
— Pas intéressé.
Je commence à refermer la porte. Il bloque avec le pied.
— Juste deux minutes. On a reçu des informations concernant une… créature inhabituelle vue dans le secteur. Un agriculteur a même fourni des photos. Je fais le tour des riverains pour vérifier s'il y a d'autres témoignages.
Mon sang se glace. Derrière moi, j'entends Florence se lever.
— Je n'ai rien vu et je n'ai rien à vous dire. Maintenant retirez votre pied.
Il insiste, le sourire trop poli.
— Vous êtes sûr ? Parce que d'après les infos, ça se serait passé pas très loin d'ici. Une petite chose… vivante.
Je pousse plus fort.
— Si vous ne partez pas immédiatement, j'appelle la gendarmerie pour harcèlement.
Il retire enfin son pied, lève les mains en signe de paix, mais son regard reste curieux, trop curieux. Il regarde derrière moi, vers l'intérieur de la maison, avant de redescendre les marches.
— Comme vous voudrez. On repassera peut-être. Bonne journée.
Je claque la porte et m'appuie un instant contre le mur, le cœur battant. Florence apparaît dans le couloir.
— Les journalistes ?
— Oui. Et il a parlé de photos. Pierre n'a rien effacé.
— Oui. Et il a parlé de photos. Pierre n'a rien effacé.
Elle pâlit légèrement.
— Il faut cacher Lily. Tout de suite.
— Mais où ?
— Au grenier, c'est le plus sûr. Ici, ils pourraient la voir par une fenêtre.
— Ils ne m'ont pas vu, je monte Lily. Agit comme si tout était normal ici.
— Mais où ?
— Au grenier, c'est le plus sûr. Ici, ils pourraient la voir par une fenêtre.
— Ils ne m'ont pas vu, je monte Lily. Agit comme si tout était normal ici.
Florence retourne à la chambre. Je la vois monter au grenier par l'échelle de meunier avec Lily accrochée à son chemisier. Je ressors devant.
— Vous pourriez vous écarter, vous allez faire peur à mon chat. Allez, oust ! Ou j'appelle la gendarmerie.
* - * - *
Florence pose Lily sur le plancher du grenier. La lilliputienne reste collée à sa protectrice. Elle a encore mémoire du rat qui rôde ici. Ses yeux inspectent chaque recoin. Florence avance, écarte les toiles d'araignée. Dans un coin, elle aperçoit un matelas protégé d'une couverture constellée de déjections de souris. Elle fouille dans les cartons ; des livres, un vieux garde-manger, le carton des Barbies.
— Regarde Lily, tu vas pouvoir trouver de nouveaux vêtements si tu veux.
Lily regarde Florence qui sort les vêtements du carton. Des robes de princesses, des tenues d'infirmières, quelques maillots de bain, des chaussures à talons. La garde-robe est bien fournie. Tandis que Lily inspecte les tenues, Florence trouve un petit lit à sa taille et une armoire miniature.
Soudain un roulement de pas retentit sur le plancher. Lily se cache derrière Florence. Une queue sans poils disparaît derrière une caisse. Les deux femmes restent figées. Quelques secondes plus tard, une petite tête de rat apparaît, reniflant l'air en leur direction. Lily escalade Florence qui recule instinctivement et ramasse une vieille tringle à rideau pour chasser l'intrus.
— Tu es comme moi… tu n'aimes pas les rats. Si on doit t'installer ici, il va falloir sécuriser les lieux.
Florence cherche une solution. Son regard s'arrête sur le vieux garde-manger. Elle l'inspecte, ouvre la porte, la referme. Il est en bon état, pas de trous. Les gonds sont un peu rouillés, mais ça pourrait faire l'affaire. Elle pose le garde-manger à plat et commence à y installer le petit mobilier. Soudain, patatras ! La caisse des Barbies bascule et se vide au sol. Un Ken et deux Barbies s'étalent, dont une qui a perdu un bras.
Lily se fige. Son regard passe d'une poupée à l'autre, hésitant, presque paniqué. Puis elle s'approche de la Barbie mutilée. Elle la regarde longuement, semble au bord des larmes. Elle pose ses petites mains dessus, l'embrasse avec une tendresse déchirante. Florence la voit. Émue, elle la prend délicatement dans le creux de sa main.
— Ne t'inquiète pas… Ce ne sont que des poupées.
Mais le regard de Lily reste rivé sur le sol, comme hanté. Elle semble y voir le reflet d'un passé pas si lointain. Florence l'approche de son visage et lui dépose un baiser tendre sur le front. Lily tremble, ses joues baignées de larmes. Florence la blottit contre sa poitrine. Une chaleur douce l'envahit. Lily se love instinctivement entre ses deux seins, cherchant refuge.
Florence s'assoit sur le matelas, elle sent la petite créature frissonner contre sa peau. Elle entrouvre légèrement son chemisier. Le contact direct de Lily contre ses seins nus provoque un frisson chez elle. Son souffle se fait plus court.
Lily lève les yeux vers elle. Ses larmes se tarissent peu à peu. Ses petites mains, d'abord timides, se font plus assurées. Elle glisse ses paumes le long de la rondeur du sein de Florence, caresse le mamelon qui durcit sous ses doigts. Florence émet un soupir étouffé, les yeux mi-clos. Lily, mue par un instinct troublant, se redresse sur la poitrine de Florence. Sa petite langue agile vient lécher un téton, tourne autour, le prend presque entièrement dans sa bouche minuscule, puis descend langoureusement dans la vallée entre les seins avant de remonter vers le cou.
Florence cambre légèrement le dos, offrant davantage sa poitrine. Ses doigts se posent sur les hanches minuscules de Lily. La petite femme se met à frotter tout son corps contre la peau chaude de sa géante, ondulant lentement, cherchant le frottement.
Sous les tuiles poussiéreuses, loin des journalistes, les deux femmes s'abandonnent.
* - * - *
Dans le séjour, je m'occupe de Mistigrain. A l'extérieur, le journaliste a disparu, pour le moment. J'entends des pas sur le plancher. Florence apparaît les joues un peu roses. Elle me parle du garde-manger.
Elle part travailler à l'épicerie. De mon côté, je vais m'occuper du nouvel abri pour Lily. Je monte donc avec quelques outils pour y aménager une porte facile à ouvrir mais verrouillable de l'intérieur afin de sécuriser cet espace pour si nous devions nous en servir.
Lily reste au grenier jusqu'au soir. Le risque d'un retour du journaliste reste trop important. Parfois j'entends une voiture qui s'arrête devant la maison. J'essaie de ne pas penser au danger qu'il y aurait si la découverte de Lily était confirmée. J'agis comme si nous étions totalement étrangers au nouveau raffut dans le village.
Florence arrive à la nuit tombante.
— Au village, le journaliste n'a pas arrêté de poser des questions, malheureusement pour lui personne n'est au courant. La plupart des gens traitent Pierre de fou.
— C'est une chance, si nous parvenons à ne pas faire de vague avec Lily, nous pouvons espérer qu'il se lasse.
— C'est une chance, si nous parvenons à ne pas faire de vague avec Lily, nous pouvons espérer qu'il se lasse.
Florence monte un repas à Lily. En descendant elle rabat la trappe du grenier. Elle vient se coller contre moi. Nous nous embrassons.
— Tu sais Marc, avec Lily ce matin …
— Oui ?
— Je ne sais pas si je devrais te le dire. Lily et moi …
— De quoi as-tu peur ?
— Je crois que nous avons fait l'amour.
— Oui ?
— Je ne sais pas si je devrais te le dire. Lily et moi …
— De quoi as-tu peur ?
— Je crois que nous avons fait l'amour.
Je me rappelle du plaisir que m'avait procuré Lily auparavant. Elle me raconte son aventure, les sensations procurées. Son histoire ne laisse pas de marbre. Je lui raconte alors la mienne, un peu honteux de lui avoir caché, avant de l'emmener dans la chambre partager un moment d'intimité.
A suivre ...
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Commentaires ()
Merci à toi pour ta fidélité à cette histoire et tes retours.
Passionnant et impatient de connaître la suite.
Merci Excalibur81.
Merci.
Oui je voulais que ce soit plus que juste une succession de scène érotique.
Ca a l'air de plaire, tant mieux, c'est ce que je veux écrire en ce moment.
j'aime bien la sous intrigue sur la révélation de l’existence de Lily et de son espèce